UN SIÈCLE D’HISTOIRE DU CALVADOS

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VALSEMÉ

Canton de Cambremer

Les habitants de la commune de Valsemé sont des  ...


Novembre 1877   -  Incendie.  -  Un incendie accidentel a éclate le 25 au matin dans la commune de Valsemé, canton de Cambremer, et a consumé entièrement une maison servant à usage d'habitation, appartenant à M. Olivier Lullé.

 

Mars 1892  -  Vol de 700 fr.  -  L'autre dimanche, à Valsemé, on a volé 700 fr. au sieur Élie Héroult, cultivateur. Les auteurs de ce vol connaissaient bien la maison, car rien n'a été entendu.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Juillet 1895  -  Attentat à la pudeur.  -  Une enquête se poursuit à Valsemè au sujet d'un attentât à la pudeur commis sur la petite Marguerite Lecable, 10 ans, par un nommé Lemoine, 18 ans, de Saint-Etienne-la-Thillaye. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1896  -  Petit mystère.  -  Dernièrement, des cris au secours ! à l'assassin ! retentissaient dans une maison de Valsemé où la paix devrait toujours régner. La victime a porté plainte aux autorités. A-t-elle été transmise à qui de droit ?  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1897  -  Prêtre attaqué.  -   Dimanche soir, vers onze heures et demie, le sieur Henri Maris, brigadier au 11e d'artillerie, à Versailles, en permission chez son père à Valsemé, rencontrant le curé de Valsemé, M. l'abbé Oscar Boucher, lui a porté un coup de poing à l'arcade sourcilière, il l'a légèrement blessé. L'agresseur est en fuite. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1897  -  Attendons.  -  Le brigadier-trompette d'artillerie Claris, auteur de l'agression contre le curé de Valsemé, a été interrogé à son régiment, à Versailles. A l'entendre, le curé,, n'aurait reçu que ce qu'il méritait en raison de ses agissements. Attendons que l'enquête qui est ouverte soit terminée. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1897  -  Affaire pas claire.  -  Henri Maris, brigadier-trompette d'artillerie, était venu en permission. Sur la route, vers minuit, il rencontra le curé de Valsemé qui venait de bien dîner. Maris lui porta un coup de sabre qui atteignit le dessus de l’œil gauche et l'épaule droite. Poursuivi devant le tribunal de Pont-l’Evêque, Maris avait fait citer plusieurs témoins pour établir qu'il n'aurait jamais commis cet acte de violence, si le curé de Valsemé ne s’était pas, autrefois, mal comporté vis-à-vis de lui. Le tribunal n'a pas voulu les entendre. Me Chéron, défenseur, a énergiquement protesté. En effet, pourquoi empêcher ces témoins de déposer, si le curé de Valsemé n'avait rien à se reprocher ? Maris a été condamné à deux mois de prison, mais avec application de la loi Bérenger. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1899   -   Même causes, même différents.  -   Un soir, Auguste Calbrie, tourneur sur bois à Valsemé, en arrivant chez son beau-père, trouva sa femme en entretien plus qu'intime avec Constant Deliquaire, 35 ans.

Celui-ci se sauva dans l'escalier. Le mari courut après, mais il battit bientôt en retraite, menacé par un vieux canon de fusil que lui flanqua à la tête Deliquaire, qui prit la fuite en laissant sa casquette sur les lieux.

Aussi est-ce en vain qu'il a essayé de soutenir que ce n'était pas lui que Calbrie avait trouvé avec sa femme. Le pauvre mari a eu un bon mot à l'audience : « On craint Deliquaire plus qu'on ne l'aime ». Excepté sa femme, cependant.

Deliquaire a été condamné à six jours de prison par le tribunal de Pont-l'Evêque, mais pour coups seulement au sieur Calbrie, car celui-ci a retiré sa plainte en adultère, ce qui prouve qu'il tient plus à sa tête qu'à son honneur. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Mars 1900   -   La rage.  -  Un chien atteint de la rage, appartenant au sieur Richer, charcutier à Beuvron, a quitté le domicile de son maître et, de Beuvron à Valsemé où il a été tué, il a mordu plus de 20 chiens ; 17 ont été abattus. (Source : Le Bonhomme Normand)  

Juillet 1900  -  Incendies.  -  D'une maison d'habitation au sieur Leconte et d'une autre au sieur Dupont, à St-Marc-d'Ouilly. Pertes pour le sieur Leconte, 2 600 fr. ; pour le sieur Dupont, 3 000 francs.

