UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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St - JOUIN

Canton de Dozulé

Les habitants de la commune sont des Saint Jouanais et les Saint Jouanaises.

Décembre 1854   -   Cour d'Assises du Calvados.   -   Présidence de M. Le conseiller d'Angerville.

Audience du 21 Novembre. — Célestin (Rémond-lsidore), journalier, demeurant à Saint-Aubin-Lébisey.

Le 5 septembre dernier, un vol d'une somme de 800 fr. fut commis en la commune de Saint-Jouin, au préjudice d'un sieur Vannier, pendant que ce propriétaire était à la messe à Dozulé. On était entré dans la maison en forçant un contrevent du rez-de-chaussée, en brisant une vitre et escaladant la fenêtre, et, dans l’intérieur, on avait fracturé le coffre qui contenait l'argent.

Les traces des effractions ayant donné l’idée, qu'elles avaient dû être commises avec une pioche, les soupçons se portèrent sur des terrassiers qui travaillaient dans le voisinage, et, en particulier, sur Rémond, déjà condamné pour vol par la Cour d'assises du Calvados, et qui, le 4 septembre, avait fait rebattre sa pioche par un maréchal de Clermont, sans que cette opération eût d’autre but utile que d'empêcher qu'elle s'adaptât aux empreintes remarquées sur les objets fracturés par le voleur.

D’autres charges se réunissaient encore contre Rémond, qu'on voyait notamment, immédiatement après le vol se livrer à des dépenses exagérées dans les auberges et les cafés, acheter, pour lui et pour sa femme, des vêtements et des bijoux sans qu'il lui fût possible d'expliquer l'origine de l'argent qu'il dissipait si follement. Malgré ses dénégations et les mensonges nombreux auxquels il a eu recours, Rémond a été déclaré coupable par le jury et condamné à 6 ans de travaux forcés. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Avril 1860   -   Une nomination.   -   Par un arrêté de M. le préfet en date du 27 mars, M. Chalard Alexandre, a été nommé maire de la commune de Saint-Jouin, canton de Dozulé, en remplacement de M. Auzerais, démissionnaire. (Le Ordre et la Liberté)

 

Avril 1860   -   Les Rameaux.   -   L'usage de porter des rameaux le dimanche qui précède le jour de Pâques, est comme on sait universellement répandu. À Paris une immense consommation de verdure et faite cette journée, non seulement dans les églises, mais encore dans les rues ou pas un cheval ne circule sans être orné d'un rameau sur la tête.
Dans l'arrondissement de Bayeux, les rameaux bénits ne figure pas seulement à l'adoration du signe sacré de la Rédemption, ils sont employés à honorer la mémoire des morts et à fleurir les tombes, d'où la dénomination de Pâques -Fleuries.
Avant hier, notre population s'est conformée comme les années précédentes à cette antique tradition, et toute la journée une longue file de parents et d'amis est allée accomplir un pieux pèlerinage dans le cimetière de la ville. (l’Écho Bayeusain )

 

Juillet 1867   -   Les militaires.   -   Son Excellence le ministre de la guerre a décidé, le 19 juin dernier, que des militaires seraient mis cette année à la disposition des cultivateurs qui en auront besoin pour les travaux des champs, à défaut d'un nombre suffisant d'ouvriers civils.

Les demandes qui en seront faites devront être remises à MM. les maires, qui les adresseront ensuite à MM. les préfets, avec leur avis motivé.

 

Septembre 1867   -   La récolte.   -   L'état actuel des récoltes en France : Décidément l'année agricole 1867, n'aura pas donné une récolte moyenne en blé. Les pluies, l'absence de chaleur, la carie, la rouille sont les causes principales du déficit que l'on constate partout. Quant aux avoines, seigles, orges, c'est à peine aussi si la moyenne est dépassée. Les pommes de terre ont été fortement atteintes par la maladie, et la vigne souffre beaucoup de la réapparition de l'oïdium. La betterave donnera, nous l'espérons, un produit moyen.

 

Octobre 1867   -   L'orage du 3 octobre.   -   A Basseneville, une vache grasse qui appartenait à M. Pitel, ainsi qu'une génisse appartenant à M. Lambert ont été tuées. Ces animaux étaient au pâturage.

Le tonnerre a aussi foudroyé deux poulains qui étaient de passage en la commune de Saint-Jouin, derrière la forge de Clermont. L'un d'eux appartenait à M. Baudouin, épicier à Beuvron, et l'autre au sieur Lefevre, de Saint-Aubin.

Il est également tombé sur une maison à Touffréville, et est entré dans l'intérieur par le conduit de la cheminée. On ne dit pas qu'il ait occasionné du dégât.

