UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

 

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VIERVILLE s/ MER

Canton de Trevières

Les habitants de la commune sont des Viervillais, Viervillaises

Août 1842    -  Nouvelles locales.   -   Le mot varech ou wrack, dans notre pays, ne désigne pas et n'a jamais désigné une plante unique de la famille des algues : il signifie une plante, une herbe quelconque que la mer jette sur ses bords, et jadis, par extension, tous les débris qui échouaient sur les côtes. — Il était synonyme d'épave.— De là les expressions tomber en wrack, jeter en wrack, encore fort usitées aujourd'hui.

C'est à tort que M. Pilet a dit que le varech avait autre fois sa législation, mais que les lois qui régissent la matière sont tombées en désuétude. Trois ou quatre condamnations ont frappé, cette année même, en 1842, dans l'arrondissement de Caen, des individus qui y avaient contrevenu.

Le droit de recueillir le varech appartient au premier occupant, le droit de récolter les algues qui croissent sur les roches et que sans doute, par analogie, on appelle aussi varech, appartient généralement aux communes sur le territoire desquelles il a poussé.

Au moyen-âge il constituait un droit féodal. Nous voyons, en effet, par une charte du XIIe  siècle, conservée aux archives de la préfecture du Calvados, que Richard-Cœur-de-Lion donne aux moines de St-Etienne de Caen le port de Dives, avec un chantier pour la construction des navires auquel il ajouta le droit de wrack. L'abbesse de Sainte-Trinité de Caen jouissait aussi de ce droit dans diverses paroisses du Cotentin, notamment dans celles de Saint-Vast, de Quettehou et de Morsalines. Beaucoup d'autres seigneurs possédaient de semblables privilèges, mais il est probable que les uns et les autres de ces privilèges étaient plus ou moins restreints et que les cultivateurs riverains en étaient quittes pour abandonner aux suzerains les épaves proprement dites.

En tout cas, si ces dîmes existèrent jamais, on ne les payait plus, bien avant le XVIIe  siècle, car la Coutume de Normandie n'appelle droit de varech que le droit de s'emparer des choses jetées par la mer à terre.

L'ordonnance de la marine de 1681 organisa par son titre X du livre 4e, la coupe du varech dans les paroisses situées sur les côtes.

Les habitants des paroisses devaient s'assembler le premier dimanche du mois de janvier de chaque année, pour régler les jours auxquels devait commencer et finir la coupe des herbes marines croissant en mer à l'endroit de leur territoire.

Les habitants des communes d'Hermanville, Lion et ses hameaux, Luc, Langrune et ses hameaux, Bernières, Courseulles, Arromanches, Tracy, Manvieux , Fontenailles, Longues, Marigny, Commes et ses hameaux, Port-en-Bessin, Huppain, Villers, Ste-Honorine-des-Pertes, Colleville et St-Laurent, pourront faire ladite coupe pendant trente jours, qui seront choisis entre le troisième jour avant la pleine lune de mars, et le troisième jour après la pleine lune d'avril. Ceux des communes de Vierville, St-Pierre-du-Mont, Englesqueville et Grandcamp, pourront faire la coupe des dites herbes, pendant trente jours. à compter du 1er du 15 mars jusqu'au 15 avril suivant.

-  Les conseils municipaux desdites communes, s'assembleront le 11 ventôse prochain, sur la convocation des maires, pour faire ledit choix, auquel il sera procédé les années suivantes, à la session fixée au i5 pluviôse par les lois du 28 pluviôse an VIII.

-  La coupe ou récolte desdites herbes sera faite à la main, avec un couteau ou faucille. Il est défendu de la faire d'une autre manière, et d'arracher lesdites herbes avec la main ou avec des râteaux et autres instruments qui puissent les déraciner, la peine de trois cents livres d'amende pour la première fois, et de peine corporelle en cas de récidive.

-  Ceux qui ne seront point habitants des communes dénommées en l'art. II, ne pourront y faire la coupe desdites herbes de Mer, pour quelque cause et sous quelque prétexte que ce puisse être, à peine de trois cents livres d'amende pour la première fois, et de peine corporelle en en cas de récidive.

-  Il est également permis à toutes personnes de prendre indifféremment, en tous temps et en tous lieux, lesdites herbes détachées des rochers par l'agitation de la mer et jetées à la côte par le flot, et de les transporter où bon leur semblera, soit pour être employées à l'engrais des terres ou à faire de la soude. Il est défendu de les y troubler ni inquiéter, quand bien même ceux qui enlèveraient ces herbes les auraient prises sur d'autres territoires que le leur, à peine contre les contrevenants , de cinquante livres d'amende.  (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Mai 1843   -  Nouvelles locales.   -   Le mauvais temps qui dure depuis un mois est préjudiciable aux céréales ; déjà sur notre marché le blé a un peu renchéri et le pain a subi une augmentation de 5 centimes par kilog. Il est vrai que les blés des fortes terres ont gagné plus en herbe qu'en épi, en plusieurs endroits ils sont déjà même couchés. Toutefois, il suffirait de quelques jours de beau temps pour réparer le mal.

Les foins auraient aussi besoin d'un temps sec ; dans beaucoup de prairies ils jaunissent par le pied.

Les colzas se présentent bien cependant, et tout annonce que cette denrée aura une bonne année.

On nous écrit du pays d'Auge que les pommiers offrent les plus belles espérances ; il y a longtemps même qu'on n'avait cru à une récolte aussi abondante ; déjà le cidre a subi une certaine baisse, et dans nos faubourgs hors-barrière on le donne à 20 centimes le double-litre. (Haro ) (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Mai 1843   -  Chronique des Assises.   -   La 2e session des assises du Calvados s'est ouverte, lundi 15 mai, sous la présidence de M. Regnault. Les quatre premières audiences, dont nous donnons l'analyse succincte, ont déjà offert un certain nombre d'affaires concernant notre arrondissement. Après les préliminaires d'usage, les débats ont commencé.

  Godet est convenu dans l'instruction comme aux débats qu'il avait, en passant par-dessus le mur de la cour de M. Jahiet, propriétaire à Bayeux, volé des lapins et trois volailles. Ce crime sera expié par deux ans de prison.

  Merline a brisé la commode qui contenait les effets et le pécule d'un sieur Lebrun, domestique à Vierville. Il a pour pénétrer dans la boulangerie où était cette commode, escaladé une fenêtre et brisé deux carreaux de vitre, tout cela pour s'emparer d'une modique somme de 10 fr. 50 c.

Après de nombreuses hésitations, Merline a fini par confesser sa faute. Il a été condamné à trois ans d'emprisonnement.  (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Octobre 1843   -  Nouvelles locales.   -   En Basse-Normandie, l'existence de phénomènes de la nature, que depuis le commencement de l'automne ils se sont multipliés autour de nous. Beaucoup d'arbres d'espèces diverses se sont parés d'un second feuillage, et dans plusieurs communes du Pays-d'Auge, voire même sur la route de Caen à Lisieux, on remarque en ce moment certains pommiers tout couverts de fleurs parmi d'autres qui menacent de se rompre sous le poids des fruits maintenant à peu près murs dont, par extraordinaire, ils sont surchargés cette année jusqu'à l'extrémité des branches les plus frêles et les plus délicates en apparence. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Octobre 1843  -  Nouvelles locales.   -   Dernièrement un beau phoque poussé par la violence de la mer a été trouvé échoué sur notre cote, par un douanier de Vierville. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Mai 1873   -  Les Événements.   -   Samedi soir, M. THIERS a donné sa démission, de Président de la République française. Il a été remplacé par le maréchal de Mac-Mahon, duc de Magenta. Le maréchal-Président est âgé de 65 ans.

