15 Juin 2024

UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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MANNEVILLE - la - PIPARD

Canton de Blangy-le-Château

Les habitants de la commune sont des Mannevillais, Mannevillaises


Novembre 1848  -  Conseil général.   -   Séance du 25. - Délibération sur le budget de l'instruction primaire. Le nombre des écoles dans le Calvados doit être de 446, celles terminées, au nombre de 180, celles en cours d'exécution, 40, celles en projet, 12.

le Conseil sollicite l'élargissement de la route de Honfleur à Alençon dans la traverse de Manneville-la-Pipart ; Ainsi que le prompt achèvement des travaux du port de Honfleur, la continuation de ceux de Trouville, et le prompt achèvement de ceux entrepris au port de Dives.

Il demande l'amélioration de la navigation entre Touques et Trouville, comme le complément indispensable des travaux entrepris à Trouville.

Il demande aussi qu'il soit promptement remédié aux envahissements de la mer à Villerville et aux éboulements qui menacent l'église et quelques maisons de cette commune.

Il prend plusieurs délibérations relatives à des chemins vicinaux. Il ajourne toute demande relative, à la conversion de lignes de grande ou moyenne communication en routes départementales jusqu'au complet achèvement de celles en cours d'exécution. Il sollicite qu'il soit accordé des fonds pour continuer la restauration du Donjon de Falaise et de l'église de St-Pierre de Lisieux, classés comme monuments historiques. (source Journal de Honfleur)  

 

Mars 1850   -   Nouvelles locales.   -  Nous avons encore à enregistrer deux incendies dans notre département l'un à Plumetot, (canton de Douvres) où douze corps de bâtiments avec tout le mobilier qu ils contenaient ont été entièrement détruits. La perte est très considérable. Quelques uns des incendiés sont complètement ruinés.

Le second à Manneville-la-Pipart, canton de Blangy. Des bâtiments et ce qui y était renfermé, ont été entièrement brûlés ; la perle est très élevée, les constructions seules étaient assurées. Tous deux ne peuvent être attribués qu'à l'imprudence. (Source : Le Journal de Honfleur)

 

Mars 1850   -   Nouvelles locales.   -  Notre contrée qui, de toutes celles de l'Europe avait eu, cette année, le moins à souffrir des rigueurs de l'hiver, est, en revanche, depuis quelques jours sous l'influence d'un froid rigoureux. La neige a tombé abondamment le 24 et a continué, sinon consécutivement, du moins par intervalles, pendant plusieurs jours. On ne peut encore augurer rien de fâcheux pour les produits des futures récoltes de cet hiver tardif, qui, s'il se prolongeait, serait on ne peut plus préjudiciable aux arbres fruitiers. (Source : Le Journal de Honfleur)  

 

Avril 1852   -   Partie de chasse.  -   Le mardi 27 mars dernier, vers sept heures du soir, le sieur Victor Germain, garde particulier, de M. de, Vendœuvre, était en observation le long d'un fossé profond, défendu par des haies épaisses, situé près le parc de Manneville, afin de surprendre en flagrant délit les maraudeurs qui s'y rendent la nuit pour faire la chasse aux lapins.

Le sieur Germain fut aperçu par deux hommes, dont l'un, armé d'un fusil, était le nommé B……...., et l'autre le nommé L………, demeurant à Bellengreville. B……..... demanda à son camarade quel était cet homme ?  Sur la réponse qui lui fut faite que la personne ainsi cachée était le garde-particulier des propriétés de M. de Vendœuvre, il recula de quelques pas arma son fusil et mit en joue  le sieur Germain. L……….., devinant l’intention de son camarade,  sauta précipitamment sur le fusil et empêcha B…….., de faire feu, en lui disant : « Misérable, que veux-tu faire ? »

M. Crouen, maréchal des logis de gendarmerie à la résidence de Troarn, ayant été informé de ce fait, s'est d'abord adressé au sieur L……... , qui ne lui a pas déguisé la vérité ; B……... n'a pas non plus méconnu le fait, mais il a ajouté qu'il était ivre, que d’ailleurs c'était pour plaisanter qu'il avait agi ainsi, qu'il n'avait point la pensée de faire feu, et, enfin, que son fusil n'était point chargé.

