15 Janvier 2025

UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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MONTS - en - BESSIN

Canton de Villers-Bocage

Les habitants de la commune sont des ...


Juillet 1828   -   Hypothéquer légale.  -   Par contrat passé devant Me  Hauttement, notaire royal à Noyers, arrondissement de Caen, le vingt-trois juin mil huit cent vingt-huit, par lequel le sieur Augustin-Louis De Vendes, chevalier de l'ordre royal de la légion d'honneur, maire de la commune de Monts, demeurant en son château, commune de ce nom, agissant au nom de la commune de Monts, en vertu de l'ordonnance du Roi, en date du treize mars mil huit cent vingt-huit, et le sieur Pierre-François-Armand Philippe, cultivateur, demeurant en ladite commune de Monts, ont fait les permutations suivantes :

Ledit sieur De Vendes a cédé à titre de change audit sieur Philippe, vingt-trois ares neuf centiares, ou trente-huit perches de vingt-quatre pieds chacune de terre labourable, à prendre dans la pièce dite le champ Revigny, avec une haie et masse en dépendant et quelques hauts arbres ;

Et en contre-échange ledit sieur Philippe cède et abandonne à la commune de Monts, ce accepté pour elle par ledit sieur De Vendes. L'ancien presbytère de Monts, avec toutes ses circonstances et dépendances, sans nulle réserve ni exception, sauf ce qui va être dit ci-après, consistant en maison manable et à différents autres usages, cour herbée et jardin légumier, fermée de haies en dépendant, le tout d'un seul tenant, situé en ladite commune de Monts, contenant quarante-six ares vingt-neuf centiares, ou soixante-seize perches quatre pieds. La haie d'épines qui ferme le jardin présentement cédé et le sépare du pré dudit Philippe, dépendra dudit jardin, mais la commune n'aura rien au-delà, le sieur Philippe se réservant le terrain, etc…

Ces échange et contre-échange sont faits à la charge par la commune de Monts, ce à quoi le sieur de Vendes l'oblige, 1°. de payer les frais et droits de cet acte, et ceux d'une grosse pour ledit sieur Philippe ; 2°. et en outre moyennant la somme de six mille six cents francs de soulte et retour ; le tout en outre les charges, clauses et conditions portées audit contrat, dont copie collationnée a été déposée au greffe du tribunal civil séant à Caen, le sept juillet mil huit cent vingt-huit, l'expédition enregistrée le dix dudit ; copies d'icelui ont été signifiées ; 1º. à M. le procureur du Roi, près le tribunal civil d'arrondissement séant à Caen ; 2°. à la dame Marguerite Marie, épouse du sieur Pierre-François-Armand Philippe, cultivateur, demeurant avec son dit mari, commune de Monts, par exploit de Letulle, huissier à Caen, en date du quinze juillet mil huit cent vingt-huit, enregistré à Caen, le dix-huit dudit, avec déclarations que lesdites notifications faites conformément à l'article 2194 du Code civil, seront publiées dans les formes prescrites par  l'article 683 du Code de procédure civile, conformément à l'avis du conseil d'État du neuf mai mil huit cent sept, approuvé le premier juin suivant, pour purger les hypothèques légales qui pourraient exister sur les biens échangés, indépendamment de l'inscription, au profit des personnes qui ne seraient pas connues.

Déposé le dix neuf juillet mil huit cent vingt-huit. (Le Journal de Caen et de la Normandie)

 

Mars 1844   -  Police correctionnelle.  -   Audience du 12 mars.   -   Le tribunal a condamné en 15 jours d'emprisonnement le sieur Pierre Thomasse dit Chopine, journalier à Isigny, pour vol d'une scie au sieur Quillet, tonnelier.

   Pierre Vincent, meunier à Colleville-sur-Mer, a été renvoyé acquitté de la prévention de vol de blé dont il était accusé.

   Quinze jours d'emprisonnement ont été infligés à Jean-Baptiste Defaudais, journalier à Isigny, convaincu de détournement d'objets à lui prêtés par le sieur Leroux.

