1er Avril 2024

UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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Les MONCEAUX

Canton de Lisieux

Les habitants de la commune sont des Monceoix, Monceoises


Novembre 1842    -  Nouvelles locales.   -    Le nommé Pierre Marie, garde d'herbages à Monceaux, a été arrêté vendredi dernier, sur la route de Cremel, par la gendarmerie de Bayeux, sous l'inculpation du vol de plusieurs vaches. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Novembre 1842    -  Nouvelles locales.   -    Nous invitons les cultivateurs à vérifier par eux-mêmes le fait suivant que l'on nous donne comme étant de la plus grande exactitude, et qui doit étrangement modifier les idées reçues dans nos campagnes.

C'est, nous assure-t-on, une erreur grave de penser que les corbeaux qui s'abattent sur les champs nouvellement ensemencés, nuisent à la production de ces terres, en enlevant une partie ne[1]table de la semence. Il paraît qu'un cultivateur qui avait pendant plusieurs jours gardé son champ pour le défendre contre l'invasion de ces oiseaux, étant parvenu à en tuer plusieurs et en ayant fait l'autopsie, a toujours remarqué qu'ils n'avaient dans le gésier que des vers, des mans et d'autres insectes nuisibles, tandis qu'il ne s'y trouvait pas un seul grain de blé.

Cet agronome est un membre correspondant de la Société d'agriculture, et à l'heure qu'il est, c'est avec plaisir qu'il voit les corbeaux s'abattre par voliers sur ses terres ensemencées. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Novembre 1843   -  Police correctionnelle.   -   Audience du 28 novembre.

   Un délit de mendicité en réunion ont valu à Michel-Jean Thiennotte, de Cerisy-la-Forêt, 3 mois d'emprisonnement.

   Viennent ensuite Louis Hébert, escoriateur, et Madelaine Colleville, femme Jean Marie, tous les deux du Vernay, auxquels l'accusation reprochait d'avoir, le 11 septembre dernier, à la complicité l'un de l'autre, volé une bourse contenant 6 francs, au sieur Persillet. Convaincus de ce vol, ils ont été condamné chacun en 15 jours de prison.

   Un vol de trèfle commis, le 1er septembre, au préjudice du sieur Guerard, de Monceaux, amenait à la barre les deux complices Charles Margré, roulier à Ellon, et Pierre Laplanche, voiturier à Juaye, lesquels ont été condamnés chacun en 10 jours d'emprisonnement.

   Enfin, pour terminer cette longue audience, le tribunal a prononcé une condamnation de un an et un jour d'emprisonnement contre François-Alexandre Prével, journalier à Longraye, convaincu d'avoir volé quatre draps au préjudice des époux Lacroix, du Vernay, le 3 septembre dernier. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Novembre 1844   -  Nouvelles locales.  -   Mardi de l'autre semaine, à la nuit close, le sieur Lessard, demeurant à Monceaux, traversant une des pièces de sa propriété. pour se rendre à son domicile, entendit marcher derrière lui. Au moment où il se retournait, il reçut à bout portant un coup de feu, dont la balle lui froissa l'oreille en enlevant son chapeau, et immédiatement après, l'assassin lui porta sur la joue gauche un coup de crosse de son fusil. 

Le sieur Lessard, quoique étourdi, lâcha au hasard dans la direction de l'homme qui l'attaquait un coup de pistolet, dont ce dernier ne fut pas atteint. 

M. Lessard portait cette arme sur lui depuis qu'il avait entendu qu'on s'était informé s'il vivrait encore longtemps, et présumant d'après ce propos qu'on pourrait bien attenter à ses jours. On ne connaît pas encore l'auteur de cet infâme guet-apens.

Plainte a été déposée entre les mains de M. le Procureur du Roi. (source : L’Indicateur de Bayeux)  

 

Mai 1845   -  Nouvelles locales.   -   Un individu de la commune de Monceaux, accusé d'attentat à la pudeur sur la personne de sa propre fille, a été mis hier en état d'arrestation. (source : L’Indicateur de Bayeux) 

 

Juillet 1846   -  Nouvelles locales.   -   Les assises du Calvados s'ouvriront à Caen, le jeudi 6 août prochain, pour le 3e trimestre de 1846, sous la présidence de M. Renault, conseiller à la cour royale.

