15 Juin 2024

UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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FRESNE - CAMILLY

Canton de Creully

Les habitants de la commune de Le Fresne-Camilly sont des ....


Mai 1852   -  Tribunal de Police correctionnelle.   -   Présidence de M. le conseiller Bouffey. —  Audience du 17 mai 1852.

— Le 9 avril dernier, vers six heures du soir, les sieurs Geffroy et Cousin revenaient de Caen, sur la route du Fresne-Camilly, en conduisant quatre vaches. Un nommé Scelles, de cette commune, marchait derrière eux. Bientôt un des animaux s'écarta et gagna un sillon de terre labourée que Scelles a prétendu appartenir à sa tante. Une altercation s'en suivit, dans laquelle tous les torts furent du coté de Scelles.

Celui-ci resta alors un moment en arrière pour réfléchir, puis il devança les sieurs Geffroy et Cousin lorsqu'ils étaient près d'arriver au Fresne-Camilly. Arrivé dans le bourg, il se plaignit d'eux, et manifesta l'intention de leur faire un mauvais parti. S'armant d'un manche de balai, il alla s'embusquer, dans un lieu où il ne pouvait être aperçu des personnes qui passaient sur la route, et attendit ainsi les sieurs Cousin et Geffroy. Lorsque ceux-ci furent arrivés, il porta un violent coup de bâton sur la tête du sieur Geffroy, qu'il étendit par terre, et il se disposait à frapper aussi le sieur Cousin, lorsqu'une femme l'en empêcha.

Douze heures après, le sieur Geffroy expirait par suite du coup qu'il avait reçu.

Scelles est dès lors accusé d'avoir volontairement, avec préméditation et de guet-apens, porté au sieur Geffroy un coup qui, quoique donné sans intention d'occasionner la mort, l'a cependant entraînée.

Le jury a repoussé la question subsidiaire d'excuses qui lui avait été posée, mais il a admis des circonstances atténuantes. En conséquence, l'accusé n'a été condamné qu'à 5 ans d'emprisonnement.  (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Novembre 1857   -  Un vol.   -   Le 1er novembre, pendant la grand'messe, un vol à l'aide d'escalade et d'effraction, a eu lieu au Fresne-Camilly (canton de Creully). Les voleurs se sont introduits en escaladant le mur du jardin et en forçant la fenêtre, dans la maison de M. Rochin (Pierre), propriétaire, ils ont ouvert deux armoires où les clefs étaient restées, ont répandu tout le linge à terre, et se sont emparés d'une épingle en or et d'une somme de 400 fr. renfermée dans un sac.

Les recherches les plus actives sont jusqu'ici demeurées sans résultat. (Source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Mai 1858   -   Cour d’Assises du Calvados.   -   Présidence de M. Adeline.  Audience du 15 mai.

Le nommé Jacques Lelièvre, âgé de 55 ans, domestique, domicilié au Fresne-Camilly, déjà condamné par la Cour d’assises du Calvados, le 6 février 1849, à dix ans de travaux forcés pour attentats à la pudeur (une partie de cette peine a été subie à Cayenne), et à qui l’Empereur avait daigné faire remise d’une partie de ladite peine, était accusé d’une tentative de vol, commise à l’aide d’effraction extérieure et d’escalade dans une maison, au préjudice de la veuve Beaudet. Voici comme les faits se seraient passés.

Pendant que la veuve Beaudet était absente de son domicile, où elle avait laissé son domestique, le nommé Hébert ; celui-ci qui se tenait dans l'écurie, vit l'accusé Lelièvre s’introduire dans la maison de sa maîtresse, après avoir brisé le carreau d’une croisée dont il escalada l’appui.

Hébert intervint immédiatement et trouva le malfaiteur occupé à remuer des vêtements qu’il avait enlevés d’un buffet, et a bouleverser un lit et un placard. Hébert interpella l’accusé en disant : « Que faites vous là ? » Lelièvre feignit alors de faire le mouvement de quelqu’un qui chercherait une arme dans sa poche ; mais effrayé par les cris de Hébert, il se détermina à prendre la fuite.

Arrêté avec le concours des voisins, Lelièvre voulut nier ce qui venait de se passer, mais bientôt il se décida à faire des aveux complets.

