VERSON

Canton d'Évrecy

Les habitants de la commune sont nommés les Versonnais et les Versonnaises.

Juillet 1868   -   L'orage.    -   Samedi l'après-midi, la foudre est tombée à Verson, sur un corps de ferme, appartenant à Mlle Lavarde. Un incendie violent s'est bientôt déclaré. De prompts secours ont été portés par les voisins, les pompiers de Verson et de Bretteville-sur-Odon, accompagnés de leurs pompes et une partie de la compagnie de Fontaine-Etoupefour. Mais l'eau manquait. Les puits étant taris, l'Odon trop éloigné, on était réduit à employer l'eau de pluie elle-même, retenue au moyen de légers barrages établis au travers des chemins.

Aussi, a-t-on dû se borner à préserver les habitations voisines, laissant au feu, qui flambait encore dimanche matin, la part qu'il s'était faite.  

 

Juillet 1869   -   Fait divers.   -  Vendredi 16 courant, un vol avec effraction et bris de clôture, a été commis à Verson. Trois enfants, les frètes Lurisoy, en sont les auteurs. Ces trois précoces malfaiteurs, dont l'aîné n'a que 14 ans, ont brisé un carreau d'une maison isolée, habitée par Mme Leboulanger, et ont volé 104 fr. et divers effets d'habillement. Ces enfants ont été arrêtés.  

 

Juillet 1870   -  Avis.   -   Le maire de Caen prévient les habitants que les eaux du Petit-Odon seront détournées le samedi 6 août, afin que le curage puisse commencer le lundi 8 août sur le parcours de cette rivière, compris entre les Pierres-Ferrées à Verson et le pont St-Ouen à Caen. Le dimanche 14 août, les eaux du Grand-Odon seront détournées dans le Petit, et le curage de la partie de cette rivière comprise entre les Pierres-Ferrées à Verson et le Lycée à Caen, commencera le mardi 16 août. Le curage des Odons dans l'intérieur de la ville sera fait ultérieurement, lorsque les circonstances atmosphériques permettront à l'Administration de l'ordonner sans inconvénient pour la santé publique.  

 

Juin 1872   -  Recensement.   -  D'après les documents relatifs au recensement recueillis jusqu a ce jour, on, estime et que la population du Calvados a diminué de 25.000 habitants, depuis le recensement de 1866.

 

Juin 1872   -  Fait divers.   -  M. l'abbé Lépée, curé de Verson, vient de mourir, dans sa 71e  année, après, une longue maladie qui l’à mené pas à pas au tombeau. M. Lépée était originaire de Caen, où résident encore plusieurs membres de sa famille.

 

Juin 1874   -   Voies de fait.  -  La femme Barbey, de Verson, qui a été condamnée dernièrement, en police correctionnelle, à 50 fr. d'amende pour injures au garde champêtre, est de nouveau poursuivie pour blessures à son mari, en le frappant à la tête avec un verre.  

 

Mars 1880  -  Incendie.  -  Mardi dernier, à deux heures d'après-midi un incendie s'est déclaré chez un fabricant de chaises, à Verson. Malgré la promptitude des secours et le dévouement de toute la population, en un clin d’œil quatre maisons ont été brûlées. Une seule celle où à commencé l'incendie, était assurée. Les pertes sont considérables. La cause de ce sinistre parait accidentelle.

 

Juin 1900  -  Vol de cidre. -  Mme Hubert a eu ces jours derniers la désagréable surprise de constater qu'un tonneau qui devait contenir 600 litres de cidre, non contenait que 50. Elle éprouve, par suite de cette soustraction, une perte de 60 francs. L'auteur de ce vol est fortement soupçonné.  

 

Juillet 1881  -  La débauche.  -  Des faits graves viennent d'être découverts à Verson. Une femme de cette commune, que son mari a quittée à cause de sa conduite, attirait chez elle des jeunes gens et des jeunes filles, à l'insu de leurs parents, et là avaient lieu, des scènes de la plus honteuse immoralité. Ces jours derniers, le juge de paix d'Évrecy s'est rendu à Verson pour faire une enquête à ce sujet.

 

Août 1881  -  La débauche.  - On se rappelle que des faits graves de débauche ont été  découverts tout récemment à Verson. Une femme Lecomte, âgée de 29 ans, attirait chez elle des jeunes garçons et des jeunes filles et la avaient lieu des scènes de la plus révoltante immoralité. A la suite d'une enquête faite par le juge de paix d'Evrecy, la femme Lecomte fut arrêtée et écrouée à la prison de Caen. Elle vient de passer en police correctionnelle, et a été condamnée à 15 mois et 50 fr. d'amende.  

 

Décembre 1881  -  La gare de Verson.  -  C'est enfin décidé, mais non sans peine : Verson aura une gare sur la ligne de Paris-Cherbourg.

 

Juillet 1882  -  14 Juillet.  -  Le 14 juillet, le maire de Verson a fait sonner le clairon des pompiers à 5 heures du matin. Est-ce que le torchon brûlait à la mairie ?  

Octobre 1882  -  Accident.  -  La semaine dernière, à Verson, près Caen, un horrible accident est arrive dans l'usine à huile de Mme Badard. Victor Mogis, 47 ans, a eu la poitrine broyée par la roue du moulin. Il est mort quatre heures après l’accident. Un de ses camarades, témoin de ce malheur, a été tellement impressionné qu'il garde le lit depuis, et est dans un état très alarmant. On nous demande si une enquête a été faite, afin de savoir à qui incombe la responsabilité de cet accident.  

