UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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ECRAMMEVILLE

Canton de Trevières

Les habitants de la commune de Écrammeville sont des Ecrammevillois, Ecrammevilloises.


Septembre 1842    -  Nouvelles locales.   -   Le conseil rejette la demande tendant à faire comprendre les communes de Surrain, Colleville et Écrameville, au nombre de celles intéressées à l'entretien du chemin de grande communication de Trévières à Vierville. (source : L’Indicateur de Bayeux)  

 

Octobre 1843   -  Police correctionnelles.   -   audiences des 23 et 25 septembre.    Le temps des vacances n'enlève pas aux débats correctionnels de notre tribunal, leur aliment accoutumé ; les délits de chasse, de pêche, de violences et les vols suivent leur cours ; on doit croire même d'après le nombre des arrestations opérées dernièrement sur mandats d'arrêt, que MM. les magistrats de notre parquet sont plus occupés que jamais. Voici le résumé des dernières audiences correctionnelles, qui n'avait pu trouver place dans notre dernier numéro :

 L'époque de l'année où nous nous trouvons est essentiellement celle des délits de chasse. François Dillée, d'Écrameville, dont l'industrie habituelle consiste à faire la chasse aux taupes, a voulu se donner le plaisir d'une chasse de grand seigneur, et pour cela, il s'est lancé à travers les terres et les garennes de M. le comte de Kergorlay, muni, il est vrai, d'un port-d'armes, mais sans permission du propriétaire. En règle envers le gouvernement, il s'est vu infliger un simple amende de 30 fr., comme satisfaction envers la partie civile.

  Ce n'était plus le goût de la chasse, mais celui de la pèche (chacun prend son plaisir où il le trouve !...), qui amenait à son tour, devant le tribunal, le sieur Jean Joret, de Briqueville. Il paiera 10 francs d'amende pour avoir voulu, le 31 août dernier, se régaler de poisson, au préjudice de M. Alexandre Daon. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Mai 1845   -  Chronique des Assises du Calvados.   -   Le dimanche de Quasimodo, pendant les Vêpres, on s'introduisit dans le domicile de M. Le Neveu, propriétaire à Ecrameville, après avoir escaladé un mur et brisé deux carreaux. On força la porte d'une petite salle où était placée une armoire qu'on fractura. Une somme de 5 à 600 fr., selon M. Le Neveu, fut prise dans ce fermant.

Le nommé Marion, âgé de 27 ans, qui était journalier dans cette maison, avoua s'être rendu l'auteur du vol, mais il prétendit n'avoir soustrait qu'une somme de 150 fr.,  et cette somme fut retrouvée à l'endroit qu'il avait indiqué.

La défense ayant obtenu des circonstances atténuantes, Marion n'a été condamné qu'à 5 années de réclusion sans exposition. (source : L’Indicateur de Bayeux)  

 

Septembre 1845   -  Police correctionnelle.   -   Audience du 22 septembre 1845.

  Guillaume Hottot, menuisier à Ècrammeville, condamné en 50 fr. d'amende, pour délit de chasse.

  Victoire Marie, de Castilly, condamnée par défaut à un mois de prison, pour résistance et voies de fait envers M. Soyer, garde de la forêt de Neuilly, dans l'exercice de ses fonctions.

 Aimable Le Chevalier, charpentier à Cartigny-Tesson, pour délit de chasse en temps prohibé, a été condamné en 50 fr.  (source : L’Indicateur de Bayeux) 

 

Octobre 1845   -  Nouvelles locales.   -   M. le ministre de l'intérieur vient d'adresser une circulaire à tous les préfets, dans laquelle il leur recommande d'inviter les administrations municipales à prendre des mesures pour que les logeurs, aubergistes et hôteliers, soient tenus d'avoir dans leurs établissements des lits à une seule place, de manière que les soldats en voyage puissent à l'avenir coucher isolément. (source : L’Indicateur de Bayeux) 

 

Octobre 1845   -  Nouvelles locales.   -   Quoique la perte en pommes de terre soit moins grande dans notre contrée qu'on ne le craignait d'abord, il n'est que trop vrai qu'il y a cette année un déficit considérable, évalué à un cinquième, ou même à un quart. Il est des contrées où le mal est très grave et où l'on sera forcé d'acheter les tubercules à planter au printemps prochain. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Décembre 1845   -  Nouvelles locales.   -  Dans la nuit de vendredi à samedi le clocher de l'église d'Ecrameville, s'est écroulé avec fracas. Il n'en est résulté aucun accident. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Janvier 1848   -  Police correctionnelle de bayeux.   -  Audience du 29 décembre 1847.