  Jacques-Louis Roquet, tisserand à Ver, comparaît sous la prévention d'un vol de blé commis dans un grenier et au préjudice du sieur Jean-Baptiste Le Rossignol. Convaincu du fait, Boquet a été condamné en un an et un jour de réclusion.

   Jean-Baptiste Nicolais, journalier, demeurant à Monts, s'est fait condamner à 4 mois de prison et 16 francs d'amende, pour outrage public à la pudeur envers Lucie Bures et la femme Pomfroy, de la commune de Bucels. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Mars 1858   -   Cour d’Assises da Calvados.   -   Audience du 4 février. Présidence de M. Renault, conseiller.

Infanticide.    La fille Daigremont ( Marie-Aglaé), domestique, née le 24 juillet 1840, à Saint-Martin-des-Besaces et domiciliée à Monts, était accusée d'avoir volontairement commis un homicide sur la personne de son nouveau-né, le 21 décembre dernier, en la commune de Monts. La fille Daigremont avait été en service dans plusieurs maisons où elle était restée assez peu de temps et elle venait d’être renvoyée parce qu’en la croyait enceinte, lorsqu’elle entra chez le sieur Féron, adjoint au maire de la commune de Monts. On conçut aussi bientôt des soupçons dans cette maison, la dame Féron la questionna plusieurs fois à ce sujet, sans obtenir un aveu de la vérité.

Enfin, le 21 décembre, se trouvant prise des douleurs de l’enfantement vers 5 heures du soir, elle sortit et se dirigea vers une fontaine éloignée de la maison de 120 mètres. A peu près à moitié chemin elle s’arrête près d’une boulangerie et y resta environ vingt minutes assise sur des fagots. C’est là que, suivant son récit, la fille Daigremont serait accouchée, subitement et sans douleurs, l’enfant serait tombé à terre, elle l’aurait, pris dans ses bras et l’aurait porté jusqu’à la fontaine sans lui donner de soins ; elle serait venue emprunter une bêche au jardinier qui travaillait dans le jardin, elle aurait elle-même creusé la fosse, assez peu profonde, où le cadavre, de l’enfant a été retrouvé, ajoutant même que malgré ses cris elle l’aurait recouvert de terre. Mais les constatations faites sur les lieux n’ont pu établir la vérité du récit de la fille Daigremont, qui a désigné un autre lieu où l'accouchement aurait eu lieu, mais là également on n’en a pas retrouvé de traces, ce qui fait supposer l’intervention d’un tiers, peut-être intéressé, dans la disparition de l’enfant. Toutefois, la fille Daigremont a fait des aveux complets concernant sa culpabilité.

Déclarée coupable, elle a été condamnée à vingt ans de travaux forcés, ayant obtenu le bénéfice des circonstances atténuantes et de rabaissement de la peine de deux degrés. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Août 1867   -   La foudre.   -   La commune de Monts vient d'être le théâtre d'un accident causé par la foudre. Le jour de l'assomption, à 3 heures du matin, un coup de tonnerre isolé, qui ne pouvait guère faire pressentir les grondements d'un orage lointain, a foudroyé la maison du nommé Victor Heuzé, au village du Haut-Pecq.

Tombée d'abord sur la cheminée, dont la tête a effondré un plancher et dont beaucoup de pierre ont été dispersées dans un rayon de 10 à 15 mètres, la foudre a suivi le conduit qu'elle a lézardé dans toute sa longueur, et a terminé sa course désastreuse par la salle où la femme et le fils Heuzé étaient couchés, en l'absence du mari, qui est domestique.

En voyant les dégâts causés à l'intérieur de cet appartement, on se demande comment, au milieu de l'expansion formidable de gaz qui a dû se produire, la femme et le fils Heuzé n'ont pas été asphyxiés.

En effet, toutes les vitres ont été brisées et dispersées au loin par fragments imperceptibles, avec des débris de croisées, une armoire a été défoncée en trois endroits différents, le bas de la porte a été disloqué et les débris en n'ont été jetés à quelque pas, un contrevent, fermé devant une fenêtre, a été arraché avec ses gonds, enfin, le mur du foyer a été troué, un peu au dessus de l'âtre, comme par un coup de canon.