 

Juillet 1873   -  Mystère.   -   Un nommé Langlois, âgé de 40 ans environ, demeurant à Russy, près Bayeux, a eu la tête écrasée sous la roue de sa voiture à Vierville-sur-Mer. Il a été transporté immédiatement dans une maison ou, il a expiré peu d'instants après. On a pensé tout d'abord que cette mort était purement accidentelle, mais maintenant on ne sait que croire à ce sujet. Un cheval avait été volé dans la commune de Russy. Les soupçons se portèrent sur Langlois, qui avait pu fournir des explications satisfaisantes sur l’endroit où il était au moment du vol. Un mandat d’amener avait été lancé contre lui, et lundi au moment ou les gendarmes venaient pour l'arrêter à Russy, on leur apprenait qu’on l'enterrait à Vierville. Cet homme était marié, sans enfants. Une personne dit à la mère, que son fils était soupçonné de ce vol, elle répondit : « J'aimais, mieux le voir mort que de le savoir coupable ». Peu de temps après, on lui annonçai la mort de son fils.

 

Avril 1874   -   Chien enragé.  -  La semaine dernière, le sieur Legalois, marchand à Vierville, canton de Trévières, a fait abattre son chien présumé atteint d'hydrophobie.  

 

Juillet 1874   -   Mort par imprudence.  -  Le sieur Constant Larue, cultivateur à Rubercy, canton de Trévières, ayant eu l'imprudence d'aller se baigner à Vierville-sur-Mer, immédiatement après avoir mangé, est tombé frappé mortellement d'une apoplexie foudroyante, bien qu'il n'eût encore de l'eau qu'aux reins.

 

Août 1874   -   Mort subite.  -  Dimanche, M. Constant Jeanne, fermier à la Poterie, se rendit à Vierville-sur-Mer, pour pécher de la crevette, M. Constant était bon nageur. Il eut l'idée de prendre un bain avant de commencer à pêcher. Il y avait, peu d'instants qu'il était dans l'eau, lorsqu'il parut perdre connaissance. On le retira aussitôt, il était déjà mort. Il avait été frappé d'une congestion cérébrale. C'est ce qui fut constaté par le docteur James de Cerisy-la- Forêt, qui se trouvait sur le littoral au moment de la mort. M. Constant était âgé de 34 ans.

 

Juillet 1874   -   La canicule.  - Le 24 juillet, a commencé la canicule, qui finira le 26 du mois prochain. Beaucoup de personnes croient que ce temps correspond aux plus fortes chaleurs de l’année. Nous en avons la preuve contraire cette année.

 

Novembre 1877   -  Récompenses.  -  Le ministre de la marine a décerné des médailles d'argent pour faits de sauvetage aux personnes ci-après dénommées : Eugène-Alfred-Constant Pernel, matelot ; Louis-Dominique Vasnier, matelot ; Gustave-Constant Hypholite, sauvetage d'un baigneur a Lion-sur-Mer, le 17 juin 1877.

Auge-Auguste Rapilly, préposé des douanes ; Ernest Flaust, instituteur, sauvetage d'un homme, à Vierville, le 23 août 1877.  

 

Juillet 1878   -  Excellente mesure.  -  Le Ministre vient d'interdire dans les écoles communales les quêtes qui s'y font habituellement sous divers prétextes religieux ou autres. Pendant qu'il y était, le Ministre aurait bien fait d'interdire aussi les souscriptions ouvertes dans certaines écoles pour offrir soit à l'instituteur, soit au curé, un cadeau à l'occasion de leur fête ou anniversaire. 

 

Juillet 1878   -  Surpris par la mer.  -  Le nommé Baptiste-Hyacinthe Lecourtois, âgé de 63 ans, pécheur à Vierville-sur-Mer, revenant de voir ses filets, a été surpris par la mer montante, et ayant tout à coup perdu pied, il s'est noyé. Deux employés des douanes, de service à la côte, ayant vu le danger qu'il courait, voulurent se porter à son secours, mais comme ils ne savaient pas nager, l'un d'eux vint au village chercher du secours. Leur sous-brigadier accourut en toute hâte et se jeta à la mer, mais la victime avait déjà disparu sous l’eau.

 

Octobre 1880  -  Mort accidentelle.  -  Le cadavre du nommé Victor Pacari, âgé de 27 ans, jardinier chez M. Marguerite de Rochefort, à Vierville, a été découvert dans une mare située dans le parc à environ 100 mètres du château. Cet homme était disparu de chez son maître, qui était absent, depuis le trois octobre. Des recherches avaient été faites en vain jusqu'ici. Tout fait supposer que Pacari, qui sortait assez fréquemment la nuit en escalant les murs du parc, sera tombé dans la mare.  

 

Juillet 1884  -  Télégraphie.    Un service télégraphique est installé à Port-en-Bessin et Vierville.

 

Février 1892  -  La neige.  -  Mardi, l'hiver a fait sa rentrée. La neige est tombée en abondance. Mercredi, il y en avait une couche de 25 centimètres dans les rues de Caen. Dans les campagnes, la neige amoncelée rendait la circulation difficile en certains, endroits. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1892  -  Les dévaliseurs de villas.  -  A Vierville-sur-Mer, on a pillé récemment huit chalets ou villas, appartenant à Mmes Delahaye, propriétaire à Paris ; Dansos à Colombières ; Leloup à Versailles ; MM. Daon, maire de Bricqueville ; Thomas, banquier à la Mine ; Le Loutre, huissier à Formigny ; Poché et Ravenel, propriétaires à Paris. A la suite de l'enquête le nommé Victor Germain, 36 ans, journalier à Vierville, a été arrêté comme l'auteur de ces vols. On a trouvé chez lui plusieurs des objets enlevés et l'outil qui lui servait à forcer les serrures.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1892  -  Mortes au bain.  -  Dernièrement, à St-Laurent-sur-Mer, Mlle Abadie, 27 ans, servante chez M. Bonhomme, rentier, voulut aller prendre un bain au sortir de table. Elle était à peine entrée dans l'eau qu'elle disparaissait en criant au secours. 

M. Bonhomme la retira avec l'aide du curé et de M. Barton, mais elle avait cessé de vivre. Elle avait été frappée d'une congestion. 