Déclaré coupable des faits ci-dessus, avec l’admission de circonstances atténuantes, Lelièvre a été condamné à la peine de cinq ans de réclusion. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Février 1862   -   Par un arrêté en date du 10 de ce mois.   -   M. le préfet a nommé M. Donnet, maire du Fresne-Camilly et conseiller d'arrondissement, membre de la Chambre consultative d'agriculture de Caen, pour le canton de Creully. (l’Ordre et la Liberté)

 

Mai 1862   -   Un attentat à la pudeur.   -  Nous apprenons qu'un attentat à la pudeur, accompagné de circonstances affreuses, a été commis avant-hier, au Fresne-Camilly, sur la personne d'une enfant de cinq à six ans, petite-fille d'un des principaux cultivateurs du canton de Creully.

L'auteur de ce crime abominable, jeune homme de 18 ans à peine, déjà perdu de vices et de débauche, est entre les mains de la justice. (l’Ordre et la Liberté)

 

Mai 1866   -   Une donation.   -    Un décret impérial du 2 mai 1866, autorise acceptation de la donation faite, à charge de services religieux, par le sieur et dame Tillard aux fabriques des églises de Lantheuil et du Fresne-Camilly.  

 

Novembre 1868   -   Un accident.   -   Dans la journée de mardi dernier, le sieur Pierre Bernard Desaunais, cultivateur à Langrune, partait de Cheux, monté dans une voiture, pour se rendre à son domicile. En traversant la commune de Fresne-Camilly, il tomba de son siège, dans sa chute, il se brisa la colonne vertébrale.

Transporté à son domicile, il y est mort le lendemain des suites de ses blessures.  

 

Décembre 1872   -  Café chantant.  -  Le ministre de l'intérieur vient d'engager les, fonctionnaires et agents auxquels incombent particulièrement la surveillance des cafés concerts, de veiller avec un redoublement de zèle et d'attention, à ce que les chansons obscènes, les saynètes graveleuses et tous les divertissements enfin pouvant porter atteinte à la morale ou à l’ordre public, soient éliminés des programmes.

 

Décembre 1872   -  Cartes-poste.  -  Il va être établi des cartes-poste qui seront vendues par l'administration au prix de 10 centimes et qui circuleron en franchise dans tout le territoire français. Sur ces cartes on met l'adresse d'un côté, et quelques lignes de l'autre. Elles existent déjà en Suisse et en Angleterre, où elles rendent les plus grands service. 

 

Janvier 1873   -   Incendie.  -  La commune du Fresne-Camilly a été mise en émoi mardi soir, à 8 heures, par un incendie qui, au début, avait pris des proportions formidables. Il a commencé  dans un hangar rempli, paraît-il, d'une quantité considérable de bourrées, et quelques minutes après, le tout s'est eflondré et a communiqué le feu aux maisons contiguës. On doit féliciter les gendarmes de Creully de leur empressement, ils sont arrivés les premiers et ont rendu de grands services, les pompiers d'Amblie, de Reviers, de Fontaine, de Thaon et de Bény étaient également accourus pour combattre le sinistre. Ceux de Creully ne sont arrivés que plus tard, à cause des nombreuses formalités exigées pour obtenir les pompes. Bien que chacun ait fait son devoir, on ne peut passer sous silence un trait de courage de la part d'un jeune homme de 20 ans, le fils Le Courtois, cultivateur à Amblie, au péril de sa vie, ce jeune homme s'est lancé du haut d'une échelle trop courte de plus d'un mètre sur un toit enflammé qu'il a pu heureusement éteindre des le début. Par cet acte courageux, tout un pâté de maisons a été préservé du fléau. 

 

Juin 1874   -   Fait divers.  -  Des ossements humains ont été trouvés au Fresne-Camilly, dans un jardin appartenant au sieur Le Sauvage, cultivateur à Crépon. Le squelette était au complet, sauf la mâchoire inférieure qui n'a pu être retrouvée. La mâchoire supérieure était garnie de seize dents. Il y a environ 17 ans, un domestique connu sous le sobriquet de Pouillot fut mis à la porte de chez un cultivateur du pays, laissa sa malle chez une voisine et ne reparut plus. La justice informe..  

 

Octobre 1877   -  Secours.  -  Le ministre a accordé à la commune de Notre-Dame-de-Fresnay, un secours de 3 000 fr. pour sa maison d'école    A la commune du Fresne-Camilly, 1 200 fr. pour l'école de filles.    A la commune de Pont-Bellenger 1 500 fr., pour l'aider à payer la dépense de restauration du presbytère, et à la commune d'Estry, 1 200 fr. pour l'aider à payer l'achèvement des travaux de l'église.  

