1er Juin 2024

UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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ST - LOUP - de - FRIBOIS

Canton de Mézidon-Canon

Les habitants de la commune sont des Friboisiens, Friboisiennes


Mai 1841   -   Assises du Calvados.  -  La session qui s'est ouverte le lundi 10 mai, est plus remarquable par le nombre que par la gravité des affaires soumises au jury. Voici l'analyse des premières accusations et condamnations prononcées :

—  Mirey vola, le 19 mars dernier, à un sieur Bordeaux, un bœuf à lui appartenant, pour le conduire à la foire de Condé.

Quoique jeune, cette individu était entouré d'une fâcheuse réputation, toutefois le jury comptant sans doute sur l'effet d'une première punition, a admis en sa faveur des circonstances atténuantes, grâce auxquelles il en sera quitte pour 3 années d'emprisonnement.

  Âgé de 17 ans à peine, Léon Garnier, domestique, né à Beauchène, a déjà subi plusieurs condamnations pour vols. De nouveaux méfaits l'amenaient devant le jury, qu'il expiera par 5 années d'emprisonnement.

— Une femme Levigneur et une jeune couturière Clara Roberge, accusées d'avoir volé des pommes, des poires et quelques autres menus objets au préjudice d'une demoiselle Saffrey de St-Loup-de-Fribois, ont été acquittées.

—  Un acquittement a été également prononcé en faveur d'une fille Henriette, journalière à Lisieux, accusée d'avoir volé environ une vingtaine de francs aux époux Gruchey. (Source  : L’indicateur de Bayeux)

 

Mai 1854   -   Des viandes corrompues.   -   Des faits d'une nature fort grave, et qui, certainement, seront punis avec une sévérité exemplaire, viennent d'être constatés dans l'arrondissement de Lisieux.

La brigade de gendarmerie de Mézidon et le commissaire de police cantonal se sont transportés chez le sieur Chaumont, fermier à Saint-Loup-de-Fribois, soupçonné de faire le commerce de viandes corrompues avec des armateurs du Havre.

Vingt barils de cette viande, pesant 2 000 kilos, ont été trouvés. Reconnu nuisible à la santé par M. Corbière, vétérinaire à Lisieux, le contenu de ces vingt barils a dû être enfoui immédiatement. Le commissaire de police s'est emparé d'un registre et de plusieurs lettres de correspondance du sieur Chaumont avec des armateurs havrais.

De leur côté, M. le procureur impérial de Lisieux, et M. le capitaine de gendarmerie à cette résidence se sont rendus dans la commune de Cheffreville, canton de Livarot, afin de s'assurer si les faits imputés au sieur Lautour, saleur, étaient vrais.

Après perquisition, ils ont acquis la certitude que cet homme se livre, depuis six ans environ, à la salaison de viandes provenant d'animaux morts de maladie, qu'il achetait à vil prix. Ces denrées malsaines étaient adressées à des armateurs du Havre, qui en nourrissaient leurs équipages. Ils ont fait enfouir une quantité considérable de viande salée qui se trouvait dans des barriques. M. le procureur impérial a fait saisir, en outre, la correspondance du sieur Lautour avec les armateurs, et l'a jointe à l’instruction commencée sur les lieux. (source Le Journal de Honfleur)

 

Septembre 1855   -   Un incendie.  -   Un incendie s'est déclaré, dans la nuit du 16 au 17, à Saint-Loup-de-Fribois, près Cambremer, dans une maison occupée par le sieur Legoat, boulanger. Le feu a duré depuis dix heures du soir, jusqu'à 4 heures du matin. On n'a pu sauver qu'une légère partie du mobilier. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Juillet 1861   -   M. le préfet du Calvados, accord des secours.   -    Nous avons publié, dans notre numéro du 27 juin dernier, la liste des communes auxquelles M. le ministre de l'instruction publique, sur la demande de M. le préfet du Calvados, avait accordé des secours.

Par arrêté du 11 juin, M. le préfet a bien voulu répartir dans diverses communes du département une somme de 5 959 fr. 29 с.

Voici, par arrondissement, les sommes affectées à chaque commune :

Arrondissement de Lisieux.

Lieury. - Réparations aux murs du cimetière.   100 fr.

Glos. - Réparations aux murs da cimetière.   50 fr.

