| 1er Août 2025 |
UN SIÈCLE D'HISTOIRE
DU CALVADOS |
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MORTEAUX - COULIBŒUF |
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Canton de Morteaux-Coulibœuf |
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Avril
1835.
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Attribution des secours et encouragements.
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Par différentes
décisions, dont nous avons déjà fait connaître une partie, M. le
ministre de l'instruction publique a accordé sur les fonds mis à sa
disposions pour secours et encouragements à l'instruction primaire, les
sommes ci-après : A
la commune de Rosel une somme de 1 000 fr. pour concourir aux frais d'établissement
d'une maison d'école. La
ville de Caen a obtenu un secours de 1 000 fr. pour l'établissement de
salles d'asile pour les enfants indigents. La
commune de Bricqueville a obtenu un secours de 500 fr. pour l'aider dans
la réparation d'une maison d'école. La
commune de Banville un secours de 1 500 fr. pour la construction d'une
maison d'école. Il
a été accordé un secours de 180 fr. à la commune de Saint-Sylvain
pour réparation du mobilier à la maison d'école. 1
500 fr. à la commune de Morteaux pour l'acquisition d'une maison d'école.
2
000 fr. à la commune de Mesnil-Durand pour la construction d'une maison
d'école 800
fr. à la commune d'Allemagne pour la construction d'une maison d'école.
500
fr. à la commune de Villers pour dépenses de l'école gratuite de
dessin. Une
somme de 1 000 à la ville de Bayeux pour dépenses relatives à
l'instruction primaire. 2 000 fr. à la ville de Lisieux, dont 1 000 pour l'établissement d'une école de filles, et 1 000 fr. pour l'établissement d'une salle d'asile pour les enfants indigents. (Le Pilote du Calvados)
Juin 1860 - Une dépêche. - Par une dépêche qu'il vient d'adresser à M. le préfet, M. le général commandant la subdivision du Calvados, fait connaître qu'il autorise le 98e de ligne à mettre à la disposition des agriculteurs 120 hommes de ce régiment. De nouvelles instructions, dit le général, autorisent à changer l'époque du départ et du retour des travailleurs suivant l'avancement des moissons. ( L’Ordre et la Liberté)
Juin 1860 - On lit dans le journal de Falaise du 23 juin. - Les pluies torrentielles tombées la semaine dernière et au commencement de la semaine courante ont jeté la rivière de Dives hors de son lit et entraîné de sérieux dégâts, notamment dans sept communes de l'arrondissement de Falaise. Le débordement de cette rivière, dont le courant a envahi les prairies voisines, a été, pour cinq propriétaires de Beaumais, la cause d'un dommage s'élevant à 1 300 fr. ; huit propriétaires de Crocy ont éprouvé une perte de 2 100 fr. ; six de Morteaux-Couliboeuf, une perte de 4 500 fr. ; dix de Jort, une perte de 5 350 fr. ; trois de Grisy, une perte de 650 fr. ; quatre de Vendeuvre, une perte de 1 660 fr. ; et six de Morières, une perte de 2 440 fr. Le désastre connu à ce jour se traduit donc par un chiffre de 18 000 fr. Les prés submergés par les eaux de la Dives sont gravement compromis par les vases qu'ont laissées ces eaux sur le sol de ces près, dont les produits n'étaient pas assurés. Si nous sommes bien informé, l'Orne aussi aurait franchi ses bords et aurait ravagé les propriétés riveraines, principalement aux alentours de la commune de Thury-Harcourt. Les détails nous manquent sur les suites de cette nouvelle catastrophe. ( L’Ordre et la Liberté)
Août 1860 - Bureau de poste de distribution à Morteaux-Couliboeuf. - Le Conseil d'arrondissement de Falaise renouvelle la demande au Conseil général, d'un bureau de distribution à Morteaux-Couliboeuf. Considérant que cette commune se compose aujourd'hui de la réunion de deux communes importantes, que le chiffre de la population est considérable, qu'elle est le siège d'une justice de paix, la résidence d'une brigade de gendarmerie, qu'elle est distante de 11 kilomètres de Falaise, que la distribution des lettres y éprouve un retard considérable, que la création de ce bureau acquiert un caractère exceptionnel d'urgence, de l'existence d'une gare importante de chemin de fer établie sur le territoire de cette commune. Renouvelle le vœu que l'administration des postes établisse un bureau de distribution dans la commune de Morteaux-Coulibœuf.