Les deux victimes, qu'on peut dire échappées par miracle à la mort, ne doivent sans doute leur salut qu'au courant d'air qui a dû s'établir instantanément après l'explosion, par les larges trouées qui ont sévi d'issue au gaz suffocant, si suffocant qu'un voisin, dont la maison se trouve à cinquante pas, a failli être asphyxié en ouvrant sa porte.

Une des circonstances les plus inexplicables de ce sinistre, c'est que la cheminée, ou plutôt le gable a été rasé jusqu'à près d'un mètre au dessous du faite d'une couverture en paille, sans que le feu ait pris au toit.  

 

Septembre 1867   -   Une aide.   -   M. le Préfet vient d'accorder à la commune  de Monts une somme de 300 francs, à prendre sur l'exercice 1868, pour l'aider à acquitter les travaux du prolongement du chœur de son église.

À la date du 3 septembre courant, M. le Préfet a autorisé la même commune à contracter un emprunt de 2400 francs, qui sont votés, pour la réparation du presbytère et de la sacristie.

 

Janvier 1869   -   Les maisons d'écoles.   -    M. le ministre de l'instruction publique vient d'accorder aux communes ci-aprés des secours destinés à la construction de maisons d'école ou à l'acquisition du mobilier à l'usage des instituteurs, savoir : Monts, 6 000 francs ; Sainte-Marie-Laumont, 3 000 francs ; Saint-Germain-la-Blanche-Herbe, 300 francs.

 

Novembre 1884  -  Enfant brûlé.  -  La femme Leloup, résidant à Monts, s'était absentée, en laissant chez elle son fils André, âgé de 8 ans et demi. Le petit garçon s'étant trop approché de la cheminée, le feu prit à ses vêtements. Le pauvre enfant affolé se sauva sur la vois publique en poussant des cris de douleur. Les voisins accoururent et parvinrent à étouffer les flammes qui l'entouraient. Malgré l'empressement que l'on avait mis à le secourir, André Leloup était déjà couvert de cruelles brûlures qui s'étendaient sur le bras et sur les reins. Il à succombé aux suites de cet affreux accident.

 

Avril 1890  -  Arrestation d’une bande de voleurs.  -  Depuis longtemps, les environs de Noyers et Monts étaient mis en coupe réglée par une bande de voleurs qui emportaient tout ce qui leur tombait sous la main. Six de ces individus ont été arrêtés à Monts et à Saint-Vaast. On a trouvé dans la maison qui servait d'entrepôt à ces voleurs 400 fr. de marchandises appartenant à Mme Mottelay, de Noyers, et une quantité importante de volailles, de lapins, de provisions de bouche, d'outils de tout genre, notamment six sécateurs, etc……..  

 

Janvier 1896  -  Le premier de l’an.  -  Triste, comme le temps. Pas de réceptions officielles et très peu d'intimes. Au lieu de recevoir, magistrature et fonctionnaires se donnent le  mot pour ne pas « recevoir ».

— Le commerce se plaint que l'on n'achète pas comme autrefois. Le jour de l'An, comme tant d’autres usages  s’en irait-il aussi ? (source, le Bonhomme Normand) 

 

Septembre 1899  -  Incendie par imprudence.   -   Dimanche, le curé de Monts, près Villers-Bocage, était allé porter les saintes huiles au père de Mme Colleville, fermière.

Après les avoir appliquées, il mit le feu au coton dont il s'était servi et voulut le lancer dans la cheminée, mais le coton tomba dans le bûcher où se trouvait une bourrée qui s'enflamma. Le feu gagna le plancher, en mauvais état. On ne put que sauver le père de Mme Colleville. Tout, chez cette, dernière, a été brûlé.

Pertes, 1 200 fr. Non assuré.