Prêtreville. Couverture de l'église.   100 fr.

Saint-Pierre-de-Mailloc. - Réparation au presbytère.   50 fr.

La Houblonnière. - Réparation au presbytère.   50 fr.

Prédauge. - Réparation au presbytère.   50 fr.

Saint-Pierre-des-Ifs. - Réparation à l'église.   50 fr.

Lessard-le-Chène. -  Réparation à l'église.   50 fr.

Saint-Martin-de-la-Lieue. - Clôture du presbytère.   60 fr.

Saint-Jean-de-Livet. - Réparations à la sacristie.   50 fr.

Saint-Loup-de-Fribois. - Réparations à l'église.   50 fr.

Saint-Pair-du-Mont. - Réparations à l'église.   60 fr.

Castillon. - Réparations à l'église.   100 fr.

Saint-Julien-le-Faucon. - Réparations à l'église.   100 fr.

Saint-Michel-de-Livet. - Réparations à l'église. 100 fr. ( L’Ordre et la Liberté )

 

Mars 1862   -   les récompenses.   -   Le Moniteur universel, dans son numéro du 15, publie un rapport du ministre de l'intérieur concernant les récompenses à accorder aux municipalités à l'occasion de la naissance du Prince Impérial, qui est entré, le 16, dans sa septième année. Ce rapport est suivi d'un décret qui confère la Croix de Chevalier de la Légion- d'Honneur à soixante-quatre maires.

Deux de ces nominations intéressent le Calvados et le département de l'Orne : ce sont celles de M. de Jenteville, maire de Saint-Loup-de-Fribois (Calvados), et de M. Lesage, maire de Mesnil-Guyon (Orne).

Voici la note du Moniteur qui accompagne chacune de ces nominations :

M. de Jenteville, maire de Saint-Loup-de-Fribois (Calvados) : 37 ans d'exercice ( de 1815 à 1830, et depuis 1840 ). Administrateur intelligent, consciencieux. Par ses soins, la commune de Saint-Loup a été dotée de tous les avantages que comporte une petite localité. Le modèle des maires de campagne. Âgé de 94 ans.

M. Lesage, maire de Mesnil-Guyon (Orne) : 47 ans d'exercice de 1809 à 1815, et depuis 1821). Membre du conseil d'arrondissement d'Alençon. Grande popularité ; concours utile et dévoué. Âgé de 77 ans. ( l’Ordre et la Liberté)

 

Juin 1875   -   Morte noyée.  -  Samedi, vers 7 heures du matin, la nommée Rosalie Deschamps, âgée de 65 ans, veuve Huet, demeurant à St-Loup-de-Fribois, a été trouvée dans une mare d'eau dépendant de sa propriété, à environ 150 mètres de son domicile. Cette mort est attribuée à l'asphyxie par submersion.  

 

Avril 1891  -  Altercation.  -  Un incident assez vif a eu lieu à Mézidon, à l'occasion de la révision, entre le maire de Saint-Loup-de-Fribois et le capitaine de gendarmerie de Lisieux, au sujet du service de la gendarmerie. Le préfet a dû intervenir. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1891  -  Les suites d’une coupure.  -  Le docteur de La Croix a fait transporter à l'hospice de Lisieux la demoiselle Edith Masselin, 15 ans, originaire de Saint-Loup-de-Fribois, employée chez Mlle Tabary, modiste, boulevard d'Orbec. Cette jeune fille s'était coupée à un doigt, il y a une huitaine de jours, en ramassant des morceaux de verre. Elle négligea de se soigner et bientôt la blessure s'envenima. On a craint le tétanos. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1892  -  Les faiseurs d’anges.  -  On vient d'arrêter à St-Loup-de-Fribois une femme Maria Moulin, 42 ans. Elle aurait, dit-on, compté au nombre des clients du sieur Jacquot, le médecin complice dans l'affaire d'avortement Lassery, et se serait, par les soins de Jacquot, rendue coupable d'un avortement il y quelques mois. Il y a six, ans, elle serait accouchée, avec l'assistance de Jacquot, d'un enfant né à 7 mois, qui a été déclaré mort-né quoique bien constitué et viable, et que Jacquot aurait, expédié dans l'autre monde. 