 

Mars 1879   -  Secours.  -  L'État vient d'accorder des secours aux communes ci-après : Huppain, restauration de l'église, 2 000 fr. ; Rubercy, réparation de l'église et du presbytère, 600 fr. ; Creully, travaux à l'église 3 735 fr. ; le Fresne-Camilly, travaux à l'église, 2 248 fr. ; Secqueville-en-Bessin, travaux à l'église, 10 231 fr. ; Évrecy, restauration du clocher, 1 800 fr. ; St-Martin-de-Sallen, réparation au presbytère, 300 fr. ; Morteaux-Couliboeuf, construction d'une école de garçons, 1 000 fr. ; Rumesnil, reconstruction de l'église, 6 000 fr.  

 

Avril 1879  -  Demande de subvention.  -  Le Conseil général, considérant que les demandes de subvention sur les fonds de l'État, pour travaux aux églises et aux presbytères, a été établi conformément à l'article 2 de la loi du 10 août 1871, en tenant compte de l'urgence de ces travaux, ainsi que des charges et des ressources des communes. Prie M. le Ministre de vouloir bien accorder aux communes les subventions demandées pour travaux aux églises et aux presbytères, à Le Fresne-Camilly, travaux à l'église (monument historique). Montant de la dépense 4 496 fr. déficit : 2 248 fr.  

 

Juin 1879   -  Le dénichage des oiseaux.  -  A cette époque de l'année, nous ne saurions trop engager MM. les instituteurs à rappeler aux enfants qu'il y a une loi qui interdit le dénichage des oiseaux. Ils éviteront ainsi à leurs élèves les pénalités qui pourraient les atteindre et rendront un véritable service à l'agriculture. 

 

Juillet 1879   -  Écoles primaires.  -  Les vacances des écoles primaires commenceront le 1er  août pour finir le 1er  septembre.

 

Août 1879   -  Secours aux communes.  -  Les secours suivants viennent d'être accordés sur les fonds de l'État aux communes ci-après : Agy, agrandissement de l'église 3 000 fr. ; Mosles, travaux à l'école mixte, 580 fr. ; St-Laurent-sur-Mer, achat de mobilier de l'église, 300 fr ; Cardonville, achat de mobilier de l'église, 250 fr. ; St-André-de-Fontenay, travaux de restauration de l'église, 2 000 fr. ; Fresne-Camilly, restauration de l'église, 800 fr.  ; Maizières travaux au presbytère, 1 500 fr. ; Honfleur, travaux à l'église Ste-Catherine, 10 000 fr. ; Annebesq, réparations au presbytère, 1 000 fr.

 

Juin 1881  -  Le crime du Fresne-Camilly.  -  Un crime horrible vient d'être commis dans la commune du Fresne-Camilly, près Creully. Depuis longtemps, un jeune domestique, employé, chez M. Viel, hameau du Quesnay, le nommé Théodule Gilles, âgé de 16 ans et demi, poursuivait de ses obsessions honteuses un autre petit domestique, âgé de 10 ans seulement.

Mardi enfin, il s'est emparé de lui par force et, après s'être livré à des actes infâmes, il s'est acharné sur sa victime et l'a frappée à coups de talon de bottes et tuée d'un coup de couteau dans le cou. L'assassin, qui était, suppose-t-on, ivre au moment du crime, a été mis en état d'arrestation et écroué à la prison de Caen.

 

Juin 1881  -  La comète.  -  Une comète est en ce moment visible. Les superstitieux voient à tort dans l'apparition de cet astre un présage de calamité publique. Les comètes sont un monde en feu, comme l'a été autrefois la terre. La queue de la comète actuelle est de plusieurs millions de lieus. Elle est très éloignée de la terre, et sa marche est vertigineuse.  

 

Janvier 1884  -  Attaqué sur un chemin.    Mercredi, vers 6 heures du soir, le nommé Armand-Jules Lainé, petit domestique chez le sieur Pitet, cultivateur à Thaon, se rendait à Creully, lorsqu'à 300 mètres environ du Fresne-Camilly il fut accosté par deux malfaiteurs inconnus qui lui enlevèrent une pièce de 5 fr. que lui avait donnée son maître et le dépouillèrent d'une petite veste, dite vareuse, qu'il avait en dessous de sa blouse. Ces malfaiteurs ont pris la fuite dans la direction de Fontaine-Henry.  

 

Mai 1890  -  On dit…..  -  On dit qu'au Fresne-Camilly, depuis le mois de janvier, il se serait trouvé plusieurs personnes gravement indisposées. Ces jours derniers, on aurait reconnu que trois puits avaient été empoisonnés par du sulfate de cuivre. Et l'on dit qu'on a envoyé des échantillons de cette eau au laboratoire d'analyse à Paris.  (source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1891  -  Puits empoisonné.  -  Depuis environ un an, quelques puits du Fresne-Camilly étaient empoisonnés par du vitriol qu'on y jetait. Jusqu'ici, les recherches pour découvrir l'auteur de ces actes avaient été vaines. On assuré qu'un individu de la commune a été pris en flagrant délit et arrêté par des habitants qui faisaient le guet depuis longtemps. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1891  -  Un empoisonneur de puits.  -  Depuis deux ans, neuf puits de la commune du Fresne-Camilly avaient été empoisonnés avec du vitriol. On cherchait en vain quel était l'empoisonneur. 