Deux habitations voisines ont été également détruites. La dame Cœuret perd 3 000 fr., assurée pour 2 900 fr., et le sieur Levallois, 4 000 fr., assuré pour 7 000 francs. (source, le Bonhomme Normand) 

 

Novembre 1899   -   Victimes du travail.   -  Le sieur Adolphe Lair, 50 ans, journalier à, Villy-Bocage, chargeait une voiture de chaux au four du sieur Madelaine, à Monts, près Villers, lorsqu'en passant sur un madrier, pour effectuer son travail, il est tombé d'une hauteur de 1 mètre 80. Relevé sans connaissance, le malheureux, qui dans sa chute s'était rompu la colonne vertébrale, a été transporté à la cantine du four à chaux où il est mort le lendemain. Lair laisse trois enfants ; il était veuf.

— Le sieur Alfred Lemaitre, 30 ans environ, ouvrier maçon à Saint-Pierre-sur-Dives, est tombé du deuxième étage d'une maison où il travaillait, commune de Vaudeloges. On l'a relevé dans un état très grave.

— Le sieur Victor Pagnant, 26 ans, serrurier chez son père, habitant rue St-Jean, à Bayeux, travaillait à une machine à percer, il a eu un doigt de la main droite écrasé. Il a été amputé. (Source : le Bonhomme Normand)  

 

Février 1904  -   Abandon d’enfant.   -   Une domestique de Monts-en-Bessin, près Villers-Bocage, la fille Louise Jouanne, 32 ans, est accouchée chez ses maîtres, les époux Brion, et, malgré qu'ils lui aient proposé de la garder quand même, elle est partie avec son enfant. Elle prit le train pour Caen, puis pour Moult, et, près d'un bois de sapins, elle abandonna le pauvre petit, qui mourut peu de temps après. 

Le ministère public, lui-même, propose des circonstances atténuantes, et la fille Jouanne n'est condamnée qu'à 8 mois de prison. Défenseur : Me  Gouget. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1904  -   Incendies.    -   A Monts, d'une maison à la dame Lecornu, institutrice à Sermentot. Pertes, 2 000 fr. Assuré pour 1 600 f. 

   Le feu à été mis, par malveillance, à une cabane, dans les champs, appartenant à M. de Saint-Pol, à Bougy. Les deux jeunes domestiques, qui y étaient couchés, ont failli être asphyxiés. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1907  -  Accident.  -  Mercredi soir, le nommé Désiré Plaisance, 56 ans, journalier chez M. Levallois, propriétaire à Monts, était occupé à charrier des bourrées lorsque le cheval accentua son allure. Le charretier commit l'imprudence de sauter pour essayer de maîtriser l'animal. Mais, il trébucha et fut précipité sous la voiture, qui lui passa sur le corps, le mutilant affreusement.

Relevé aussitôt et transporté à son domicile, où il reçut les soins de M. le docteur Lefrançois, de Villers-Bocage, le malheureux expirait le lendemain matin, à 5 heures. Plaisance  était marié et père de trois enfants. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Mai 1907  -  La Fièvre Aphteuse dans le Calvados.  -  M. Bertin, chef du service sanitaire du département, a relevé les cas suivants de fièvre aphteuse pendant la dernière semaine du mois d'avril écoulé.

Arrondissement de Caen. — A Colombelles, dans la canton de Troarn, on a constaté deux exploitations contaminées et soixante-deux animaux atteints ; à  Saint-Germain-la-Blanche-Herbe, près de Caen, quarante neuf animaux ont été atteints dans une seule exploitation ; à Hérouvillette, l'entrée d'un boucher dans une ferme a communiqué la maladie à dix animaux ; à Noyers-Bocage, on a relevé six cas dans une exploitation, à la suite de la visite d’un domestique venu pour apporter du fourrage ; à Audrieu, la contagion de voisinage a déterminé sept cas dans une même ferme, enfin, à Monts-en-Bessin, six animaux ont été atteints dans la mène exploitation.

Arrondissement de Bayeux. — Une seule commune a eu à souffrir de la maladie : la commune de Sermentot, près de Caumont-l'Eventé, on y a constaté onze animaux atteints dans deux exploitations, mais la fièvre affecte un caractère bénin.

Arrondissement de Lisieux. — Des bœufs provenant de Laval ont apporté la maladie dans une ferme ; à Saint-Pair-du-Mont, près de Mézidon, huit animaux ont été atteints.