Jacquot, la veuve Lassery et une femme Nicolas comparaîtront le 18 devant les assises du Calvados. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1893  -  Avortement.  -  Au mois de novembre dernier, la cour d'assises condamnait à cinq ans de réclusion Placide Jacquot, médecin à Notre-Dame-de-Livaye, convaincu d'avoir procuré l'avortement d'une femme Lasserie, de Lisieux. Depuis la dernière session, on a découvert contre lui deux nouveaux faits de même nature : une tentative d'avortement et un avortement commis sur une femme Moulin, de St-Loup-de-Fribois. Jacquot est poursuivi à nouveau et la femme Moulin vient prendre place près de lui sur le banc des accusés. Les débats ont eu lieu à huis-clos. Le jury, après une longue délibération, rapporte un verdict affirmatif, avec circonstances atténuantes, pour Jacquot et la femme Moulin. Jacquot est  condamné à 8 ans de réclusion, cette peine se confondra avec celle prononcée en novembre. La femme Moulin, 3 ans de prison. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1893  -  Les voleurs de vaches.  -  La semaine dernière, une vache estimée 450 fr. a été volée au sieur Pilon, dans un herbage, à St-Loup-de-Fribois. 

Le voleur l'avait emmenée à Mézidon et vendue à un boucher qui, méfiant, n'avait d'abord versé qu'une petite somme au vendeur. Albert Letournel, 25 ans, journalier, sans domicile, inculpé de ce vol, a été arrêté. 

— Lundi, la gendarmerie à arrêté le nommé Alexandre Levillain, 32 ans, cultivateur à Formentin, ayant volé une vache aux environs de Dives. Il avait filé en Belgique, mais les ressources lui manquèrent et il revint, il y a quelques jours, pour voir sa famille. Il allait repartir quand la gendarmerie l'a arrêté. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1893  -  Les voleurs de vaches.  -  Le tribunal de Lisieux a condamné à six ans de prison le nommé Albert Letournel, de Fontaine-le-Pin, qui avait volé une vache au sieur Pilon, de Saint-Loup-de-Fribois. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1894  -  Suicide.  -  Le sieur Joseph Grenier dit Gervais, 64 ans, charpentier à Saint-Loup-de-Frïbois, s'est suicidé à l'aide d'une arme à feu. Ce malheureux s'était blessé à un bras tout dernièrement et l'enflure prenait de jour en jour des proportions inquiétantes. Grenier, effrayé des progrès du mal, a eu recours au suicide. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1899  -  Vol.   -  Émile Guyot, 28 ans, ouvrier forgeron, né à Paris, a, le 4 décembre dernier, pénétré, en leur absence, chez les époux Haubert, de St-Loup-de-Fribois, et volé 4 000 fr. Le lendemain, il était arrêté à Caen, dans une maison de tolérance où il faisait des dépenses exagérées. Il avait encore 3 700 fr. Il a été établi qu'il avait commis le vol sur les conseils de Joseph Haubert, le fils des volés, auquel il devait remettre l'argent et qui devait lui payer 20 fr. ce service. Joseph Haubert ne pouvant, d'après la loi, être poursuivi, le jury a acquitté Guyot. Défenseur, Me  Grandsart. A sa sortie, Guyot a été arrêté comme insoumis de la classe 1898. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1899  -  Découverte d’un cadavre.   -   On a trouvé, dans un fossé, à St-Loup-de-Fribois, près Mézidon, le cadavre du sieur Paul Mancel, 56 ans, journalier à Lécaude. 

La mort paraissait remonter à huit jours. Le malheureux était agenouillé dans la vase, retenu par derrière par sa blouse qui était accrochée à une branche d'épine bordant le fossé. Il avait à la main son couteau ouvert et était porteur de divers objets et d'un porte-monnaie contenant une petite somme d'argent.

On suppose que Mancel, étant ivre, sera tombé dans le fossé et qu'il a dû essayer, mais en vain, de se servir de son couteau pour se dégager. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1901   -   Une désespéré.  -   La veuve Hareng, 69 ans, demeurant à St-Loup-de-Fribois, s'est couchée, dans la nuit du 29 janvier, sur la voie ferrée, près de Mézidon, et a été écrasée par un train. La cause de ce suicide est la misère. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1901 -  Suspension d'un maire. -  Par arrêté du Préfet, M. Delettre, Maire, a été suspendu de ses fonctions pour avoir célébré un mariage sans procéder aux publications légales et le tribunal de Lisieux l'a condamné à 150 francs d'amende. À la suite de cet arrêté, M. Dupont, adjoint, a adressé sa démission au Sous-Préfet. Une démarche officielle a été faite auprès des six conseillers restant pour assurer le service municipal, mais tous ont refusé.

