15 Avril 2024

UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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MESNIL - EUDES 

Canton de Lisieux

Les habitants de la commune sont des Mesnil-Eudois, Mesnil-Eudoises


Novembre 1860   -  Par arrêtés.   -   Par arrêtés préfectoraux du 17 novembre :

Mme Aubin, religieuse, actuellement institutrice provisoire à Clarbec, est nommée institutrice communale, sans changer de résidence.

Mme Mutel, religieuse, actuellement institutrice provisoire à Fresney-le-Puceux, est nommée institutrice communale, sans changer de résidence.

M. Raquidel, élève de l'école de Montchauvet, aspirant au brevet de capacité, est chargé, à titre provisoire, de la direction de l'école de Mesnil-Eudes. ( L’Ordre et la Liberté)

 

Février 1869   -   Les jours gras.   -   Les jours gras sont proches, de fins renards sont à l'affût autour des poulaillers, c'est à leurs propriétaires à redoubler de surveillance.

Mardi, cinq poules ont été volés dans une cour à Mesnil-Eudes. Elles appartenaient à M. Leblanc, aubergiste à Saint-Désir de Lisieux. Les auteurs de ce vol sont jusqu'ici restés inconnus.  

 

Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Lisieux : Lisieux, école de garçons ; Saint-Jacques, école de garçons ; Mesnil-Eudes, école mixte ; Le Pré-d'Auge, école de filles ; Prêtreville, les deux écoles ; Livarot, école de filles ; Mesnil-Duraud, école de filles ; Ouville, école de filles ; Tortisambert, école mixte ; Mézidon, les deux écoles ; Mesnil-Mauger, école mixte ; Orbec, école de garçons ; Vieux-Pont, école mixte.

 

Mai 1888  -  Lettre anonyme arrivée à propos.  -  La veuve Virginie Lecherpin, propriétaire à Mesnil-Eudes, devait se remarier. Cela ne faisait pas l'affaire de son garçon, qui perdait ainsi son privilège de fils de veuve, au point de vue du service militaire. Ce garçon aurait, tout donné pour faire rater cette union. Il a été servi à souhait. Sa mère, ayant volé des poules à un voisin; le vol a été dénoncé par lettre anonyme et a enrayé le mariage.  

 

Juillet 1888  -  Un œil crevé.  -  Le sieur Briant, journalier à Mesnil-Eudes, était assis à table avec sa femme, lorsqu'une discussion s'éleva. L'homme, un alcoolique qui paraît ne pas jouir toujours de ses facultés mentales, a lancé sa fourchette à la figure de sa femme, et si malheureusement qu'il lui a crevé un oeil. Briant, considéré depuis longtemps déjà dans le pays comme un homme brutal et dangereux, a été arrêté.  

 

Juin 1890  -  Chenilles, criquets et grenouilles.  -  Dans notre région, les chenilles ont dévasté une grande partie des pommiers. — En Algérie, les criquets ont fait leur réapparition. Les  dégâts sont considérables. — A Yvetot (Seine-Inférieure), une pluie de grenouilles s'est abattue sur une partis de la ville. C'est par milliers que l'on comptait ces batraciens sur les  chemins.  

 

Juillet 1892  -  Tué d’un coup de faux.  -  Dimanche soir, vers 10 heures, le sieur Robine, journalier à Mesnil-Eudes, accompagné de son beau-frère, eut besoin pour raccourcir son chemin de traverser une cour appartenant à M. Alexandre Samin, cultivateur. Au bruit que firent les deux hommes, Mme Samin fut effrayée et appela son mari, celui-ci accourut pour empêcher Robine de passer et le poussa vers la barrière, peut-être en le rudoyant quelque peu. Robine mécontent ramassa deux ou trois pierres qu'il lança sur Samin sans le blesser, mais, après qu'il eut franchi l'échalier, il tourna vers Samin une faux dont il était muni et lui en porta un coup droit. Le talon de la faux atteignit Samin au-dessus de l’œil droit, la victime tomba à la renverse et s'évanouit tandis que Robine s'éloignait. On crut d'abord à une blessure légère, mais un médecin appelé déclara qu'une opération était indispensable. 

Elle a eu lieu à l'hospice de Lisieux. Les médecins ont constaté que le crâne était horriblement fracturé, deux esquilles d'os considérables ont été extraites, ainsi qu'une notable quantité de matière cérébrale littéralement réduite en bouillie. Samin a expiré jeudi. 