— Un accident analogue est arrivé à Vierville-sur-Mer. La bonne de M. Conil, Louise Delattre, 40 ans, qui souffrait d'un anévrisme, s'est baignée malgré la défense qui lui en avait été faite et a succombé à la rupture de son anévrisme. Ce n'est qu'au bout d'une heure qu'on a pu retirer son cadavre de la mer.   (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1892  -  A propos d’influenza.  -  Sous ce titre : « l'Influenza à Caen et en Normandie au siècle dernier (1767-1775-1776) », le docteur Catois vient de publier une intéressante notice qui prouve qu'on a, ces temps derniers, donné un nouveau nom à une vieille maladie et que ce qu'on appelle aujourd'hui « influenza » n'est autre chose que la grippe qui malmena si fort nos aïeux il y a cent vingt ans. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1892  -  Un maire susceptible.  -  Le maire de Vierville nous prie de dire que c'est sur la plage de Saint-Laurent et non sur celle de Vierville que la demoiselle Delattre s'est noyée.  Hélas, affligée d'un anévrisme, elle avait chance de se noyer ou elle prendrait un bain,  même à Vierville.   (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1893  -  Attaque sur un grand chemin.  -  Le sieur Léon P…..., domestique à Vierville-sur-Mer, a été attaqué samedi soir, sur la route du Molay, en face le calvaire, par deux individus, en revenant avec son cheval et sa voiture de vendre du foin à Bayeux. 

Probablement que ces deux rôdeurs savaient que Léon était porteur de l'argent du foin qu'il venait de livrer (156 fr.) et se sont jetés sur lui pour le dévaliser. Il s'est défendu avec courage tout en appelant au secours, ce qui a mis les malfaiteurs en fuite. Le cheval effrayé de ce tapage avait pris le galop. C'est un fermier de Bernesq qui l'a arrêté et l'a remis à son propriétaire. Les coupables sont arrêtés. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1893  -  Les voleurs de vaches.  -  Une vache de 300 fr. a été volée dans les herbages appartenant à la comtesse de Goussencourt, propriétaire à Vierville-sur-Mer. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Janvier 1894  -  Suicide.  -  Le sieur Lange, facteur rural de Vierville-sur-Mer, qui allait recevoir sa retraite dans six mois, a été trouvé pendu dans son domicile. Ce malheureux a été poussé par le chagrin. En effet, depuis quelque temps il semblait très affecté de la solitude où il se trouvait par suite de la mort de son fils aîné décédé, l'année dernière, au service militaire. D'un autre côté, son second et dernier fils avait récemment disparu et ses recherches pour le retrouver étaient demeurées infructueuses. Avant de se suicider, il avait revêtu ses habits de fête. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Avril 1894  -  Fils dénaturé.  -  Louis Marion, 70 ans, journalier à Vierville, est en butte aux mauvais traitements de son fils, 19 ans, déjà condamné pour vols de bois. L'un de ces soirs, le vieillard était au lit quand son fils fit irruption, marcha droit, vers son père et lui asséna un coup de poing sur le visage. L'infortuné sauta bas et chercha à fuir, mais le mauvais sujet le saisît à la gorge et le battit brutalement. Quand il fut las de frapper, il s'arrêta et le père Marion fut, en chemise, se mettre sous la protection d'un voisin. Plainte a été portée. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1898  -  A propos de Saints.  -   Les saints de glace, la terreur des horticulteurs, figurant au calendrier les 11, 12 et 13 mars, ne paraissent vouloir faire parler d'eux. Fin de la lune rousse, le 20 mai.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1898  -  Un détenu ….. trompé et pas content.  -   Le nommé Davot subit en ce moment une peine de cinq années de réclusion. Sa femme, âgée de 40 ans, a pris pour consolateur Désiré Lebourgeois, 47 ans, demeurant à Vierville. Tous les deux vivaient maritalement et tranquillement lorsque, sur la plainte du mari, les gendarmes de Trevières sont venus les déranger et leur dresser procès-verbal pour adultère.

La femme Victorine Davot a été condamnée à huit jours de prison et son amant à 10 francs seulement. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1899  -  Pauvre Catherine.  -   Marie Catherine était servante à Vierville, près Trévières. Dans la même maison, Pierre Suzanne, 28 ans, était domestique. Le gaillard fit la cour à la Catherine. Celle-ci, qui a une peur bleue de coiffer son homonyme, répondit à ses avances, mais à la condition qu'ils se marieraient aux pommes. Pierre promit tout ce que Catherine lui demandait.

Malheureusement, il fut mis à la porte et partit pour aller se placer à Littry. Avant de la quitter, et après l'avoir embrassée tendrement, il demanda à sa future de lui prêter sa montre afin qu'il soit exact aux rendez-vous qu'elle lui donnerait. L'ingrat n'a pas reparu, et, comble il ne voulait rien garder de ce qui avait appartenu à celle qu'il délaissait, il vendit la montre à un journalier du Tronquay.

La pauvre Catherine a porté plainte. Son ex-futur, qui avait été condamné à huit jours de prison par défaut, vient d'être arrêté.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1899  -  Cadavre retrouvé.   -   Nous avons relaté, dans notre dernier numéro, qu'une chaloupe de Port-en-Bessin, montée par le matelot Lebourgeois et le sieur Constant Malherbe, 36 ans, restaurateur, sortie pour pêcher, n'avait pas reparu. 

On a retrouvé, lundi, sur la plage de Vierville-sur-Mer, le cadavre de Malherbe. Il était méconnaissable, la tête était toute rongée et ce n'est que grâce aux vêtements que l'identité a pu être établie. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1901    -   Cruauté.   -   Le sieur Émile Coueffin, boucher à Vierville, s'est aperçu que l'on avait crevé les yeux à deux veaux achetés à la foire d'isigny. On croit connaître l'auteur de cette cruauté. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1902  -  Élections municipales. -  MM. Gustave Godefroy, Ernest Le Gallois et Sylvain Hébert ont été élus conseillers municipaux de la commune de Vierville-sur-mer, le 16 de ce mois.  

 

Février 1903   -   Incendies.  -  D'un hangar au sieur François Debaize, cultivateur à Meslay. 800 bottes de foin, deux charrettes et des instruments aratoires ont été détruits. Pertes, 3 000 fr. Assuré.

  De 1 500 bourrées au sieur Dosseur, propriétaire à Agy. Pertes, 90 francs.

  De la couverture en chaume, de bâtiments à usage de charretterie, d'étable, d'écurie et de cave appartenant au sieur Victor Brioult, à Vierville-sur-Mer. Pertes, 2 500 fr. Assuré.

— A la Rivière-St-Sauveur, d'un bâtiment à usage de grange, cave et charretterie faisant partie de l'exploitation du sieur Bourdon, cultivateur. Pertes pour ce dernier, 1 150 fr. Assurés seulement pour 500 fr.

Le propriétaire, le sieur Delarue, pharmacien à Honfleur, est assuré pour 1 000 francs. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1904  -   Morts subites.   -   Le sieur Désert, sous-brigadier des douanes, à Vierville-sur-Mer, canton de Trévières, rentrait, le matin, de sa tournée et se disposait à rédiger son rapport lorsqu'il se sentit soudain indisposé. Quelques instants après, il tombait mort.

— M. Constant Mallet, ancien chef cantonnier, à Orbec, est décédé subitement en son domicile à l'âge de 62 ans. Il était très estimé de ses chefs et aimé de ses inférieurs.

— Mardi soir, Louis Judel, 37 ans, charretier chez M. Blochon, camionneur à Caen, et demeurant rue de Vaucelles, est mort subitement, à la gare, de la rupture d'un anévrisme. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1909   -  Le raz de marée.   -   A Vierville, la tempête qui a ravagé Port-en-Bessin et Grandcamp, a fait aussi d'énormes dégâts à Vierville-sur-Mer qui se trouve entre ces deux ports. 