 

Mai 1901   -   Crise municipale.   -    Nous avons annoncé que, par arrêté préfectoral, M. Delettre, maire de Saint-Loup-de-Fribois, près Mézidon, avait été suspendu de ses fonctions pour avoir célébré un mariage sans procéder aux publications légales. 

A la suite de cet arrêté, M. Dupont, adjoint, a donné sa démission. Une démarche a été faite auprès des six conseillers restants pour assurer le service municipal, mais il paraît qu'aucun d'eux n'a voulu accepter. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1901   -   les saints de glace.   -    Les 11 mai, saint Mamert ; 12, saint Pancrace ; 13 saint Servais, connus sous le nom de Saints de Glace, se sont passés avec un temps incertain et frais mais pas de glace, heureusement pour les arbres. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1904  -  Les voleurs d’églises.  -   Les curés et les sacristains vont bien faire de surveiller les églises, ces jours-ci, car des cambrioleurs sacrilèges s'y introduisent et volent les vases sacrés. 

La semaine dernière un tronc a été fracturé à l'église de Canon, les voleurs y ont pris environ 30 francs. 

L'autre jour, dans l'église de Mesnil-Mauger, le tabernacle a été forcé et le Saint-ciboire a disparu. 

A Saint-Loup-de-Fribois, deux hommes ont été vus rôdant autour de l'église, l'un est entré pendant que l'autre faisait le guet. Ils ont aussi volé le Saint-ciboire et deux calices. 

Enfin, mardi, l'église de la Maladrerie, près Caen, a été visitée à son tour, le tabernacle a été ouvert à l'aide d'une pince, par un individu venu à bicyclette et qui a filé de même sur Caen en emportant le ciboire volé. On a volé aussi un vase, sacré dans l'église de Bretteville-sur-Odon. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1904  -  Une centenaire.  -  A Saint-Loup-de-Fribois, près Mézidon, on va prochainement fêter avec solennité une centenaire : Mme Deraine, née Heuzey, qui est née le 5 décembre 1804. Bien qu'alitée depuis 5 ans, cette dame jouit de toute son Intelligence. Sa belle-sœur, âgée de 80 ans, la soigne jour et nuit avec sollicitude. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1905  -  Un voleur qui se livre.  -  Louis Paton, 18 ans, domestique, se trouvait un dimanche chez ses parents, à Saint-Loup-de-Fribois. Il profita de l'absence du curé pour s'introduire dans le presbytère et grimpa au premier étage le long d'un espalier. Il pénétra dans une chambre en brisant un carreau, mais ne trouvant rien sa convenance, il descendit dans la cuisine où il s'empara d'une boîte contenant une vingtaine de francs de sous.

Quelques jours après, Paton s'est présenté lui-même aux gendarmes de Mézidon en s'accusant de ce vol. Le malheur, c'est qu'il aura probablement à répondre de plusieurs autres méfaits, entr'autres d'un vol de 100 francs à Mlle Samson, propriétaire, qui, remboursée par la famille, n'avait pas porté plainte.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1905  -  Disparitions.  -   La dame Desloges, dont le mari, âgé de 24 ans, est menuisier à Mesnil-Mauger, canton de Mézidon, étant souffrante, s'était retirée chez ses parents, à Saint-Loup-de-Fribois.

Tous les deux ou trois jours, Desloges venait voir sa femme et restait à coucher. Le 17 décembre, il vint comme d'habitude, puis, dans l'après-midi, il sortit, disant qu'il allait à Crèvecœur se faire raser.