 

Juin 1883  -  Orage et foudre. –  Vendredi l'après-midi, la foudre est tombée sur l'habitation des époux Découflet, demeurant à Verson. La cheminée a été lézardée, la couverture en tuiles est complètement abîmée, une partie du pignon est tombée, enfin tous les carreaux des fenêtres sont cassés, dans la chambre à coucher, les portes d'une armoire et celles d'une caisse d'horloge ont été brisées. La femme Découflet était seule dans sa cuisine, des éclats de vitres l'ont atteinte, mais elle n'a éprouvé aucune blessure. L'immeuble, qui appartient à M. Quesnel, de Caen, a subi une détérioration qu'on évalue à 1 050 fr. 

La foudre est tombée lundi sur deux veaux dans un herbage appartenant au sieur Dégrémont, cultivateur à Blay, canton de Trévières. L'un de ces animaux a été tué raide sur le coup, l'autre a été blessé grièvement et est resté paralysé.

Chez M. Chollet, maire de Grandouet, la foudre est tombée sur un chêne, sous lequel plusieurs vaches s'étaient réfugiées, l'une d'elles a été tuée sur le coup, elle était d'une valeur de 500 francs.  

 

Septembre 1883  -  Crime !    Dimanche matin, sur la route de Caen à Verson, on trouvait le cadavre du sieur Gerfils, 58 ans, ouvrier couvreur, demeurant à Verson. Le parquet, prévenu, s'est rendu sur les lieux et a fait une en quête qui a amené l'arrestation des nommés Louis Hervieu, 28 ans, et Eugène Prosper, 30 ans, tous les deux journaliers, demeurant à Fontaine-Etoupefour. On a trouvé sur le corps de Gerfils des traces de coups de pied, qui ont dû déterminer la mort. C'est dans la soirée de samedi que le crime a été commis. Les deux prévenus nient énergiquement en être les auteurs. Gerfils devait être ivre, il n'a dû opposer aucune résistance à ses agresseurs, car ni l'un ni l'autre ne portent sur leur corps ou sur leurs vêtements les traces d'une lutte. Du reste, ils ne sont prévenus que de coups et blessures ayant occasionné la mort sans intention de la donner. Cependant tout indique que les  agresseurs de Gerfils, quels qu'ils soient, avaient l'intention d'enlever les 23 fr. dont il était porteur, s'ils n'en avaient, pas été empêchés par des marchands de balais qui les ont interpellés et menacés de les dénoncer.  

 

Mars 1886  -  Laïcisation.  -  Le Sénat a voté l'instruction; primaire obligatoire et laïque, c'est-à-dire que dans un délai déterminé, les frères et les religieuses qui dirigent encore des écoles primaire seront remplacés par des instituteurs et des institutrices n'appartenant à aucune congrégation.

 

Mai 1886  -  Les orages.  -  Les orages qui ont sévi pendant trois jours, la semaine dernière sur Caen et toute notre contrée, ont causé de graves accidents. Nous avons déjà dit qu'à May-sur-Orne une petite fille de deux ans avait été tuée par la foudre.

— A Mouen, un accident presque semblable est arrivé. Un homme prenait dans ses bras sa petite fille, effrayée par les coups de tonnerre. Au même instant, la foudre tomba sur lui et tua l'enfant sans faire aucun, mal au père.

  L'orage a également éclaté, mercredi avec violence sur le territoire de Méry-Corbon, Cléville, Bissière, et Croissanville, dans cette dernière commune, la foudre et la grêle, ont brisé tous les carreaux de l’ancienne filature.

-—  Aux environs de Verson, la foudre a frappé un cultivateur. Il n’a reçu aucune blessure, sa montre seule a été fondue dans sa poche. Sur la route de Caen à Verson, le tonnerre s'est abattu sur un attelage. Le conducteur n'a rien eu. Mais deux de ses chevaux ont été foudroyés.

 

Novembre 1890  -  Oublis volontaires.  -  Dans plusieurs églises, notamment à Verson, presque tous les dimanches, on oublie de chanter le « Domine, salvam fac Rempublicam ». Il n'y aurait rien à dire à cela si messieurs les curés oubliaient aussi de toucher le traitement que leur paie la République.   (Source B.N.)  

 

Janvier 1891  -  Incendie.  -  Dans la nuit de jeudi, un incendie a détruit plusieurs bâtiments de la ferme de M. Purée, maire de Verson, avec du foin et de la paille qu'ils contenaient. Pertes, 10 000 fr. Cet incendie est attribué à la malveillance.   (Source B.N.)  

 

Juin 1892  -  Un faux sorcier.  -  Paul Lebreton, 59 ans, cordonnier à Verson, près Caen, se faisait passer pour sorcier. Bien des naïfs le croyaient et avaient recours à sa science diabolique, qu'il faisait bel et bien payer. 

Entre autres faits, citons les suivants : un jour, la vache d'un cultivateur du pays est prise de la danse de Saint-Guy. On court chercher le sorcier. Il a à peine approché la bête, qu'elle devient douce comme un agneau. L'explication de ce phénomène, c'est que le sorcier avait piqué une épingle dans la queue de la vache, qui redevint paisible lorsqu'elle en fut débarrassée. 

Dernièrement, un sieur Frilay, demeurant à Fontaine-Etoupefour, desséchait de peur en entendant, la nuit, des coups sourds frappés à la porte de sa chambre. « Ce sont des malins esprits », lui dit Lebreton. Donnez-moi 17 fr. et faites dire deux messes, ça cessera. 

En effet, a partir du jour où Lebreton empocha les 17 fr, on n'entendit plus de bruit. Mais on s'est tant moqué de Frilay qu'il a fini par porter plainte. Le parquet à poursuivi le soi-disant sorcier et l'a l'ait condamner à un mois de prison pour escroquerie.   (Source B.N.)  