Malgré cette déclaration, M. Crouen a cru devoir rédiger un procès-verbal et l'adresser à M. le procureur de la République près le tribunal civil de Caen. (Source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Octobre 1853   -   Nouvelles diverses.   -   Lundi, on a retrouvé, sur le territoire de la commune de Manneville, le cadavre du malheureux ouvrier, victime de l'accident que nous avons signalé dimanche dernier. Cet homme, père de famille, laisse une veuve et trois enfants. (source Le Journal de Honfleur)

 

Août 1854   -   Une noyade.   -    Un pêcheur a trouvé, le 20, dans la Touques, sur le territoire de la commune de MannevilIe-la-Pipart, le cadavre d'un inconnu paraissant âgé de 50 à 55 ans.

Il était vêtu d'une blouse, et ne possédait pas de papiers. La mort semblait remonter, d'après l'état du corps, à 12 jours environ. (Source : Le Journal de Honfleur)

 

Mars 1855   -   Réparation et entretien des chemins vicinaux.   -   Le lundi 19 mars prochain, à midi, hôtel de la Sous-Préfecture, il sera procédé, par M. le Sous-Préfet, aux adjudications au rabais, sur soumissions cachetées, des fournitures à faire et des travaux à exécuter pour réparation et entretien des chemins vicinaux, dans les communes ci-après désignées, et dont la dépense est évaluée comme suit : Trouville-sur-Mer, 1446 fr. 27 c. ; Hottot-en-Auge, 1422 fr. 54 c. ; Le Breuil, 1109 fr. 90 c. ; Ablon, 1 105 fr. 90 c. ; Notre-Dame-d'Estrées, 966 fr. 48 c. ; St-Gatien-des-Bois, 805 fr. 50 c. ; Manneville-la-Pipard, 775 fr. 03 c. ; Pontfol, 750 fr. 59 c. ; Norolles, 608 fr. 20 c. ; Corbon, 593 fr. 21 c ; St-André-d'Hébertot, 528 fr. ; Bonnebosq, 509 fr. 19 c. ; Clarbec, 496 fr. 45 c. ; Bonneville, 490 fr. ; Bonneville-sur-Touques, 434 fr. 98 c. ; Coudray, 337 fr. 02 c. ; Rumesnil, 335 fr. 78 c. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Août 1856   -   Cour d’Assises du Calvados.  -   Présidence de Monsieur Adeline, conseiller. Audience du 6 Août.

Pendant la nuit du 17 au 18 mai dernier, Lebourgeois (Amand-Léon), âgé de 25 ans, ouvrier maréchal, et Valette (Louis-Ferdinand), âgé de 24 ans, journalier, demeurant l’un et l'autre à Manneville-la-Pipart, arrondissement de Pont-l’Évêque, volèrent une douzaine de lapins, placés dans des clapiers séparés, dans la cour du château de Saint-Julien-sur-Calonne, au préjudice du sieur Lefèvre-Montfort.

Gens fort mal famés et déjà condamnés, le premier pour braconnage et le second pour vol, ils furent immédiatement soupçonnés de ce crime. Une perquisition, opérée à leur domicile, fit découvrir plusieurs des lapins volés, et l’instruction a établi que ces deux individus, avaient, le lendemain ou le surlendemain du vol, vendu au marché de Beuzeville, deux lapins d’une espèce particulière et très rare, qui ont été reconnus depuis, par M. Montfort, comme provenant de la soustraction commise à son préjudice.

Lebourgeois et Valette contraints par l’évidence des preuves, ont fini par passer des aveux les plus complets. Valette subira 5 ans de prison et Lebourgeois 5 ans de la même peine. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Octobre 1857   -   Un accident.   -   Un triste accident est arrivé, le 16 de ce mois, dans la commune de Manneville-la-Pipard, canton de Blangy. Le nommé Rousselin (Hippolyte) était monté dans un poirier. Perdant l’équilibre, ce malheureux est tombé d’une hauteur d’environ 4 mètres. La mort a été instantanée. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Octobre 1857   -   Tarif de la journée de travail.   -   1° La journée d’homme, pour les arrondissements de Caen, Lisieux, Pont-l’Évêque et Bayeux moins le canton de Caumont, est fixée à 1 fr.

 La journée d’homme dans le canton de Caumont et les arrondissements de Falaise et Vire, est fixée à 75 c.