Depuis, il n'a reparu ni chez ses beaux-parents, ni à Mesnil-Mauger où on alla s'informer. A la demande de la famille, une enquête a été ouverte sûr cette mystérieuse disparition. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1907  -  Mort d'une centenaire.  -   Lundi dernier ont eu lieu à Saint-Loup-de-Fribois les obsèques de Mme veuve Pierre Deraine, décédée dans sa 103ème année. Mme  Deraine était née à de Notre-Dame-de-Livaye et de habitait Saint-Loup de depuis de nombreuses années.  (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Novembre 1915  -  La Cueillette des pommes.  -  Le ministre le l'instruction publique avait décidé, le mois dernier, que les enfants des écoles, dans nos vingt trois départements cidricoles, pourraient être mis, un jour par semaine, à la disposition des maires, pour participer à la cueillette des pommes. Afin de hâter cette récolte, particulièrement abondante cette année, et afin d'éviter la perte d'une véritable richesse nationale, le ministre de l'instruction publique vient l'envoyer des Instructions aux inspecteurs d'académie pour que,  partout où le besoin s'en fera sentir, nos écoliers consacrent tous leurs après-midi à ce travail.

 

Décembre 1915  -  L’alcool meurtrier.  -  A St-Loup-de-Fribois, canton de Mézidon, on a trouvé, dans une nappe d'eau peu profonde, le cadavre du sieur Louis Duchemin, 73 ans, employé à la fromagerie Saffrey. On croit qu'il a succombé à une congestion causée par l'alcool.

 

Février 1928  -  Noyée dans un lavoir.  -  Mme Bouffard, née Eugénie Hauton, 50 ans, journalière à Saint-Loup-de-Fribois, est tombée accidentellement dans un lavoir.
Retirée aussitôt, elle a reçu les soins de M. Vardon, pharmacien à Crèvecœur, mais tout fut inutile, elle expira quelques instants plus tard.

 

Juillet 1929  -  La température.  -  La chaleur après laquelle tout le monde aspirait en raison des vacances et pour la maturité des récoltes, est survenue brutalement. Et c'est  maintenant une température torride que nous avons à subir, avec des 30° et même plus à l'ombre.

L'absence de vent rend encore cette chaleur plus difficile à supporter et les travaux des champs sont devenus très pénibles dans cette véritable fournaise. Cependant, mardi, le ciel commençait à se couvrir et l'orage semblait proche. Espérons que des pluies viendront rafraîchir la température, mais souhaitons cependant qu'elles ne soient pas trop fréquentes et que nous ayons un été suffisamment sec.

 

Septembre 1929  -  La sécheresse.  -  Le temps magnifique dont nous jouissons a aussi ses inconvénients. Aux cas d'insolation toujours possibles et aux véritables souffrances physiques que cause une température aussi élevée, il faut ajouter le manque d'eau qui commence à inquiéter sérieusement les agriculteurs.

Non seulement, il ne pleut pas depuis plusieurs jours, mais l'année presque entière a été d'une sécheresse inaccoutumée. A la campagne, les cultivateurs qui n'ont pas de source sur leur propriété, ou de puits, sont obligés d'aller chercher l'eau à la rivière pour les besoins de leur ménage et pour abreuver les bestiaux, et de la faire charrier à des distances  quelquefois très grandes, d'où une gêne sensible et des dépenses considérables.

Les villes ne sont pas moins à plaindre. Pour abattre la poussière et donner un peu de fraîcheur dans les rues, elles sont obligées de faire arroser, ce qui grève incontestablement le  budget.

 

Octobre 1929  -  L'heure d'hiver.  -  Conformément à la loi du 24 mai 1923, c'est dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 octobre que l'heure d'été fera place à l'heure d'hiver, c'est à dire que les pendules devront être retardées de 60 minutes.

 

Novembre 1929  -  Le feu dans une fromagerie.  -  Dans la nuit, un violent incendie a détruit, en vingt minutes un hangar de la fromagerie de Saint-Loup-de-Fribois, pas appartenant à MM. Saffrey frères.

Quatre camions automobiles servant au ramassage du lait et une motocyclette, appartenant à un des chauffeurs de ces camions ont été brûlés. Le hangar était construit en planches.  Il abritait de nombreux bidons d'essence, et le grenier situé au dessus contenait une grande quantité de boîtes à fromages, ce qui explique la rapidité avec laquelle le feu à tout consommé.

Quelques sapeurs-pompiers de Lisieux, commandés par le capitaine Teytaud, alertés, se sont rendus sur les lieux du sinistre ou ils n'ont pu que noyer les décombres. Ils ont été aidés dans leur tâche par les sapeurs-pompiers de Crèvecœur.