Septembre
1860 - Conseil Général du Calvados. -
Séance du 29 août. A
3 heures, les président, secrétaire, ainsi que M. le préfet, sont au
bureau. Voici
le résumé des principales délibérations admises sans discussion par
le Conseil général, sur la proposition de ses diverses commissions : -
Bureau de poste à Morteaux-Coulibœuf. Le Conseil renouvelle le
vœu que l'administration des postes établisse un bureau de
distribution à Morteaux-Coulibœuf. -
Allumelles dites amorphes. Le Conseil renouvelle le vœu que
l'administration prohibe l'emploi des allumettes chimiques ordinaires. -
Bureau d'enregistrement à Morteaux-Coulibœuf. - Le Conseil
renouvelle instamment le veu par lui émis d'un bureau d'enregistrement
à Morteaux-Coulibœuf. - Échardonnage. Le Conseil prie M. le préfet de renouveler ses instructions relatives à l'échardonnage, en invitant les maires et les gardes-champêtres de veiller à la stricte exécution de ses arrêtés. ( L’Ordre et la Liberté)
Juillet
1861 - M. le préfet du Calvados, accord des secours.
- Nous
avons publié, dans notre numéro du 27 juin dernier, la liste des
communes auxquelles M. le ministre de l'instruction publique, sur la
demande de M. le préfet du Calvados, avait accordé des secours. Par
arrêté du 11 juin, M. le préfet a bien voulu répartir dans diverses
communes du département une somme de 5 959 fr. 29 с. Voici,
par arrondissement, les sommes affectées à chaque commune : Arrondissement
de Falaise. Morteaux-Coulibœuf.
- Travaux importants à l'église.
150 fr. Sassy.
- Travaux à l'église. 75
fr.
Crocy.
- Travaux à l'église. 75
fr. Jort.
- Travaux à l'église. 50
fr. Norrey.
- Travaux à l'église. 50
fr. Beaumais.
- Travaux à l'église. 150
fr. Saint-Sylvain.
- Construction d'une halle. 150
fr. Louvagny.
- Assainissement de l'église. 23
fr. ( L’Ordre et la Liberté )
Juillet 1867 - Chemin de fer. - Un arrêté de M. le préfet porte qu'une enquête aura lieu, dans les communes de Morteaux, Damblainville, Coulibœuf, Ailly, Bernières et Jort, en conformité du titre II de la loi du 3 mai 1811, sur l'établissement du chemin de fer de Mézidon au Mans, partie comprise sur les territoires de ces communes. Cette enquête commencera le 5 juillet et sera close le 15 du même mois, et pendant toute sa durée, les plans et états parcellaires resteront déposés à la mairie de chaque commune, où tous les intéressés pourront en prendre connaissance. Le
20 du même mois, à midi, une commission, présidée par M. le
sous-préfet de Falaise, se réunira à la sous-préfecture. Elle
recevra, pendant huit jours, les observations des intéressés, les
appellera toutes les fois qu'elle le jugera convenable et donnera son
avis. Ses opérations devront être terminées dans le délai de dix
jours. (Ordre et la Liberté)
Janvier
1869 -
Un accident. -
Samedi dernier vers 4 heures du soir, sur le chemin vicinal
formant la principale rue du bourg de Morteau-Couliboeuf, le nommé
Ambroise Lepeltier, âgé de 42 ans, cultivateur, à Norrey (Calvados),
est tombé accidentellement sous la roue de sa voiture, qui l'a
écrasé. La mort a été
instantanée.