On s'est demandé si Samin n'était pas un peu gris lorsque l'accident lui est arrivé. Il est démontré au contraire qu'il avait passé la journée à Saint-Pierre-des-Ifs avec sa femme et ses deux enfants et qu'il était absolument de sang-froid. Robine, lui, était légèrement pris de boisson. Robine regrette amèrement sa violence, il est venu en demander pardon à sa victime. Il a été arrêté.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1893  -  Phénomènes.  -  On parle beaucoup de l'arrivée à Paris d'une fille de 30 ans, connue sous le nom de « femme homard, » parce qu'elle a les pieds et les mains absolument semblables aux pattes du crustacé si renommé. Cette fille-phénomène est née à Vire. 

— Au Mesnil-Eudes, chez le sieur Paul Lenormand, cultivateur, il est né un veau avec une tête de bouledogue, les yeux d'une grosseur démesurée, les oreilles courtes. Le corps repose sur des pattes courtes de basset. Ce veau n'a pas de queue. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1893  - Les victimes du travail.  -  La semaine dernière, trois ouvriers travaillaient au pressoir chez Mme Gosset, propriétaire au Mesnil-Eudes. La vis vint à se rompre, le sieur Poisson, 54 ans, fut projeté sur le mur où il se fendit le crâne. Il est mort jeudi au milieu d'atroces souffrances. 

Un second ouvrier, le sieur Chennevarin, a été également blessé, mais son état n'inspire pas d'inquiétudes. Le troisième, le sieur François, n’a que quelques égratignures. Poisson était  heureusement célibataire.  (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Décembre 1893  -  En tuant un écureuil.  -  Mercredi, à Mesnil-Eudes, Alfred Boulet, 20 ans, domestique, apercevant un écureuil, cessa aussitôt son travail et courut à la maison de son maître chercher un fusil à deux coups. A son retour, il tira sur l'écureuil un coup de fusil et le tua. Comme il reposait son fusil par terre, le deuxième coup partit on ne sait comment et atteignit grièvement le malheureux Boulet au côté droit. Son état est grave. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Octobre 1894  -  Un nouveau Thomas.   -  Le sieur Thomas habite St-Denis-de-Mailloc. Sa petite fille est en pension à Mesnil-Eudes. Etant allé la voir, l'enfant raconta à son  papa, qu’un voisin venait faire des politesses à sa mère pendant qu'il était absent. Thomas, comme son homonyme de l'antiquité, voulut voir pour le croire. Et, au lieu de rentrer le lendemain, il partit le soir même, arriva dans la nuit et trouva Georges Legendre, un voisin en chemise, avec sa femme. Il flanqua le galant à la ponte, en gardant ses vêtements comme pièces à conviction et porta plainte pour adultère. 

Legendre a tout avoué. La femme Thomas a toujours nié, même à l'audience, disant que ayant peur la nuit, elle avait appelé un voisin, mais qu’il avait couché dans un autre lit que le sien. Dans ces conditions, Georges Legendre, 26 ans, s’en est tiré avec quinze jours de prison, et la loi Bérenger mais la femme, Anaïse Thomas, 32 ans, a attrapé deux mois de la même peine, sans la loi Bèrenger. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1894  -  Vol audacieux.  -  Des voleurs se sont introduits dans la nuit de mercredi chez M. Vital Lecomte, propriétaire au Mesnil-Eudes. Ils ont enlevé un coffre-fort du poids de 100 kilogrammes qu'ils ont transporté dans un pressoir se trouvant au milieu d'un herbage. N'ayant pu en forcer la serrure, ils l'ont brisé à coups de pince. Ce coffre-fort renfermait une certaine quantité de monnaie et de billets à ordre. Les voleurs ont fait main basse seulement sur le numéraire. Cette première opération terminée, les voleurs sont retournés au chalet et ont pris un billet de la Banque de France qui se trouvait déposé sous une statuette ornant la cheminée, puis ils se sont emparés d'une bonbonne renfermant environ 25 litres d'eau-de-vie de cidre, d'un pot rempli de beurre et de plusieurs lapins. Un chien de garde, qui se trouvait attaché auprès de la maison, n'a donné aucune voix pendant que ces malfaiteurs opéraient. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1895  -  Vol de bestiaux.  -  Jean Heurtevent, 58 ans, et Eléonore Coquerel, 46 ans, journaliers à Manerbe, ont été arrêtés par la gendarmerie pour vol d'une vache au préjudice de M. Gosset, propriétaire à Mesnil-Eudes

— Une génisse a été volée à M. Léon Ratte, cultivateur à Familly, l'auteur du vol est inconnu. 