Le boulevard reliant Vierville-sur-Mer à Saint-Laurent est détruit ; les clôtures des villas sont emportées ; les jardins ravagés et inondés. Presque toutes les petites cabines de bains ont été brisées. 

La destruction du boulevard va aussi occasionner le chômage d'une quantité d'ouvriers qui travaillent à la construction de six villas, la route pour le transport des matériaux n'existant plus. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1912  -  Exploits de servante  -  Marie Lisle, 28 ans, domestique chez Mme Jarre, cultivatrice, est une gaillarde qui avait déjà quatre condamnations pour vol. Elle vient d'être la  triste héroïne d'une nouvelle équipée. Comme elle était en complet état d'ivresse, sa patronne l'enferma dans une pièce en dehors de la maison d'habitation. Mais, dans la nuit, Marie Lisle réussit, en descellant un grillage de  fenêtre, à rentrer chez ses patrons. Elle commença par ingurgiter plusieurs bonnes rasades d'eau-de-vie puis se disposa à s'éclipser en  emportant tout un lot d'effets volés. Mais elle avait compté sans l'alcool, qui la terrassa ; on la retrouva ivre morte sous une table, entourée des paquets d'effets qu'elle voulait emporter. Elle a été arrêtée.

 

Août 1913  -  Une torpille  -  On a trouvé sur la plage une torpille de 6 mètres de long ; la préfecture maritime de Cherbourg a été avertie d'urgence.  

 

Juin 1918  -  Décoration.  - Le mitrailleur Pierre Vogel , fils du peintre bien connu à Vierville-sur-Mer, a comme soldat d'un groupe d'auto-mitrailleurs, été cité a l'ordre du jour pour s'être porté malgré l'infériorité du rendement de sa voilure en avant des lignes pour protéger l'installation des troupes de repli. Dans l'attaque d'un village il donna des preuves de son courage et de son sang-froid.

 

Février  1919    -     Nécrologie.   -   On annonce la mort, survenue vendredi matin, de M. Laurent Ygouf, vice-président de la Société d'Agriculture de Bayeux, conseiller municipal de Vierville, délégué cantonal, officier du Mérite agricole.

M. Laurent Ygouf, qui était dans sa 60e année, a succombé des suites d'une congestion.

Ses obsèques ont eu lieu hier matin, à 10 heures et demie, en l'église de Vierville, au milieu d'une assistance nombreuse. ( Source : Le Moniteur du Calvados ) 

 

Janvier 1927  -  Il était temps.  -  En préparant son repas du soir, la veuve Lougien, 73 ans, de Vierville-sur-Mer, s'est trop approchée du feu. Les vêtements en flammes, elle est sortie  en courant, mais, fort heureusement, M. Jeanne, cultivateurs à Louvières, qui passait à bicyclette, s'est porté aussitôt au secours de la pauvre femme qui, ainsi, en a été quitte pour quelques brûlures d'ailleurs assez graves.

 

Septembre 1932  -  Belle capture.  -  Le 17, à Vierville, des pêcheur de crevettes prennent dans leurs "bourrasques" plus de 1.500 kg de maquereaux de l'espèce "caranx".

 

Août 1928  -  Sur le littoral du Bessin.  -  Mercredi dernier, 1er août, M. Henry Chéron, président du Conseil néral et le baron François Gérard, député, à la demande d'un certain nombre de maires du littoral du Bessin, ont visité avec M. Rauline, conseiller général, et M. Furon, conseiller d'arrondissement, la partie de la côte située entre Vierville-sur-Mer, St-Laurent-sur-Mer, Colleville-sur-Mer et Ste-Honorine-des-Pertes.
Ils ont recueilli les vœux des municipalités du littoral, qui réclament notamment des moyens de transport plus faciles entre Bayeux et leurs stations balnéaires, la prolongation de la route dite boulevard de la Mer, et un fonctionnement plus pratique du téléphone.
Bonne note a été prise des desiderata des intéressés. Leurs vœux seront appuyés auprès des administrations compétentes.  

Juin 1930   -   Un sauvetage.   -   L'autre dimanche, à Vierville, le jeune Marcel Peron, faisant une partie de mer avec les siens, manifesta l'intention de prendre un bain, il se mit à l'eau et quelques instants après perdit pied, il allait fatalement périr sans l'intervention immédiate de M. Raymond Marie, conseiller municipal de Littry, qui se trouvait à environ 50 mètres du lieu où le jeune homme avait disparu.  N'écoutant que son courage M. Marie se lança à son secours et par un heureux hasard trouva le corps flottant entre deux eaux, après de nombreux efforts il parvint à le ramener sur le rivage ou déjà de nombreux baigneurs attendaient son arrivée.

On s'empressa de donner des soins au noyé et on parvint à le rappeler à la vie.  

 

Août 1930   -   Une falaise s'écroule.   -   A la suite des continuels assauts que la mer livre aux falaises de Vierville, une partie de la pointe de la Percée vient de s'écrouler et des milliers de mètres cubes de pierres obstruent l'entrée d'une des grottes bien connues des pêcheurs. La mer aura là encore de beaux efforts à faire pour tout déblayer.

Cet éboulement s'est heureusement produit la nuit, une chance, car aux marées de jour il y a continuellement des touristes dans les grottes à cette époque de vacances.

 

Janvier 1936   -   Les sauveteurs à l’honneur.   -   Par décision du Ministre de la Marine marchande, les Récompenses suivantes viennent d’être accordées pour faits de sauvetage  accomplis dans les eaux maritimes :

  M. Charles Daiguan, 49 ans, maître baigneur, rue Sevestre, à Paris, (bien que souffrant d’une bronchite, s’est jeté à l’eau, le 3 septembre 1935 pour saisir une fillette tombée dans le bassin de Courseulles, a réussi à la ramener sur le quai, mais elle n’a pu être rappelée à la vie) ; MM. Ernest Françoise, 39 ans, patron inscrit à Caen, et Jacques Le Ruyer, 42 ans, matelot inscrit à Caen (étant sur le bateau « Notre-Dame-de-Lourdes », ont secouru et pris à bord aux prix de périlleuses difficultés, par suite de la tempête qui régnait, les deux  naufragés de la chaloupe « Etoile-du-Nord », coulée dans la passe de Saint-Germain, ont fait preuve en la circonstance d’un dévouement et d’un courage dignes d’éloges) ; M. Pierre  Guillemin, 32 ans, inscrit à Caen ( a fait preuve d’un grand dévouement, le 24 juin, en se portant au secours d’un baigneur en difficulté sur la plage de Vierville, l’a saisi et ramené sain et sauf au rivage ; Mention honorable : M. Alexandre Criquet, 37 ans, rue de la Fontaine à Trouville ( le 17 août 1935, s ‘est porté au secours d’un baigneur qui se trouvait en difficulté sur la plage de Hennequeville, est parvenu à le ramener au rivage sain et sauf.

 

Mars 1936  La tempête découvre une sépulture ancienne.   -  On ne sait ce que nous réserve la marée de Mars qui atteindra le coefficient 118. 