— D'un bâtiment au sieur Gilet, à Livarot. Pertes, 1000 fr. Assuré.

— D'un bâtiment à usage de boulangerie et bouillerie exploité par les époux Chrétien, à Beaumont-en-Auge. Pertes pour ce dernier, 500 fr. ; pour le propriétaire, 800 fr. Assurés.

— A Valsemé, d'un bâtiment d'exploitation occupé précédemment par le sieur Hérout, à Aunebault.

— D'un bâtiment au sieur Lair, du Mesnil-Simon. Assuré. -

— De 25 ares de bois à la dame Cousssin, à Saint-Germain-le-Vasson.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1900   -   Une jeune incendiaire.  -   Deux incendies se sont déclarés à deux jours d'intervalle, à Valsemé, près Pont-1'Evèque, et ont consumé un pressoir appartenant aux sieur Rouelle, Hommet et Lemaître, et un bâtiment au sieur Lecable. 

Certains indices laissèrent supposer que ces incendies étaient dus à la malveillance. On soupçonna la jeune Trouvé, 13 ans, née à Pont-l'Evêque et servante depuis un mois chez le sieur Lecable. 

Interrogée, elle à reconnu avoir allumé les deux incendies, mais n'a pu dire dans quel but. Elle a été arrêtée. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1900   -   Incendiaire de 13 ans.  -  Louise Trouvé, âgée de 13 ans, servante à Valsemé, près Pont-l'Evêque, a mis le feu à deux reprises différentes dans les immeubles de ses maîtres, les époux Lecable, elle a aussi mis le feu à d'autres immeubles pour avoir le « plaisir de voir brûler des maisons ».

Cette fille a de très mauvais instincts, elle est voleuse et menteuse, elle est cruelle et aime à martyriser les animaux auxquels elle s'amusait à crever les yeux avec une aiguille à tricoter rougie au feu. Son père a été Condamné à 8 ans de travaux forcés ; sa mère vit en concubinage avec un individu.

Comme on le voit, cette fillette a de qui tenir. Elle a été envoyée dans une maison de correction jusqu'à 20 ans. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1901    -   Absence remarquée.  -  A Valsemé, canton de Cambremer, a eu lieu l'inhumation de M. Jules Dossin, premier conseiller municipal. Une nombreuse assistance suivait le cercueil, on a beaucoup remarqué l'absence du maire. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1903    -   Enfant brûlé.  -   Pendant une courte absence de la dame Dubosq, demeurant à Valsemé, canton de Cambremer, son jeune enfant, Émile, 2 ans, a pris sur un buffet, dans la cuisine, un petit bidon d'essence minérale dont il jeta le contenu dans le foyer. Le feu se communiqua aussitôt aux vêtements de l'enfant, quand la mère rentra, elle le trouva couvert de flammes. Malgré tous les soins, il a succombé. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Mai 1903    -   Mauvaise mère.  -   La femme Levavasseur, ménagère à Valsemé, aurait abandonné son enfant en bas âge. La gendarmerie de Pont-l’Évêque procède à une enquête.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1917  -  N’accueillez pas les déserteurs.  -  La gendarmerie de Pont-l'Evêque recherchait un déserteur nommé Sandret, lorsqu'elle apprit qu'un jeune homme inconnu dans la contrée et  portant des lunettes noires travaillait alternativement chez Mme Lemoine, à Clarbec, et Marguerite, à Valsemé. Les gendarmes se rendirent chez Mme Lemoine et lui demandèrent des renseignements sur l'identité du nommé Lecarpentier, nom auquel étaient adressées les correspondances de l'inconnu.