 La journée d’un cheval ou mulet pour tous les cantons du département, à 1 fr. 25 c.

 La journée d’un bœuf, 1 fr.

 La journée d’un âne, 50 c.

 La journée d’une voiture, 1 fr. 50 c.  (Source : Le journal de Honfleur)

 

Février 1858   -   Un accident.   -   Le 26, un ouvrier terrassier, nommé Guiamer (André), âgé de 23 ans, né à Morlaix, a été enseveli sous un éboulement qui a eu lieu dans l’une des carrières ouvertes, sur le territoire de Manneville-la-Pipard, pour la construction du chemin de fer de Lisieux à Honfleur.

La secousse occasionnée par l’éboulement a déterminé une fracture de la colonne vertébrale chez le malheureux ouvrier, qui a succombé instantanément. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Février 1858   -   Un suicide.   -   Le nommé Loreille (Louis), âgé de 74 ans, cultivateur, demeurant à Manneville-Ia-Pipard, a été trouvé, jeudi dernier, pendu dans son domicile, au pied de son lit. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Mai 1862   -   L'orage.   -   Dans notre numéro de mardi dernier, nous racontions les dégâts qu'avait causés la foudre dans le domicile du sieur Déloges, cafetier à Merville, pendant le violent orage qui a éclaté dans la nuit du 30 avril au 1er mai.

Dans la même nuit, le tonnerre est tombé, dans des circonstances à peu près analogues, sur une ferme dépendant du château de Manneville, loué à M. Le Grand de Villers, receveur général, par M. le comte de Vendœuvre.

Vers une heure et demie du matin, un effrayant coup de tonnerre, suivi presque aussitôt du bruit que faisaient en tombant des éclats de tuile et de vitres, annonça au fermier et à sa femme, qui étaient couchés, que la foudre venait de s'abattre sur leur domicile. Une seconde après, et muets de terreur, ces braves gens assistaient à une de ces scènes difficiles à décrire : le fluide électrique, qui avait pénétré dans leur chambre, jetait çà et là les meubles qui la garnissaient, renversait avec force le berceau de leur enfant que, par un bonheur providentiel, ils avaient près d'eux, et disparaissait en laissant derrière lui une atmosphère de soufre pénible à supporter.

Quelques heures après, remis de sa frayeur, le fermier visitait son établissement et constatait que la foudre, après avoir quitté sa chambre, avait causé dans la cuisine des dégâts inconcevables. Tous les ustensiles, casseroles, poêlons, marmites, etc..., étaient criblés de trous, et, chose étonnante, elle avait disparu sans laisser d'autres traces de son passage.

On ne saurait trop se féliciter de n'avoir pas d'autres malheurs à déplorer, et on frémit quand on songe que les habitants de la ferme ont été si près de la mort.  (l’Ordre et la Liberté)

 

Mars 1870   -   Fait divers.   -   Le 23 mars, vers 7 heures du soir, on apercevait, de Pont-1'Evêque, les flammes d’un incendie assez considérable qui venait d'éclater sur le coteau et en la commune de Manneville-la-Pipart.

Presque aussitôt la gendarmerie fut à cheval et partait au galop, suivie de très près par une partie de notre compagnie de pompiers, traînant à bras une des grosses pompes. Malheureusement, après bien des fatigues pour faire arriver cette pompe sur le lieu du sinistre, tout secours était inutile, il n'y avait pas d'eau et l'incendie avait déjà presque tout dévoré.

Voici les quelques renseignements qui nous parviennent : Le feu s'est déclaré dans un bâtiment à usage d'habitation, appartenant au sieur Eugène Pelcat, bourrelier à Moyaux, et habité par Mmes Delarue et Mme veuve Costil. On ne s'est aperçu du feu qu'au, moment où il atteignait la toiture en chaume du bâtiment, qui s'est effondrée peu d'instants après au milieu d'un tourbillon immense de feu et de fumée. On nous assure que ce bâtiment avait 22 mètres de longueur.

Les voisins se sont empressés de porter secours, autant qu'il était possible, mais tout, bâtiment et mobiliers, sauf une armoire que l'on a pu sauver, a été la proie des flammes. La perle approximative causée par ce sinistre est évaluée à 2.500 fr. Le bâtiment seul était assuré.