Celle de Février qui faisait 116 a été favorisée par un vent Nord-Est, qui, poussant les vagues à l'assaut du rivage, balayait le boulevard, une heure avant l'étal, et à la pleine mer, celles-ci roulaient sur le boulevard comme elles le font d'ordinaire sur la plage. 

Aussi les clôtures des villas ont souffert, les jardins ont été inondés, les terrasses et cabines de la Maison Le Gallois copieusement arrosées et leurs défenses démolies en plusieurs endroits, la digue elle-même n'a pas souffert, mais sa base qui se trouvait lors de sa construction au niveau de la plage est aujourd'hui en certains endroits à 1 m. 75 au-dessus, les galets, dans leur perpétuel mouvement, ont été entraînés vers l'Est, laissant à découvert un banc de tourbe. 

En réparant après la tempête les dégâts causés à ses épis, M. Le Gallois a trouvé dans cette tourbe une sépulture formée de pierres plates contenant encore quelques ossements dont un crâne et remontant certainement à des temps très éloignés. 

On sait qu'autrefois, là où aujourd'hui les baigneurs viennent prendre leurs ébats, il existait un port entouré d'une agglomération assez importante, il s'y tenait même un marché. 

Au début du règne de Louis XIV, un bateau espagnol, dont l'équipage était atteint de la peste, aborda dans ce port pour y être secouru, le mal se répandit dans le pays, la population fut anéantie. C'est probablement la sépulture d'une des victimes de cette épidémie qui vient d'être mise à jour. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1936  -  Une cible de la marine de guerre s’échoue sur une plage.  -  Les habitants de Vierville et de Saint-Laurent, travaillant à la plage, avaient remarqué, depuis plusieurs jours, un bateau qui leur semblait bizarre. 

Un fort coup de vent du Nord vient de satisfaire leur curiosité, le bateau fantôme est échoué sur la plage. 

C'est une cible de la marine de guerre qui ayant rompu ses amarre, se promenait ainsi au gré des vents. Elle est formée de deux énormes flotteurs, surmontés d'une charpente à claire voie, l'ensemble a environ 35 mètres de long sur 11 de haut, le tout peint en brun. 

On y voit de nombreuses traces d'obus et d'éclats. La Marine la fera prochainement renflouer. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Novembre 1936  -   La tempête sur nos cotes du Bessin.  -  Sur tout le littoral du Bessin, la tempête a causé de gros dégâts.  

La terrible tempête qui a débuté dans a soirée de samedi pour se poursuivre durant la plus grande partie de la nuit a causé sur toute la côte du Bessin des dégâts considérables et, en certains points, des travaux importants ont été absolument anéantis par les vagues.

Partant de Courseulles on trouve les premières atteintes de la mer à Ver, où il digue a subi quelques dommages mais sans gravité, c’est sur la route de Ver à Asnelles que l'on commence à s'apercevoir de la violence à laquelle ont pu atteindre les éléments déchaînés.

La partie de la route, où une digue a été édifiée voilà quelques années, couverte de sable et de galets, montre qu'il ne faisait guère bon se trouver à cet endroit.

Plus loin on remarque une maison qui est édifiée à droite de la route, c'est-à-dire tout à fait en bordure de la mer et que les gens du pays appellent « la maison aux chiens ». Elle a subi quelques dégâts et le garde-chasse qui l'habite et surveille le marais avoisinant a dû l'évacuer avant-hier soir alors que l'eau commençait à l'envahir. Hier matin à son retour, il a constaté qu'une vingtaine de volailles composant sa basse-cour avaient été enlevées, ainsi que ses lapins. Les larges barrières qui fermaient l’entrée du jardin ont été transportées à  une cinquantaine de mètres après avoir été arrachées. Partout d'ailleurs les clôtures sont en miettes et, par endroits, on retrouve d'énormes blocs de maçonnerie tout on se demande comment ils ont pu être ainsi transportés.

La partie de la place réservée aux cabines des baigneurs est complètement rasée.

Chez le baron Reille. le jardin est envahi par l'eau qui s'écoule en abondance, passant sous les portes, il en était de même pour la niche du chien dont l'occupant, qui n'avait pu être sauvé à temps, était noyé.

Du marais, complètement inondé, l'eau doit s'écouler par un certain nombre de ruisseaux et comme l'embouchure de ceux-ci se trouvait ensablée, l'inondation avait, à Meuvaines, gagné la route, qui était impraticable.

A Asnelles, la première estimation porte à une centaine de mille francs les dégâts causés.

A plusieurs endroits, la digue est sérieusement endommagée et devra faire l'objet d'importantes réparations. Mais ce sont les villas longeant la mer qui ont subi les plus fortes  atteintes. Le mur de clôture surmonté d'une grille, qui garde la propriété du général marquis de Saint-Mars a été déplacé.

Arromanches, blottie dans son coin, a été à peu près épargnée, et l'on ne remarque qu'une brèche dans la digue, à l'extrémité droite et un épi détérioré près de la Brèche de Tracy.

Il faut ensuite gagner Port-en-Bessin et c'est là qu'en dépit de la protection de la jetée, la mer s'est faite la plus menaçante. Samedi soir ce fut pour certains habitants une véritable  terreur, car nul ne pouvait aller plut loin que le petit édicule situé à l'entrée des bassins. Les pierres, les pavés, étaient arrachés et projetés contre les maisons. Il était devenu impossible d'apercevoir la poissonnerie que les vagues recouvraient et des lames d'une violence inouïe enfoncèrent le bas des portes à l'hôtel de la Marine.

Hier matin, on a pu constater que les ravagea ne se limitaient pas là et que, sur une grande longueur, les énormes plot de pierres formant le parapet de la jetée avaient été enlevés comme des fétus de paille et précipités dans l'avant-port.

De mémoire de marin, on n'avait jamais vu semblable coup de mer, et l'émotion était grande dans la population maritime.

Plus loin, à Vierville, le réparations effectuées par la municipalité au boulevard de Cauvigny ont été anéanties et de nombreuses palissades ont été arrachées.

Des dégâts considérables ont été causés à Maisy, tandis que Grandcamp était à peu près épargné.

Dans le courant de la journée, M. Pinel, sous-préfet de Bayeux, a visité toute la région sinistrée, accompagné de M. Chabrun, ingénieur des Ponts et Chaussées.

Il a été reçu à Grandcamp par M. Damnecourt, président du Syndicat de défense du littoral, et à Port-en-Bessin, par M. Taussac, maire de la localité, qui lui ont exposé l'étendue des  dégâts et exprimé l'espoir que le gouvernement apportera de larges secours pour la réparation des ouvrages sinistrés.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1936  -   Une maison détruite par le feu.  -  Lundi soir, un incendie s'est déclaré dans une maison appartenant à Mme de Bughas et louée à M. Saillant, journalier. Très rapidement, le sinistre, que l'on attribue à une imprudence d'enfant, prenait des proportions et l'on dut faire appel, pour assisté les pompiers de la localité, à ceux de Bayeux qui, sous la direction du capitaine René, se rendirent sur les lieux avec célérité. Malheureusement, ils ne purent que noyer les décombres. 

Au début du sinistre. Mme Saillant voulut monter au premier étage pour sauver divers papiers, mais la pauvre femme, qui attend son onzième enfant, tomba inanimée dans l'escalier, et l'on n'eut que le temps de la sauver. 