Aussitôt, le petit domestique, René Mézeray, 13 ans, disparaissait et se sauvait à travers champs. Mais il fut vite arrêté par les gendarmes en surveillance près de la maison et, pressé de questions, il finit par avouer que Lecarpentier et Sandret, qu'il allait prévenir, ne faisaient qu'un. Ce dernier fut arrêté peu après. Les deux cultivatrices prétendent qu'elles ne connaissaient pas Sandret et ignoraient sa situation irrégulière.

 

Juin 1917  -  Un drame de l'alcoolisme.  -  Un drame terrible vient de se dérouler près de Pont l'évêque, a Valsemé.

Renvoyé dans ses foyers comme père de huit enfants, le sieur Delarue, journalier, 41 ans, paresseux, ivrogne et violent, mal considéré, maltraitait quotidiennement sa femme, 37 ans, originaire de La Chapelle Yvon, travailleuse et bien estimée. Étant ivre, comme à son habitude, Delarue eut, sans motif, une discussion avec sa femme et en présence de plusieurs de ses  enfants, lui porta un coup de couteau à la gorge avec une telle violence qu'il lui trancha la carotide. La malheureuse égorgée perdant son sang à flots, tenta de fuir dans la cour où elle tomba râlant.

Le mari, effrayé de  son acte, prit une longe et alla se pendre a un pommier, à 150 mètres de la maison. Les plus jeunes des petits orphelins ont été recueillis par la municipalité. Sa fille aînée est mariée à Lisieux. Ce drame a produit dans la région une très vive émotion.  

 

Juillet 1919  -  Citation.  -  M. Henri Bossey, de Valsemé. maréchal des logis d'artillerie, a été cité à l'ordre du régiment : « Blessé au début de la campagne, s'est fait particulièrement remarquer comme agent de liaison pendant les opérations de la 1er armée américaine en Woëvre et à Verdun (septembre et octobre 1918) en assurant jour et nuit un service extrêmement pénible et souvent périlleux.

 

Janvier 1920  -  Accident de bicyclette.   -   Le fils Hagron, dont les parents sont fermiers à Reux, près Pont-l’Évêque, est tombé de bicyclette en passant à Valsemé, et a été grièvement blessé. M. Hagron, récemment démobilisé, avait été cité trois fois à l'ordre du jour. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1924  -  Un désespéré.  -  Neurasthénique depuis longtemps et souffrant de violentes crises d'asthme, M. Hippolyte Routin, 76 ans, s'est tué dans son appartement. Il se coucha sur son lit, se plaça le canon de son fusil sous le menton, actionna la gâchette avec son pied et se fit ainsi sauter la cervelle.

 

Avril 1928  -  Le feu.  -  Un incendie a détruit une cave-pressoir à M. Roussel, propriétaire à Valsemé, canton de Cambremer. On croit que le feu a été mis involontairement par un ouvrier de M. Roussel, Pierre Baudel, sans domicile fixe, qui, ce soir-là, s'était couché dans le bâtiment. Il a été réveillé, vers 22 heures, par les flammes sortant de la paille de son lit de fortune.

N'ayant pu éteindre le foyer, il a quitté la ferme sans rien dire et est allé finir sa nuit dans un herbage où les gendarmes l'ont découvert.  

 

Janvier 1936  -  Une tornade à traversé le canton de Cambremer.   -   Lundi dernier, vers la fin de la matinée, une tornade traversa le nord du canton de Cambremer, sur une largeur de 200 mètres et une longueur de prés de 10 kilomètres, occasionnant de très graves dégâts aux communes de Rumesnil, Repentigny, Auvillars, Bonnebosq, Valsemé, Clarbec. 

Le sinistre ne dura guère plus d'une minute et dans son sillage déracina tous les arbres, arracha les toitures, culbuta les cheminées, à Repentigny, un pressoir fut complètement déporté et  des murs presque neufs furent, en d'autres endroits sérieusement endommagés. 

M. Davoust, cultivateur à Auvillars, occupé sous son hangar, essaya de fuir, emporté par le vent, il réussit néanmoins à gagner un abri, mais il lui reste de ce cauchemar, l'illusion que dans sa course les pommiers de ses cours le poursuivaient. M. Lecomte, un voisin de M. Davoust rentrait, lui, dans sa cuisine. La bourrasque le prenant de dos, lui fit traverser la pièce. 