Tous les locataires étaient heureusement absents, et l'on n'a que des pertes matérielles à déplorer. La cause de cet incendie est restée inconnue. 

 

Avril 1896  -  Victime de son dévouement.  -  Le sieur Diouzy, cultivateur à Pierrefitte-en-Auge, s'étant rendu à la mairie de Manneville-la-Pipart, avait laissé la garde de sa jument au jeune René James, son cousin, qui se trouvait avec lui dans sa voiture. La jument, s'étant emballée subitement, est partie dans une course folle vers Pont-1'Evèque. La dame Ruffin, gardienne d'herbages, entendant les cris poussés par l'enfant, se lança résolument à la tète de la jument ; mais elle fut atteinte en pleine poitrine par un des brancards de la voiture. Deux heures après, elle était morte. Par la violence du choc, le jeune James fut projeté dans une haie où il perdit connaissance, mais ne se fit aucun mal. La bête n'a pu être arrêtée que dans la rue St-Melaine à Pont-l’Evêque, par M. Cousinard fils, qui sortait à ce moment du haras. La dame Ruffin, qui était âgée de 40 ans, laisse un petit enfant de 9 ans, et, détail navrant, cette malheureuse a perdu deux de ses frères dans des circonstances absolument identiques à celles qui ont causé sa mort. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1896  -  Conseil Général.  -   Comme il était facile de le prévoir, l'impôt sur le revenu n'a pas été bien accueilli par la presque totalité des conseils généraux. Celui du  Calvados, à l'unanimité moins deux abstentions, celles de MM. Knell et Bunel, a émis le vœu que le projet du gouvernement soit repoussé. (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Juillet 1897  -  Incendies.  -  A Potigny, d’un bâtiment appartenant au sieur Auguste Roberge. cultivateur. Perles 12 000 fr. Causes inconnues. Assuré. 

— A la Rivière-St-Sauveur, d'une maison aux sieurs René Bucaille et Bernard. Dégâts, 2 500 fr. Assuré. 

— A Manneville-la-Pipard, au domicile du sieur Albert Gondé, gardien d'herbages. 3 880 fr. de pertes, assurées pour 3 000 francs. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1903    -   Noyée.  -   La veuve Augustine Leseigneur, sans profession, à Manneville-la-Pipard, canton de Blangy, a été trouvée noyée dans une mare. Cette mort est accidentelle.   (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Octobre 1904  -   Régisseur assommé.    -   Le sieur André, régisseur de la propriété de M. Delarbre, député, à Manneville, sortait du parc, dimanche soir, lorsque, près de la grille, il fut assailli par deux individus qui lui administrèrent une roulée de coups de bâton. L'approche d'une voiture les mit en fuite. On accourut aussi du château et on releva le malheureux régisseur grièvement blessé à la tête. 

La gendarmerie de Troarn, prévenue aussitôt, fit une enquête qui amena, dans soirée, l'arrestation des agresseurs. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1911  -  Un délit.  -  Le curé, soigne gratis l'ongle incarné d'une servante. Guérie, celle-ci lui offre deux poulets. Le prêtre est inculpé d'exercice illégal de la médecine  :  200 francs d'amende.

 

Novembre 1916  -  A la diète.   -  Il y a deux ans que l'Allemagne se serre le ventre et nous allons commencer seulement à l'imiter. C'est toujours autant de gagné. Malgré que les gens Informés assurent qu'on pourrait, en s'y prenant bien, ou plutôt mieux, ne point manquer de viande, il est question de nous on priver le jeudi et le vendredi. Deux jours de suite, c'est peut-être rigoureux pour commencer ! On va aussi interdire la vente des petits pains et gâteaux frais. Cela équivaudra à fermer les pâtisseries. 

 

Décembre 1916  -  Comme chez les Boches !   -  Les bureaucrates militaires qui ont décrété que les pommes de Normandie ne sont bonnes qu'à faire des compotes vont être bien contents. La fabrication du cidre vient d'être interdite — dit-on — en Allemagne. Les pommes doivent n'y être utilisées que comme aliment : compotes, marmelades, confitures.  L'Allemagne du Sud qui, comme on la sait, avait importé de chez nous beaucoup de pommiers et commençait à nous faire concurrence, se trouve arrêtée dans son pressurage par cette  mesure que la famille impose. Mais nous avons peut être tort da parler de cela... il pourrait bien sa trouver, quelque part, dans les bureaux, un fonctionnaire du Midi pour nous jouer le même tour et décréter la réquisition de nos pommes à seule fin d'en faire du raisiné à la mode de chez lui. On a vu des choses plus drôles que ça qui ne sont pas encore arrivées.