— Nous avons dit qu'une vache da 250 fr. avait été volée à Mme Doucel, propriétaire à Mittois. La voleuse serait la fille de la dame Doucet, une femme Ricard, demeurant à Caen. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1895  -  Parents, veillez.  -  Le nommé Robine et sa femme, demeurant à Mesnil-Eudes, ont trois petits enfants. S'étant absentés pour venir à Lisieux, ils laissèrent les enfants à la garde de la mère Robine, qui passe pour être aux trois quarts folle. La bonne femme n'a pas fait attention aux marmots et une fillette de deux ans et demi est allée, en jouant, se jeter dans la mare où on l'a trouvée noyée. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1895  -  Veillez aux poulaillers.  -  L'approche de Noël met en campagne les voleurs de volailles. On en a pris, au sieur Alexandre Chaplain, de Mesnil-Eudes, 26 d'un seul coup. La perte pour lui est de 225 francs. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1896  -  Erreur déplorable.   -  Un homme furieux et avec raison, c'est le sieur Louis Froger, représentant de commerce au Mesnil-Eudes. Il aurait été, en effet, arrêté par les gendarmes de Livarot comme l'auteur d'un vol commis avec escalade et effraction chez le sieur Théodore Blottière, cultivateur, et détenu à la prison de Lisieux pendant plusieurs jours.

Heureusement, il a pu établir qu'il n'était pour rien dans le vol et on l'a mis en liberté.

Ce serait une dénonciation calomnieuse qui aurait motivé, bien à tort, l'arrestation du sieur Froger. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1899  -  La neige.  -  Lundi la neige a tombé partout dans le département et le froid a été très vif. Les arbres à fruits ont souffert. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1899  -  Mauvaise farce d'un mari.  -  Six vaches et deux taureaux avaient disparu de la ferme de la dame Gibon, cultivatrice au Mesnil-Eudes, près Lisieux. Elle porta plainte. 

La gendarmerie remarqua que le sieur Gibon, qui est en instance de séparation avec sa femme, avait disparu aussi. Elle a constaté, après enquête, que c'était lui qui avait volé les  vaches pour jouer un mauvais tour à sa femme. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1899  -  Triste accident.   -   Le sieur Vital Lecomte, propriétaire et maire au Mesnil-Eudes, près Lisieux, aidait à charger une voiture. Un pied lui ayant glissé tout à coup, il est tombé lourdement, se brisant la rotule d'un genou.

Transporté chez lui, l'infortuné maire, présumant trop de ses forces, essaya de se lever, mais il tomba de nouveau et se cassa l'autre rotule.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1903   -   Voleurs d’églises.  -   Des malfaiteurs inconnus ont dérobé, dans un tronc, une somme de 60 francs, dans l'église de Saint-Aubin-sur-Algot, canton de Mézidon.

— Le sacristain de l'église Saint-Martin, à Condé-sur-Noireau, a surpris la femme Catherine Steinhyser, 73 ans, originaire des Vosges, au moment où, à l'aide d'une baguette enduite de glu, elle explorait le tronc de saint Antoine de Padoue, d'où elle avait déjà extrait 7 fr. 50. Elle a été arrêtée.

— Des voleurs inconnus se sont introduits, la nuit, par effraction, dans l'église de Beuzeval et ont fracturé plusieurs troncs. Le montant des sommes soustraites n'est pas connu.

— L'église du Mesnil-Eudes, près Lisieux, a été aussi visitée par les cambrioleurs. Toutefois leur butin a été bien maigre, ils n'ont trouvé à prendre qu'une bouteille de vin de messe et trois sous dans un tiroir. ( Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1912 Le Maire Révoqué.  -  Par décret présidentiel, M. Deshaies, maire de Mesnil-Eudes, vient d'être révoqué. -

 

Mars 1913  -  Une femme brûlée vive.  -  En rentrant, une servante de M. Gosset, propriétaire à Mesnil-Eudes a trouvé dans la cuisine le cadavre affreusement carbonisé d'une des  bonnes de la ferme, Mme Paul Dubois, née Toutain, âgée de 32 ans.  On ignore les causes de l'accident, mais une hypothèse semble avoir quelque créance : Mme Dubois se sera approchée du feu et assoupie, et une étincelle aura jailli dans ses vêtements. La chaise sur laquelle elle semble s'être assise, ayant été retrouvée en partie brûlée, confirme d'ailleurs  cette hypothèse.