Les dégâts sont couverts par une assurance. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1937  -  Une mine s’échoue sur une plage.  -  Au cours de la dernière grande marée, une mine sous-marine est venue s'échouer sur la plage de Vierville-sur-Mer. 

Des mesures ont été prises pour faire enlever le dangereux engin. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1937  -  Un baigneur se noie.  -  Dimanche, vers 17 heures, M. Jacques Franchetti, âgé de 22 ans, demeurant à Aubervilliers, et qui était en villégiature chez des amis, à Trévières, venait à Vierville et décidait de prendre un bain en compagnie d'un camarade. 

M Franchetti, qui avait mangé depuis peu fut pris soudain de congestion et coula à pic. Son compagnon, lui aussi en posture dangereuse, fut sauvé par un jeune homme en périssoire. 

Les efforts tentés pour retrouver le corps de M. Franchetti n'ont pas encore abouti.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1937  -  La mer rejette le corps d’un baigneur de Vierville.   -   On a découvert non loin du sémaphore de la Percée le cadavre d'un noyé qui venait d'être rejeté sur le rivage par la mer. 

Il s'agit de M. Jacques Franchetti, 22 ans, de nationalité italienne, en villégiature à Trévières, qui s'était noyé accidentellement le 22 août dernier en prenant un bain sur la plage de Vierville-sur-Mer, ainsi que nous l'avons relaté. 

La famille de M. Franchetti, qui habite Aubervilliers, a été prévenue par un ami qui villégiaturait également, à Trévières (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1937  -  Pour éviter une collision un chauffeur emboutit une auto.  -   Un accident s'est produit sur la route de Saint-Laurent, à Vierville-sur-Mer. M. Gibrin, demeurant à Romilly-sur-Seine, avait laissé sa voiture en stationnement sur la berne. Vers 17 h. 30, un camion de l'entreprise Hervé, de Bayeux, vint à passer lorsque le chauffeur, tout surpris, se vit doubler sur sa droite par un autre véhicule. 

Pour éviter une collision avec cette voiture il fut obligé de se rabattre sur sa gauche, et vint emboutir la voiture de M. Gibrin. Les dégâts ne sont heureusement, que matériels. 

L'automobiliste, auteur de l'accident, a continué sa route.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

 Octobre 1937  -   Les pronostics de l'Abbé GABRIEL.  Baromètre :  Le 18 octobre à 7 h. du matin : 775.

Thermomètre :  Maximum : 18° 2. -  Minimum : 1° 4.

Temps probable pour le 20 : Vents des régions Est et Sud modérés, temps nuageux, brumeux, avec éclaircies. Température sans grand changement, plutôt en hausse. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Octobre 1937  -   Un requin capturé sur la plage de Vierville.    Sur la plage de Vierville, une femme avait, tendu un filet dans l'espoir d'y prendre des harengs. Elle ne fut pas surprise de ne pas voir ce qu'elle attendait, car les harengs ne sont pas encore apparus sur nos côtes, mais elle fut effrayée à la vue d'une masse énorme qui se débattait en mugissant.

Elle courut chercher de l'aide et amena sur la grève deux cultivateurs : MM. Louis Leterrier et Raymond Hue,, qui, très forts tous les deux, et armés de leviers, réussirent non sans peine et sans danger pour leur propre vie à capturer le monstre .

Il s'agit d'un « squale faucheur », mesurant 4 m. 50 de long, et pesant plus de 200 kilos. Sa queue, en forme de faulx, mesure 1 m. 80. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1937  -  La digue de Vierville.  -  D'importants travaux avaient été entrepris, pour le prolongement de la digue sur le littoral qui s'étend de Vierville à Saint-Laurent-sur-Mer, destinée à protéger le chemin de grande communication n° 30, qui longe la mer et se trouvait chaque hiver très endommagé par la houle.

Un premier tronçon avait été construit, sur une longueur de 400 mètres, du côté de Vierville. Les travaux qui nous occupent ont prolongé cette digue de 350 mètres vers Saint-Laurent.

Ce nouvel ouvrage, commencé au mois de juin, vient de se trouver terminé entièrement. Mercredi dernier, a eu lieu la réception provisoire de ce travail, par MM. Etienne, ingénieur en chef du service vicinal du Calvados ; Duval, ingénieur principal ; Sénéchal, ingénieur chargé de la surveillance des travaux, et en présence de M. Rauline, conseiller général du canton de Formigny.

Les visiteurs se sont montrés très satisfaits de l'ouvrage.

L'ensemble, des plus harmonieux, dessine une courbe élégante et impeccable, bordée d'un trottoir pour les piétons, qui constitue une magnifique promenade au pied des hautes et pittoresques falaises où sont nichées de belles villas entourées de verdure.

La route bordée par cette digue imposante va être refaite et élargie. La chaussée longeant ce rempart à la fois solide et artistique, offrira ainsi aux promeneurs une largeur totale de 10  mètres.

Le Conseil général a émis le vœu que la digue soit, par la suite, prolongée définitivement jusqu'à Saint-Laurent, et ceci pour 1939. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1939   -   La dernière dépêche de 15 h.      Le gouvernent a décrété la mobilisation générale et l'état de siège. Le premier jour de la mobilisation est le samedi 2 septembre. Le Parlement se réunira demain. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1939   -   De nouveaux contingents d’écoliers parisiens sont arrivés.      Deux trains spéciaux ont amené, hier après midi, à Bayeux, un nouveau contingent de 1 760 écoliers parisiens, âgés de 3 à 17 ans, les plus petits portant des fiches d'identité au revers de leurs vêtements.

Ils furent reçus par M. Pinel, sous-préfet, entourés des personnalités qui avaient reçu la veille le premier contingent et auxquelles s'étaient joints de nombreux, maires de la région.

Des voitures réquisitionnées les transportèrent aussitôt, vers Grandcamp-les-Bains, Arromanches-les-Bains, Vierville-Sur-Mer, Asnelles-la-Belle-Plage, St-Cosme-de-Fresne, St-Laurent-sur-Mer, et Tracy-sur-Mer. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1940  -  Un amateur de moules.  -  Revenant de la pêche à Vierville-sur-Mer, M. Lenaidier avait dépose deux sacs de moules auprès de la gare. Un peu plus tard, il n’en retrouva plus aucun. On découvrit le voleur, un journalier de Saint-Pierre-du-Mont. Gabriel Yon, 38 ans, qui reconnut les faits. Il fera 15 jours de prison.

 

Avril 1940  -  Un mort et un blessé dans une collision d'autos.  -  Vendredi matin, M. Piperel, propriétaire de l'hôtel du Casino, Vierville, revenait en automobile de Bayeux, lorsque au carrefour de l'école de Vierville-sur-Mer, il se trouva en présence d'une autre auto qui venait de la direction de Trevières.

Une violente collision se produisit et les deux autos vinrent s'écraser dans la façade de l'hôtel Pignolet.

M. Piperel portait une blessure à la tête et se plaignait de vives douleurs internes. Transporté à l'hôtel Pignolet, il devait expirer une demi-heure plus tard.