Le maire avait fait fermer les puits, mais le malfaiteur creusait en dessous, et à l'aide d'un conduit y jetait le vitriol. On se décida à faire le guet. Le coupable fut surpris et blessé aux jambes d'un coup de fusil. 

C'était un nommé Martin, âgé de 43 ans, berger. Lui aussi avait un puits, mais il s'était bien gardé de l'empoisonner. Il a comparu vendredi dernier en police correctionnelle à Caen. A l'audience, il a essayé de se faire passer pour fou. Le tribunal l'a condamné à 5 ans de prison, 50 fr. d'amende et 10 ans d'interdiction de séjour.  (source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1892  -  Attaque sur la route et vol.  -  Mercredi soir, Léon Gibert, 19 ans, domestique, retournait à Cully, avec sa voiture, lorsqu'au Fresne-Camilly un individu, qu'il avait remarqué le suivant depuis Buron, se jeta sur lui, le renversa sur la route et lui enleva sa montre en argent, la chaîne en nickel, le tout estimé 30 fr., et son porte monnaie contenant 11 fr. 15. Ce malfaiteur, qui avait menacé Gibert de le tuer, s'est sauvé dans la direction de Thaon ou Cairon. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1893  -  L’immoralité à la campagne.  -  Une femme Bétourne, âgée de 43 ans, demeurant au Fresne-Camilly, attirait chez elle les jeunes gens du pays et se livrait avec eux à des scènes qui l'ont amenée devant la police correctionnelle où elle a été condamnée à quatre mois de prison. (source : Le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1894  -  Incendies.  -  Samedi, la nuit, important incendie au Fresne-Camilly. Quatre maisons, avec leur mobilier, ont été détruites. Le feu a commencé par la toiture de l'écurie d'un sieur Vincent, boulanger. Pertes, 8 000 fr. environ, en partie seulement assurés. (source : Le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1894  -  Est-ce vrai ?   -  il existe au Fresne-Camilly une pompe communale, des pompiers, un tambour, etc…. Mais on nous affirme que lors de l'incendie qui a éclaté la semaine  dernière chez M. Vincent, boulanger, la pompe ne marchait pas et le tambour était crevé. 

Chose renversante : la pompe de Fontaine-Henry manœuvrait un quart d'heure avant celle du Fresne. — Est-ce vrai ? (source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1896  -   Petite fille brûlée.  -  Olynda Lambert, femme Viget, 27 ans, demeurant au Fresne-Camilly, partait un dimanche pour aller à la messe. Elle laissait chez elle une petite fille de 3 ans qu'elle avait en nourrice. Elle installa l'enfant sur une petite chaise, lui mit une chaufferette allumée sous les pieds et lui donna un livre pour s'amuser. L'enfant déchira le livre, des feuilles tombèrent sur la chaufferette et prirent feu, puis les vêtements de la malheureuse enfant s'enflammèrent également. Elle poussa des cris déchirants, mais les voisins ne se dérangèrent pas, croyant que l'enfant criait comme d'habitude. 

La petit fille mourut le lendemain. La femme Viget est une honnête femme, qui regrette virement ce moment d'absence et pleure l'enfant comme le sien. La mère, une fille Dumont, servante dans le pays, ne payait même pas les mois de nourrice et cependant sa petite fille était très bien soignée. La femme Viget a été condamnée à 100 fr. d'amende, mais avec application de la loi Bérenger. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1897  -  Vol d’un âne. -  Un âne de 50 francs a été volé au sieur Simon, cultivateur au Fresne-Camilly. Le voleur, Albert Vivier, 18 ans, domestique à Cully, est arrêté. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1899  -  La neige.  -  Lundi la neige a tombé partout dans le département et le froid a été très vif. Les arbres à fruits ont souffert. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Mars 1899  -  Vol d’un cheval.  -  Mme Legrand, cultivatrice au Fresne-Camilly, s'est aperçue de la disparition de son cheval, valant 900 fr., qui avait été enlevé de son écurie, à 100 mètres de son habitation. Le voleur est soupçonné. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Avril 1900   -   Voleuse précoce.  -  Vers la fin du mois de janvier, M. Jean Bidet, propriétaire au Fresne-Camilly, fut victime d'un vol d'un porte-monnaie renfermant 37 fr. Ses soupçons s'étaient portés sur une jeune mendiante qui venait toutes les semaines demander l'aumône et n'était  pas reparue depuis ce vol.