   Un mois d'emprisonnement a été infligé au nommé Jules Autheine, âgé de 17 ans, sans profession et sans domicile fixe, pour vagabondage et mendicité.

   Les nommées Victorine Lunel, femme d'Édouard Pelcoq, et Félicité Tardel, femme de Charles Marie, journalières, demeurant à Écrammeville, ont été condamnées chacune en 3 mois de prison pour vols de foin.

 

Février 1851   -   On écrit d'Isigny, le 23 janvier.   -   Un fâcheux accident est arrivé dans les premiers jours de la semaine dernière, en la commune d'Ecrameville, à deux kilomètres d'Isigny, sur le bord de la route nationale.

Une vieille maison, dont la restauration avait été ajournée par le propriétaire au mois de mars prochain, s'est subitement affaissée, et trois personnes ont failli être écrasées par le plancher. Heureusement le père et la mère ont pu se dérober au danger, mais un enfant de 12 ans atteint par une pièce de bois, a eu une cuisse brisée et de fortes contusions à la tête, on espère cependant sauver ce malheureux. Quelques minutes plus tard, le père, la mère et l'enfant eussent été assis pour prendre leur repas, et Dieu sait ce qui fût arrivé ! (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Juillet 1851   -   Nouvelles locales.   -   La justice de Bayeux s'est transportée mardi dernier en la commune d'Ecrammeville, au domicile d'un nommé Baptiste Olive, journalier, décédé subitement dans la soirée du dimanche.

Par suite de la rumeur publique qui accusait sa femme et sa fille de lui avoir donné la mort, le maire de la commune fit surseoir à l'enterrement et provoqua l'intervention de l'autorité judiciaire.

Toute la nuit de mardi à mercredi fut consacrée à l'autopsie du cadavre, aux interrogatoires des prévenues et de plusieurs voisins. Par suite de ces premières investigations, elles ont été mises en état d'arrestation et amenées hier matin par la gendarmerie à la prison de Bayeux. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Août 1851   -   Cour d’Assises du Calvados.   -   Au nombre des affaires soumises au jury, dans la présente session de la cour d'assises, nous donnons l'analyse de celle qui suit, et qui s'est passée dans notre arrondissement. Audience du 7 août.

-— A l'audience d'hier, qui a fini cette nuit, ont été jugées la femme et la fille Olive, d'Ecrammeville. Convaincues d'avoir donné la mort au nommé Jean-Baptiste Olive, leur mari et père, elles ont été condamnées, la mère, à la peine de mort et la fille aux travaux forcés à perpétuité. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Février 1855   -   Cour d'Assises du Calvados.   -   Présidence de M. le conseiller Adeline. Audience du 2 février.

Louis-Tranquille-Aimé André, âgé de 29 ans, tailleur de pierres, né à Creully, demeurant à Ecrammeville, fabriqua un billet 100 fr. portant trois fausses signatures, et présenta ce billet au comptoir d'escompte de Caen, le 20 novembre dernier, dans l'espoir d'en toucher le montant. Le billet fut reconnu faux par M. le directeur du comptoir, et André fut remis entre les mains de la justice.

II a reconnu sa culpabilité et obtenu du jury des circonstances atténuantes, La Cour a prononcé contre lui 4 années de prison. (Source : Le journal de Honfleur)

Juin 1858   -   Des nominations.   -   Par arrêtés préfectoraux, on date du 11 juin, sont nommés maires de la commune de Commes, canton de Ryes, M. Levacher (Jean-Louis), en remplacement de M. Levacher (François), décédé.

De la commune de Buceels, canton de Balleroy, M. Lebas (Jean-François), en remplacement de son père, démissionnaire.

— Par autre arrêté de même date, sont nommés adjoints : De la commune d'Ecrammeville, canton de Trévières ; M. Marie-Bulot (Jean-Louis-Philippe), de la commune de Noron, canton de Balleroy, M. Pinel (Jean). (Source : L’Indicateur de Bayeux)

 Juin 1858   -   Les inventions.   -   On doit faire prochainement à Paris des expériences qui, si elles réussissent, produiront une révolution dans certaines industries. Il ne s'agirait de rien moins que d'aller à travers les routes et les rues à l'aide de machines à vapeur. C’est M. Bruy de Liverpool qui serait l'inventeur du nouveau mode de traction.