Juin 1875 - Les blés. - Les blés augmentent, non pas que dans nos contrées la récolte soit compromise, au contraire, mais parce que les nouvelles du Sud et du Sud-Est font craindre une grande déception dans le rendement.
Juin 1875 - Récoltes. - Les pluies continuelles du mois de juin ont causé beaucoup de dommage aux récoltes sur certains points de notre département. Un grand nombre de pièces entières de blé et d'avoine ont été couchées et auront bien du mal à se relever. — La plupart des foins qui n'étaient pas encore bottelés ont beaucoup souffert. Le colza commence à souffrir. Les pommiers donnent toujours de belles espérances. —
S'il faut en croire le prophète Kick, il en sera à peu près de même
en juillet. D'après lui, le temps sera variable, agité, souvent
couvert ou brumeux, plutôt humide que sec dans l'ensemble.
Variations brusques. Beaucoup d'eau sur certains points, pas du tout sur
d'autres. Crues subites.
Juillet 1875 - Morts par immersion. - Le 11 de ce mois, vers sept heures du soir, un petit enfant de 23 mois, le petit Émile-Désiré-Marie, dont les parents habitent Morteaux-Couliboeuf, est tombé dans la rivière la Dantes. Il a été retiré immédiatement, il avait cessé de vivre.
Décembre
1876
-
Il était temps. -
Vendredi, un sieur Labbé conduisait une vache sur le chemin
vicinal de Falaise à Livarot, territoire de la commune de
Morteaux-Coulibœuf, M. Émile Gérard, cultivateur à Vicques, qui
arrivait en voiture, se rangea à gauche pour le dépasser, au moment
où la voiture arrivait à hauteur du sieur Labbé, celui-ci fut
renversé par sa vache en avant de la roue droite qui l'atteignit à la
cuisse gauche. Bien que M. Gérard eût arrêté son cheval
instantanément, un tour de roue de
plus et le malheureux Labbé était broyé par le lourd véhicule.
Mars
1879
-
Secours. -
L'État
vient d'accorder des secours aux communes ci-après : Huppain,
restauration de l'église, 2 000 fr. ; Rubercy, réparation de l'église
et du presbytère, 600 fr. ; Creully, travaux à l'église 3 735 fr. ;
le Fresne-Camilly, travaux à l'église, 2 248 fr. ;
Secqueville-en-Bessin, travaux à l'église, 10 231 fr. ; Évrecy,
restauration du clocher, 1 800 fr. ; St-Martin-de-Sallen, réparation au
presbytère, 300 fr. ; Morteaux-Couliboeuf, construction d'une
école de garçons, 1 000 fr. ; Rumesnil, reconstruction de l'église, 6
000 fr.
Août 1879 - La Poste. - Les bureaux de poste et les bureaux télégraphiques ont été fusionnés à Vire, Condé, Orbec, Dives, Livarot, Argences, Dozulé et Évrecy. La fusion sera bientôt à Honfleur un fait accompli. Deux bureaux télégraphiques ont été ouverts à Ryes et à Crèvecœur. Un bureau permanent a été substitué au bureau temporaire de Cabourg. Le bureau de Deauville va être incessamment réouvert et transféré au bureau de poste. Enfin,
des
études se poursuivent
pour doter d'un
bureau télégraphique les
communes de
Saint-Aubin, Morteaux-Coulibœuf,
Clécy, Bonnebosq, Lison
et Bonneville-la-Louvet.
Décembre 1879 - Bureau télégraphique. - Par décision du ministre des Postes et des télégraphes, en date du 13 décembre 1879, a été autorisée la création d'un bureau télégraphique municipal dans les communes de Bonnebosq et de Morteaux-Coulibœuf.
Juillet
1880
- Courageux
dénouement. -
Dernièrement, un
incendie a détruit de fond en comble une maison située à
Morteaux-Coulibœuf, village de Blocqueville. Cette maison était
habitée par les époux Gautier et leurs deux petites filles, dont
l'aînée est âgée de 8 ans. Les époux Gautier étaient absents de
leur domicile au moment où le feu s'y' est déclaré. Les petites
filles étaient couchées dans un cabinet voisin de la chambre occupée
par deux jeunes ouvriers qui travaillaient sous les ordres du sieur
Gautier.