Voici les noms de MM. les jurés de notre arrondissement, appelés par le sort pour ces assises ; MM. Néron, cultivateur à Anctoville ; Vautier, cultivateur à Monceaux ; Gueroult, maire à Montfiquet ; Grusec-Larivière, maire de Caumont. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Juin 1853   -  Tribunal de Police correctionnelle.  -  Audience du 1er juin 1853.

Le double délit de coups et blessures, sur Victorine Madeleine, et d'outrages envers l'adjoint au maire de la commune de Monceaux, imputé à Louis-Adolphe Madeleine, âgé de 19 ans, journalier en la dite commune, a été puni par un emprisonnement de quinze jours. (Source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Août 1855   -  Tribunal de Police Correctionnelle.   -   Audience du 1er août 1855.

— Une condamnation en deux mois d'emprisonnement a été prononcée contre Adélaïde Roger, femme de Jean Bellissent, âgée de 43 ans, journalière, née à Bayeux, demeurant à Monceaux, pour avoir, les 19 mai et 2 juin derniers, soustrait frauduleusement trois draps de lit au préjudice du sieur Joseph Bouttier, aubergiste en cette ville.

— Pierre André, cultivateur, demeurant à Geffosses, paiera une amende de vingt-cinq francs, pour avoir conduit sur les moulières de Maisy une voiture attelée d'un cheval.  (Source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Mai 1884  -  Orage.    Samedi soir, un violent orage a éclaté dans l'arrondissement de Bayeux, le tonnerre est tombé à Monceaux, proche l'habitation de M. de Bonnechose. Un peuplier a été littéralement haché par la foudre qui en a transporté d'énormes blocs à une grande distance.  

 

Avril 1887  -  Accident de voiture.  -  Samedi soir, le sieur Lepelletier, des Monceaux, près Pertheville-Ners, s'en revenait du marché de Falaise avec sa femme et deux de ses amis, lorsque, un peu au-dessus de la Hoguette, le cheval prit le mors aux dents et se jeta contre un arbre. Les voyageurs, ont été projetés à plus de 10 mètres en avant, la dame Lepelletier, qui se trouvait dans le derrière de la voiture, a eu une épaule démise.  

 

Janvier 1891  -  Accident.  -  Le nommé Constant Cousin, 59 ans, journalier à Monceaux, étant occupé dernièrement à casser du bois dans sa maison, fit un faux pas qui lui occasionna une fracture à la cuisse gauche.    (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1891  -  La foudre.  -   La semaine dernière, la foudre est tombée dans un herbage, à Monceaux, et à tué, sous un pommier, un jeune poulain, d'une valeur de 5 à 600 francs, appartenant au sieur Anger. Le pommier n'a pas été atteint par la foudre.   (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1892  -  Blessure accidentelle.  -  La semaine dernière, à Monceaux, le sieur Alexis Foin, ancien employé d'octroi à Bayeux, était occupé à réparer la meule du moulin qu'il possède à Monceaux. Cette meule, pesant environ 7 000 kilog., est sortie de son pivot et a blessé le sieur Foin, dont la jambe, gauche a été brisée. On ne croit pas que l'amputation devienne nécessaire.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