 

Décembre 1916  -  Mort de froid.   -  Ces jours-ci, dans un chemin conduisant de Cagny aux carrières de Manneville, on a découvert, le cadavre de M. Ladislas Calbotte, 57 ans. débitant et cordonnier à Caen, rue Saint Jean. La mort remontait à plusieurs jours. On croit que ce malheureux a succombé à une congestion due au froid. Il était marié et père d'un enfant.

 

Avril 1921  -  Série d’incendies.   -   Un grave incendie a détruit complètement la maison occupée par M. Fichez, gardien d'herbages à Manneville-la-Pipart, canton de Blangy-le-Château, et appartenant à M. Diètrich, propriétaire à Paris. L'incendie a été occasionné par une lanterne-tempête qui a pris feu.

M. Fichez a pu sauver ses enfants, qui étaient en danger. Les dégâts sont évalués à 30 000 fr., environ.

— Un violent feu de cheminée s'est déclaré chez M. Harivel, boulanger, rue du Général-Moulin, à La Maladrerie. Les dégâts, qui sont couverts par une assurance, sont évalués à un millier de francs.

— Le feu s'est déclaré dans les marais de Saint-Pierre-Oursin, canton de Troarn. et on a détruit environ 7 Hectares.

— Le feu dans les marais ! C'est plutôt signe de sécheresse !

— Dans un bois appartenant à M. Eugène Carteron, propriétaire et maire de Donnay, canton de Thury-Harcourt un incendie a consumé 2 hectares de taillis. Cinq cents poteaux télégraphiques, appartenant à M. Beaumartin, négociant, à Bordeaux et qui étaient déposé dans le bois ont été détruits. Préjudice : 10 000 fr.

— Un incendie a détruit un bois de sapins d'une contenance de deux hectares, appartenant à M. Aubert, propriétaire à Norrey-en-Auge, canton de Morteaux-Coulibœuf. Les dégâts, non assurés, s'élèvent à 4 000 francs. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1921  -   Les remplaçantes.   -  Une nourrice de Manneville-la-Pipart, canton de Blangy-le-Château, constatait, un matin, qu'un enfant de huit mois, confié à ses soins par la mère qui habite Paris, était mort dans son lit. Cette mort paraissant suspecte, le permis d'inhumer fut refusée par le médecin et une enquête fut ouverte.

L'autopsie du petit cadavre fut faite. Elle a révélé que l'enfant avait succombé des suites d'une gastro-entérite suraiguë occasionnée par une. alimentation inintelligemment administrée. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1925  -  Mérite agricole.   -   Sont promus au grade d'officiers : MM. Bodel, vétérinaire à Dozulé ; Charpentier, cultivateur à Courtonne-la-Ville ; Couespel, cultivateur à Lisieux ; François, cultivateur à Bernières-sur-Mer. 

Sont promus au grade de chevaliers : MM. André, cultivateur à Douvres ; Aumont, cultivateur à Saint-Marlin-de-la-Lieue ; Buquet, cultivateur à Manneville ; Lefranc, propriétaire à Tilly-Ie-Vicomte ; Faucon, cultivateur à Saint-Georges-d'Aunay ; Janvières, agriculteur à Torteval ; Lefort, jardinier à Trouville ; Mathan, cultivateur à Jurques. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Mai 1927  -  Acharnée à mourir.  -  Dans une crise de neurasthénie, Mme Louise Legrand, 37 ans, garde-barrière à Manneville-la-Pipard, s'est jetée sous un train. Par miracle, elle a  roulé entre les rails et le convoi lui est passé dessus sans lui faire d'autre mal que de légères blessures à la tête. Dépitée, la désespérée tentait peu après de se jeter dans la Touques. Elle a été portée à l'hôpital de Pont-l évêque.  