— Parmi les nombreux essais d'éclairage tentés jusqu'à présent, nul agent, on le sait, à part l'électricité, n'a donné une puissance éclairante aussi grande que la lumière du gaz. La difficulté de l'employer en mouvement semble être résolue aujourd'hui.

Depuis le 19 mai, on voit chaque soir circuler dans Paris une voiture dite tapissière, éclairée par le gaz portatif. (Source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Janvier 1859   -  Un accident.   -   Le 8 de ce mois, un déplorable accident est arrivé dans la commune d'Ecrammeville. La femme Hébert (Marie-Anne), âgée de 85 ans, a été renversée par une voiture publique, conduite par le sieur Robec, et faisant le service de Bayeux à Isigny.

Celte malheureuse a succombé peu après. La justice informe. ( Source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Octobre 1859   -   Tribunal de Police Correctionnelle.   -   Audience du 1er et 3 octobre 1859. Ont été condamnés :

Jean-Baptiste Daguet, âgé de 15 ans, domestique, né à Saint-André-de-Lépine, demeurant à Saint-Georges-d'Elle, en 5 mois d'emprisonnement pour avoir détourné une somme d'argent, au préjudice du sieur Le Breton, cultivateur à Écrameville.

Félix-François Guilbert, âgé de 15 ans, domestique, né et demeurant à Littry, en 4 mois d'emprisonnement, pour vol d'argent. ( L’Indicateur de Bayeux)

 

Juin 1871   -  Fait divers.   -   Le 11 juin, à 6 heures du soir, à Ecrammeville, un incendie dont la cause est inconnue a consumé une maison d'habitation, ses dépendances et le mobilier qu'elle contenait, appartenant aux nommés veuve Bezier, propriétaire, et Cornet (François), locataire. Perte, 2,000 fr.

 

Août 1871   -  Fait divers.   -   Des phénomènes atmosphériques singuliers se sont produits dans le département de la Seine-Inférieure et du Calvados. A Elbeuf, une pluie de fourmis ailées avait couvert de cette manne d'un nouveau genre les toits des maisons et le pavé des rues à Caudebec, des hirondelles ont été ramassées surchargées de ces insectes qui s'étaient attachées à elles et avaient entravé leur vol. Une véritable pluie de papillons s'est abattue aux environs de Paris.

 

Août 1871   -  Les impôts  -  Seigneur ! Seigneur ! Que va devenir le pauvre monde ? On met des impôts sur tout.

Sur les chats, sur les serins, sur le tabac, sur le boire et sur le manger.

Mais ce n'est pas tout encore, figurez-vous qu'un député de la droite, qui en aura sans doute mangé comme .. un satisfait, vient de proposer qu'on mette un impôt sur la teurgoule.

La teurgoule ! qu'est-ce que c'est que cela, vont se demander les petites maîtresses et les muscadins.

Mes petits agneaux, c'est le riz cuit au four, c'est la terrinée, que les gens comme il faut de la campagne appellent de la teurgoule….,..

Et cela, parce que les jours de fête, ces nobles goulifards se fourrent de telles cuillerées de ce mets délectable, que la.... bouche leur en teurd !

 

Septembre 1871   -  Fait divers.   -  On nous signale le départ prématuré des hirondelles, malgré la température élevée à cette époque de la saison. Il en reste cependant encore, mais peu dans nos contrées. On peut voir dans ce phénomène un indice certain d'un hiver précoce et rigoureux.

 

Septembre 1871   -  Fait divers.   -  Mercredi 6 septembre, vers 6 heures du soir, la foudre est tombée dans un herbage de la commune d’Ecrammeville ou elle a tué un cheval qui se  trouvait sous un arbre et appartenait au sieur Duchâtel, propriétaire. Le cheval était estimé 800 fr.

 

Janvier 1879   -  Récompense méritée.  -  Le conseil municipal d'Ecrammeville, voulant récompenser Mme Mauduit, femme de l'instituteur, des soins qu'elle donne aux enfants du premier âge et favoriser la création d'une école enfantine, vient de lui voter une allocation annuelle de 130 francs.  