)Juillet 1892  -  Mérite agricole.  -  Ont été nommés chevaliers : M. Braissac, conseiller municipal à Bemiéres-sur-Mer ; Cochon-Labutte, maire de Livarot ; Bastard, éleveur à Fontaine-Henry ; Delouey, maire de Bény-Bocage ; M. Couruel, éleveur à Mézidon ; Roussel, fabricant de fromages à Boissey ; René Poisson, propriétaire à Caen, membre de la Société d'encouragement pour le cheval français ; Pierre Guillot, cultivateur aux Monceaux. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1893  -  Suicide.  -   Le sieur Louis Duval, 64 ans, propriétaire aux Monceaux, s'est tiré un coup de fusil dans la tête. On l'a trouvé couché sur son lit, il avait placé son arme entre ses jambes, la gueule du canon tournée dans la direction de la tête et, à l'aide d'une ficelle attachée à la gâchette, il avait fait partir le coup avec son pied. La mort a dû être instantanée. Ce suicide est attribué aux douleurs que lui causait un rhumatisme. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Mars 1894  -  Méchanceté.  -  Jeudi matin, une vache de trois ans, pleine de quatre mois, et appartenant à la veuve Boche,  propriétaire aux Monceaux, à été trouvée à bout de sang par une profonde incision pratiquée au jarret de la jambe droite de derrière. Le vétérinaire a prescrit de l'abattre. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juillet 1897  -  Ce n’est pas la même chose.  -  Nous avons dit qu'un sieur Chauvois, de Monceaux, n'était vu dresser procès verbal, à la suite d'une rixe. Nous ajoutions qu'il y a une quinzaine d'années Chauvois, avait attendu dans un bois un huissier pour lui faire un mauvais parti. Le Journal de Bayeux, auquel nous avions emprunté le fait déclaré aujourd'hui que cette histoire est une méchante légende mise sur le compte de Chauvois, car s'il avait attendu le huissier sur la route, c'était pour lui demander ce qu’il lui devait. Ce qui n'est pas la même chose. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Mai 1901   -   Noyé.   -  Le sieur Lebreton, 44 ans, propriétaire à Monceaux, avait envoyé, samedi, après midi, son domestique à Lisieux pour chercher sa femme restée au marché. Celle-ci, en rentrant, trouva son mari noyé dans une mare, voisine de leur habitation, où il était tombé accidentellement. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Février  1919    -     Morte des suites de brûlures.   -  Madame Fossey, la veuve de l’entrepreneur d'empierrement des routes bien connu dans l’arrondissement, est décédée dimanche, à Monceaux, où elle habitait, des suites de brûlures. Cette dame, qui était âgée de 83 ans, avait, vendredi, mis le feu à ses jupes avec sa chaufferette. 

On avait fait appeler le docteur Dietx, qui déclara que les blessures étaient très graves. 

Après un service à Monceaux, le corps de Madame Fossey a été transféré mercredi à Cussy. ( Source : Le Moniteur du Calvados )

 

Octobre 1923  -  Élection d’un adjoint.  -  M. René Lebreton a été élu adjoint des Monceaux au 2eme tour de scrutin par 5 voix sur 9 votants.  

 

Avril 1926  -  Suicide.  -  Mme Eudeline, née Célestine Lecanteur, 53 ans, demeurant chez sa  fille aux Monceaux, a été trouvée noyée dans une mare à proximité, de la maison d'habitation.
On croit à un suicide dont les causes sont, jusqu'alors ignorées.

 

Avril 1927  -  Geste de brute.  -  17 pommiers ont été mutilés dans une propriété à M. Strassburger, aux Monceaux, canton de Lisieux. On soupçonne un ouvrier congédié.

 

Mai 1937  -  Les bijoux étaient le produit d’un vol.  -  L'énigme causée par l'étrange trouvaille faite l'autre jour à Monceaux-en-Bessin, est éclaircie. 

C’est à la suite d'un vol commis par un jeune dévoyé  de Monceaux, André Marie, dit Lacour, 21 ans, que le sac contenant du linge et des bijoux aurait été jeté dans la mare, après avoir été délesté d'une centaine de francs qu'il contenait. Le voleur, qui était sorti il y a un mois de la maison d'arrêt de Caen, aurait ensuite pris le train pour Paris où il ne tardera pas à être  découvert. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1937  -    Un voleur de bijoux est arrêté.    Nous avons relaté, il y a quelque temps, dans quelles conditions, on avait découvert, à demi enfoui dans une mare, à Monceaux, un sac à provisions contenant du linge, un bracelet, et un collier en or. On sut bientôt que ces objets avaient été dérobés à Caen, dans l'automobile de M. Huet, cultivateur à GonnevilIe-sur-Merville, ainsi qu'une montre en or, et un sac à main contenant une centaine de francs. Ces divers objets réunis représentaient une valeur d'environ 3 000 francs. 

Or, l'enquête menée par la gendarmerie de Bayeux, finit par établir que le voleur n'était autre que le fameux André Marie, dit Lacour, 21 ans, qui sortait de la prison de Caen où il venait de purger une peine de un mois de prison pour vol d'une bicyclette. En effet, chez lui, on trouva le sac à main de Mme Huet, mais vidé de son contenu, ou plus exactement, dans lequel il ne restait plus qu'une lettre de faire-part. Mais l'oiseau s'était envolé. Sur les indications fournies par la brigade de Bayeux, les recherches furent activement menées, et le voleur vient enfin d'être retrouvé à St-James, dans la Manche. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1939   -   Une nouvelle dissolution de Conseil municipal.   -  Par décret du Président de la République, en date du 16 février courant, rendu sur la proposition du Ministre de l'Intérieur, le Conseil municipal de la commune de Monceaux est dissous. 

