1er Juin 2024

UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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ST - MARTIN - du - MESNIL - OURY

 

Les habitants de la commune de Saint-Martin-du-Mesnil-Oury sont des ...


Août 1876   -  Mort accidentelle.  -  M. Constant Heuzé, âgé de 16 ans, domestique à Saint-Martin-du-Mesnil-Oury, s'est noyé mardi dernier, en se baignant dans la rivière la Vie. Son cadavre a été retiré le même jour, vers 3 h du soir.

  

Août 1884  -  Incendie par la foudre.    Vendredi matin, la foudre est tombée sur un hangar appartenant à M. Arsène Guérard, propriétaire à St-Martin-du-Mesnil-Oury. Le bâtiment a pris aussitôt feu, une vache, qui se trouvait dessous, a été tuée.  

 

Juillet 1888  -  Un maire têtu.  -   A Saint-Martin-du-Mesnil-Oury, canton de Livarot, un indigent, habitant la commune depuis longtemps, n'a été enterré que quatre jours après son décès, par suite du refus inqualifiable du maire de procéder à l'inhumation. Il a fallu employer la force, et ce sont les gendarmes qui ont enterré le malheureux. Le prêtre qui y a assisté, et qui dessert une commune voisine, a refusé de recevoir ses honoraires, déplacement ou frais funéraires. Les voisins du défunt ont fourni les linges et accessoires nécessaires.

 

Août 1888  -  Suspension.  -  M. Hébert, maire de Saint-Martin-du-Mesnil-Oury, est suspendu de ses fonctions pour avoir refusé de faire donner des soins et de faire transporter à l'hospice le sieur Brisemont, ouvrier indigent, dont l'état de maladie lui avait été signalé. Il avait de plus, après le décès de l'ouvrier, refusé de faire procéder à son inhumation et l'administration a dû déléguer, à cet effet, la gendarmerie.  

 

Mars 1894  -  Suicide.  -  La semaine dernière, le nommé Edmond Carel, 54 ans, charpentier à St-Martin-du-Mesnil-Oury, s'est pendu dans sa chambre. Carel, qui buvait beaucoup, disait, quand il était gris, qu'il se suiciderait. (Source  : Le Bonhomme Normand) 

 

Avril 1894  -  Querelle de voisins.  -  Le sieur Marais, malgré ses 64 ans, n'a pas encore froid aux yeux, s'il faut en croire les dames du pays de Saint-Martin-du-Mesnil-Oury. 

Notre homme a pour voisins  les époux Egret. On dit même qu'il aurait voulu en compter à Mme Adolphine Egret, qui n'a pas encore 35 ans. Certain midi, une discussion s'élève entre les trois personnages. Marais, après avoir traité Mme Egret de tous les noms, l'accusa de faire son mari co…co....

Colère de la dame qui lui saute à la face en criant : «  Où qu'tu m'as vu faire m'n'homme co... comme tu dis ? »

Mais, Marais, prétendant que sa voisine, qui est blanchisseuse de son état, ne se serait pas contentée de le grimer et aurait essayé de passer au bleu ce qu'il a de plus cher au monde après la vie, a porté plainte. Le tribunal de Lisieux, non sans rire, a condamné la dame Adolphine Egret au minimum : 16 francs d'amende avec la loi Bérenger. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1895  -  Brûlé vif.   -  Le jour de l'An, le petit Albert Billard, 2 ans, de Saint-Martin-du-Mesnil-Oury, s'étant trop approché d'une cheminée, le feu a pris à ses vêlements, il est mort dans d'atroces souffrances.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1895  -  Tempête et neige.   -  Nous sommes, quant à présent du moins, favorisés. Il n'en est pas de même dans le Midi et le Centre de la France. A Foix, dans la vallée de Luchon, des avalanches de neige ont occasionné de nombreux accidents suivis de quinze morts. A la neige a succédé une forte gelée. Toute la région est dans la consternation. Sur plusieurs points, en Algérie, les communications sont interrompues. Du côté de Toulouse, plusieurs personnes sont également mortes de froid. En Espagne, des trains ont été arrêtés et la circulation a été interrompue. 