Décembre 1880 - Déraillement. - Jeudi, le train de marchandises venant de Mézidon, et arrivant en gare de Morteaux-Couliboeuf à 7 heures 40 minutes du matin, a déraillé à l'aiguille. La machine et plusieurs wagons sont passés sur l'autre voie. Les dégâts, tous matériels, sont peu importants, les deux voies ont été obstruées, de sorte qu'il y a eu un retard dans le service, notamment pour les voyageurs partis de Falaise à 7 heures 35 minutes du matin, qui ont dû attendre, pour Caen, le train suivant qui part de Falaise à 10 heures et demie, soit un retard de trois heures.
Décembre 1880 - Tirage au sort. - Les opérations du tirage au sort des conscrits de la classe 1880 commenceront le 24 janvier.
Décembre
1880
- Recensement
de la population.
- Le recensement
quinquennal de la population commencera le 15 janvier prochain.
Février 1882 - Incendies. - Un incendie a éclaté à La Cambe, au domicile du sieur Moutier, boulanger. Les bâtiments auprès de la maison incendiée, couverts en chaume, ont été préservés. Les dégâts, assurés, sont évalués 14 000 fr. Un incendie accidentel a détruit la boulangerie de la ferme occupée par le sieur Marc, fermier à Villons-les-Buissons. Perte, environ 500 fr. Assurée. Mardi,
un incendie accidentel a éclaté à Coulibœuf, chez la dame veuve
Crespin, bourrelière audit lieu. La perte est évaluée à 50 francs,
assurée.
Juillet
1892 -
Les voleurs de bestiaux. -
Pierre Devic, 35
ans, cultivateur à Fierville-la-Campagne, Albert Rousse, 38 ans,
domestique à Fierville-la-Campagne, Clément Aune, 26 ans, journalier
à Bernières-d'Ailly, ont, dans la nuit de l'Ascension, volé une vache
au préjudice du sieur Landiger, dans un herbage lui appartenant, à
Morteaux-Couliboeuf. La vache, dépecée par un boucher complaisant de
l'arrondissement de Caen, fut expédiée à Paris et la viande en fut
vendue 198 fr., que les trois voleurs se partagèrent. La peau, vendue
sur le marché de Caen, fut reconnue par le propriétaire, grâce à un
signe particulier que la vache portait à l'oreille. Les trois prévenus
ont comparu devant le tribunal de Falaise et ont été sévèrement
punis, ils ont été condamnés chacun à 18 mois de prison et 16 fr.
d'amende. (Source
B.N.)
Juillet
1886 -
Orages. -
La
semaine dernière, le tonnerre est tombé, à Saint-Denis-de-Méré,
dans la maison du sieur Lepage, tisserand, et a bousculé la tante du
sieur —
Le tonnerre est tombé à Mortaux-Coulibœuf, sur le train de
Falaise, au moment où il entrait en gare. Il s'est abattu sur un wagon
de 3e
classe, l'a
contourné et est allé se perdre en terre. Deux voyageurs qui allaient
prendre le train ont ressenti une assez forte secousse, sans cependant
recevoir aucune blessure.
Décembre
1888 -
Écrasé. - Vendredi, à
Coulibœuf, le nommé Anatole Toutain, employé comme charretier dans
une usine des environs, a été écrasé par la voiture qu'il conduisait
près de la
gare.
Mai 1890 - Mort accidentelle. - Le gendarme Tiby, de Coulibœuf, 26 ans, célibataire, nettoyait l'autre samedi son revolver qu'il croyait déchargé. Tout à coup, une détonation retentit et le gendarme reçut la décharge dans le côté droit. Il est mort après une terrible agonie. Il avait remplacé à Couliboeuf un gendarme qui s’était suicidé. Le colonel de gendarmerie a infligé une punition sévère au brigadier de Couliboeuf, pour ne s'être pas assuré si les armes de ses hommes avaient été déchargées après le service.