 

Juin 1892  -  Du danger de fréquenter les gens qu’on ne connaît pas.  -  M. du Merle, qui est conseiller municipal à Verson, près Caen, étant de passage à Rouen, avait eu l'imprudence de lier conversation, à la taverne alsacienne, avec d'eux voisins de table. En sortant, les deux gars, voyant que M. du Merle connaissait peu Rouen, lui proposèrent de le ramener à son hôtel, mais ils le conduisirent derrière la gare d'Orléans, où, bien sûrs de ne pas être dérangés, ils dévalisèrent leur victime et s'enfuirent en lui emportant son porte-monnaie contenant 95 fr. M. du Merle est rentré à Verson, car, dimanche, il escortait le dais du Saint-Sacrement à la procession.  (Source B.N.)   

 

Juillet 1892  -  Tribunal de Caen.  -  Paul Lebreton, 59 ans, cordonnier, et femme Leboucher, 33 ans, journalière, tous les deux à Verson, pêche fluviale, 30 fr. chacun. 

— Femme Mulot, 35 ans, journalière, rue d'Auge, à Caen, coups et blessures à la femme Dauphin, 10 jours.

— Femme Hybert, 34 ans, couturière, en instance de divorce parce que son mari la battait, et Paul Lavieille, 30 ans, plâtrier, tous les deux habitants à Caen, adultère et complicité, 15 jours chacun.

— Félix Potier, 37 ans, maçon à Hérouvillette, coups et blessures, 15jours.

— Jean-Baptiste Hébert, 16 ans, jardinier à Luc, violences légères envers la fille Testard, 2 mois. (Loi B.)

— Jules Raymond, 19 ans, journalier à Thaon, vol de bois, 2 mois. (Source B.N.)   

Mars 1893  -  Une ennemie de l’eau.  -  Lundi, à Verson, la femme C……..., dans un moment d'émotion, est tombée dans le Grand-Odon. Le courant l'entraînait, lorsque le sieur Mirey, ouvrier à l'usine Brunet, s'est jeté à son secours et l'a retirée a demi asphyxiée. On dit, dans le pays, que cette baignade n'est pas de nature à réconcilier la femme C…….. avec l'eau, qu'elle déteste. (Source B.N.)  

 

Novembre 1893  -  Chroniques judiciaires.  -  Alphonse Marie, 33 ans, 15 jours ; Adella Malherbe, femme Marie, 32 ans, 8 jours ; Louis Marie, 32 ans, 15 jours ; Mathilde Legras, femme Marie, 35 ans, 8 jours ; Célestine Touzard, femme Merey, 43 ans, 6 Jours, tous journaliers à Carpiquet, vol de javelles de blé au sieur Grenier, cultivateur à Carpiquet. 

— Eugénie Viray, femme Mogis, 29 ans, et Stéphanie Binet, femme Josso, 35 ans, journalières à Verson, vol de récoltes, de sarrasin, au préjudice du sieur Quesnel, cultivateur à Mouen, chacune 6 jours de prison. 

— Baptiste Liétot, 58 ans, Journalier à Verson, vol de 11 poteaux en bois de chêne a la veuve Grandguillot, à Verson, 1 mois, plus 5 francs d'amende pour ivresse à l'audience. (Source B.N.)  

 

Mars 1894  -  Ah ! la pau, la pau, la pauvre croix...  -  Ce qui lui est arrivé nous pend au bout du nez et est arrivé déjà au « Moniteur ». On vient annoncer à !a « Croix » que M. Kihner, curé de Verson, est décédé, il l'imprime. Or, M. Kihner était malade, mais il n'était pas mort, puisqu'il va mieux. (Source B.N.)  

 

Mai 1894  -  Vol qualifié.  -  Pierre Mina, 31 ans, demeurant à Caen, est un dévaliseur de poulaillers, il travaillait surtout du côté de Verson. Mina avait pour complice un nommé Marc, afin de dépister les recherches, celui-ci partit pour Honfleur ou il fut arrêté, mais il se suicida. Mina a été condamné à 5 ans de réclusion. (Source B.N.)  

 

Juillet 1897  -  Mal tombé.  -  Procès-verbal a été relevé à la charge du nomme Marion, 52 ans, marchand de beurre, à Verson, pour vente de beurre de mauvaise qualité à Marie James, cuisinière chez M. Hoffmann, conseiller à la cour d'appel de Caen. (source B.N.)  

 

Janvier 1898  -  Accidents de travail.  -  Le jeune Alfred Castel, 18 ans, ouvrier à la fabrique de meubles de Verson, a eu la main gauche prise dans l'engrenage d'une machine à rotation extrêmement rapide. On a dû pratiquer la résection des phalanges supérieures de trois doigts du blessé. 

— Le sieur Cyprien Vatine, 57 ans, employé à la scierie, à Prêtreville, a été assez gravement atteint à la tête par un arbre qu'il transportait au moyen d'un « diable. » (source B. N.)  

 

Février 1898  -  Écrasé sous sa voiture.  -  Le sieur Louis Goyer, 28 ans, domestique du sieur Levêque, messager à Villers-Bocage, est tombé, à Verson, sous sa voiture lourdement chargée, et a été écrasé. Il est mort au bout d'une heure. (source B. N.)  

 

Décembre 1898  -  Adultère.  -  Procès-verbal pour adultère a été dressé contre Céline Marie, femme Leboucher, 39 ans, et Octave Guillout, 41 ans, journalier, tous deux domiciliés à Verson. (source le B. N.)