 

Août 1926  -  Demande de subvention.  -  Le Conseil général du Calvados, adopte les propositions de M. le Préfet pour la répartition de la somme de 5 600 francs, pour subventions  aux communes en vue de les aider à acquitter les dépenses de réparation aux maisons d'école et aux mobiliers scolaires. La somme de 5 600 francs proposée se répartit ainsi qu'il suit :  Mesnil-Eudes. — Construction de préau et de privés à l'école mixte 500 fr.

 

Juillet 1929  -  La température.  -  La chaleur après laquelle tout le monde aspirait en raison des vacances et pour la maturité des récoltes, est survenue brutalement. Et c'est maintenant une température torride que nous avons à subir, avec des 30° et même plus à l'ombre.

L'absence de vent rend encore cette chaleur plus difficile à supporter et les travaux des champs sont devenus très pénibles dans cette véritable fournaise. Cependant, mardi, le ciel  commençait à se couvrir et l'orage semblait proche. Espérons que des pluies viendront rafraîchir la température, mais souhaitons cependant qu'elles ne soient pas trop fréquentes et que nous ayons un été suffisamment sec.

 

Août 1929  -  Une vache renverse et blessé une enfant.  -  Un jeune homme au service de M. Deshayes, cultivateur à Mesnil-Eudes, conduisait une vache lorsque, rue de Caen, la bête échappa à son conducteur et, affolée, renversa la petite Simone Lambert, 9 ans, qui passait sur le trottoir, près de l'abbaye. L'enfant, assez grièvement blessée au visage et sur le corps, a été pansée à la pharmacie Morel est conduite au domicile de ses parents, chemin d'Assemont.

 

Septembre 1929  -  La sécheresse.  -  Le temps magnifique dont nous jouissons a aussi ses inconvénients. Aux cas d'insolation toujours possibles et aux véritables souffrances  physiques que cause une température aussi élevée, il faut ajouter le manque d'eau qui commence à inquiéter sérieusement les agriculteurs.

Non seulement, il ne pleut pas depuis plusieurs jours, mais l'année presque entière a été d'une sécheresse inaccoutumée. A la campagne, les cultivateurs qui n'ont pas de source sur leur propriété, ou de puits, sont obligés d'aller chercher l'eau à la rivière pour les besoins de leur ménage et pour abreuver les bestiaux, et de la faire charrier à des distances  quelquefois très grandes, d'où une gêne sensible et des dépenses considérables.

Les villes ne sont pas moins à plaindre. Pour abattre la poussière et donner un peu de fraîcheur dans les rues, elles sont obligées de faire arroser, ce qui greve incontestablement le budget.

 

Juin 1932  -  La restauration de l'église.  -  L’église Notre-Dame (XIe et XVIe siècles) a pour caractéristique d’avoir sur son clocher quatre petites lucarnes dans chacun de ses angles. L’intérieur de l’église a été entièrement restauré en 1932 par A. Durand, peintre décorateur à Caen.

 

Août 1938   -   Un ouvrier agricole fait une chute grave.   M. Garnier Marie, 53 ans, ouvrier agricole chez M. Joseph Foret, agriculteur, était occupe à charger du foin sur une voiture, quand, par suite d'un manque d'équilibre, il tomba sur la tête.

Transporté à l'hôpital de Lisieux, M. Garnier a reçu les soins de M. le docteur Berthon, chirurgien en chef de l’établissement. Son état est grave.  (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Novembre 1938   -  Une cambrioleuse s’endort ivre-morte sur le théâtre se ses exploits.  Samedi, dans la soirée, la gendarmerie a procédé à Mesnil-Eudes à l'arrestation, en flagrant délit de vol commis chez Mine Anglement, de la femme Huot, épouse divorcée Paris, âgée de 60 ans, domiciliée à Lisieux, rue Caroline-Duchemin,

En rentrant du marché, Mme Anglement l'avait trouvée étendue ivre-morte dans sa maison.

Cette femme avait pénétré dans l'habitation en fracturant la serrure d'une porte, elle avait ouvert les armoires, enlevé du linge et des bijoux qu'elle avait mis dans un sac à provisions. Avisant des bouteilles d'eau-de-vie et des liqueurs, elle s'en versa plusieurs rasades, mais elle but plus que de raison et s'affala sur le sol dans l'ivresse la plus complète.