 

Octobre 1881  -  Accident mortel.  -   Le lundi 31 octobre, le nommé Lucien Pelcoq, âgé de 36 ans, cultivateur à Ecrammeville, revenait d'Isigny, où il avait livré une voiture de pommes. Son cheval s'étant tout à coup effrayé et emporté, Pelcoq, est tombé sous la voiture et s'est tué sur le coup. Cet homme laisse une veuve et deux enfants en bas âge. Sa bonne conduite le faisait estimer par ses concitoyens.  

 

Novembre 1885  -  Mort accidentelle.  -  Jeudi soir, M Eugène Vallée, cultivateur à Ecrammeville, revenait, en voiture de chez son frère, qui habite Bricqueville, accompagné de sa fille, une enfant de onze ans et demi. Arrivé à deux cents mètres du pont du Lac. le cheval effrayé par un arbre abattu sur le bord du chemin, fit un brusque écart et s'étant mis à reculer, a précipité la voiture dans le fossé rempli d'eau. La jeune fille a pu descendre de la voiture sans accident, mais son infortuné père, se disposant à sauter sur la route, s'est embarrassé les pieds dans les rênes et est tombé dans l'eau, où il s'est noyé.

 

Août 1889   -   Nouvelles du Département.  -  Trois écoles nouvelles ont été ouvertes : Une école mixte à Saint-Pierre-Azif, une école de garçons et une de fille à Beuvillers. De plus  en exécution de la loi 2 30 octobre 1886, neuf écoles précédemment dirigé par des maîtres ou de maîtresse congréganiste, ont été confiées à des instituteurs où institutrices laïques.

Une école de garçon à Bayeux ; sept école de filles à Caen (rue de Branville) ; Sept-Vents ; La Cambe ; Banville ; Écrammeville ; Authieux-sur-Calonne ; Honfleur et une école mixte à Loucelles.

La transformation c'est faite sans trop de difficulté les communautés ou congrégation intéressé ne possédant pas de maîtres où maîtresses pourvus du diplôme exigé par la loi pour la direction d'une école.

Comme les années précédentes nous avons à citer six communes de plus de 500 habitants qui n'ont encore aucune école mixte malgré les prescriptions légales du 10 avril 1867 confirmé par la loi du 30 octobre 1886, ce sont celles de : Venoix ; Osmanville ; Saint-Martin-de-Tallevende ; Le Pin ; Saint Germain-de-Livet ; Saint-Martin-de-la-Lieue.

Pour Osmanville un projet de création d'une école de filles et en instance depuis longtemps au ministère de l'instruction publique la décision attendue ne tardera pas sans doute à  intervenir. Au de vue matériel l'installation est prête et la dépense supplémentaire presque insignifiante puisqu'il s'agit simplement de la transformation du poste d'institutrice adjoint  annexé à l'école mixte. Dans les autres communes nous ne perdons pas de vue la création dont il s'agit et nous ne désespérons pas d'obtenir  satisfaction dès que les circonstances le permettront. (Source  : Conseil Général du Calvados)

 

Mai 1893  -  La sécheresse.  -  Dimanche, dans toutes les églises du diocèse, on a donné lecture d’une lettre de l’évêque de Bayeux, prescrivant des prière pour obtenir la Cessation de la sécheresse. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1893  -  Une envie de dominos.  -  Une lettre anonyme, adressée dernièrement au parquet de Bayeux, dénonçait le garde champêtre d'Ecrammeville comme ayant escamoté un jeu de dominos chez le sieur Denis, cafetier à Trévières. 

Une enquête faite aussitôt a établi la véracité des faits. En effet, le garde champêtre, un peu pris de boisson, avait eu une envie de dominos et avait enlevé le jeu sans s'en rendre compte : c'est lui qui le dit. Il l'a rendu huit jours après. A-t-il en même temps rendu sa plaque ? (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Janvier 1894  -  Voleurs de vaches.  -  Dans la nuit du 1er janvier, une vache, estimée 400 fr., a été volée dans la cour de la maison d'habitation du sieur Ridel, 74 ans, cultivateur à Cheffreville, canton de Livarot. 

— Autre vol d'une vache, dans le même canton, estimée aussi 400 fr., appartenant au sieur Désiré Quittier, demeurant à Heurtevent. 