 

Avril 1905  -  Tentative de meurtre.  -  Vendredi soir, vers 8 heures, Alfred Mogis, 42 ans, charpentier a Verson, rentrait de son travail à Caen, lorsqu'il fut informé par sa mère que sa  fille Angèle, 19 ans, avait soustrait plusieurs objets chez lui et les avait portés chez son amant, Auguste Bellanger, 28 ans, cultivateur à Verson, Mogis furieux sortit de chez lui et se rendit chez Bellanger. Celui -ci ferma sa porte et dit à Mogis de sont retourner ; comme Mogis résistait, Bellanger prit un revolver et tira sur le charpentier qui fut atteint au sein droit.  Transporté à son domicile, Mogis a dû être transféré samedi matin à l'Hôtel-Dieu à Caen ; son état est très grave. Une enquête est ouverte.  

 

Octobre 1905  - Ouverture d'une école départementale d'enseignement de la dentelle aux fuseaux, dans l'espoir de relancer cette activité.

 

Octobre 1905  -  Enseignement de la dentelle.  -  Une école départementale pour l'enseignement de la dentelle est ouverte à Verson, sous le patronage et grâce aux subventions du  ministre du commerce, du conseil général du Calvados et d'un comité spécial.

Les cours commenceront le lundi 2 octobre 1905, à 8 heures du matin, dans une salle de l'école communale des filles. Ces cours sont gratuits ; toutes les jeunes filles et femmes de  Verson et des autres communes peuvent les suivre, quel que soit leur âge. Un travail rémunérateur sera, au bout de peu de temps, assuré aux ouvrières qui suivront les cours.

 

Octobre 1907  -  Découverte d'un cadavre.  -   Le 9, le cadavre d'un marchand de volaille de Verson, âgé de 65 ans, est découvert au hameau des jumeaux. Il a été étranglé dans son lit par des cambrioleurs, quatre jours plus tôt. Du linge a été volé, 1500 à 2000 francs en or ont disparu. 

Le linge étant marqué, la police le recherche, ce qui la met sur la piste de deux rôdeurs aperçu à Verson la veille du meurtre. Les deux assassins sont arrêtés une dizaine de jours plus  tard, l'un au 5e Colonial à Cherbourg, où il venait d'être incorporé, l'autre à Caen, où il cherchait un emploi à la louerie du vendredi, place saint-sauveur.

 

Février 1907  -  -  Les Assises.  -  Les Assises condamnent les assassins du marchand de volailles de Verson aux travaux forcés : 20 ans pour l'un, perpétuité pour l'autre. Un brocanteur, repris de justice, qui avait acheté du linge volé à la victime écope, pour ce délit et d'autres, de 5 ans de réclusion assortis de la relégation (peine complémentaire et administrative de réclusion à perpétuité, aujourd'hui supprimé, infligée aux condamnés dont le casier judiciaire était trop chargé).

 

Septembre 1907  -  École d'apprentissage pour l'industrie du meuble.  -  MM. André et Pierre Brunet, les fabricants de meubles bien connus, viennent d'ouvrir à Verson un atelier d'apprentissage où les jeunes gens qui se destinent à l'industrie du meuble, reçoivent, indépendamment de l'enseignement professionnel, des notions de géométrie, de dessin et de plans d'exécution. Ces apprentis peuvent gagner un salaire dès la 2ème année. L'école a ouvert le 15 septembre dernier.

 

Novembre 1913  -  Alertée par sa servante, la population de Verson s'assemble devant la grille d'une propriété pour empêcher l'enlèvement, par deux infirmiers musclés, d'un riche rentier (30 à 40.000 francs de revenus annuels) et généreux bienfaiteur. Son épouse voulait le faire interner, grâce à un certificat signé du médecin légiste de Caen et d'un médecin d'Évrecy, qui n'avaient pas jugé utile d'examiner leur "client". 

 

Avril 1914  - Les monuments historiques du Calvados.  -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31 décembre 1913, pour le département du Calvados :

Saint-Loup-hors-Bayeux : Église ; Sainte-Marie-aux-Anglais : Église ; Saint-Pierre-sur-Dives : Église, Salle capitulaire, Halles ; Saint-Sever : Église ; Saint-Vigor-le-Grand : Poterie de l'ancien prieuré ;  Secqueville-en-Bessin : Église ; Soulangy : Église ; Soumont-St-Quentin : Église, Église d'Aizy ; Tessel-Bretteville : Portail méridional de l'église ; Thaon : Église ;  Thiéville : Clocher et façade occidentale de l'église ; Tordouet : Clocher de l'église ; Touques : Église Saint-Pierre ; Tour : Église ; Ussy : Église ; Verson : Église ; Ver-sur-mer : Tour de l'église ; Vieux-pont-en-Auge : Église ; Villiers-le-sec : Clocher et le chœur de l'église ; Vire : Église Notre-Dame, Porte de l'horloge, Ruines du donjon.

 

Janvier 1915  -  Plaquez-vous :  -  Les cyclistes savent-ils bien que tout vélocipède ne peut être sorti, même devant la porte du domicile de son propriétaire pour être nettoyé, ni même conduit à la main chez le mécanicien pour être réparé, sans être muni de la plaque de contrôle de 1915 ?

 

Février 1915  -  Accident d’auto.  -  A Verson, un attelage conduit par son propriétaire, M. Émile Lefèvre, a été culbuté par une auto. Le chauffeur a filé à toute allure vers Caen sans s'inquiéter de l'accident qu'il venait de causer. M. Lefèvre a été contusionné, son cheval blessé et sa voiture brisée.  