Jeudi, elle s'est présentée à nouveau. Mme Bidet, lui ayant demandé de lui donner son porte-monnaie pour y mettre quelque chose, constata que ce porte-monnaie était celui qui lui avait été dérobé. La jeune mendiante, Rose Marie, est âgée de 12 ans, elle demeure à Cairon.

Interrogée sur la provenance du porte-monnaie, elle a avoué être l'auteur du vol. On fait une enquête. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1901   -   La neige et le froid dans le Calvados.  -  Nous avons eu, cette semaine, une recrudescence de l'hiver. Le froid a été très vif dans le Calvados. Sur certains points, le thermomètre est descendu jusqu'à 14 degrés au-dessous de zéro. Puis est survenu le verglas.

Mercredi matin, les chemins étaient absolument impraticables. Beaucoup de laitiers ont dû venir à pied à Caen. On craint que les récoltes n'aient beaucoup souffert. La neige est tombée assez abondamment. Du reste, il en est tombé presque partout et le froid est généralement très vif.

Dans certains endroits, il y a eu 18 degrés au-dessous de zéro. Dans l'Est, on a mesuré jusqu'à un mètre de neige. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1901   -   Tentative de vol et agression.  -  L'institutrice du Fresne-Camilly, près Creully, s'étant absentée quelques instants, le soir, trouva, en rentrant chez elle, un individu qui s'était dissimulé derrière des bottes de paille, dans le préau. Il se précipita sur la malheureuse fille qui tomba évanoui sous les coups qu'il lui porta, puis entra dans la maison d'école pour voler mais il partit sans avoir pu trouver d'argent. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1904  -   Double accident    -   La jeune Emélie Vincent, fille d'un boulanger du Fresne-Camilly, près Creully, a eu la main prise dans l'engrenage du pétrin mécanique et à moitié broyée. Aux cris de l'enfant une voisine, Mme Martin, accourut et fut tellement émue de l'accident qu'elle tomba évanouie et se cassa la jambe. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1905  -  Découverte d'un cadavre.  -  On a trouvé jeudi soir, sur la route de Creully, territoire de la commune de Fresne-Camilly, le cadavre d'un journalier, Michel Armand Ecolasse, âgé de 65 ans. Le malheureux vieillard conduisait un tombereau attelé d'un cheval ; l'attelage était resté sur la route. On suppose qu'Ecolasse aura été frappé  de congestion ; il  ne portait aucune trace de violence.

 

Avril 1914  -  Les monuments historiques du Calvados.  -  Voici, d'après le officiel, la liste des immeubles classés parmi les monuments historiques avant la promulgation de la loi du 31 décembre 1913, pour le département du Calvados :

Falaise : Église Saint-Gervais, Église de la Trinité, Château ; Fontaine-Etoupefour : restes du Château ; Fontaine-Henri : Église (sauf la nef) ;  Fontenay-le-Marmion : Clocher et Chœur de  l'église ; Formigny : Église ; Fresnes-Camilly (le) : Église ; Goustranville : Clocher de l'église ; Grainville-sur-Odon, Clocher et le chœur de l'église ; Grisy : Croix de chemin sur la route de Vendeuvres à Grisy ; Honfleur : La Lieutenance, Église Sainte-Catherine. Portail de l'église Saint-Léonard ; Huppain : Église ; Juay-Mondaye : Parois de la voûte du transept gauche de  l'église, revêtues de fresques classées ; Jurques : Dolmen dit " Pierre Dialan " ; Langrune : Église.  etc ...

 

Février 1918  -  Un facteur volait les correspondances.  -  Après s'être vaillamment conduit au front, blessé sérieusement à la main droite et formé, avec pension, Ernest Boisset, 29 ans, était devenu facteur intérimaire des postes et télégraphes, au Fresne-Camilly.

A la suite de diverses plaintes, il fut procédé à une enquête. Celle-ci ne tarda pas a établir que Boisset avait volé, retenu et tourné, un certain nombre de lettres environ 300, qu'il en avait détruit une partie et que de plus, il s'était approprié des fonds, dont la plupart étaient destinés à des soldats du front.

D'une honorable famille, Boisset avait un passé sans tache et même glorieux, puisqu'il a été cité à l'ordre de la division pour sa conduite au front. Il a reconnu les faits.