La délégation spéciale instituée pour remplir les fonctions de Conseil municipal est composée ainsi qu'il suit : MM. Vicquesnel Maurice, Legros Maurice, Dubois René. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Avril 1939   -   L'élection de la municipalité de Monceaux.   -  Ont été élus : Maire M. Lecesne Gustave, 9 voix sur 10 votants ; premier adjoint : M. Villaudière Henri, 9 voix ; deuxième adjoint : M. Jéhanne Bernard, 9 voix. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1941   -   Avis à la population.   -   Le chef des Services régionaux de transmission des troupes d'occupation a pris l'arrêté suivant : « Des aviateurs anglais lancent depuis  quelque temps au-dessus des départements du Calvados, de l'Orne et de la Manche des pigeons-voyageurs et invitent la population française à renvoyer ces pigeons avec des  nouvelles.

Nous espérons que la population française, songeant aux graves conséquences de son geste, ne se prêtera pas à cette manœuvre, mais livrera ces pigeons et tous leurs accessoires au bureau militaire allemand le plus proche ou à la mairie.

A l'avenir, toute personne qui livrera des pigeons-voyageurs ou le matériel servant à la transmission des nouvelles ou au lancement à terre du pigeon recevra une récompense par l'intermédiaire des Feldkommandanturs des départements du Calvados, de l'Orne et de la Manche.

Je compte sur la loyauté de la population et j'attends de toute personne qui découvrira des pigeons-voyageurs, etc., qu'elle les remette sans délai aux autorités allemandes ».

 

Janvier 1942   -   Tickets de sucre.   -   Les tickets spéciaux de sucre de 50 gr. du 4e trimestre 1941 (titre C. 185) ont leur validité prorogée jusqu'à nouvel ordre, et seront employés pour les régimes concurremment avec les nouveaux tickets de 500 gr. du Premier trimestre 1942 (titre C. 205)

 

Janvier 1942   -   Les tickets de charcuterie.   -   Le Préfet a arrêté que les tickets BA et BB de la feuille de viande du mois de janvier 1942 auront chacune une valeur de 90 gr. Ils seront utilisés en principe pour la charcuterie.

Les tickets-lettres, BC, BD et BE de cette même feuille sont provisoirement sans valeur.

 

Novembre 1946  -  Le voleur ne manquait pas d’estomac.  -   En rentrant chez elle Mme Corblin, cultivatrice aux Monceaux, a constaté que son habitation avait reçu la visite d’un malfaiteur qui s’est emparé d’un demi-jambon, de camemberts et de beurre. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Juin 1948   -   Deux ferme cambriolées.   -  Des malfaiteurs se sont introduits au cours de la nuit dans la laiterie de la ferme de M. Jules Vigneron, aux Monceaux. Après avoir arraché le grillage fermant la fenêtre, ils ont volé 10 litres de crème, un fromage, 500 gr de beurre, une pompe à bicyclette et une dynamo. Préjudice : 4 000 francs.

Durant cette même nuit, des cambrioleurs ont pénétré dans la propriété de M. Lebelhomme, agriculteur au Mesnil-Eudes. Ils ont dérobé un fusil de chasse appartenant à M. Viqesnel, cultivateur aux Monceaux, une paire de tenailles et des œufs retirés à une poule couveuse. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Septembre 1948   -   Une tournée de ramassage.   -   Les laiteries de Mme Vigneron, 55 ans, cultivatrice et de M. Fromy, cultivateur au Monceaux, ont été visitées par des cambrioleurs qui ont dérobé chez la première, un kilo de beurre, 10 litres de crème et sept  Pont-l'Évêque, soit pour 4 500 francs ; chez le deuxième, 10 litres de crème, 2 kilos de beurre, un kilo de pot-au-feu, un seau, une casserole et des fruits. (Source  : Le Bonhomme Libre) 

Château des Monceaux, par Lisieux (Calvados)  

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