 

Mai 1915  -  Chapardages en tous genres.  -  Depuis plusieurs mois, de nombreux vols d'outils, d'objets mobiliers, de volailles et de lapins étaient commis à Verson et dans les communes environnantes. Il avait été impossible, jusqu'ici, de pincer les voleurs. Pourtant les recherches continuaient, et, l'autre jour, les gendarmes, rencontrant, sur la route, le jeune  Louis Duvaleroy, 17 ans et demi, soupçonné d'être un des voleurs, le prièrent de leur donner quelques explications. Après beaucoup de réticences, Duvaleroy finit par reconnaître avoir participé à quelques-uns des vols. Il fut arrêté et amené à Caen. On espère, sous peu, mettre la main sur le reste de la bande, qui semble être assez nombreuse. Le montant des vols est, parait-il, élevé.

 

Mai 1915  -  Les vaches à l’herbe.  -  Les pluies abondantes et les premières chaleurs ont activé puissamment la végétation et, dans nos herbages, l'herbe pousse dru. Il y en a tant que nous ne pourrons jamais tout manger... c'est à dire, tout faire manger. Car du fait des réquisitions intensives qui ont singulièrement éclairci le troupeau et aussi à cause de l'absence d'un grand nombre de  chefs d'exploitation, beaucoup de prairies se trouvent déchargées de bestiaux. Les propriétaires s'inquiètent en pensant que leurs terres vont maigrir, faute de bœufs et de vaches pour les dépouiller et les engraisser. On s'est demandé si on pouvait, aux termes des baux, obliger les fermiers mobilisés à garnir les herbages de bestiaux, et M.   Fernand Engerand s'est chargé de poser la question au ministre de l'agriculture. Celui-ci a fait la réponse qu'on pouvait prévoir : Il ne saurait être engagé aucune poursuite ni accompli aucun acte d'exécution contre les citoyens présents sous les drapeaux. Il n'y a donc rien à faire pour l'instant qu'à laisser l'herbe pousser. On la fauchera plus tard, si on peut.

 

Mai 1915  -  Les habillements militaires.  -  A côté de la confection des capotes, vareuses et pantalons, pièces principales du costume militaire, celle des accessoires moins importants procure du travail aussi à pas mal d'ouvrières. C'est ainsi que la confection des écussons portant le numéro matricule du régiment et devant être cousus sur le col des capotes ou vareuses occupe quelques personnes. Ces écussons, comportant trois chiffres à coudre comme ceux du 236e, étaient payés cinq francs le cent aux ouvrières. Comme l'écusson est double (un de chaque côté du col, cela faisait donc six cents chiffres pour 5 fr. Ceux des régiments dont le matricule ne comporte que deux chiffres, comme le 36e, n'étaient payés que 4 fr. le cent. On concevait bien le motif de cette différence. Mais depuis quelques jours, sans qu'on sache trop pourquoi, les écussons de trois chiffres ne sont plus payés que 4 fr. aussi. Si ce tarif uniforme est maintenu, toutes les ouvrières vont demander à faire des écussons pour le 5e de ligne.  

 

Décembre 1916  -  Mauvaise rencontre.   -  M. Tommeray, coiffeur à Caen, revenait, le soir, en auto, lorsqu'en passant à Verson, il heurta une charrette arrêtée sur le côté droit de la route. M. Tommeray ayant freiné à temps, le choc fut atténué, et seul, son fils Marcel, 6 ans, qui était avec lui, fut légèrement blessé à la figure. Le conducteur de la charrette, le jeune Godard, 13 ans, domestique  chez M. Dubosq, à Verson, et une femme qui l'accompagnait, continuèrent leur route. Ce fut un cycliste qui passait, M. Anquetil, qui porta secours aux automobilistes en panne.

 

Février 1924  -  Rupture tragique.  Les époux Dugué, journaliers à Verson, vivaient depuis longtemps en mésintelligence. A la suite d'une scène récente, la femme abandonna le domicile conjugal. Quelques jours après cette fugue, elle reparut brusquement devant son mari, surpris de sa visite. Nouvelle discussion. La mégère furieuse, se précipita sur le  journalier, l’égratigna avec ses ongles, et lui jeta un sachet de poivre à la figure. S'étant ensuite armée d'un manche à balai, elle en frappa violemment à la tète François Dugué, qui réussit à expulser l'énergumène. L'épouse irascible est condamnée à 1 mois de prison par défaut.

 

Novembre 1925  .  Grave accident à Verson .  -  Hier vers 14 heures, Mme Veuve Fontaine, 76 ans, ménagère à Verson, se rendait au lavoir lorsque, à hauteur de la maison de M. Bellenfer, boucher, elle fut renversée par un cycliste.

Relevée, l'épaule brisée et portant plusieurs contusions à la tète, Mme Fontaine fut ramenée évanouie à son domicile. L'auteur de l'accident est un jeune homme de 16 ans, Roger Leroy, apprenti chez un menuisier du bourg. Il assure qu'ayant aperçu Mme Fontaine, il actionna le signal avertisseur de sa machine, mais qu'au moment il allait doubler la vieille femme, celle-ci appuya brusquement sur sa gauche rendant la collision inévitable.

 

Août 1928  -  Une fuite.  -  Une dame Lesage, née Alexandrine Pedros, 55 ans, matelassière, domiciliée à Verson, elle est propriétaire de deux maisons, a porté plainte contre son ami, un nommé Romain Boucher, qui, après une discussion, lui aurait porté des coups et serait parti pour une destination inconnue, emportant une somme de 1.400 francs, gagnée en commun. Boucher aurait détourné, en outre, une cardeuse et un métier appartenant à la plaignante et que celle-ci estime à 500 francs. Le fugitif fait l'objet de recherches.