Me P. Martin le défendit avec son talent coutumier devant le tribunal correctionnel, et réussit à lui gagner l'indulgence des juges qui condamnèrent Boisset a un an de prison avec sursis, 50 francs d'amende et le déclarèrent interdit de toute fonction publique pendant 6 ans.

 

Mars 1918  -  Facteur indélicat. -  Ernest Boisset, 29 ans, facteur intérimaire, avait fait plus que son devoir au front. Blessé grièvement à la main droite, il avait été réformé avec pension.

Nommé facteur intérimaire, il fut l'objet de diverses plaintes et l'enquête révéla qu'il avait retenu et détourné environ 300 lettres et s'était approprié les fonds destinés pour la plupart aux soldats du front. Défendu très habilement par Maître Martin, il a été condamné à un an de prison avec sursis et interdit de toute fonction publique pendant cinq ans.

 

Juillet 1921  -   La chute d’un calvaire.   -   Comme on enlevait les échafaudages ayant servi à l'érection du Calvaire du Fresne-Camilly, canton de Creully, ce calvaire lui-même s'est effondré. Il n'y a pas eu d'accident de personne. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1922  -   Un désespéré.    -   En instance de divorce, Fernand Brunot, 45 ans, domestique au Fresne-Camilly, également canton de Creully, n'a pas pu supporter le coup de la signification du jugement. Il s'est pendu dans une remise. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1926  -  Un accident de route.  -  M. Forêt, 40 ans, cantinier à Fontenay-le-Pesnel, suivait à bicyclette la route de Luc-sur-Mer. Arrivé à hauteur du château du Fresne-Camilly, il aperçut un attelage qui occupait, suivant ses dires, la gauche de la chaussée. Le cycliste actionna son avertisseur en approchant du véhicule mais au même moment sa machine dérapa. M. Forêt tomba près de l'une des roues et fut grièvement blessé à la jambe droite.

 

Novembre 1928   -   Étrange mort.   -   Sur le bord d'un chemin, près du Fresne-Camilly, canton de Creully, on a trouvé le cadavre d'un inconnu, la tête dans un trou creusé pour la pose d'un pylône de la ligne d'électrification rurale. On croit que le malheureux, trompé par l'obscurité, a trébuché et étourdi par sa chute, a péri asphyxié par l'eau qui remplissait la cavité. Il s'agit d'Alexandre Germain, 60 ans, journalier au bourg. Le Parquet a prescrit l'autopsie.  

 

Octobre 1936  -   Encore une affaire d’avortement.  -  Ayant appris que des faits assez troublants se déroulaient chez un nommé B…….. masseur, M. Guimbellot, juge d'instruction, chargé de l'affaire, après une longue et minutieuse enquête eut dernièrement connaissance qu'une femme, demeurant au Fresne-Camilly, avait eu recours aux soins de ce spécialiste. 

Entendue longuement par le juge d'instruction, la jeune fille avoua, après avoir nié tout d'abord. En présence de ces affirmations, M. Guimbellot, avec son greffier, accompagné de M. Fatôme. substitut du procureur de la République se rendit au domicile de B…..., pour y faire une perquisition. 

Seuls, divers documents, sans grande importance d'ailleurs, ont été saisis. Le masseur, entendu par le magistrat, a nié énergiquement avoir accompli des manœuvres abortives. Il se serait contenté de donner quelques soins.  Une instruction est ouverte. (source : le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1938   -   Le mois de mai météorologique.   -   Le mois de mai a été frais et faiblement pluvieux. La moyenne de température, à l'observatoire de Ste-Honorine-du-Fay, ne s'élève qu'à 11° 36. Elle n'est pas exceptionnellement basse, mais est néanmoins très inférieure à la normale 12° 09.

Après une première décade froide, comprenant quelques gelées, est survenue une période assez chaude du 11 au 17, précisément à l'époque supposée classique, des Saints de glace, la fraîcheur est revenue ensuite jusqu'au mois de juin. Les. moyennes différent relativement peu d'un point à l'autre du département. Parallèlement à la fraîcheur, s'est maintenue la sécheresse, elle a cependant été beaucoup moins accentuée que pendant les mois précédents.

Le total des pluies, à atteint 42 millimètres, c'est-à-dire les trois quarts de la normale, 58° 5. L'amélioration est sensible, mais bien insuffisante. La partie centrale du département est la moins favorisée.

L'importance de ces pluies explique la reprise de la végétation au cours du mois de mai. Elle est cependant encore bien disproportionnée aux besoins. Des précipitations abondantes seraient indispensables aux prairies naturelles ou artificielles, dont la production sera très déficitaire. Aucun indice ne permet encore de les annoncer.