Arrondissement de Pont l'Évêque. — A Hottot-en-Auge, on a constaté dix cas dans une exploitation et l'on attribue la cause de la maladie à la contagion par le gardien d'un herbage infecté ; à Notre-Dame-d'Estrées, quinze animaux ont été atteints dans la même ferme, enfin ; à Victot Pontfol, deux exploitations ont été contaminées et trente animaux atteints. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1917  -  Fatale monomanie ! -  On a trouvé noyée dans son puits Mme Olivier, demeurant à Monts, canton de Villers-Bocage. Depuis que son mari est mobilisé, Mme Olivier avait des idées de suicide, dernièrement encore, elle avait déclaré à sa belle-mère qu'elle mourrait bientôt et lui avait recommandé, si elle venait à disparaître, de ne pas la chercher  ailleurs que dans le puits. 

 

Août 1917  -  La récolte compromise.  -  La persistante du mauvais temps devient vraiment inquiétante. Tous les jours et même plusieurs fois par jour, des orages se montent qui  n'éclatent qu'imparfaitement et se résolvent en pluies interminables. Pourtant la récolte devrait se faire et c'est notre existence de toute l'année qui est en jeu. Si au moins nos  cultivateurs pouvaient profiter des embellies pour faucher et lier leur blé ! Mais les bras manquent et parfois le zèle. Le grain est pourtant déjà assez clair et maigre, s'il est mal récolté, ce sera la disette certaine et la perspective d'un terrible hiver. Aussi personne (pas même l'administration militaire) n’a-t-il le droit de s'engourdir dans l’inaction. Qu'on  envoie à la terre les hommes qui ne sont pas absolument indispensables à la défense. Pour vaincre et résister, il faut vivre, pour vivre il faut manger, pour manger, il faut récolter.

 

Août 1927 - Crêpage de chignons en règle. - Nouveaux venus à Monts, canton de Villers-Bocage, les époux Fortin, fermiers, se liaient d'amitié avec deux voisines, la veuve Rubé, 35 ans, et sa mère, la veuve Michel. Tout alla bien jusqu'au jour où, aux dires de Mme Fortin, son mari s'éprit de Mme Rubé au point de passer chez elle une partie de ses nuits. Dernièrement, la fermière y alla, vers 3 h. du matin, chercher l'époux volage. Une dispute éclata entre les deux femmes, et bientôt, poings, pieds, bâton et fourche se mirent à valser. Finalement, Mme Rubé, sur les conseils de sa mère, tira deux coups de revolver sans résultats. Bien entendu, cette dernière, qui prétend n'avoir pas offert à son voisin d'hospitalité écossaise, affirme avoir été attaquée par Mme Fortin et avoir tiré  en l'air pour éloigner l'épouse injustement irritée.

La justice est saisie de l'affaire, mais il paraîtrait que les antagonistes, peu rancunières, ce seraient déjà réconciliées.

 

Décembre 1927  -  Macabre découverte.  -  Dans un fossé bordant la route de Caen à Villers-Bocage, M. René Marie, journalier à Monts-en-Bessin, a trouvé, la tête reposant sur une vieille souche, le cadavre agenouillé de M. Ernest Plaisance, 54 ans, de Saint-Pierre-du-Fresne. Le corps ne portait aucune trace de violence et il semble bien que la mort ait été  causée par une congestion car, la veille, Plaisance avait été rencontré en état d'ivresse.

 

Août 1930   -   Une brute assomme sa femme.   -   Rentrant chez lui vers 23 heures, pris de boisson, le journalier Amand Laurent, 36 ans, de Monts, cherchait querelle à sa femme. Cette dernière lui demandant s'il voulait souper, il lui répondit grossièrement puis soudain, se jetant sur elle, la frappait à coups de poing et de pied avec une brutalité telle que la  malheureuse littéralement assommée, perdant le sang en abondance, s'affaissait sur le pavé de sa chambre.