Le lendemain de ce violent orage, beaucoup de bestiaux qui étaient au pâturage dans les marais et les herbages de la vallée de la Dives, notamment dans les communes de Troarn, Saint-Samson, Bures, Basseneville, etc..., ont été trouvés dans les fossés pleins d'eau qui entourent ces prairies, plusieurs étaient noyés. Les éclats du tonnerre et les éclairs avaient tellement effrayés ces animaux qu'ils s'étaient jetés dans les fossés, les survivants étaient encore tout effarés.  

 

Octobre 1869   -   La neige.   -  Mercredi matin, les côtes du Pays-d'Auge apparaissaient aux regards couverts de neige. On nous rapporte que la couche qui couvrait les territoires des communes de Saint-Jouin, Saint-Aubin-Lébisey, Beaufour et les environs, avait une épaisseur de cinq à six centimètres. Jeudi, la neige est tombée assez abondamment à Caen. Elle a également fait son apparition dans le département de l'Orne, du côté de Flers et  de la Ferté-Macé.  

 

Février 1870   -   Fait divers.   -   Le 22 février, vers 8 heures du soir, on a retiré d'une mare située à Saint-Jouin, le cadavre; de la nommée Victoire-Emmanuelle Godet, âgée de 58 ans, femme Lemarquet, propriétaire audit lieu. On a reconnu que cette mort était purement accidentelle.  

 

Avril 1871   -  Fait divers.   -  Mme Marie-Anne Guillemette, née à Saint-Jouin, canton de Dozulé, le 10 juin 1770, est décédée en la même paroisse, âgée de cent ans, huit mois, six jours. Elle a vu ses descendants jusqu'à la quatrième génération.  

 

Mars 1874   -   Récoltes.  -   Les cultivateurs s'accordent à dire que les céréales d'automne ont un aspect magnifique, que les semailles de mars se font dans d'excellentes conditions et que les arbres fruitiers paraissent ne pas être épuisés par la production exceptionnelle de l'année dernière. Donc, si le temps reste favorable, nous pouvons avoir de tout en abondance. Tout le monde s'en trouvera bien, les laboureurs et les pauvres gens surtout, Mais, d'ici à l'époque des récoltes, bien des accidents peuvent compromettre nos précoces espérances, et c'est bien le cas de répéter qu'il y a loin de la coupe aux lèvres.

 

Mars 1874   -   Fait divers.  -  Tout près de Dozulé, à Saint-Jouin,  je ne sais qui......... deux vieux de soixante ans, s'aimant d'amour tendre, devaient s'unir.

L'acte était prêt à signer.

Les invités présents, le repas des fiançailles préparé, à preuve que le futur avait offert un coq pour mettra à la broche.

Au dernier moment, le futur se ravise et refuse net de se marier.

La future se fâche. D'une partie, on en vient à une injure... et ne se trouvant pas le plus fort en goule, le futur s'écrie :

— Chest-y comme cha ! eh ben ! Mad'lon, vos allez payi la moitié des frais et m'rendre les bijoux en chrysocale que j'vos ai baillis…...

— Jamais ! j'gards tout…...

— J'te donne jusqu'à demain…... et si tu n'me pouais pas….. eh bien !….. j'causerai.

Voilà un « j'causerai…. » plein de promesse, j’espère.

Mais notre homme n'a pas encore causé, l'affaire est en arrangement.

Oui, mais s'il cause…... et il causera….., vous ne risquez rien, je vous le dirai.  

 

Mai 1877   -  La pluie.  -  Il résulte d'observations faites que, dans l'espace de huit mois (du 28 septembre 1870 au 28 mai 1877), il y a eu dans nos contrées 131 jours de pluie.

 

Juin 1877   -  Parents, veillez !  -  Deux enfants de quatre à cinq ans jouaient dans une cour de Saint-Jouen, canton de Dozulé, l'un d'eux est tombé dans une mare, profonde, aux cris de son petit camarade, le sieur Houyel est arrivé et a été assez heureux pour sauver l'enfant qui allait se noyer.

— Lundi, le jeune Léon-François Beux, âgé de 2 ans 4 mois, s'est noyé dans une mare à 500 mètres de la maison de ses parents.

—Lundi, la nommée Mathilde Mério, âgée de 22 mois, demeurant avec ses parents à Vaudry, s'est noyée dans un cours d'eau d'un mètre de profondeur.

 

Décembre 1880  -  Tirage au sort.  -  Les opérations du tirage au sort des conscrits de la classe 1880 commenceront le 24 janvier.