M. Chardon, qui se trouvait dans l'autre voiture, porte une blessure à la tête.

M. Fernand Piperel, âgé de 71 ans, était adjoint au maire et particulièrement estimé.

 

Août 1940  -  Par coquetterie.  -  La jeune Simonne M…, âgée de 17 ans et demi, dont les parents habitent Baynes, avait été employée comme bonne, pendant plusieurs mois chez une bijoutière de Saint-Lô, Mme Jacqueline. Elle quitta cette place pour une autre, à Vierville-sur-Mer, sa nouvelle patronne s'aperçut, non sans surprise, qu'elle possédait une bague de valeur, un saphir serti de 8 diamants sur 12, qu'il avait eu primitivement.
Une enquête s'ensuivit au cours de laquelle la jeune fille, interrogée par les gendarmes de Trévières, reconnut avoir dérobé le bijou chez Mme Jacqueline, qui pourra rentrer e n sa possession. L'affaire suit son cours.

 

Janvier 1941  -  Explosion dramatique.  -  Un terrible accident provoqué par l'imprudence d'un adolescent et qui a causé la mort d'un homme dans de cruelles conditions s'est produit à  Vierville-sur-mer : Sur cette plage, était échouée une mine marine, M. Fernand Legallois, commerçant au bourg, et son fils âgé de 14 ans, la trouvèrent. L'adolescent prenant l'engin pour  un flotteur de filet le chargea sur ses épaules et le ramena chez lui. Pour ouvrir la porte de la demeure de ses parents, il posa la mine à terre. Elle exposa alors avec un bruit formidable, tuant M. Legallois qui eut la tête arrachée et les deux jambes sectionnées. L'adolescent n'eut rien. Par suite de l'explosion, le feu menaça de détruire l'immeuble. L'incendie fut évité grâce à l'intervention de soldats allemands qui se trouvaient sur place et qui prirent toutes précautions utiles.

Âgé de 53 ans, M. Legallois était conseiller municipal de Vierville et ancien combattant.

 

Juillet 1943   -   Fait divers.   -   Au château de Vaumicel, à Vierville, propriété de Mme de Bellaigue de Bughas, le feu a détruit un hangar et son contenu (15.000 kilos de foin, un stock de planches et des instruments aratoires), le tout estimé à 400.000 fr. Il y a assurance.

Les pompiers de Trévières et Bayeux n'ont pu que protéger les ailes du bâtiment principal. Le sinistre serait du à un court-circuit.

 

Mai 1944  -  La pêche aux moules.  -  La pêche des moules est autorisée du lever au coucher du soleil sur les moulières ci-après désignées du 30 avril au 31 octobre, L'Aiguillon, Lion-sur-Mer (partie salubre), Hermanville, la Ronde, Colleville du 1er mai au 30 septembre, la Fosse, Guinehaut-Est, Guinehaut West ; 1er mai au 30 novembre, Longues-sur Mer, Marigny, Commes, Huppain ; 15 mai au 15 septembre, Le Ratier; 15 mai au 30 septembre, Gonneville, Auberville, Villers (dite du Plateau).

 L'exploitation est rigoureusement interdite sur les moulières ci-après Vierville, les Essarts, la Caillotuière, le Rocher, la Roque, le Pontiers, Port-en-Bessin Est et West, Sainte-Honorine-des-Pertes, le Figard, le Capet, le Vilain, la Folie, Villerville, le Quilhoc, L'Anguille, les Iles, le Gruin, l'Epée, Lion-sur-Mer (partie insalubre).

 

Décembre 1944   -   Le déminage des zones côtières.  -   Les populations côtières sont invitées à donner aux agents de l'Inscription Maritime dans les ports tous les détails sur les zones minées par les allemands ainsi que sur l'emplacement des mines isolées qu'elles peuvent connaître afin que des mesures de déminage soient entreprises.  

 

Mars 1945  -  Dramatiques imprudences.  -  Maurice Hélène, 19 ans, de Vierville, qui, enfreignant les recommandations de son père, traversait un champ de mines, a sauté sur l’une  d’elles et a été grièvement atteint à la cuisse gauche.

A la Vacquerie, une grenade a explosé au milieu d’un groupe d’enfants du fait de l’imprudence de l’un de ceux-ci qui s’amusait avec l’engin. Une fillette, Françoise Breuille, 6 ans, a été tuée par un éclat, a sérieusement blessés, Albert et Aline Nicolle, 13 et 8 ans ; Fernand Soucy, 13 ans et René Poisson, 8 ans, ont été transportés à l’hôpital de Caen.

A Campigny, deux jeunes gens, Joseph Marie, 19 ans, et René Godefroy, 16 ans, ont été blessés, l’un à la main droite l’autre à la main gauche, en manipulant une grenade. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Juin 1945  -  1er Anniversaire.  -  Le premier anniversaire du débarquement.  -  A l’occasion du premier anniversaire du débarquement, de grandes cérémonies se dérouleront le 6 juin sur le littoral du Bessin. Un Comité a été formé à cet effet, sous la présidence de M. Triboulet, sous-préfet de Bayeux, et qui comprend notamment M. Léonard Gille, président du Comité Départemental de Libération et les maires de Bayeux et des communes où s’est effectué le débarquement. Il a pour but d’élaborer le programme des manifestations qui a été soumis à l’approbation du Comité Régional de la République. Une cérémonie est prévue le matin sur les plages de Vierville et de Saint-Laurent, où prirent pied les Américains. Apres un déjeuner  officiel à Bayeux, une grande manifestation militaire franco-britannique aurait lieu à Arromanches, puis les personnalités françaises et alliées visiteraient les différentes plages de la   cote jusqu’à Ouistreham, et gagneraient Caen. Le Gouvernement serait représenté par M. Bourdeau de Fontenay, commissaire régional de la République, et le général Legentilhomme, commandant la région.

Voici le programme des cérémonies a Arromanches : 10 h. messe en musique, absoute pour les victimes civiles, dépôt de fleurs sur leurs tombes par les enfants des écoles : 13 h. 30,  réception à l’Hôtel de Ville des maires des communes avoisinantes ; 14 h., place de la Libération, réception du cortège officiel remise de gerbes ; 14 h. 15, départ pour le service  religieux britannique, avec concours de l’armée, de la Marine et l’Aviation, au pied de la Falaise ; 15 h. 45, prise d’armes au sommet de la Falaise d’Arromanches, remise de décorations, chants d’adieu par la jeunesse d’Arromanches ; 17 h., concert par la musique municipale de Bayeux ; 18 h., embarquement et visite du Port ; 21 h., retraite aux flambeaux, feux d’artifice  et grand bal à la mairie. L’entrée est entièrement libre.   (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Septembre 1945  -  La mort qui rode.  -  Au cours de travaux de déminage à Vierville, un prisonnier allemand a été tué par l’explosion d’un engin, trois autres ont été grièvement   blessés. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Novembre 1945  -  Victimes de leurs engins.  -  Quatre prisonniers allemands travaillant à Vierville-sur-Mer ont sauté sur une mine : deux d’entre eux ont été transportés à l’hôpital de Bayeux, les autres n’ont reçu que des blessures légères. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Janvier 1946  -  Quatre ouvriers enseveli par l’écroulement d’un mur.  -  A Vierville-sur-mer, une équipe d’ouvriers était employée à abattre les restes d’une maison en ruines, lorsqu’un mur s’écroula ensevelissant quatre ouvriers sous les décombres. Le contremaître, M. Daligault, 28 ans, a été tué sur le coup, MM. Sauvage, Louis Aubin et André Lerivey, ces deux derniers domiciliés à Vierville, ont été atteints de blessures qui ne mettent pas leurs jours en danger. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Mars 1946  -  Macabre découverte.  -  Le cadavre d’un soldat allemand hâtivement enterré lors des combats du débarquement, a été découvert à Vierville-sur-Mer par M. Laucry, chef  de groupe de déminage, à proximité de l’habitation de M. Gambier. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Mars 1946  -  Une mine sous marine explose.  -  La tempête qui a sévi, la semaine dernière, sur nos côtes, a provoqué entre Vierville et Englesqueville l’explosion d’une mine sous-marine rejetée par la mer. Sous la violence de la déflagration, la falaise s’est écroulée sur une certaine longueur. D’autres engins en dérive ont été signalés : l’un d’eux s’est échoué sur la plage de Vierville sans causer d’accident. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Juin 1946  -  Des victimes du devoir à l’honneur.  -  La médaille d’or des P.T.T. a été conférée, a titre posthume, à M. François Alix, receveur des Postes à Vierville-sur-Mer,  « Témoignage des services rendus à  l’Administration et du dévouement qu’il a poussé jusqu’au sacrifice, lors des évènements de juin 1944 ».