Fou furieux, Laurent s'acharnait sur elle, cherchant à l'atteindre par la tête. Enfin, il s'emparait d'un rasoir et lui entaillait le cuir chevelu. Jusqu'au matin, Mme Laurent demeura  inanimée. Lorsqu'elle vint porter plainte à la brigade de Villers-Bocage, elle était si épuisée par des hémorragies successives que les gendarmes durent lui faire absorber un cardinal. Laurent a été arrêté. 

 

Novembre 1930   -   En manœuvrant une carabine, un jeune homme blesse un petit domestique.  -   L'autre midi, M. Albert Crêpes, 18 ans, demeurant à Monts, démontrait à son frère le mécanisme d'une carabine qu'il venait d'acheter.

Après avoir manœuvré le cran d'arrêt de l'arme, M. Crêpes pressa la gâchette. Une balle partit et atteignit à la cuisse gauche un jeune domestique, M. Marquet, au service d'un herbager de Monts, qui se trouvait non loin de là. M. Marquet a été transporté à l'hôpital de Caen.   

 

Mars 1936  -  Un cultivateur assommé sur la route.  -    Sur le chemin des Houlles, un journalier, Albert Aidard, 59 ans, repris de justice, a assommé à coups de bouteille un cultivateur de Monts-en-Bessin, M. Henri Nicolle, 59 ans, qui l'invitait à cesser de colporter des propos malveillants à l'égard de sa fille. 

Laissant sa victime a demi-inanimé Aidard s'enfuit. Il a été invité par les gendarmes à se tenir à la disposition de la justice. M. Nicolle souffre de blessures au front et au visage.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1936  -  Coups de langue et coups de bouteille.  -   Rencontrant son voisin, Albert Aidard, ouvrier agricole, 39 ans, M. Henri Nicolle, 39 ans, cultivateur à Monts-en-Bessin, le pria de demander à sa femme de ne plus médire sur Mlle Nicolle, sa fille, comme elle le fait depuis quelque temps, paraît-il. 

Cette demande n'eut pas le don de plaire à Aidard qui, sans autre explication, s'élança sur M. Nicolle et le frappa à la face avec une bouteille Blessé au front et à l’œil gauche, M. Nicolle a déposé une plainte. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Octobre 1937  -   Les voleurs de lait pincés.  -  M. Joseph Huet, 33 ans, herbager, a porté plainte contre ses domestiques, les époux Karasienviecz. de nationalité polonaise, et contre la femme Mominot, ménagère, pour vol de lait à son préjudice. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1938   -  Médaille d’honneur de la voirie départementale et communale.   -   La médaille d'honneur de la voirie départementale et communale est décernée aux chefs  cantonniers et cantonniers de la voirie départementale et communale ci-après désignés : MM. Lechevalier, cantonnier à Bavent ; Moulin, cantonnier à Caen ; Bondie, cantonnier à Cordey ; Docagne, cantonnier à Mutrécy ; Lebreton, cantonnier à Bernesq ; Desclables, cantonnier à Monts-en-Bessin ; Decaen, cantonnier au Reculey ; Daniel, cantonnier à Clécy ; Tribouillard, cantonnier à Mathieu. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1938   -  La lutte contre les corbeaux.  -   Comme chaque année, à l'époque des semailles d'automne, apparaissent les corbeaux qui commettent des dégâts importants dans les ensemencements de céréales. C'est pourquoi nous croyons devoir rappeler les procédés de lutte à préconiser en l'occurrence. 

On sait que les principales espèces de corbeaux nuisibles sont : la Corneille noire, le Freux et le Choucas. Pour le Freux, on conseille la destruction des jeunes au voisinage des nids qui doit s'effectuer au mois de mai. Contre le Choucas, on aura recours au dénichage ou au tir des parents. II s'agit là de procédés de lutte qui ne sont, par conséquent, pas de saison. Par contre, la destruction des adultes est à retenir contre la Corneille noire. Elle peut s'effectuer à l'époque actuelle à l'aide de cornets. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1942   -    Pour les prisonniers.   -   A Monts-en-Bessin, dimanche 16 août, fête au profit des prisonniers : à 11 h. (heure légale), grand-messe solennelle en musique ; à 15 h., dans le parc du château de M. Girard, kermesse, ouverture avec sonnerie de trompes de chasse, nombreuses attractions, séance récréative pour les jeunes gens de la commune,  vente aux enchères, collation surprise, buffet très bien garni, buvette.  