— Le nommé Dormay, 37 ans, journalier à Ecrammeville, qui avait volé une vache au sieur Yver, meunier à Trévières, et l'avait amenée au marché de Saint-Lô, dans l'espoir de la vendre, a été arrêté. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1894  -  Fête.   -  - Ecrammeville. — Fête St-Jean le 24 juin, messe et vêpres en musique, jeux et divertissements, banquet, illuminations, retraite aux flambeaux et feu d'artifice fourni par le Bonhomme. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1895  -  Neige et froid.   -  L'hiver que nous traversons menace d'être un des plus longs que nous ayons eu depuis longtemps. Il est de nouveau tombé de la neige dimanche la  nuit, et le froid continue. Les routes et les chemins sont impraticables. On s'étonne de l'inaction des administrations que cela concerne. Les bras inoccupés sont nombreux dans nos campagnes et en leur faisant appel on pourrait rétablir la circulation sur beaucoup de points, au besoin, on pourrait avoir recours aux prestataires. Si cet affreux temps continue, les navires ne pourront plus arriver à Caen. L'Orne est prise et le paquebot La « Dives » est resté huit jours retenu par les glaces près de Longueval. Il n'a été dégagé que mercredi matin. Quant au canal, les glaçons l'encombrent. Cette situation est d'ailleurs générale. La Seine est prise à Paris et à Rouen. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1895  -  Les victimes du froid.   -   Samedi de la semaine dernière, à Condè, la dame Marie Harivel, veuve Leboucher, dévideuse, 49 ans, allait chercher du charbon au tissage du Moulin-Biot. Dans la cour, saisie par le froid, elle tomba. Portée à son domicile, elle y est morte le lendemain.

—  Le nommé Grosnier, 59 ans, marchand ambulant, a été trouvé sur la route, près de Balleroy, mort d'une congestion causée par le froid. 

—  Le sieur Victor Gilles, 62 ans, a été trouvé mort de froid dans la maison qu'il habitait seul à Moyaux. 

—  Une malheureuse femme, nommée Marie Delamare, 46 ans, vivant de la charité publique, a été trouvée morte de froid, jeudi dernier, dans une prairie, à Fatouville-Grestain. 

—  On a trouvé sur un chemin vicinal, à Ecrammeville, le cadavre du nommé Léonor Pimont, 71 ans, de St-Lo. Il avait succombé à une congestion causée par le froid. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1896  -  Vol d’une jument.   -   Une jument bai cerise, de 3 ans, ayant une étoile en tête, d'une valeur de 600 fr., appartenant au sieur Arthur Marie, demeurant à Ecrammeville, a été volée pendant la nuit de dimanche à lundi. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1898  -  Ressemblance compromettante.     Un habitant du canton de Trévières avait été victime d'une agression de la part d'un individu dont il avait pu donner le signalement à la gendarmerie. Trompé par la ressemblance, on avait arrêté Michel Michelin, demeurant à Ecrammeville. 

Après une trop longue incarcération, ce jeune homme à été remis enfin en liberté. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1898  -  Découverte de cadavre.   -   On a trouvé dans un fossé le cadavre de la veuve Jeanne, 80 ans, demeurant à Ecrammeville, disparue de son domicile depuis le 10 juillet dernier. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1899  -  Découvert de cadavre.  -  La gendarmerie de Trevières a été appelé à constater la découverte faite sur le territoire de la commune d'Ecrammeville du cadavre d'un inconnu, son identité n'a pu être établie.

 

Mai 1904  -   Cadavre découvert.   -   A Écrammeville, dans la rivière de l'Aure, le sieur Alfred Gautier, cultivateur, a aperçu un cadavre flottant, reconnu pour celui d'un sieur Pierre Rieu, 52 ans, surveillant des travaux exécutés dans la rivière. Le malheureux avait succombé à une angine de poitrine et il était tombé à l'eau. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Mai 1904  -   Incendies.   -   D'une buanderie au sieur Delaunay, entrepreneur de maçonnerie à Falaise. Pertes assez importantes non évaluées. Assuré. 