 

Mars 1929  -  A la suite d'une réprimande un jeune homme se suicide.  -  A la suite d'une affaire de vitres brisées à laquelle il était mêlé, Mme Coeuret, ménagère à Verson, réprimandait son fils René, âgé de 22 ans et le menaçait des gendarmes. Sans répondre quoi que ce soit, le jeune homme montait dans sa chambre et se tirait un coup de fusil de chasse. On imagine le désespoir de la malheureuse famille.

 

Avril 1930  -  Une meule flambe.  -  Prés de Verson, une meule d'orge et de paille d'avoine, proche d'un chemin et appartenant à M. Dubosq, cultivateur, a été incendiée. Les dégâts sont de 1.800 fr. On  croit que le feu a été causé par un fumeur imprudent.

 

Décembre 1934  -  Crime ou accident ?   -   On découvre à Verson le cadavre d'une femme disparue depuis deux mois.
Dimanche matin, deux chasseurs de Verson. MM. Lubin. longeant le cours de l'Odon et suivant la berge, aperçurent soudain un cadavre de femme qui émergeait de l'eau à l'endroit où la rivière fait un coude, à proximité du lieudit « la Croix-Baugeard ». Immédiatement, ils prévinrent les autorités et les gendarmes de Bretteville-l'Orgueilleuse, et le nécessaire fut fait pour retirer de l'eau le cadavre, qui paraissait y avoir séjourné depuis un temps assez long.
L'identification fut assez rapide: il s'agissait d'une femme de Mouen, disparue depuis deux mois environ de son domicile, Mme veuve Marie Jeanne âgée de 63 ans. Mme Jeanne, qui a  eu quatre enfants, trois garçons et une fille, vivait simplement mais sans manquer de rien, dans une petite maison de Mouen. Un peu « drôlette », comme  on dit dans le pays, la sexagénaire, qui n'avait pas besoin de cela pour vivre. ne travaillait que de temps à autre. Elle préférait faire de longues promenades dans les environs, dont elle connaissait tous les  chemins et sentiers. Très souvent, les habitants de Verson l'avaient vu passer  près de chez eux et avaient échangé avec elle quelques propos de bonne humeur. Au début de novembre dernier, Mme Jeanne se présenta chez Mlle Lavinay,  cultivatrice. propriétaire à Mouen, avec laquelle elle entretenait d'excellentes relations, et lui dit qu'elle viendrait l'aider « aux betteraves ».
Quoique Mlle Lavinay lui ait répondu qu'elle n'avait besoin de personne, la sexagénaire n'en resta pas moins, quelques jours à la ferme. Le jeudi soir 8 novembre, elle prévint qu'elle ne viendrait pas travailler le lendemain. car elle avait, dit-elle, des courses à faire.
Le vendredi, personne ne la vit, mais on ne s'inquiéta pas de son absence. Ce n'est que le samedi matin, lorsque ses fils ne la virent pas reprendre son travail avec eux, ainsi qu'e!le  l'avait promis, qu'ils commencèrent à s'inquiéter. Ils allèrent chez elle et trouvèrent la maison vide.
Des recherches aussitôt entreprises, aussi bien à Mouen qu'à Verson et dans les communes voisines, devraient rester sans résultats. La rivière, dont les eaux à ce moment n'étaient pas particulièrement hautes, fut visitée dans la traversée de ces communes sans aucun succès. Et hier matin, son cadavre était découvert, comme nous venons de le relater.
 De l'avis de tous ceux que nous avons pu interroger, il faut nettement écarter l'hypothèse du suicide Mme Jeanne n'avait aucune raison d'attenter à ses jours, nous dit-on de toutes parts.
 Restent alors à envisager l'accident ou le crime. Il semble bien que la thèse de l'accident doive l'emporter dans l'esprit des gens. Pour beaucoup, il apparaît comme tout à fait vraisemblable que, soit le jeudi soir, soit le vendredi soir, en rentrant chez elle, Mme Jeanne se sera égarée dans la nuit, et que, croyant suivre un chemin conduisant à son habitation en longeant la rivière, elle aura emprunté un chemin conduisant directement à l'Odon. Arrivée au bord de l'eau, la pauvre femme aura perdu l'équilibre et sera tombée à l'eau la tête la première.
Son corps aurait alors été dissimulé par le courant sous les branchages, et petit à petit aurait gagné l'endroit où on devait le retrouver. Notons que cet endroit est distant d'au moins quatre kilomètres de  la maison d'habitation de Mme Jeanne.

On ne sera définitivement fixé sur la mort de Mme Jeanne que lorsque le docteur, demandé par les soins de M. le capitaine Freyssinet, commandant les brigades de gendarmerie de Caen, venu sur les lieux, aura pratiqué l'autopsie du cadavre. (Fait divers transmis par M. Christophe Canivet).

 

Février 1936  -  Le verglas.  -   Ce matin, nos concitoyens ont eu la: désagréable surprise de trouver rues et routes enduites d'une couche de verglas, produite par la congélation d'une pluie fine au contact du sol glacé par le vent d'Est. Si les rues du centre, plus abritées, sont devenues plus rapidement praticables à la circulation, les voies des quartiers hauts et les routes, devenues de véritables glissoires, ont été le théâtre d'accidents dont aucun, croyons-nous, n'a été grave. 

Toutefois, en de nombreux endroits, et principalement dans les côtes au profil accentué, les pannes d'auto et de cars se sont multipliées. 

Les tramways ont rendu les plus grands services en permettant aux habitants des quartiers excentriques, de se rendre en ville avec le minimum de risques. (source M.-C.)