 

Décembre 1880  -  Recensement de la population.  - Le recensement quinquennal de la population commencera le 15 janvier prochain.

 

Décembre 1880  -  Mort accidentelles.  -  Mardi, le nommé Amand Duvieux, âgé de 61 ans, journalier, a été trouvé étendu, la face contre terre, et donnant encore quelques signes de vie, près d'une étable appartenant au nommé Duval, garde particulier à St-Jouin, cet homme a été relevé et transporté dans l'habitation du garde, où il reçut des soins, mais il est mort environ deux heures après sans avoir repris connaissance. M. le docteur Richer, de Dozulé, appelé, a constaté que Duvieux avait succombé à une hypertrophie du cœur.  

 

Mars 1884  -  Mieux vaut tard que jamais.    Un citoyen de la commune de Saint Jouin, qui ne plaisait pas au maire, avait été rayé, sans motif, de la liste électorale, en 1882. Après deux ans de réclamations et de démarches, ce citoyen vient d'être réinscrit. Que diraient les signataires par trop complaisants de la délibération tendant à l'expulsion, si on leur appliquait l'article de loi qui punit de « 50 à 500 fr. et de 6 jours à un an de prison ceux qui auront fait rayer ou tenté de faire rayer indûment un citoyen de la liste électorale .. »  

 

Février 1888  -  Un bon coup de fusil.  -   Vendredi, un des meilleurs chasseurs de la contrée, M. Émile Duval, propriétaire à St-Jouin, a tué sur le territoire de Beuvron un sanglier qui pesait 125 kg, La balle tirée à 70 m. est entrée au défaut de d'épaule, a traversé le cœur et est allée s'aplatir contre l'autre épaule.

 

Mars 1888  -  Accident.  -  Vendredi, à Saint-Jouin, le sieur Halé, marchand de cidre, était en train d'atteler sa jument, lorsque celle-ci, s'emportant, le jeta violemment à terre. La roue de la voiture, lui passant sur la tête, lui enleva, en mettant l'os du crâne à nu, la moitié du cuir chevelu.  

 

Juillet 1888  -  Suicide.  -   Le sieur Amédée Hubert, 70 ans, journalier à Saint-Jouin a fêté d'une façon bien sinistre le 14 juillet. Vers huit heures du soir, il s'est suicidé en se jetant volontairement dans une mare située à peu de distance de son domicile.  

 

Janvier 1891  -  Les victimes du froid.  -  Le froid a été de plus en plus intense. De tous les côtés, on signale la mort de malheureux ayant succombé à des congestions déterminées par le froid.

Dimanche matin, on a trouvé sur la place Thiers, à Lisieux, le cadavre de la nommée Ursule Bégin, veuve Roussel, âgée de 44 ans. Cette femme avait été vue dans la soirée de samedi dans un état complet d'ivresse. Elle est probablement tombée sur la voie, n'a pu se relever et est morte d'une congestion occasionnée parle froid et l'alcool.

Le sieur René Pottier, maçon, originaire de la Mayenne, est mort après avoir eu les pieds gelés. Ce malheureux, qui habitait Dozulé, avait été admis une première fois à l'hospice de Pont-l'Evèque ; il en était sorti rétabli. Tombé de nouveau malade, il a vainement essayé de rentrer à l'hospice, et est venu mourant demander l'hospitalité à M. Sébire, cultivateur à Saint-Jouin, chez lequel il avait travaillé, et qui l'a recueilli. Il est mort après de cruelles souffrances.

Il n'est pas de point en France, en Algérie, en Europe, même dans les pays chauds, où le froid ne se soit fait sentir. Les morts sont nombreux. Un soldat a été trouvé mort de froid dans sa guérite. Trois enfants, trois frères, sont morts de froid dans la forêt de Saint-Dié, en revenant du marché.

Les désastres sont grands partout. Dans le Midi, on craint pour la récolte des oliviers. Dans notre région, tout est perdu : légumes, rosiers, arbres verts, tout est pourri ou brûlé. Dans certaines contrées, les bouts à fruit des poiriers sont gelés et tombent. Les pépiniéristes et les fleuristes ont fait des pertes inestimables. Même désolation pour les blés et surtout les colzas.

A la suite de ces désastres, la société d'Horticulture du Calvados a décidé que l'exposition annoncée pour le mois d'avril n'aurait pas lieu.  

 

Mars 1894  -  Un prêtre inculpé de faux témoignage.  -  Un grave incident s'est produit à la dernière audience du tribunal correctionnel de Pont-l'Evêque. 