 

Juin 1927  -  Sous les roues.  -  En conduisant une voiture chargée de bourrées, Alphonse Bougrand, 50 ans, domestique agricole chez M. Léon Hobbey, propriétaire à Manneville-la-Pipard, a glissé sur la route goudronnée et une roue du véhicule lui à passé sur le corps. Le blessé a été conduit d'urgence à l'hôpital de Pont-l'Évêque.En conduisant une voiture chargée de bourrées, Alphonse Bougrand, 50 ans, domestique agricole chez M. Léon Hobbey, propriétaire à Manneville-la-Pipard, a glissé sur la route goudronnée et une roue du véhicule lui à passé sur le corps. Le blessé a été conduit d'urgence à l'hôpital de Pont-l'Évêque.

 

Janvier 1931  -  les aides aux jeunes filles.  -  Dots attribuées en 1930 aux jeunes filles de familles nombreuses. La Commission départementale, chargée de l’attribution des dots y a donc eu à se prononcer pour cinquante attributions sur soixante et onze dossiers constitués.

Manneville-la-Pipard. — Mlle Lemoine Yvonne, âgée de 19 ans, d'une famille de 9 enfants vivants. D'excellents renseignements ont été recueillis sur la postulante qui a toujours aidé à élever ses frères et sœurs plus jeunes et dont la mère est décédée en janvier 1930, à la naissance de son dixième enfant, actuellement âgé de 16 mois. Mlle Lemoine a épousé, le 31 mai 1930, M. David, ouvrier agricole.  

 

Juillet 1937  -  Une grave collision d’autos.  -  Dimanche dans la matinée, un grave accident a mis en émoi la petite commune de Manneville-la-Pipard et s'est produit dans les circonstances suivantes : 

M. Voisin, cultivateur à St-Julien-sur-Calonne, conduisait sa voiture automobile dans laquelle avaient pris place Mlle Lejay Suzanne et Marguerite. Il se dirigeait sur Lisieux. Arrivé dans le haut de la côte de Manneville-la-Pipard, il fit une manœuvre incompréhensible qui projeta le véhicule sur la gauche. A ce moment survenait, en sens inverse, une autre voiture conduite par M. Barrière, représentant de commerce, domicilié, 8, rue de Miromesnil à Paris. 

La collision était inévitable. Le choc fut très violent. Quatre personne furent blessées et durent être transportées immédiatement à l'hôpital de Pont-l'Evêque, ce sont : Mlles Lejay, M. Voisin, et une dame qui accompagnait M. Barrière. Ces quatre personnes ont été blessées assez sérieusement et ont été soignées par le docteur Bureau, de Pont-l'Evêque. Après pansements, elles ont été transportées à leur domicile.  (source le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1938   -   L’imprudence d’un cycliste provoque un grave accident.   -  M. Louis Duclos, 36 ans, chauffeur au service de Mme Chaudois, venait de Paris pour amener du personnel  de sa patronne à la villa « Les Aumônes », à Villerville.

Arrivé sur le territoire de Manneville-la-Pipard, il vit devant lui un cycliste qui sans, faire le signe habituel, coupa la route, voulant s'engager dans un chemin privé. L'automobiliste, surpris, accrocha la bicyclette par la roue arrière.

Le cycliste fut projeté sur la chaussée et sa machine fut broyée. Quant à l'automobile, elle continua sa course, traversa la chaussée en obliquant vers la droite, franchit le fossé, et enfin s'arrêta sur un accotement voisin, où elle se retourna.

Deux personnes qui étaient dans la voiture furent blessées : Mme Louise Limousin, cuisinière au service de Mme Chaudois, blessée au visage ; et M. Jean Marque, maître-d'hôtel, qui fut blessé à une jambe et au visage.

Les deux blessés furent transportés immédiatement à l'hôpital de Pont-l'Evêque.   (source le Moniteur du Calvados)  

 

Décembre 1938   -  De l’essence escroquée dans une voiture volée.   -   M. Millet Arthur avait donné de l'essence pour le compte de sa fille, Mme Capon, épicière à Manneville-la-Pipard, à des automobilistes, qui disaient-ils, étaient extrêmement pressés.

Or, ceux-ci servis de 20 litres d'essence, tandis que les deux passagers de la voiture, assis sur le siège arrière, surveillaient la fermeture du réservoir de la voiture, mirent en route et démarrèrent sans que le vendeur eut le temps d'intervenir. Quand ce dernier réalisa le vol d'essence, l'auto était déjà loin... Il porta plainte à la gendarmerie de Blangy-le-Château, contre le propriétaire de la voilure immatriculée 1771 X A 8.