 

Février 1936  -  En nettoyant une carabine….  -  L'autre soir, vers 21 heures, M. Auguste Castel, 35 ans, ouvrier agricole à Verson, nettoyait une carabine de 9 m/m. L'arme était chargée, mais M. Castel ne s'en souvenait pas. Soudain, l'ouvrier agricole, qui était assis près d'une table et appuyait le canon du fusil sur son côté gauche, pressa par mégarde sur la gâchette. Le coup partit, blessant assez, grièvement l'imprudent qui s'affaissa. 

Ses appels demeurant, vains, le blessé se traîna jusqu'à son lit où il parvint à s'étendre. C'est là qu'il fut découvert une heure plus tard, par des voisines que ses cris renouvelés avaient enfin attirées. L'état de M. Castel n'inspire pas d'inquiétudes. (source M.-C.)  

 

Juillet 1936  -  Ouverture des débits de boissons à l’occasion du 14 juillet.  -  Le préfet du Calvados a l'honneur de faire connaître qu'à l'occasion de la fête nationale, il autorise les débits de boissons et autres établissements publics du département, à rester ouverts pendant les nuits du 13 au 14 et du 14 au 15 juillet courant. (source M.-C.)

 

Juillet 1936  -  Un hangar est détruit par un incendie.  -  Un incendie s'est déclaré samedi vers 17 heures, dans la propriété Les Tilleuls appartenant à M. Amaury de Saint Pol, à Verson. 

Il y a trois semaines environ, le foin ayant pu être récolté sur la propriété fut engrangé dans un hangar édifié à l'extrémité du bâtiment d'habitation. Cet après-midi, le propriétaire des Tilleuls voyait tout à coup des flammes s'échapper de la toiture du hangar. 

En un clin d’œil, le toit fut embrasé et déjà les flammes léchaient la toiture de l’immeuble voisin, quand les pompiers de Caen, qui avaient été alertés par téléphone, branchant une des grosses pompes dans la rivière coulant, au bas de la propriété, purent combattre avec efficacité Je foyer d'incendie qui fut assez rapidement circonscrit. Les bâtiments d'habitation ont été préservés mais le hangar d'une longueur totale de 15 mètres environ, a été entièrement détruit. Les dégâts sont estimés à 30 000 francs environ. 

Toute idée de malveillance doit être écartée et l'incendie semble dû à un échauffement du fourrage. (source M.-C.)  

 

Juin 1937  -  Le curage du petit Odon.     Pendant neuf jours, du lundi 7 juin au mardi 15 juin inclus, il sera procédé sur le territoire des communes de Verson, Bretteville-sur-Odon, Venoix, et Caen, au curage de la rivière « Le Petit-Odon », pour rétablir le cours d'eau dans sa largeur et sa profondeur naturelles. 

A cet effet, le dimanche 6 juin, au coucher du soleil, toutes les eaux seront détournées dans « Le Grand-Odon, aux Pierres-Ferrées », commune de Verson. 

Le 20 juin, au coucher du soleil, les dispositions seront prises pour faire rentrer les eaux dans « Le Petit-Odon ». (source M. du C.)

 

Juin 1937  -    A Verson, deux autos entrent en collision.    Ce matin, vers 10 h., dans le bourg de Verson, une automobile pilotée par le chauffeur Seigle, au service de M. Tarot, marchand de porcs, à Verson, a été prise en écharpe, alors qu'elle quittait la route de Caen à Granville, pour prendre un chemin vicinal, par une autre voiture conduite par M. Jean Aliamus, de Luc-sur-Mer. 

Sous la violence du choc, l'une des portières de l'auto de M. Tarot s'ouvrit, et le beau-père de ce dernier, M. Louis Morel, qui se trouvait dans le véhicule, fut violemment projeté sur la chaussée où il se fractura le crâne. M. Morel a été transporté inanimé à l'hôpital de Caen. 

Dans l'accident, un jeune homme qui avait pris place dans la voiture de M. Aliamus, et qui se rendait à Caen, pour se marier, a été légèrement blessé au visage.  (source M. du C.)  

 

Juin 1937  -    Un des blessés de Verson est décéda.     M. Morel, blessé dans la collision d'autos survenue hier à Verson dans les circonstances que nous ayons rapportées en dernière heure, est décédé à l'hôpital peu après son admission. 

La mort est due à une fracture du crâne. (source M. du C.)

 

Novembre 1937  -   Un cycliste est renversé par une automobile.   -   M. Jacqueline, instituteur à Carville, revenait de Caen en automobile, jeudi soir, vers 18 h. 45, lorsque, arrivé à Verson, il vit venir devant lui deux camions automobiles qui se suivaient. Il mit ses phares en code et croisa les camions. Il avait à peine dépassé le second, lorsqu'il aperçut, à trois mètres environ, un cycliste qui suivait la même direction que lui. 

L'automobiliste obliqua à gauche, mais ne put éviter le cycliste qui fut heurté et renversé. C'est un nommé Auguste Bellenger, 62 ans, journalier, demeurant à Verson. Il avait une blessure à la tête et au poignet droit et se plaignait de douleurs dans les épaules. 

Après avoir reçu les soins du docteur Hubot, M. Bellenger a été reconduit à son domicile. Les gendarmes de Caen se sont rendus sur les lieux. (source le M. du C)

 

Décembre 1940   -   Tragique découverte.   -   Un soir, des automobilistes allemands ont trouvé, étendu sur la chaussée près de Verson, le corps d'un homme sérieusement blessé. Ils se sont empressés de le transporter à l'hôpital de Caen mais pendant le trajet, le malheureux, nommé Pierre Delanoës, 29 ans, de Fleury-sur-Orne, a rendu le dernier soupir. Le cadavre a été porté à la morgue.  