— Des épaves assez nombreuses viennent s'échouer depuis quelques jours sur le littoral du Calvados. On signale un fût de vin rouge de 600 litres, marqué « V. 750, A. M. », des fûts vides de 600 litres environ portant l'inscription « Droulers Prouvost, à Roubaix (Nord) », avec numéros : une planche de cordage avec l'inscription « Colombine Paimpol ». Trois cadavres de bœufs sont venus à la côte sur les plages du syndicat de Dives. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1895  -  La cocotte.   -  Le Bulletin sanitaire constate, pour la plupart des régions, une certaine amélioration en ce qui concerne la fièvre aphteuse. Les loyers signalés en Normandie se sont atténués sensiblement. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1895  -  Mortalité des bestiaux.   -  Les cultivateurs qui voulaient assurer leurs bestiaux contre la mortalité étaient obligés de s'adresser a des compagnies parisiennes ou étrangères avec lesquelles les rapports étaient très difficiles. Nous apprenons qu'une assurance locale vient de se constituer. L'expérience de M. A. Porin qu'elle a désigné pour son  directeur et l'honorabilité des membres du conseil d'administration sont des garanties de bonne administration qui lui amèneront, nous l'espérons, de nombreux adhérents. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1899  -  Vol.   -  Émile Legras, 25 ans, né à Mesnil-Durand, arrondissement de Lisieux, sortait de prison le 18 novembre dernier. Aussitôt, il se remit à voler, à St-Martin-du-Mesnil-Oury, et vola, par effraction, des effets d'habillement chez le sieur Marquant. A Mesnil-Durand, toujours par effraction, il vola 20 fr. chez la veuve Boutigny. Il fut arrêté, Il avoue et est condamné à 8  ans de travaux forcés. Défenseur, Me  Desmaisons. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1901   -   Les voleurs d’animaux.  -  On a volé une jument de 300 fr. au sieur Blaise Villepontoux, propriétaire à Beuzeval

— Une vache de 400 fr. a été volée, à Saint-Martin-du-Mesnil-Oury, près Livarot, au sieur Edmond Noël, propriétaire à Ste-Marguerite-de-Viette.

— Un bœuf de 250 fr. a été volé dans un herbage, à Troarn, au sieur Alphonse Amiot, ingénieur à Argences

— A Manerbe, un porc, appartenant au sieur Bauchet, cultivateur à Saint' Ouen-le-Pin, a été tué et dépecé sur place et la viande emportée. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1903  -   Dans un fossé.   -   Le nommé Georges Chrétien, 20 ans, journalier à Livarot, condamné récemment à deux mois de prison pour chasse avec engins prohibés, a été trouvé mort asphyxié dans un fossé de 40' centimètres de profondeur, à St-Martin-du-Mesnil-Oury, près de Livarot.

C'est une femme qui l'a découvert en cherchant de l'herbe pour ses lapins. On croit qu'il est tombé dans le fossé, étant ivre. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1916  -  Enfant brûlé vif.  -  Pendant qui Mme Blondin, gardienne d'herbages à St-Martin-du-Mesnil-Oury, près Livarot, était à traire ses vaches, son petit garçon 3 ans, qu'elle  avait laissé seul à la maison, s'étant trop approché de la cheminée, a mis le feu à ses vêtements et a été grièvement brûlé. Le pauvre petit a succombé le lendemain matin.

 

Avril 1920  -  Enfant moyé.   -   A St-Martin-du-Mesnil-Oury, pendant que Mme Levasseur soignait son enfant de 4 mois, malade, son autre enfant, Robert, 22 mois, qu'elle avait laissé dans la cuisine, sortit dans la cour et tomba dans la mare, où il se noya. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1926  -  Voleur pincés.  -  Un Habile dévaliseur de poulaillers, Albert Angot, 52 ans, et sa femme, née Juliette Hébert, 46 ans, ont été arrêtés.

Plusieurs vols sont reprochés à Angot, qui exerçait son triste métier pendant la nuit dans la région.

 

Novembre 1929  -  Le téléphone dans le Calvados.  -  Grâce au crédit de trois millions alloué comme crédit est avancé par le Conseil général du Calvados, le réseau téléphonique calvadosien s'étend avec une heureuse régularité. Ces temps derniers, 10 communes ont été pourvues de cabines téléphoniques. Cela à porté à 348 ou à 45 % le nombre des  communes calvadosiennes  pourvues du téléphone.

Parmi celles -ci, nous relevons la commune de Courson, vingt autres communes vont être prochainement pourvues. Pour l'ensemble du Calvados, nombre d'abonnés, qui était de 3408 en 1927, est passé à 5904 en 1928 et à 6463 en 1929.

 

Décembre 1929  -  L'état des cultures.  -  L'état des cultures est le suivant dans le Calvados, d'après le Journal Officiel : 

Les semailles sont presque terminées. Les blés et avoines d'hiver ont une levée régulière et une bonne végétation. Ces cultures ont à souffrir en divers points des dépréciations des  corbeaux. Par suite de la douceur de la température, l'herbe continue à pousser dans les prairies. Les bas-fonds commencent à être submergés par suite de l'abondance des pluies.