Septembre
1897 -
La chasse entravée. -
Favorisée
par le temps, l'ouverture a été bonne partout. Beaucoup de perdrix,
moins de lièvres et très peu de cailles. —
MM. les maires de Sassy, Morteaux, Pertheville-Ners, Fresné-la-Mère,
Villy, Jort, etc., ont fait publier que la chasse est interdite sur leur
territoire, pour tous les étrangers qui n’auraient pas versé, entre
les mains du maire, une somme, de 10 francs pour le bureau de
bienfaisance. —
D'autres maires interdisent la chasse aux personnes qui n'ont pas pris
de permis à la mairie de la commune. Si tous les maires en faisaient
autant, les pauvres chasseurs, dont les droits sont déjà très
restreints, ne sauraient plus où poser le pied. —
D'ailleurs, nous ne saurions trop répéter que les maires qui agissent
ainsi excèdent leurs pouvoirs et s'exposeraient dans certains cas a
être poursuivis comme concussionnaires. Nous sommes convaincus que le
préfet ignoré ces faits, sans cela il y aurait certainement mis bon
ordre. A là préfecture du Calvados on a délivré 396 permis de chasse de plus qu'en 1896 et on a entré moins de gibier. A Caen, en 1896, on a déclaré, les deux premiers jours, 215 lièvres ; 4 147 perdrix et 363 cailles. En 1897, 180 lièvres ; 4 536 perdrix, 199 cailles. (source le Bonhomme Normand)
Janvier 1899 - Mérite agricole. - Sont nommés officiers : MM. Perrinne, maire de Ste-Marguerite-de-Viette ; Pagny, conseiller d'arrondissement à Cartigny-l'Epinay. — Sont nommés chevaliers MM. Amand Leneveu, dresseur de chevaux d'attelage et de selle à Caen, 31 ans de services ; Lair, instituteur à Langrune-sur-Mer ; Postel, cultivateur à Vacognes ; Quesnel, propriétaire-cultivateur à Bonneville-la-Louvet ; Sabine, propriétaire à Sannerville ; Sebire, propriétaire-pépinieriste à Ussy ; Tricault, propriétaire à Vire: Vignioboul, directeur de la Société laitière des fermiers normands, à Morteaux-Couliboeuf ; Lemariey, cidres et eaux-de-vie à Paris, mise en valeur de terrains meubles dans le Calvados ; Martine, maire de la commune de Gonneville-sur-Merville. (source le Bonhomme Normand)
Juillet
1899 -
Orages et chaleurs. - Il y a des orages dans le ciel et dans la terre : à Rome, il
y a eu des tremblements de terre ; en Sicile, les laves de l'Etna
menacent d'engloutir les
villages qui l'entourent. —
Vendredi et samedi, des tempêtes de grêle et d'eau ont dévasté notre
région. Le tonnerre a foudroyé des bestiaux, incendié des maisons,
découvert plusieurs églises, renversé des arbres et couché les
moissons. Quantité de vitres ont été brisées, à l'école de
dressage de Caen, il y en a eu 70. Les serres et les cloches à melons
ont été très avariées. A
Venoix. chez M. Levée, 200 cloches ont été brisées. Dans
la montagne de Carlit (Pyrénées-Orientales), 200 moutons et des vaches
ont été foudroyés. Les
départements de l'Eure et la Seine-Inférieure ont beaucoup souffert.
Près de Honfleur, nous avons ramassé des grêlons, ayant la forme d'un
œuf, qui pesaient 15 à 10 grammes, On nous a affirmé qu'il y en avait
eu de 20 et 22 grammes. A
Charlottembourg (Allemagne), la foudre est tombée sur un treillage
métallique sur lequel de nombreuses personnes étaient appuyées. Trois
ont été tuées et quatre blessées grièvement. C'est
à la suite d'une chaleur étouffante que ces orages se sont produits. A
Caen, nous avons eu jusqu'à 34 degrés ; à Paris, 33 ; à Londres, 35.