Mme Anglement, en la voyant dans cet état, et après avoir trouvé ses bijoux et son linge dans le sac de la femme Huot, prévint par téléphone la gendarmerie qui vint aussitôt chercher la voleuse. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Mai 1941   -  Avis à la Population.   -   La Feldkommandantur du Calvados rappelle à la population que toute personne découvrant soit sur la voie publique, soit dans une propriété privée des objets ou imprimés suspects, tels, par exemple, que des tracts jetés par avion, doit en faire la remise à l'autorité militaire allemande la plus proche.

 

Septembre 1941   -  Au Mesnil-Eudes. — Par arrêté préfectoral, M. Joseph Poret est délégué pour remplir les fonctions de maire, au Mesnil-Eudes.

 

Octobre 1946  -  La chasse aux fritz.  -  Deux prisonniers boches, évadés de la ferme de M. Ballières, à Escures-sur-Falvières, ont été découverts dans un bois au Mesnil-Eudes. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Avril 1948  -   Un bâtiment agricole et la proie des flammes.   -  Un sinistre dont les causes n'ont pas été établies à ravagé, au Mesnil-Eudes, un bâtiment agricole isolé appartenant à M. Henri Gosset, maire de Saint-Pierre-des-Ifs, où étaient entreposées 2 000 bottes de foin. Le montant total des dégâts s’élève à 430 000 francs. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Juin 1948   -   Deux ferme cambriolées.   -  Des malfaiteurs se sont introduits au cours de la nuit dans la laiterie de la ferme de M. Jules Vigneron, aux Monceaux. Après avoir arraché le grillage fermant la fenêtre, ils ont volé 10 litres de crème, un fromage, 500 gr de beurre, une pompe à bicyclette et une dynamo. Préjudice : 4 000 francs.

Durant cette même nuit, des cambrioleurs ont pénétré dans la propriété de M. Lebelhomme, agriculteur au Mesnil-Eudes. Ils ont dérobé un fusil de chasse appartenant à M. Viqesnel, cultivateur aux Monceaux, une paire de tenailles et des œufs retirés à une poule couveuse. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Août 1948   -   À éclaircir.   -   Madame Justine Pauloup, 40 ans, ouvrière agricole au Mesnil-Eudes, a informé les gendarmes que son ancien patron, M. Buquet, 67 ans, l'aurait chassée de chez lui en la gratifiant de deux gifles et d'un coup de pied au bas des reins.

Le cultivateur a protesté contre cette accusation et invoqué le témoignage d'une personne présente à la scène. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Septembre 1949   -   La réparation d’un geste odieux.   -   Durant l'Occupation, un boche avait brisé d'un coup de revolver une statue de la Vierge érigée au Mesnil-Eudes, en bordure de la route de Saint-Pierre-des-Ifs. En réparation de cet acte stupide une effigie de Notre-Dame de Lourdes vient à nouveau d'être érigée.

Une nombreuse assistance prit part à la cérémonie que présida M. le chanoine Marie. curé de Saint-Jacques de Lisieux, entouré de MM. des curés de Bonnebosq et de St-Ouen-le-Pin. ( Le Bonhomme Libre )

 

Octobre 1949   -   Un journalier blesse sa femme d’un coup de bouteille.   -   Gaston Oman, 36 ans, ouvrier agricole, et sa femme, née Chenet, 52 ans, domiciliés au Mesnil-Eudes étaient occupés à ramasser des pommes dans un herbage. Une discussion éclata entre les deux époux. Oman qui avait bu plus que de raison, saisissant une bouteille, en asséna un violent coup sur la tête de sa femme.

Celle-ci perdant son sang en abondance, reçut les premiers soins des témoins de la scène qui avertirent les gendarmes. La blessée a été soignée à l'hôpital de Lisieux pour une plaie profonde à la joue droite heureusement sans gravité. ( Le Bonhomme Libre )

 

Novembre 1949   -   Que la lumière soit.   -    La municipalité du Mesnil-Eudes a lancé un appel aux habitants les invitant à faire connaître par écrit les sommes qu'ils seraient disposés à prêter pour l'électrification totale de la commune.

Cet emprunt portant intérêt à 5% serait remboursé par voie de tirage au sort. Les engagements de souscription sont reçus à la mairie, tous les jeudis, de 10 h. à midi. ( Le Bonhomme Libre )

EN NORMANDE   -   Un bon vivant de moins

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