Le maintien d'un anticyclone sur les régions de l'Océan situées à l'Ouest de l'Irlande assure la continuité du beau temps et de la sécheresse sur les îles britanniques et l'Ouest de la France. Des pluies appréciables ne surviendront probablement que par orages provenant du Sud-Ouest. Elles ne sont pas encore prochaines. Notons cependant que, malgré une ressemblance générale dans les caractères des saisons correspondantes, la situation n'est pas aussi critique cette année qu'elle le fut en 1893. Abbé GABRIEL    (source : le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1938   -   Voleuse qui manque d’assurance.   -   M. René Guillotin, épicier-débitant au Fresne-Camilly, ayant entendu résonner la sonnerie du magasin, quitta son garage où il travaillait, pour aller servir le client qui avait dû entrer. II vit une femme devant la boutique, qui lui demanda un paquet de tabac. Cette femme avait l'air si embarrassé, si troublé, que le commerçant fut saisi d'un doute : il alla ouvrir son tiroir-caisse. Un billet de 50 francs avait disparu. La voleuse, Marie Geffroy, 28 ans, ménagère au Fresne-Camilly, a fini par avouer son  larcin. (source : le Moniteur du Calvados)

 

Août 1938   -   Une sérieuse collision au Fresne-Camilly.   -  Une collision s’est produite, au carrefour des chemins de Caen à Creully et d'Aunay à La Délivrande, entre un cycliste, M. André Vasselin, 14 ans, apprenti boucher, demeurant à Putot-en-Bessin, et une automobile pilotée par M. Fernand Plantefol, 43 ans, industriel à Elbeuf.

Fortement commotionné et se plaignant de vives douleurs dans la tête, le jeune Vasselin a été transporté à l'hôpital de Caen. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

Février 1939   -   Le mois de décembre météorologique.   -   L'hiver 1938-1939 est une saison extraordinaire par ses contrastes. Une période de froids rigoureux, en décembre, a fait place à un mois de janvier remarquable par sa douceur. Si la première et la dernière quinzaine du mois ont été fraîches, la période du 8 au 24 a été très tempérée, si bien que la moyenne mensuelle est de 6°20, dépasse de 2° la normale.

Depuis 1936, tous les mois de janvier dépassent la moyenne de 6 degrés et présentent une succession unique dans les annales de la Météorologie. Nous avons connu des mois de janvier plus chauds que celui de cette année, ceux de 1921 et de 1930, par exemple. Mais jamais nous n’avons vu l'anomalie se prolonger pendant 4 années consécutives.

Dans l'ensemble du département, les moyennes sont les suivantes : 4° 89 à Vire, 5° 82 à Lisieux, 5° 86 à Deauville, et 6° 34 à Caen.

l'anomalie que nous signalons pour les températures se retrouve également dans les précipitations. La normale des pluies, en janvier, atteint 60 m/m.

Depuis 1936, nous avons toujours dépassé 100 millimètres. Cette année, nous enregistrons 158 m/m à Sainte-Honorine-du-Fay. Comme il convient, les pluies sont moins importantes sur le littoral, mais dépassent quand même 10 centimètres. On note 105 m/m à la Délivrande, 106 à Deauville, 120 à Caen,  134 à Bayeux et 158 à Lisieux.

La neige est tombée abondamment dans la nuit du 25 au 26, sur les collines du Bocage. Son épaisseur a dépassé 20 centimètres dans les régions de Saint-Sever et de Flers, alors qu'elle était à peu près nulle dans les régions maritimes.

On se rend compte maintenant des dégâts occasionnés par les gelées de décembre à la culture. Toutes les avoines sont perdues. En ce qui concerne les blés, les premiers et les derniers ensemencements ont résisté. On estime que, dans la plaine de Caen, la moitié des terres doivent être réensemencées. La proportion parait plus élevée dans les régions de Falaise et de Vire. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1939   -   Une grave collision entre un camion et une auto.   -   Vers 10 h. 15, M. Maurice Vereecke, cultivateur, à Fontaine-Henry, circulant au volant de sa voiture, suivait la route venant de cette localité pour se diriger vers Bretteville-l'Orgueilleuse. Il avait à ses côtés Mme Charlotte Lecouturier, également domiciliée à Fontaine-Henry.

Au moment où il débouchait dans le carrefour de la Maisonnette, la voiture de M. Vereecke fut heurtée par un camion automobile chargé de deux tonnes de coke, appartenant et conduit par M. Emile Viel, entrepreneur de transports à Creully qui venait de Caen.