En réalité, il s'était aperçu que le premier chiffre était fraîchement peint, et c'est ainsi que la gendarmerie se rendit compte qu'il s'agissait, en bref, d'un voiture volée le 20 novembre à Rouen et immatriculée 3771 X A 8. D'ailleurs, le voleur a dans les mêmes circonstances, escroqué de l'essence le 20 et 23 novembre, à Rouen et Goussainville (Seine-et-Oise).

Des recherches sont faites pour retrouver les traces de la voiture volée et de son étrange équipage. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1940  -  Arrestation.  -  Julien M….., 18 ans, garçon boucher demeurant à Manneville-la-Pipard, qui participa aux nombreux vols d'automobiles commis ces temps derniers à Trouville, a été arrêté par les gendarmes de Blangy-le-Château et transféré à la maison d'arrêt de Pont-l'Evêque.  

 

Mai 1944   -   Une découverte scientifique....   -   A la suite d'éboulements chez M. Dasnières, une caverne est apparue dans laquelle on aurait vu des poteries, des statuettes, des piliers, des hiéroglyphes..., mais tout a été emporté par des intrus...

(Si c'est vrai, c'est dommage ! Manneville eût pu faire son petit Glozel...). (Journal de Normandie)

 

Avril 1945  -  Au champ d’honneur.  -  Le sergent Raymond Jonquet, de Manneville-la-Pipard, a trouvé la mort glorieuse dans les rangs du Bataillon de Marche de Normandie, le 5 février, en Alsace. Ce héros qui avait été décoré de la croix de guerre en 1940, avait volontairement repris du service au lendemain de la libération.  

Décembre 1946  -  L’anglais…. Tel qu’on l’écrit…..  -   Permet à tout le monde de traduire à vue de nez, un document comme celui que vient de recevoir de l’Ambassade Britannique M. Michel Olive, 22 ans, de Manneville-la-Pipard, fils de notre « postière et conseillère municipale ».

« Certificate of gratitude and appréciation ». Pour le secours apporté aux “Sailors, Soldiers and « Aimen » of thr british Commonwealth of Nation… to évade capture by the enemy». TEDDER Marechél de l’Air.

Avez-vous compris ?

Tout Manneville a compris. Qui se souvient d’avoir vu passer, malgré les SS., Michel Olive avec des « gars » à la remorque. (source : Le Bonhomme Libre)  

 

Janvier 1947  -  Violent incendie.     Dimanche soir vers 18 h. le feu s’est déclaré dans la cheminée du beau manoir normand à deux étages qui faisait face à l’église, sur le  bord de la  route et qui était habité par M. Bavant, maire (l’immeuble est la propriété de M. Lhermite, ancien négociant à Lisieux). Le personnel de la ferme et des voisins crurent d’abord pouvoir se rendre maîtres du danger en tirant des coups de fusil dans la cheminée et en l’obturant avec du foin mouillé, mais les flammes, qui s’élevaient à plusieurs mètres de hauteur, rabattues,  par le vent mirent le feu à la toiture qui était en chaume. 

Il fallut faire appel aux pompiers de Pont-l’Evêque et bientôt même à ceux de Lisieux. Pendant ce temps, les voisins et toute la population, instituteur et curé entête, entreprenaient de sauver le mobilier, le linge et les provisions, abandonnant chaque pièce que lorsqu’elle était attaquée par le feu. Le gel compliquait l’approvisionnement en eau des pompiers et rendait  les abords du sinistre dangereusement glissants.

Autres complication : des explosifs allemands que les occupants avaient cachés sous les combles, détonnaient au milieu des craquements de l’incendie. Par bonheur, personne ne fut blessé.