A la femme de ce vaillant postier qui fut grièvement blessée au cours des opérations du débarquement et qui s’est vue dans l’obligation de prendre sa retraite après 38 années passées  dans l’Administration dont 19 à Vierville, le Directeur départemental des P.T.T. a adressé une lettre de remerciements pour le zèle, et le dévouement dont elle ne cessa de faire preuve.  (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Juin 1946  -  Les fêtes du Débarquement dans le Bessin.  -  La commune de Saint-Laurent-sur-Mer commémorera le 6 juin, anniversaire du débarquement par une série de manifestations qui se dérouleront en présence des municipalités de Vierville et de Sainte-Honorine-des-Pertes et avec le concours de la société musicale « Les enfants de Saint-Clair ».

A 7 h. 30, réception de la musique de Saint-Laurent, à l’issue de la messe, depot d’une gerbe au monument aux morts ; visite au cimetière américain, dépôt de gerbes : 14 h. 15, réception à la mairie des municipalités de Vierville et Sainte-Honorine-des-pertes : 14 h. 30, défilé pour se rendre à la plage de St-Laurent-sur-Mer ; 15 h., concert par la musique ; 15 h. 30, réception des officiels, inauguration d’un monument commémoratif offert par les habitants de la commune en souvenir du débarquement le 6 juin 1944, participation des flottilles de Port-en-Bessin et de Grandcamp-les-Bains, absoute au monuments de Vierville-sur-Mer ; concert par la musique ; retour à St-Laurent ; 19 h., apéritif-concert ; 22 h., retraite aux flambeaux suivie d’un bal à la mairie de St-Laurent ; 22 h. 30, grand feu d’artifice, suivi d’un bal. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Novembre 1946  -  Un grave accident à Vierville.  -  Effrayé par le voisinage d’un cylindre à vapeur, un cheval attelé à une voiture transportant des cailloux et appartenant à M. Montigny, cultivateur, a fait une embardée, renversant un passant, M. Ferdinand Jeanne, qui eut un genou broyé au passage du tombereau. (Source  : Le Bonhomme Libre)  

 

Mars 1947  -  La reconstruction.     Ont été déclarés communes sinistrées les localités de : Bretteville-sur-Odon, Garcelles-Secqueville, Hubert-Folie, Tilly-la-Campagne et Vierville.  (Source  : Le Bonhomme Libre)  

 

Octobre 1947  -    A nous la liberté !.  -   634 prisonniers allemands ont quitté le camp de Fleury à destination de Cherbourg où ils vont être « transformés » en travailleurs libres. Espérons que nous n’aurons pas à le regretter. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Octobre 1947  -    Une postière à l’honneur.  -   Le 6 juin 1944, Mme Françoise Alix, receveuse des postes à Vierville, était grièvement blessée au cours d’un bombardement où son  mari  devait trouver la mort. 

En récompense du courage et du dévouement dont elle fit preuve dans l’exercice de ses fonctions durant les hostilités, le Ministre des P.T.T. a décerné à Mme Alix un diplôme d’honneur comportant l’attribution de la médaille d’argent.

Cette distinction a été remise à notre vaillante compatriote par M. Beaufils, directeur départemental des P.T.T. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Mars 1948  -  Enlèvement du matériel et des épaves des opérations du débarquement.  -  Il a été signalé qu’une ou plusieurs entreprises de récupération se disposent à procéder à la démolition et à l’enlèvement d’épaves échouées sur la plage de St-Laurent- Vierville,, et provenant des opérations du débarquement.

Or, par arrêté de M. le Ministre de l’Éducation Nationale en date du 22 novembre 1946, les sites en question ainsi que les épaves et matériel de guerre abandonnés qui se trouvent sur les plages ont été classés et inscrits à l’inventaire des Sites Historiques.

Par conséquent, aucune entreprise ne peut prétendre, en dépit des autorisations qu’elle pourrait essayer de faire valoir, avoir le droit d’enlever du matériel sur les lieux indiqués. La seule autorisation valable serait une autorisation de M. le Ministre de L’Éducation Nationale – Direction de l’architecture.

Je vous demanderai de faire une enquête sur les faits qui m’ont été signalés, et de dresser, le cas échéant, procès-verbal.

En ce qui concerne les bateaux, j’ajoute que ceux-ci ont été cédés à la France par le gouvernement Américain et que l’affectation des ces bâtiments dépend uniquement de la présidence du Conseil.

Là encore, aucun enlèvement ne peut être effectué.

Vous voudrez bien me rendre compte des résultats de vos investigations et me signaler les infractions que vous aurez été amené à constater.  Le Sous-Préfet  (source Archives du Calvados)

4  VIERVILLE-SUR-MER  -  Le Château

La Tourelle Isolées  

20  VIERVILLE-sur-MER  -  La Moullières

Quelques pêcheuses en bonnet de coton

91.  VIERVILLE-sur-MER  -  Au cours d'une marée d'équinoxe

La Mer à l'assaut de la Maison LE GALLOIS 

VIERVILLE-sur-MER  -  L'Église 

VIERVILLE-sur-MER   -   Le Haut de la Falaise. Poste d'observation des douaniers

26  VIERVILLE-sur-MER  -  L'Église 

(Le Clocher du XIIe siècle est classé comme Monument historique 

et sert de point de repère aux bateaux)

                                   37  VIERVILLE-sur-MER  

                                   Le Devalous du sémaphore                                                                                                                             37  VIERVILLE-sur-MER  L'escalier des géants

VIERVILLE-sur-MER  (Calvados)  -   Juin 1944

VIERVILLE-sur-MER  -  Le VAUMICEL

VIERVILLE-sur-MER  -  Le Château de Vierville

3  -  VIERVILLE-SUR-MER  -  Château de Louvières, entouré d'un parc superbe

3  -  VIERVILLE-sur-MER  -  La Fabrication du "Calvados"

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