Dans un vallon, au château de Criquebœuf, chênes, merisiers, pommiers sont entassés dans un amas de broussaille impressionnant. Dès qu'ils en furent avisés, M. le Sous-Préfet de Lisieux,  accompagné de M. Maurice, conseiller général du canton de  Cambremer, se rendirent sur les lieux. Il n'y a pas de victimes à déplorer, mai on estime à plus de 2 000 (deux mille), le nombre de pommiers abattus et l'on semble des dégâts à plus d'un million. Les cultivateurs sinistrés comptent leurs pertes d'arbres en nombre de cordes. M. Maurice, d'accord a vue M. le Sous-préfet de Lisieux, a immédiatement présenté une demande de secours sur les calamités publiques, pour venir en aide aux laborieuses populations de notre région, si durement  éprouvées. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1936  -  Un camion détruit par incendie.   La semaine dernière, vers 22 heures, un camion de l'entreprise Leproux, de Pont-l'Evêque, transportant une dizaine de bestiaux, a pris feu  alors qu'il gravissait la cote de Bonnebosq à Valsemé. 

Dans cet incendie, provoqué par un retour de flammes, le chauffeur, M. Renault, a été brûlé à la main, deux bestiaux ont été atteints assez gravement par les flammes et le camion a été entièrement détruit. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

Septembre 1938   -   Retour de l'heure d'hiver.   -   Par suite du rétablissement, dans la nuit du 1er au 2 octobre 1938, de l'heure légale antérieure au 27 mars 1938, la journée du 1er  octobre aura exceptionnellement une durée de 23 heures. 

A cet effet, les horloges du Chemin de fer seront retardées d'une heure, à l'expiration de la vingt-cinquième heure. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Octobre 1938   -   Un père indigne se pend.   -  Le nommé Marcel Duquesne, 38 ans, s'est pendu à un arbre sur la route d'Annebault à Valseme. 

Père de huit enfants, Duquesne. qui est cantonnier, avait abusé de sa fille aînée âgée de 14 ans, à l'insu de la mère qui travaillait à Valsemé. 

Celle-ci réussit cependant à connaître l'attitude coupable de son mari. Et c'est à la suite des réflexions de Mme Duquesne à son époux coupable sur sa, conduite ignoble, que ce dernier prit la résolution désespérée. (Source  : Le Moniteur du Calvados)  

 

Décembre 1938   -  Un vol audacieux.  -  En plein jour, un individu a pénétré dans les caves de M. Fouquerel, éloignées de la maison d'habitation, et s'est emparé de deux cents litres de vieille eau-de-vie de cidre. Le préjudice subi serait d'environ 5 000 francs.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Décembre 1944   -   Fatale imprudence.    -  M. René Crevin, au service de M.Déhais, cultivateur à Valsemé, dévissait un obus, lorsque l'engin fit explosion, le blessant mortellement.  

 

Mars 1945  -  Violent incendie dans une ferme.  -  Le feu s’est déclaré, à Valsené ; dans un bâtiment à usage d’étable, d’écurie et de tannerie dépendant de la ferme appartenant à Mme Miocque et exploitée par M. Preisier. En dépit de la rapide intervention des pompiers de Bonnebosq, le bâtiment, le matériel qu’il contenait ainsi que 2 000 bottes de foin ont été la proie des flammes. Les dégâts sont importants. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Juin 1947  -    Au feu !    Un incendie a ravagé, à Valsemé, une grange située dans un herbage appartenant à M. Rémy Ridel, de Quétiéville, et loué à M. Gustave Françoise. Soixante-quinze bottes de paille, une échelle et des outils ont été la proie des flammes. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Mars 1949   -   Le nouveau maire de Valsemé.   -   L'assemblée communale a désigné M. Roger Simon pour succéder à M. Émile Dubosq, décédé. Le nouveau maire a été remplacé dans les fonctions d'adjoint par M. Maurice Lecasble. (Source  : Le Bonhomme Libre)

VALSEMÉ   -  L'Église

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