Les chauffeurs de la fromagerie avaient rentré les camions dans le hangar vers 20 heures 30, et n'avaient rien remarqué d'anormal. A 22 heures, un employé faisant partie d'une  équipe de nuit de la fromagerie, a pendant son travail vu de la fumée sortir du hangar. Il est allé de suite prévenir le directeur, et lorsque les portes du hangar ont été ouvertes, les flammes ont jailli de toutes  parts, rendant impossible la sortie des camions, 300 bidons à lait ont été également détériorés. Ce hangar heureusement était isolé des autres bâtiments  de l'important établissement de Saint-Loup-de-Fribois, qui ont été ainsi préservés du sinistre. Les dégâts sont évalués à 200 000 francs.

 

Janvier 1933  -  Au feu !  -  A Saint-Loup-de-Fribois, canton de Mézidon, un incendie s'est déclaré dans un hangar, plein de foin, situé près du "Pont-Chaplain", appartenant à Mme  Jamot, propriétaire à Biéville-en-Auge.

Trois individus avaient passé la nuit dans ce hangar : deux d'entre eux disparurent au petit jour. L'alarme fut donnée par le troisième, resté endormi, et qui fut réveillé par le feu qui  commençait à ce communiquer à ses vêtements. Les pompiers de Crèvecœur accoururent et durent se borner à préserver un bâtiment voisin. Le feu aurait été mis imprudemment en  allumant une cigarette par le nommé Delarue, journalier, sans domicile fixe.

 

Septembre 1936  -  Suicide.  -  M Philippe Maupas, âgé de 61 ans, journalier, demeurant chez son fils, audit lieu, a été trouvé pendu dans un grenier de la fromagerie Saffrey. 

Le désespéré, disparu depuis dimanche, a été découvert par son gendre M. Zink, demeurant à Paris. La gendarmerie de Mézidon a été aussitôt prévenue, ainsi que le docteur Pernet,  qui a fait les constatations. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Octobre 1936  -   Un automobiliste est l’objet d’une sauvage agression.  -  Parce qu'il l'avait gêné dans un virage, un automobiliste de Lisieux prit en chasse une camionnette,  conduite par M. Émile Soyer, 29 ans, au service de la fromagerie Saffrey, à Saint-Loup-de-Fribois, et l'obligea à s'arrêter. 

L'automobiliste et son compagnon de voyage le rouèrent alors à coups de pied et de poing. La scène dura environ cinq minutes et prit fin lors de l'apparition d'un cycliste sur le chemin. 

Soyer, sobre, sérieux, expérimenté, jouit de l'estime générale. Ses blessures nécessiteront un repos de quinze jours sauf complications. 

L'un de ses agresseurs, le nommé Blin, entrepreneur de transports à Lisieux, était accompagné d'un autre individu. Ils auront à répondre devant les tribunaux de leur acte inqualifiable. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1937  -  Un piéton grièvement blessé.  -  M. Lemore Auguste, 27 ans, ouvrier agricole chez M. Miette, à été renverse par l'automobile de M. Hubert Victor, garagiste à Carentan, et blessé grièvement.

M. le docteur Sicot, de Cambremer, a ordonné le transport du blessé à l'hôpital de Lisieux. 

D'après l'enquête, l'accident serait dû à l'imprudence de M. Lemore, qui, au moment où l'auto allait le dépasser, aurait quitté le côté gauche de la route pour le côté droit.  (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1937  -  Un bon camarade.  -  Il y a quelques jours, un jeune domestique de St-Loup-de-Fribois, nommé Aumont, âgé de 17 ans, prévenait la gendarmerie qu'une somme de 300 francs lui avait été dérobée pendant la nuit. Il soupçonnait un camarade nommé Poulain d'être l'auteur de ce larcin. 

Le hasard fait parfois bien les chose. Peu d'instants après avoir reçu la déclaration d'Aumont, le gendarme chargé de l'enquête vit passer Poulain qu'il interpella. Après s'être débattu comme un beau diable, ce dernier reconnut être l'auteur du vol, et ajouta qu'il avait, le mois dernier, soustrait de la même façon une somme de 100 francs à son camarade. Poulain a  été arrêté. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Juillet 1938   -   La récolte de fruits.   -   La statistique définitive de la récolte des fruits dans le Calvados en 1937 fait apparaître que le département a produit 2 242 000 quintaux de pommes à cidre, se classant quatrième parmi les autres départements. Dans 4 380 quintaux de pommes de table dans cette même année, il n'y a eu que le Calvados, alors que l’llle-et-Vilaine en produisait 200 000 et la Sarthe 418 700.