 

Mai 1941   -   Curage du Grand Odon.   -   Pendant, neuf jours, du lundi 26 mai au mardi 3 juin inclus, il sera procédé sur le territoire des communes de Verson, Bretteville-sur-Odon,  Venoix et Caen, au curage de la rivière le « Grand-Odon » pour rétablir le cours d'eau dans sa largeur et sa profondeur naturelles. A cet effet, le dimanche 25 mai, au coucher du soleil,  toutes les eaux seront détournées dans le « Petit-Odon ».  Le dimanche 8 juin, les dispositions seront prises pour faire rentrer les eaux dans le « Grand-Odon ». A partir du 3 juin, un  représentant des Ponts et chaussées vérifiera l'exécution des curages. Les maires des communes  désignées ci-dessus dresseront un état des travaux restant à faire et les feront  immédiatement exécuter aux frais des retardataires, de manière à ce que les travaux soient terminés, au plus tard, dans la journée du 7 juin.

Le recouvrement des dépenses faites sera opéré suivant les règles admises, comme en matière de contributions directes.  

 

Octobre 1942   -    Pour les prisonniers.    -   A Verson, une kermesse en faveur des prisonniers de guerre qui aura lieu le dimanche 4 octobre : jeux et comptoirs divers, buffet, buvette, loteries, vente aux enchères. Ouverture de la kermesse à 14 heures.

 

Juillet 1943   -   Citation.    -   M, René Lair, soldat au 329e R.I., de Verson, vient de recevoir la croix de guerre avec étoile en bronze pour sa brillante conduite, le 25 juin 1940, aux abords du pont de Venets. 

 

Septembre 1943    -   Pour les prisonniers.   -   Dimanche prochain, 5 septembre à 14 h., réunion champêtre au profit des prisonniers de guerre. Stands de ventes diverses; nombreuses attractions: séances de prestidigitation; petites scènes normandes ; roue de la fortune; lapinodrome. Salon de thé ; buvettes. Le dimanche 19 septembre, .Mgr. Neveu, évêque titulaire  de Citrus, administrateur apostolique exilé de Moscou, prendra la parole à Verson. en faveur de la Ste-Enfance. Il y donnera également la confirmation.

 

Novembre 1945  -  Ouverture des charcuteries certains jours par semaine..  -  Le Conseil général émet le vœu que les charcuteries soient ouvertes les mardi, mercredi et jeudi au lieu des jeudi, vendredi et samedi, ces deux derniers jours étant ceux de l'ouverture des boucheries.

Cette modification aurait l'avantage de faciliter le ravitaillement de la population qui s'en trouve dépourvue du samedi au jeudi.

 

Septembre 1945  -  Les relations entre Caen et Verson.  -  A partir du lundi 1er octobre, les Courriers Normands reprendront le service régulier d’autobus, tous les jours, entre Caen et Verson. (source La B. L.)  

 

Novembre 1945  -  L’heure des comptes.   -  La chambre civique a infligé les peines ci-après aux individus dont les noms suivent :  Albert L………, 45 ans, cultivateur à Montigny : 20 ans de dégradation nationale. 

Robert L….., 40 ans, entrepreneur de couverture à Verson : 15 ans de dégradation et confiscation de la moitié de ses biens.

Yvette P……., née L….., 38 ans, ménagère à Courseulles : 15 ans de dégradation.

Benoit L……, 40 ans, boucher à Caen :  10 ans de dégradation et confiscation du quart de ses biens.

Joseph B….., 21, même lieu : 10 ans de dégradation ; Marguerite B….., même lieu : 5 ans de dégradation. (source B. L.)

 

Novembre 1945  -  Une famille de braves.   -  Nous apprenons que les deux fils de M. Hébert, fils du sympathique maire de Verson, les lieutenants Bernard Hébert, du régiment de marche du Tchad, et Jacques Hébert, du Cabinet du ministre de la Guerre, viennent de se voir décerner la Croix de la Libération. En juin 1940, les deux frères rejoignirent les Forces Françaises Libres et participèrent aux campagnes du Gabon, de Syrie, du Fezzan, de Libye, de Tripolitaine et de Tunisie sous les ordres des généraux Koenig et Leclerc. Ils se battirent dans notre région avec la célèbre 2e D.B. participant aux succès de cette unité à travers la France et l’Allemagne.

A ces deux vaillants compatriotes , blessés et cités plusieurs fois, nous sommes heureux d’adresser nos félicitations. (source B. L.)

 

Avril 1946  -  Un cultivateur passe sous son attelage.  -  En voulant maîtriser son cheval soudainement apeuré, un jeune cultivateur de Verson, M. Jeanne, 17 ans, qui venait d’effectuer un chargement à la gare, est tombé sous les roues de sa charrette et a été mortellement blessé. (Source B. L.)  

 

Avril 1947  -  Les édiles de Verson se fâchent.    Indignés de la carence des Services de la Reconstruction, les membres du Conseil municipal ont décidé, à l’unanimité, de démissionner si les baraquements attribués à la commune le 5 septembre 1946 à la réunion d’Évrecy ne sont pas montés avant la fin du mois. (Source B.-L.)

 

Juin 1954  -  Le drame de l’imprudence.  -  En même temps que l'on reconstruit, les démineurs sont constamment appelés. Se découvrent régulièrement obus, mines et bombes non exploses. En dépit des mises. en garde. et des conseils de prudence, des accident surviennent avec de lourdes conséquences.

Deux garçons de 9 et 6 ans, trouvent une roquette en jouant sur un trottoir de Verson. Ils sont déchiquetés par son explosion.

VERSON (Calvados)  -  L'Église  

654.  VERSON (Calvados)  -  Le Château  

  VERSON  -  L'Église

559.  VERSON (Calvados)  -  Manoir de la Fontaine

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