 

Janvier 1932   -   Tragique querelle familiale.  -  Un drame particulièrement navrant s'est produit un soir de la semaine dernière, à Saint-Martin-du-Mesnil-Oury.La, vivaient sur une petite ferme, M.  Eugène Cudorge, né à Ouville-la-Bien-Tournée en 1901, sa femme, 35 ans, originaire d'Amméville, et leurs six enfants. Le ménage avait habité précédemment Sainte-Marguerite-de-Viette...  La concorde ne régnait guère entre M. Cudorge, dont une année de service militaires en Orient avait altéré la santé et buvait parfois et son fils aîné René, 17 ans, placé dans une ferme aux environs de Vimoutiers.

Le 27 décembre, une nouvelle discussion éclatait, à la suite d'un léger accident de travail, entre le père et le fils, actuellement en vacances chez ses parents. Soudain furieux, M. Cudorge saisit un fusil accroché au-dessus de la cheminée de la cuisine et c'est en vain que Mme Cudorge essaya de calmer son mari. Mais elle put écarter l'arme au moment où le cultivateur pressait la détente, pour se suicider, disent les uns, pour atteindre son fils, prétendent les autres. Quoi qu'il en soit, le coup, ainsi détourné, alla traverser un édredon, sur une voiture d'enfant où dormait une fillette de 4 mois, Gisèle. Le pauvre bébé ne put être ranimé. Un médecin, aussitôt appelé, ne releva aucune blessure, il n'y avait pas eu d'effusion de sang, cependant la petite Gisèle avait été tuée par commotion... M. Cudorge a été laissé en liberté provisoire par le Parquet de Lisieux, il sera poursuivi pour homicide par imprudence.  

 

Avril 1938   -   Une mère de dix enfants se suicide.  -    Mme Haguet, née Turvis, domiciliée à St-Martin-du-Mesnil-Oury, a été trouvée pendue à son domicile. Le ménage Haguet a dix enfants vivants sur seize. Mme Haguet avait été trépanée et était de caractère faible. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1940  -  Un bébé est tué accidentellement.   -  M. Eugène Cudorge, agé de 38 ans, cultivateur, a tué accidentellement d'un coup de fusil son petit bébé Angèle, âgée de 4 mois.

Pour un sujet futile, le père et le fils aîné entrèrent dans une discussion qui devait dégénérer très mal. M. Cudorge alla chercher son fusil et voulut devant ses six enfants et sa femme se suicider. Immédiatement, Mme Cudorge se porta vers lui et voulut lui enlever l'arme des mains. Elle appuya sur le canon et sans qu'on sache exactement comment, la gâchette fonctionna et le coup partit. Le plomb devait atteindre la petite Angèle, couchée dans sa poussette. La pauvre fillette, atteinte derrière la tête, fut tué sur le coup. M. Cudorge a été laissé en liberté.

 

Août 1948   -   Une mauvaise journée.   -  En rentrant de son travail, M. Léon Chapron, ouvrier agricole à Saint-Martin-du-Mesnil-Oury, a eu la désagréable surprise de constater que des maraudeurs avaient pénétré dans sa maison et emporté 35 000 francs de linge et de denrées. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Novembre 1948   -   Une remise écharpes.  -  Au cours d'une réunion intime que présidait M. Motte, doyen d'age, le conseil municipal de Saint-Martin-du-Mesnil-Oury a offert à M. Edgar de Fumichon, maire, et à M. Marcel Sabine, adjoint, les insignes de leurs fonctions.

Une allocution fut prononcée par M. Pierre Gautier, promoteur de cette manifestation de sympathie. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Janvier 1949   -   Fâcheuse idée !   -   Les gendarmes de Saint-Julien-le-Faucon recevaient récemment la visite de René Buzeval, maçon, 49 ans, domicilié à Saint-Martin-du-Mesnil-Oury, qui venait déposer une plainte pour vol de sa bicyclette. Son état d'ivresse était tel qu’il pouvait à peine s'exprimer et les gendarmes crurent bon de le déposer dans la chambre de sûreté de leur casernement.

La bicyclette de Buzeval a été retrouvée devant une maison du bourg où il l'avait déposée. Elle lui a été restituée mais il a été gratifié d'un procès-verbal pour l'ivresse. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Décembre 1949   -   Le mors aux dents.   -   A St-Martin-du-Mesnil-Oury, près du « Pont de la Vie ». M. Pierre Gauthier, 49 ans, conseiller municipal, a été précipité d'une carriole, le cheval qu'il conduisait s'étant emballé. Survenant sur ces entrefaites à bicyclette un bücheron demeurant dans la commune, M. René Mathieux, réussit à arrêter l'animal et se porta au secours de M. Gauthier qui a été blessé à la mâchoire et atteint d'une fracture de la clavicule gauche. ( Le Bonhomme Libre )

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