Un nommé Bocage, de St-Jouin était poursuivi pour avoir frappé, un sieur Fontaine et l'avoir blessé à la main. Le curé de St-Jouin, l'abbé Poupinel, avait vu et entendu la scène par une fenêtre du presbytère entre bâillée et il en avait parlé le lendemain à une veuve Hémery en journée chez lui. 

La veuve Hémery, citée comme témoin, a déclaré que le curé lui avait dit que Bocage avait frappé Fontaine. L'abbé Poupinel, interrogé à son tour, a déclaré qu'il n'avait rien entendu personnellement. On lui demande qui lui en a parlé. Il hésite, ne peut préciser et enfin dit: « C'est le petit Rouel. » Le petit Rouel appelé affirme nettement qu'il n'a rien dit au curé. Celui-ci, sommé de s'expliquer, se trouble et cherche des faux-fuyants. Prévenu par le président qu'il s'expose à être poursuivi pour faux témoignage, il persiste dans son attitude et le ministère public dit qu'une instruction sera faite contre lui. Voilà les faits. Il sera facile aux lecteurs d'en tirer la moralité. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1896  -  Chien méchant.  -  Le sieur Constant Taupin, fermier à Saint-Jouin, se plaint que le chien, un énorme danois, du sieur Fontaine, propriétaire à Beaufour, se serait jeté sur ses moutons et lui aurait porté un préjudice de 2 000 francs. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1896  -  Suicides.   -  Samedi, le sieur Grégoire Roussel, 57 ans, à St-Jouin, s'est pendu à un arbre avec la sangle de son pantalon, dans la cour du sieur Etienne, de St-Léger-Dubosq. Ce malheureux, ivre la veille, avait les jambes à moitié repliées sous lui.

— La femme Pesnel, 55 ans, ménagère à Honfleur, s'est jetée dans une mare, à la Rivière-St-Sauveur. On ignore les causes de ce suicide. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1896  -  Attention aux chiens.  -  Un millier de francs de dégâts auraient été faits dans un troupeau de moutons au sieur Constant Taupin, propriétaire à St-Jouin, par deux chiens, dont l'un appartiendrait à un nommé B...., de Beaufour. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1896  -  Le Patois normand.  -  M. Guerlin de Guer fils vient de réunir en brochure, sous le titre « Introduction à l'étude des parlers de Normandie », un travail des plus intéressants. M. Guerlin de Guer termine sa courte préface en déclarant que son « plus vif désir est de travailler en Normandie pour la Normandie et pour les Normands » Cette idée est trop belle pour ne pas être encouragée. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1898  -  Légion d’honneur.  -  M. Antonin Bretocq, originaire de St-Jouin, près Dozulé, capitaine de l'armée territoriale, vient d'être nommé chevalier. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1898  -  Dévalisé.   -   Le sieur Gustave Gabriel, 33 ans, demeurant à St-Jouin, près Dozulé, était allé toucher 800 fr. au Crédit lyonnais, à Lisieux. Après avoir empoché ses écus, il voulut, le soir venu, se divertir avec des demoiselles de mœurs accommodantes. Mais, pour son malheur, Gabriel rencontra aussi deux individus inconnus avec lesquels il fit bombance, tant et si bien qu'on le ramassa ivre-mort sur un trottoir. Les deux filous avaient, naturellement, allégé de son argent l'imprudent David et avaient filé le lendemain matin sur Paris, où on ne pourra les découvrir, leur signalement étant incomplet (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1898  -  Recensement.  -  Les propriétaires de chevaux, juments, mulets et mules et de voitures attelées, devront, sous peine de poursuites, se présenter à la mairie, avant le 1er janvier, pour en faire la déclaration. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1898  -  Incendies.  -  D'une maison au sieur Louis Delaunay, à Brémoy. Pertes, 1 000 fr.

— D'une meule de foin au sieur Maillard, à Bretteville-le-Rabet. Pertes, 320 francs.

— Commencement d'incendie chez le sieur Tardif, épicier à Tilly-sur-Seulles. Pertes, 1 500 fr.

— D'une maison à la dame Lemichel, à St-Germain-le-Vasson.

— D'immeubles à la dame Lebourgeois, à Blangy. Pertes, 1 500 francs.

— D'une buanderie au sieur Tirel, à Saint-Jouin. Pertes, 1 050 francs. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Mars 1903   -   La bonne fois ne suffit pas.  -   La régie a poursuivi le sieur Alexandre Maillet, cultivateur à Saint-Jouin, canton de Dozulé, pour avoir vendu une certaine quantité de cidre en gros sans prendre de licence.