Le choc fut assez violent, M. Vereecke a été blessé au visage et souffre de contusions sur diverses parties du corps. Mme Lecouturier, également blessée et contusionnée, mais plus sérieusement, a dû être transportée à son domicile par les soins d'un automobiliste de passage. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1940   -   « Triplées caennais ».   -   Ces jours derniers des triplées sont nées à la maternité de l'hôpital de Caen et se portent à ravir, entourées qu'elles sont de soins attentifs.

Il s'agit des petites Jacqueline, Hélène et Micheline Savary qui appartiennent à une famille d'ouvriers agricoles du Fresne-Camilly où se trouvent déjà trois garçons âgés de de 8, 4 et un an. La mere de ces trois petites jumelles est pleine de courage devant la lourde charge nouvelle et le père, M. Léon Savary qui était mobilisé à Colombelles, vient d'être renvoyé dans ses foyers à la suite de cette brusque augmentation de famille.  

 

Novembre 1947  -    Dans le brouillard.  -  Un pugilat a mis aux prises, dans le bourg du Fresne-Camilly, Bernard Pavé, bourrelier et Maurice Bouchard, ouvrier agricole, qui étaient en état d’ivresse. L’intervention de la maréchaussée a rafraîchi l’ardeur des combattants. (source : Le Bonhomme Libre)

 

Mai 1948   -   Des céréales brûlent au Fresne-Camille.   -   Durant la nuit, un violent incendie à ravager une meule de 45 quintaux de blé appartenant à M. André Bernard, cultivateur. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Août 1948   -   Au Fresne-Camilly.   -   Un garnement de la commune, âgé de 12 ans, a dérobé 7 000 francs à une cultivatrice, Mme veuve Adrienne Bisson, et distribué l'argent à quelques camarades ainsi qu'à un ouvrier du nom de Raymond Villars, 27 ans. Ce dernier devra répondre en outre des délits de vol et d'attentat à la pudeur. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Février 1949   -   Un récupérateur.   -    Onfroy plus connu sous le sobriquet de « Patte de pie » répondra d'autres part d'un abus de confiance commis au préjudice d'un camarade, M. Marcellin Belligand, 18 ans, du Fresne-Camilly, ce dernier étant souffrant son employeur, M. Delabie, de Bretteville-l'Orgueilleuse, avait chargé Onfroy de lui remettre une somme de 5 000 francs que le jeune homme attend toujours.

« Patte de pie » est enfin inculpé de vol d'un cadre de bicyclette et de petit matériel dans un hangar de l'entreprise S.O.B.B.A.M. à Authie et de détention d'un poignard de parachutiste allemand.

L'enquête ouverte par la gendarmerie de Tilly-sur-Seulles sur des vols de gouttières commis au préjudice de Mmes veuves Piedoue, cultivatrice et Lelevé, débitante, d'Audrieu, a abouti à l'arrestation d'un journalier du village, Albert Sosson qui a reconnu sa culpabilité. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Mars 1949   -   Un beau tableau de chasse.   -   Deux gardes de la Fédération de Chasse : MM. Marie de Monceau-en-Bessin et Vaxier, de Saint-Léger, ont abattu en deux jours, 11 renards et 6 blaireaux sur les territoires des communes de Sainte-Croix-Grand'Tonne et du Fresne-Camilly. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Août 1949   -   Des récoltes brûlent.  -   Au Fresne-Camilly, un incendie s'est déclaré dans un champ de blé appartenant à M. André Lefebvre, cultivateur. Le sinistre, provoqué par une étincelle émanant du tuyau d'échappement d'un tracteur à ravagé environ un hectare de blé sur pied. On estime les dégâts à une centaine de mille francs. ( Le Bonhomme Libre )

 

Août 1949   -   Des récoltes brûlent.  -   Un second sinistre qui aurait été provoqué par l'explosion d'une grenade a pris naissance, au Fresne-Camilly, dans un champ d'avoine appartenant à un cultivateur de la commune, M. René Piedagnel, 15 000 francs de dégâts. ( Le Bonhomme Libre )

 

Janvier 1950   -   Un chasseur blessé.   -   M. Albert Lefeu, 36 ans, mécanicien à Langrune-sur-Mer, rue de la Mer, était à la chasse, au Fresne-Camilly, en compagnie de quelques amis, dont M. Raymond Péronne, demeurant également à Langrune. A un certain moment, M. Péronne tira sur un lapin, par-dessus un talus. La charge vint atteindre M. Lefeu qui, blessé à la tête, eut un œil crevé et reçut de nombreux plombs sur diverses parties du corps. ( Le Bonhomme Libre )

LE FRESNE-CAMILLY    -   L'Avenue et Route de Bretteville

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