— D'une maison d’habitation et dépendances au sieur Jacques Seigle propriétaire à Écrammeville. Incendie attribué à la malveillance. Pertes importantes. Assuré.  ( Le Bonhomme Normand)  

 

Décembre 1904  -  Rencontre de voiture.  -   Le sieur François, cultivateur à Géfosses-Fontenay, près d'Isigny, se rendait en voiture à Trévières, lorsqu'en traversant Écrammeville, il fut heurté par une charrette qui venait en sens inverse. Projeté violemment sur le sol, François a eu deux côtes fortement contusionnées et s'est fait de nombreuses meurtrissures. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1908  -  Un drame.  -  Un drame épouvantable s'est déroulé vendredi à Ecrammeville, dans le canton de Trévières.

Un nommé Godard, âgé de 49 ans, journalier, à la suite d'une discussion dont on ignore les motifs s'est jeté sur sa femme et l'a tuée à coups de galoches. Après que cette malheureuse eut rendu le dernier soupir, l'assassin la transporta sur son lit. Se rendant compte sans doute de toute l'horreur de son forfait, Godard monta dans son grenier et se  pendit. Le parquet de Bayeux s'est rendu à Ecrammeville.

 

Avril 1912 - Double succès. -  M. Guillemette, lieutenant au 1er tirailleurs algériens, qui est originaire d'Ecrammeville, vient de recevoir la décoration d'officiers de l'Étoile Noire du Bénin. Il a été nommé en outre membre de la mission militaire qui doit encadrer les troupes du sultan du Maroc.

 

Août 1921  -   Une terrible chute.   -   Un journalier de La Cambe, canton d'Isigny, Louis Meury, 55 ans, travaillait à creuser un puits dans un herbage de M. Coulvain, maire de Lougueville et situé sur la commune d'Écrammeville. En l'absence de son compagnon, Meury voulut descendre seul. Il fil une chute de dix-sept, mètres et se fractura le crane.

Retiré presque aussitôt par son camarade et une autre personne, le malheureux avait cessé de vivre. Il était marié et père de plusieurs enfants. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1923  -  Médaille militaire.  -  La médaille militaire a été attribuée à la mémoire du soldat Jouan Georges-Gustave, du 70e R. L, avec la citation suivante : «  Brave soldat. Tombé glorieusement pour la France, le 14 mars 1916, devant Verdun. Croix de guerre avec étoile de bronze ».  

 

Janvier 1930   -  Recherches.   -   M. Constant Lecocq, 59 ans, originaire d'Écrammeville est prié dans son intérêt de donner son adresse ou de se mettre en rapport avec M. Marguerite père, d'Écammeville. D'autre part si des personnes possédaient des renseignements pouvant faciliter les recherches de M. Lecocq, elles sont priées d'en aviser M. Marguérite. Les frais de timbres et autres seront remboursés. (Source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Janvier 1930   -  Décès.   -   Hier matin, en l'église d'EcrammevilIe avaient lieu les obsèques de Mme de Léonard de Rampan, née Baronne Clément, décédée en son château, dimanche, dans sa 62e année.

Nous exprimons nos regrets et nos respectueuses condoléances à M. de Léonard de Rampan, son époux ; M. Esmongart de Bournonville, son gendre ; à M. le chanoine des Hameaux, à M. le Vicomte Jolivet de Colomby, ses cousins-germains et les autres membres de la famille. (Source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Mars 1943   -   Dans les mairies.   -   L' « Officiel » a publié un arrêté portant dissolution du Conseil municipal de Cottun. La composition de la délégation spéciale instituée dans cette commune est la suivante : président, M. Osmont ; membres : MM. Groult, Lamoureux. Il publié également un arrêté déclarant démissionnaire d'office de leurs fonctions. MM. Viel, maire d'Escoville ; Savary, maire de Planquery et Mézel, adjoint au d’Ecrammeville.  

 

Novembre 1947  -    La langue trop longue.  -  Sous l’empire de l’ivresse, Léon Lamy, 40 ans, manœuvre à Ecrammeville, s’était livré à de dangereuses confidences qui vinrent aux oreilles des gendarmes. C’est en vain qu’il tenta d’abord de nier ses déclarations. Il devra répondre du vol de deux draps et quatre torchons au dépôt du cimetière américain de St-Laurent-sur-Mer, ainsi que Georges Montesquieu, 34 ans, de Surrain, qui en avait pris quatre, René Lefrançois, 32 ans, même commune, deux, et Louis Pillon, 45 ans, de Longueville, un seul. L’enquête se poursuit. (Source : Le Bonhomme Libre)

ECRAMMEVILLE  par TRÉVIÈRES (Calvados) -  L'Église

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