Le sieur Maillet était de bonne foi, car, à chaque expédition, il prenait des congés réguliers. Il a été, cependant, condamné à 500 fr. d'amende, avec décimes et demi-décimes et le reste. ( Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1903    -   Accidents.  -   Le sieur Léon Marie, épicier en gros à Condé-sur-Noireau, rentrait, le soir, dans cette ville, par la rue René-Lenormand. Sa voiture crocheta un autre véhicule. La voiture du sieur Marie se renversa, celui-ci étant tombé dessous, entre les pieds du cheval, a eu trois côtes fracturées par le marchepied.

— Le domestique du sieur Tinel, marchand de bois à Saint-Jouin, canton de Dozulé, est tombé en conduisant un banneau chargé de bourrées. Une des roues du véhicule lui a passé sur la jambe droite, là lui brisant.

— Le sieur Desmortreux, qui travaille à la scierie. Ullern, à Honfleur, est tombé si malheureusement qu'il s'est fait une fracture au côté gauche. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Mai 1904  -   Disparu.   -   Le sieur Jules Mesnil, 40 ans, demeurant à Saint-Jouin, près Dozulé, est disparu de son domicile depuis le 20 avril. Il s'était rendu à Trungy chercher du mobilier qu'il transporta à la gare de Bayeux et n'avait pas voulu rentrer avec son beau-père qui l'accompagnait. Il avait une somme de 5 à 600 francs sur lui. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1939   -   Arrestation de cambrioleurs.   -   Ces jours derniers, Mme veuve, Jeanne, cultivatrice, demeurant à Saint-Jouin, avait fermé sa porte à clef vers 18 h. pour se rendre chez son gendre, M. Levannier, cultivateur, dont la ferme est située à environ 1 km. 500 de la maison d'habitation de Mme Jeanne.

Le lendemain matin, rentrant chez elle, Mme Jeanne ne retrouva pas sa clef dans la cachette où elle l'avait dissimulée et sa porte était ouverte. Inquiète, elle entra dans sa cuisine où elle constata la disparition de son porte-monnaie, contenant environ 400 francs.

Sur le pavé, elle remarqua des bouts d'allumettes vertes, identiques à celles dont se servait habituellement son employé, elle en prévint, la gendarmerie.

Après enquête les gendarmes ne tardèrent pas à mettre en état d'arrestation le nommé Maurice Leblanc, journalier, trois fois condamné pour vol, sorti de la prison de Pont-l'Evêque le 3 février, employé depuis le 9 chez Mme Jeanne, de même que son complice. Désiré Borgne, autre domestique, employé chez M. Levannier, interdit de séjour à la suite de sa comparution devant le jury de la Cour d'Assises de la Somme. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Septembre 1945  -  La suppression de la région.  -  Considérant que la région est une création de Vichy qui constitue un intermédiaire inutile et coûteux entre le département et le  pouvoir central.

Considérant que ladite région ne répond pas à la situation économique et sociale des départements qui la composent : le Calvados, la Manche et l'Orne n'ayant pas les mêmes intérêts que la Seine Inférieure et l'Eure.

Considérant que cette anomalie se retrouve dans la plupart des régions. Tout en rendant cependant hommage à la personnalité du commissaire régional,

Le conseil général demande la suppression de la région pour les motifs ci-dessus.

 

Novembre 1945  -  Ouverture des charcuteries certains jours par semaine..  -  Le Conseil général émet le vœu que les charcuteries soient ouvertes les mardi, mercredi et jeudi au lieu des jeudi, vendredi et samedi, ces deux derniers jours étant ceux de l'ouverture des boucheries.

Cette modification aurait l'avantage de faciliter le ravitaillement de la population qui s'en trouve dépourvue du samedi au jeudi.    

 

Septembre 1947  -    Le mors aux dents.    Une cultivatrice de Cambremer, Mme Florisse Camus, se rendait en carriole au marché de Dozulé en compagnie de ses petites-filles. Dans la côte de Saint-Jouin, le harnais de l’équipage se brisa et le cheval s’emballa.

Dans sa course, la voiture monta sur un tas de terre bordant la route. Les occupants du véhicule furent projetés sur la chaussée tandis que le cheval ne s’arrêtait qu’à l’entrée de Dozulé, la carriole s’étant renversée.

Les blessés ont été transportés dans une clinique de Caen. Mme Camus souffre d’une fracture d’un bras et d’une déchirure du cuir chevelu. La petite Françoise Vauvrecy, 5 ans, dont les parents demeurent à Rots, a été atteinte d’une fracture du crane. Sa sœur, Marie-Louise, 8 ans, porte des contusions multiples et une blessure à la tête. (Source  : Le Bonhomme Libre)

SAINT-JOUIN.  -  La Poterie, la Ferme Argentine Serge Gevelle

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