On a encore compté 60 quintaux de fraises et 20 quintaux de cerises. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Juillet 1938   -   Noce d'or.   -   M. Ernest Marie, conseiller municipal, et Mme Marie, ont célébré leurs noces d'or. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1939   -   Une cycliste se jette sur une auto.   -   Venant de Crèvecœur-en-Auge, M. Legrand, boucher, demeurant place St-Léonard, à Honfleur, se dirigeait en automobile vers Saint-Pierre-sur-Dives. Il roulait bien à droite lorsque, tout à coup, en arrivant à hauteur de l'église de Saint-Loup-de-Fribois, il aperçut une cycliste qui débouchait d'un chemin situé sur sa gauche.

Emportée par son élan, la cycliste, Mlle Yvette Moulin, 18 ans, demeurant chez ses parents, à Biéville-en-Auge, ne put s'arrêter à temps et vint couper la route à l'automobiliste.  Celui-ci freina énergiquement pour éviter la collision, mais ce fut inutile.

Avec l'aile avant gauche de sa voiture, il heurta la cycliste, la renversant à terre. Par bonheur, le choc ne fut pas violent, et ce n'est que légèrement blessée que la jeune fille fut relevée.

Après avoir reçu les soins du docteur Pernet, de Mézidon, qui avait été alerté, elle a été reconduite à son domicile. Elle porte des blessures sans gravité à la face, à un poignet et à la cuisse.

La bicyclette a été mise complètement hors d'usage. Quant à l'automobile, elle n'est que légèrement endommagée. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1940  -  Violation de domicile et bris de clôture.  -   Mme Nicolas, réfugiée, occupant un logement mis à disposition par l'Administration, dans la commune de Saint-Loup-de-Fribois, lieu-dit « La Maridelle » a porté plainte à la gendarmerie de Mézidon contre la locataire de ce logement, Mme Foucher, née Lucienne Pottier, qui, en son absence, a pénétré dans ce logement après avoir brisé un carreau et ouvert une porte donnant sur le vestibule.
La gendarmerie de Mézidon a dressé procès-verbal pour violation de domicile et bris de clôture.  

 

Octobre 1944  -  Macabre découverte.  -  Les corps de MM. Guérin et Brisset, ouvriers fromagers chez M. Saffrey, de St-Loup-de-Fribois, ont été trouvés enterrés dans le jardin de la fromagerie. L’enquête a permis d’établir qu’ils avaient consommé avec les allemands et qu’au cours d’une discussion, les allemands les avaient fusillés et enterrés.  

 

Mars 1947  -  Une descente à la cave.     32 bouteilles de vin, 5 litres de rhum, 6 de fine champagne et plusieurs bouteilles de champagne ont disparu du cellier de M. Capitrel, cultivateur à St-Loup-de-Fribois. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Novembre 1948   -   Une grave affaire de marché noir.   -   Une vérification effectuée par le Contrôle Économique à la Fromagerie Saffrey, de Saint-Loup-de-Fribois, vient d'amener la découverte de détournements de produits laitiers au préjudice du Ravitaillement Général.

En vingt mois, 9 tonnes de beurre et 60 000 fromages auraient été soustraits au marché régulier.

Un grossiste de la banlieue parisienne, Robert Tescard, 47 ans, demeurant à Chaville, aurait été ainsi approvisionné de 30 000 camemberts de 1 500 kilogs de beurre environ.

La police a déjà procédé aux arrestations de M. Pierre Lefrançois, comptable de Saint-Pierre-sur-Dives, Mmes Germaine Desmard, née Foucault, fromagère à Équemauville, et Juliette Emery, née Lemaître, 69 ans, epicière à Crevecœur-en-Auge. Le propriétaire de la fromagerie, M. Paul Saffrey, 74 ans, demeurant à Lisieux, a été laissé en liberté provisoire. Le directeur de l'établissement, M. Raymond Lelièvre, 48 ans, après avoir été entendu par le juge d'instruction a été arrêté. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 Saint-Loup-de-Fribois  -  Fromagerie AFFREY Frères

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