Les dégâts sont énormes. Il ne reste, du plus bel échantillon de construction normande à pans de bois de la région, que des murs calcinés et des poutres noircies. Cependant, on conserve  l’espoir de restaurer deux ou trois pièces. (source : Le Bonhomme Libre)

 

Février 1947  -  Le remplacement des P.G. allemands.     Il est probable que dans les prochains mois commencera le rapatriement des prisonniers allemands. Dans le Calvados, où environ 6 000 de ceux-ci sont employés, le rapatriement va poser un grave problème de main-d’œuvre. Le gouvernement français a engagé depuis plusieurs mois des pourparlers pour que des ouvriers étrangers viennent remplacer les P.G. Pour obtenir ces ouvriers, les exploitants agricoles employant des allemands doivent dés maintenant en faire la demandes et remplir les contrats de travail qui sont à leur disposition au Bureau de main-d’œuvre agricole, à caen.  (source : Le Bonhomme Libre)

 

Février 1947  -  Nos braves.     Claude Olive, le plus jeune des fils de Mme et M . Olive, conseillère municipale et postière à Manneville-la-Pipard, vient d’être blessé d’une balle à la tête dans une embuscade en Indochine.

Il est soigné à l’hôpital militaire de Cholon. Nous adressons au jeune brave nos vœux de prompt rétablissement. (source : Le Bonhomme Libre)

 

Mai 1948   -   Le beurre.... noir.   -   Les gendarmes de Blangy-le-Château ont surpris Mlle Marguerite Longeon, de Manneville-la-Pipard, comme elle transportait un colis renfermant une certaine quantité de matière grasse.

La délinquante expédiait ainsi chaque semaine plusieurs colis de beurre à des amis de la région parisienne, au prix de 800 francs le kilo.

Elle a indiqué les noms de trois cultivateurs de la région qui trafiquaient de cette denrée à raison de 600 à 700 francs le kilo. Deux d'entre eux ont reconnu partiellement les faits. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Novembre 1948   -   Les obsèques d’un brave.   -   Vendredi dernier ont été célébrés, Manneville-la-Pipard, au milieu d'une assistance très nombreuse les obsèques du caporal-chef Raymond Jonquet, de l'armée Delattre, tué, traîtreusement à la prise de Colmar.

On notait la présence des drapeaux des Anciens de « Rhin et Danube » des « Anciens Prisonniers », des Anciens Combattants de Manneville-la-Pipard et de St-Philbert-des-Champs des déportés, de délégations de Trouville-Deauville, de Lisieux, de Beuzeville et des résistants du réseau « Jean Marie ».

Le Clergé était composé de M. le Doyen de Blangy-le-Château ; MM. les curés de St-Philbert et de Manneville. Aux premiers rangs de la foule avaient pris place le Sous-préfet de Lisieux, M. Caplain, Conseiller général, et de nombreux maires des environs.

M. l'abbé Haudayer, desservant, prononça une allocution rappelant la tristesse mais aussi le réconfort de cette manifestation.

Tristesse et réconfort allaient être les thèmes des discours, au cimetière prononcés par M. Quillot, adjoint remplaçant M. Bavant, maire, retenu par la maladie ; M. Potel, président de la section « Rhin et Danube » de Trouville-Deauville ; Caplain, Conseillé général. enfin, M. le Sous-préfet, pendant qu'une escouade de gendarmerie baïonnette au canon, sous les ordre du chef Dutouquet, montait, autour de la bière, une impressionnante garde d'honneur. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Décembre 1948   -  Le retour des cendres d'un héros.   -  Les obsèques de M. Marius Quéron, du 208e d'infanterie, tué dans la forêt des Ardennes, ont eu lieu à Manneville-la-Pipard, au milieu d'une foule considérable parmi laquelle on notait : M. le sous-préfet, M. Caplain, Conseiller général, M. Bavant, maire, les Anciens Combattants de Manneville, de Pont-l'Évêque et du Mesnil-sur-Blangy, avec leurs drapeaux, le chef de la brigade Dutouquet, M. le doyen de Blangy, M. le curé de Saint-Julien-sur-Calonne.

Au cimetière, MM. le sous-préfet, Bavant, maire, prirent la parole mais nous devons une mention spéciale au discours de M. Desmond, instituteur, véritable historique de sa division ( celle de Quéron ) celle des Normands et à Mme Passilly, veuve du lieutenant qui commandait le soldat Quéron, à la côte de la Bascule où sur 25 combattants et il y eut 18 morts. (Source  : Le Bonhomme Libre)

MANNEVILLE-la-PIPARD  -  L'Abside de l'Église
MANNEVILLE-la-PIPARD  (Calvados)   -   Place du Bourg

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