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Une
œuvre de sauvetage.
Septembre
1841
-
Une
couturière de Granville, Marie Malenfant, a sauvé dimanche
dernier, au risque de sa vie, quatre personnes qui perdaient pied
et que la mer emportait. Honneur au maire et au conseil municipal
qui, dit-on, ont sur le champ signalé à l'administration du pays
ce dévoûment, dont les circonstances sont assez frappantes.
Marie Malenfant seule des personnes qui se trouvaient là, a
accompli cette œuvre de sauvetage. (Journal de Granville ) (Le
Pilote du Calvados)

Une
découverte.
Septembre
1841
-
Les
travaux de reconstruction des bâtiments de l'université ont fait
découvrir une très ancienne fosse d'aisance, dont l'existence
n'était pas connue, et moins remarquable encore par son
antiquité que par ses dimensions immenses. C'est une espèce de
souterrain dont les parois sont maçonnés et qui est recouvert
d'une voûte.
On
prétend qu'eu égard au contenu de cette vaste fosse, c'est un
véritable trésor que les maçons ont découvert. (Le Pilote du
Calvados)
Canal
de Caen à la mer.
Septembre
1841
-
Le
conseil-général du Calvados, ainsi que nous l'avons récemment
rappelé, voyant avec regret la lenteur avec laquelle marchaient
cette année les travaux du canal, exprimait il y a quinze jours
le vœu formel de voir pousser ces travaux, dont l'achèvement
doit être d'un si haut intérêt pour le pays, avec une plus
grande activité.
Il
nous est assuré que, samedi dernier, sur 400 ouvriers employés
à ces travaux, 250 ont été congédiés !
Les
sommes déjà consacrées à cette grande entreprise hydraulique
sont énormes. A voir ce qu'il y a de fait, on ne s'en douterait
guère, car il n'y a rien qui fixe l'attention, si ce n'est la
grande et confortable habitation à deux étages, avec jardin bien
enclos de murs élevés, que le génie s'est fait bâtir à grands
frais sur la dune d'Ouistreham.
C'est
là tout ce qu'il y a et ce qu'il y aura peut-être de plus
positif dans l'établissement maritime projeté. (Le Pilote du
Calvados)
Prochaine
mise à jour aura lieu Mardi
1er
Septembre 2026.
Publication
sur Facebook tous
les dimanches |
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Des
imprudences.
Septembre
1841
-
Le 17
de ce mois, sous les pentières de Coudeville et Bréhal, à 4
kilomètres de Granville, à la basse eau, au moment où les
pêcheurs allaient mettre la marée à profit, un événement
malheureux a eu lieu ; un groupe de femmes, toutes Granvillaises,
au nombre de 13, ayant voulu passer dans l'endroit le plus
dangereux pour arriver plus vite au lieu de la pêche, tombèrent
dans un sund (trou) qui se trouve au milieu d'un courant rapide,
à plus de deux kilomètres en mer. Elles furent culbutées et
entraînées par la rapidité du courant.
Heureusement
se trouvaient près d'elles deux hommes, anciens marins très
vigoureux, les nommés Robert et Pierre Vérité, frères, de
Granville, ui coururent aux cris lamentables que poussaient ces
malheureuses ; alors, sans envisager le danger, ils s'élancèrent
dans le courant sur ce groupe de femmes qui toutes, se tenant par
la main, ne formaient qu'une chaîne ; plusieurs étaient déjà
coulées au fond et le courant les emportait.
Ces
deux hommes courageux parvinrent seuls à retirer du gouffre douze
de ces malheureuses, au péril de leur vie : la treizième
seulement victime de la commune imprudence, a péri sous les
flots. (Le Pilote du Calvados)
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Les
loups .
Septembre
1841 - Les loups
recommencent ou plutôt continuent leurs ravages aux environs
d'Harcourt. Dans une des dernières nuits ces animaux ont
étranglé 13 moutons, sur 15 que le sieur Desaunays, cultivateur,
avait placés dans une pièce d'herbe à Ouffières. Les loups
n'avaient fait curée que deux de leurs victimes. Dans une commune
voisine, un poulain a été dévoré ces jours derniers.
Il
y a peu de temps, un individu monté à cheval a été suivi
longtemps par un loup, qui cependant n'a pas osé l'attaquer. Si
ces animaux montrent tant d'audace pendant la belle saison, que ne
doit-on pas craindre de leur fâcheux voisinage quand l'hiver leur
donnera de plus grands besoins. Des battues seraient fort utiles.
(Le Pilote du Calvados)

Température
tropicale.
Septembre
1841 - Le
thermomètre s'est élevé ces jours derniers à un degré auquel,
depuis plusieurs années, il n'était pas arrivé dans notre pays.
Le régulateur de M. Nessy, opticien sur les Petits-Murs, a
marqué lundi, entre une et deux heures, 35 degrés centigrades ;
et, depuis quatre à cinq jours, au milieu de la journée, la
chaleur a été la même à quelques degrés près.
Cette
température tropicale eût été plus utile il y a six semaines,
à
l'époque où les récoltes approchaient de la maturité. (Le
Pilote du Calvados)

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Une
funèbre épave
Septembre
1841
-
Un
canot est arrivé en dérive, dimanche matin, dans l'anse de
Sciotot, et a apporté deux cadavres sur la plage.
Des
personnes ont vu venir de la côte cette embarcation que le flot
poussait à terre. Deux hommes se trouvaient à bord ; l'un
était étendu sans vie ; l'autre donnait encore des signes
d'existence et faisait de vains efforts pour se lever. En
approchant du rivage, le canot toucha sur un rocher, et ce choc
renversa le malheureux agonisant, qui tomba à l'eau et se noya.
On
n'a aucun renseignement sur ces funèbres épaves. Le canot est de
construction anglaise ; il n'a ni voile ni avirons. Il est
probable qu'il a été désemparé au large, et que les deux
infortunés qui le montaient, errant à la merci des flots, ont
péri de faim et de soif avant de pouvoir atteindre la terre.
(Phare de la Manche).
Instruction
primaire.
Septembre
1841
-
Calvados.
-
La commission dans sa session d'août, avait à examiner 18
candidats pour le degré élémentaire. 7 sujets sortaient de
l'école normale et deux lui avaient précédemment appartenu. Ils
ont été tous déclarés admissibles. Les 9 autres ont été
reconnus trop faibles.
Un
candidat s'est présenté pour le degré supérieur ; il n'a pu
obtenir le brevet.
Il
s'est présenté 52 aspirants pour l'école qui n'en peut recevoir
que 30 ; sur 40 reconnus admissibles, dix n'ont pu, par
conséquent, être admis.
18
Aspirantes étaient inscrites pour le degré élémentaire ; 5 ont
obtenu
le certificat d'aptitude. (Le Pilote du Calvados)
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