15 Juin 2024

UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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GERROTS

Canton de Dozulé

Les habitants de la commune sont des Gerrotais, Gerrotaises


Juillet 1852   -  Nous lisons dans le « Pays- d'Auge ».  -   On nous communique les horribles détails d'un suicide dont la commune de Gerrots (canton de Cambremer) a été le théâtre, le 26 du mois dernier.

Le sieur Mignol (Denis-Jacques-Jean), âgé de 74 ans, s'enferme dans sa maison, prend un fusil de chasse, à un coup, qui se trouve à la cheminée, s'assied sur une chaise, appuie l'extrémité du canon sur sa poitrine et met le pied sur une baguette qu'il avait eu la précaution de fixer au déclin de son fusil. Le coup part, et la charge, faible d'ailleurs, traverse la région supérieure de l'estomac, du côté gauche, sans occasionner la mort. Mignol se lève, et, laissant après lui une longue trace de sang, entre dans sa chambre à coucher, ouvre son armoire, prend dans un tiroir de la poudre et du plomb, recharge son fusil, s'assied de nouveau, se place le bout du canon dans l'intérieur de l'oreille gauche, et lâche le coup qui, cette fois, lui enlève la moitié du crâne.

Les conjectures et les commentaires ne manquent pas, dans le pays, sur les causes de ce suicide, accompli avec une persistance et un sang-froid vraiment extraordinaires.

Ce que l'on sait d'une manière positive, c'est qu'il y a douze ans environ, une accusation grave, celle d'empoisonnement sur la personne de sa femme, pesa sur la tête de cet homme. Elle resta sans effet, faute de preuves, mais elle n'en fut pas moins, à ce qu'il paraît, considérée par la famille comme une flétrissure.

Mignol, sous l'influence sans doute de la contrariété que lui faisait éprouver l'abandon dont il était l'objet, vendit son bien à fond perdu et priva ainsi ses enfants d'une fortune sur laquelle ils devaient compter. L'un d'eux aurait exprimé à son père, par des reproches amers et des paroles menaçantes le mécontentement qu'il ressentait de cette conduite.

Découragé, fatigué d'une existence qui était devenue pour lui un fardeau, Mignot aurait résolu d'en finir avec la vie. Il s'était confessé quatre jours avant de mettre à exécution son sinistre projet. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Juillet 1852   -  Une affaire de lune.   -   On sait que le mois de juillet, dans lequel nous venons d'entrer, aura deux pleines lunes. C'est un phénomène qui ne se voit qu'à de très longs intervalles. On ne l'a pas observé depuis 1787. La première de ces deux pleines lunes a eu lieu le 1er, à trois heures 37 minutes du soir ; la seconde se verra le 31, à deux heures 21 minutes du matin.  (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Juin 1862   -   Administration des Postes.   -   A partir du 16 juin courant, les communes de Gerrots, Hottot-en-Auge, Le Ham et Brocottes, actuellement desservies par le bureau de poste de Dozulé, formeront une circonscription postale qui dépendra du bureau récemment créé dans la commune de Beuvron-en-Auge.

A partir du même jour, le service du courrier de Mézidon à Dives sera mis en activité.  (l’Ordre et la Liberté)

 

Février 1891  -  Le froid et les récoltes .  -  Les dégâts causés aux récoltes par les grands froids de cet hiver ne peuvent pas encore être appréciés d'une manière certaine. Les contrées les plus éprouvées seraient la Beauce et le Nord. Le total des surfaces à réensemencer en blé serait de 8 à 10 %. Dans ce cas, la situation ne serait pas si mauvaise qu'on le craignait, surtout si le printemps était favorable a la culture.  

Janvier 1903    -   Chute mortelle.  -   Ernest Blanchouin, domestique chez le sieur Hélie, propriétaire à Gerrots, près Cambremer, chargeait des barils de cidre sur un tombereau, lorsque, perdant l'équilibre, il tomba et se défonça le crâne. Il a succombé le lendemain. (Source : Le Bonhomme Normand) 

Mai  1919  -  Vol.   -   Au moment de régler certains achats sur le marché de Dozulé. Mme veuve Lecavellier, cultivatrice à Gerrots, s'est aperçue de la disparition de son portefeuille contenant 600 fr. qu'elle portait dans la poche de sa jupe. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

Juin 1923  -  Mystérieux accident.  -  M. Quignette, de Grangues, ouvrier peintre chez M. Chartes Fougerolle, entrepreneur à Bonneboscq, a succombé aux suites d'un accident sur lequel plane le plus grand mystère.
Mme Bourgeot, cultivatrice à Gerrots, l'avait vu passer sur la route, s'appuyant péniblement sur sa bicyclette, mais elle n'y avait pas prêté attention, croyant avoir affaire à un ivrogne.
Cent mètres plus loin, Quignette tombait d'épuisement devant le domicile de Mme Bacquemont, journalière, et appelait au secours. On le mit dans une voiture de Mme Bourgeot et il fut conduit chez le médecin de Dozulé par M. Joseph Gondouin. journalier à Saint-Aubin-Lébizay, et M. Adam, maçon à Dozulé. Il put déclarer qu'il était entré dans un herbage et qu'il avait reçu un coup de pied de cheval.
M. le docteur Bougault jugea son état sespéré et le fit transporter à son domicile.Il mourut en cours de route.
Comme cet accident n'a pas eu de témoins, on ne saura jamais, sans doute, comment et dans quelles circonstances il s'est produit.
L'enquête n'a pas pu déterminer l'herbage dans lequel Quignette aurait
pénétré.

GERROTS, près Beuvron (Calvados) 

"Manoir des Gerrots"  par BEUVRON-EN-AUGE (Calvados) 

Manoir des GERROTS  par Beuvron-en-Auge (Calvados) 

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