 

Février 1945  -  Les victimes des mines.    Tandis qu’il traversait un herbage où il s’était rendu pour chercher du bois destiné à la confection de manches d’outils, M. Arnold Tirkovica de Monts-en-Bessin, a sauté sur une mine. Il laisse une veuve et cinq enfants.  (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Octobre 1945  -  Toujours les mines.   -  En pénétrant dans une maison abandonnée au lieu dit « Les Houles », MM. Paul Lebastard, 42 ans, et son frère Raymond, 35 ans, de Monts-en-Bessin, ont sauté sur une mine. Paul Lebastard a été tué sur le coup et M. Raymond Lebastard grièvement blessé. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Mars 1947  -  Un « collabo » devant la justice militaire.     André Puiskey, 33 ans, ouvrier boulanger, actuellement à Bordeaux, avait en 1941, dénoncé aux allemands un cultivateur de Monts-en-Bessin, M. Marie, comme détenteur d’un dépôt d’armes.

En 1943, le mouchard endossa la livrée de la Waffen SS, et partit en Allemagne.

Le Tribunal de la IIIe  Région a condamné Puiskey à 5 ans de travaux forcés et 10 ans d’interdiction de séjour. En outre, la confiscation totale de ses biens a été prononcée. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Août 1948   -   Les braves gens.   -   M. Charles Marie, de Monts-en-Bessin, a découvert sur la route de Caen à Villers-Bocage, une serviette contenant des papiers de douane au nom de Mme et M. Hoghom, sujet suédois, des bons d'essence représentant une valeur de 480 litres et différents objets.

Il a spontanément remis sa trouvaille à la gendarmerie de Villers où le couple étranger a repris possession de son bien.

Nous sommes heureux de signaler cet acte de probité et d’en féliciter vivement son auteur. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Janvier 1949   -   Le Calvados à l'honneur.   -   Enfin ! Enfin ! Après Caen, Falaise, Lisieux, Vire, Saint-Aubin-sur-Mer, un nombre imposant de localités de notre département viennent de se voir discerner la Croix de Guerre que leur ont mérité leur martyre au cours des combats pour la libération.

Voici l'éloquent tableau d'honneur que nous sommes heureux de publier en espérant que ceux de nos villages encore oublié vienne bientôt ajouter leurs noms au livre d'or de l'héroïsme.

Les lettres placées entre les parenthèses indique lors de la citation : R : régiment ; D : division.

Arrondissement de Caen

Canton de Villers-Bocage. -  Villers-Bocage (D) ; Amayé-sur-Seulles (R) ; Compandré-Valcongrain (R) ; Le Locheur (R) ; Maisoncelle-Pelvet (R) ; Missy (D) ; Monts-en-Bessin (R) ; Noyers-Bocage (D) ; Parfouru-sur-Odon (R) ; Tournay-sur-Odon (R) ; Villy-Bocage (R). (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Avril 1949   -   Douze Croix de guerre bien gagnées.  -   Dimanche prochain, accompagné d'un représentant du préfet, de MM. Lévêque, conseiller général, et Lepiètre, président de l'association cantonale des sinistrés, le général Marchand, commandant la subdivision remettra la Croix de guerre à douze Communes martyres du canton de Villers-Bocage.

Les manifestations se dérouleront aux heures ci-après : 9 h. : Campandré-Valcongrain ; 9 h. 30 : Maisoncelles-Pelvey ; 10 h. Tracy-Bocage ; 10 h. 30 : Amayé-sur-Seulles ; 11 h. 30 : Monts-en-Bessin ; 12 h. Villers-Bocage ; 15 h. : Parfouru-sur-Odon ; 15 h. 30 : Tournay-sur-Odon ; 16 h. : Le Locheur ; 16 h. 30 : Noyers ; 17 h. : Missy. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Janvier 1957  -  Changement de nom.    En 1957, Monts prend le nom de Monts-en-Bessin.

MONTS-EN-BESSIN  -  Château C. d'Huard

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