Et comme les Anglais ne sont pas habitués a ces chaleurs, ils tombaient
comme des mouches et plusieurs chantiers ont cessé de travailler. La
chaleur a été la cause de nombreux décès. On connaît les chiffres
des dégâts pour quelques propriétaires de l'arrondissement de
Falaise. M. Delauge, de Morteaux-Couliboeuf, éprouve une perte
de 5 000 fr. ; M. Mallet, de Jort, 2 000 fr. ; MM. Guérin, Dumont et
Liénart, à Beaumais, 2 500 fr., 3 000 fr. et 4 000 fr. (source le
Novembre
1899 -
Scène de sauvagerie.
- Les frères Charles Souloy, 18 ans, et Georges, 31 ans,
sont couvreurs à Fourches, près Morteaux-Coulibœuf. Dans la soirée
du 18 septembre, ils rencontraient dans un débit le sieur Besnier,
maçon à Vignats. A
la suite d'une querelle que lui chercha Georges Souloy, Besnier fut
renversé sous une table, puis les frères Souloy le frappèrent si
violemment avec une pelle et une chaise en fer, qu'un barreau de la
chaise fut cassé et la pelle tordue. Cependant, Besnier parvenait à se
dégager et à s'enfuir. Mais, rejoint par Georges Souloy, celui-ci
brisa en trois morceaux, sur la tête de Besnier, une grosse pierre qui
le fît tomber comme une masse. Pendant dix jours, il fut en danger de mort. Georges Souloy avait déjà, peu de temps avant, porté dans les yeux du sieur Fourquemin le coup dit de la « fourchette ». Traduits devant le tribunal de Falaise, ils ont été condamnés : Charles Souloy, à un an de prison ; Georges Souloy, à 15 mois, et solidairement à 600 fr. de dommages-intérêts envers leur victime. (source le Bonhomme Normand)
Février
1900 - Les charbons. –
Les charbons de terre devenant de plus en plus rares, la hausse
continue. Au
début de la guerre du Transvaal, le gouvernement anglais ayant
accaparé les mines de Cardiff et de Newcastle qui alimentent notre
littoral, les arrivages deviennent de plus en plus rares. Par
suite de l'affluence des demandes, les charbons français sont sur le
point de devenir aussi rares que les charbons anglais. (Source :
Le Bonhomme Normand) Février
1900 -
Dévouement. –
Une mention honorable a été décernée au sieur Joseph Doucet,
facteur mixte à la gare de Morteaux-Coulibœuf, pour sauvetage, le 8
septembre dernier, d'un homme se trouvant sur le point d'être écrasé
par un train. (Source : Le
Bonhomme Normand)
Octobre
1900 -
Coup de pied de cheval. -
Le
sieur Georges Brière, domestique à Morteaux-Coulibœuf, menait les
chevaux à l'abreuvoir, lorsque l'un d'eux lui lança une ruade qui
l'atteignit au côté droit et lui fractura plusieurs côtes. Son état
est grave.
(Source : Le Bonhomme Normand)
Novembre 1900 - Enfant noyée. - La jeune Paulmier, 3 ans, dont les parents sont menuisiers à Morteaux-Coulibœuf, était sortie dans la cour. Quelques minutes après, sa mère l'apercevait étendue dans la rivière l'Ante qui passe près de leur habitation et qui n'a que dix à quinze centimètres d'eau. Elle s'empressa de retirer son entant, mais tous les soins furent inutiles. Elle était déjà morte. La pauvre petite était tombée une fois déjà dans la rivière à ce même endroit. (Source : Le Bonhomme Normand) |
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1901 c'est ici |
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MORTEAUX-COULIBOEUF ( Calvados ) COULIBOEUF "Hôtel de la Gare" |
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MORTEAUX-COULIBŒUF Monument aux Morts de la Grande Guerre |
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