15 Avril 2024

UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

1

QUETTEVILLE

Canton de Honfleur-Deauville

Les habitants de la commune sont des Quettevillais, Quettevillaises

Juillet 1855   -   Les adjudications.  -   Il sera procédé, lundi prochain 10 juillet, en l'hôtel de la Sous-Préfecture, à l'adjudication des travaux à exécuter et des fournitures à faire pour entretien et réparation des chemins vicinaux dans les communes ci-après désignées :

Quetteville. 7 650 fr. Bénerville (chemin dit du Cid), 1 767 fr. 41 c.   Saint-Julien-sur-Calonne, 1 541 fr. 50 c.   Cricqueville, (le droit a été augmenté de 10 %, suivant autorisation de M. le Préfet), 1 100 fr. —  Cresseveulles, (même augmentation), 742 fr. 50 c.   Putot, (id.) 532 fr. 8 c.   Goustranville. 953 fr. 56 c.  — Danestal. 618 fr. 20 c.   Sureville. 442 fr. 40 c. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Janvier 1858   -   Un accident.   -   Lundi 26 décembre, est mort à Quetteville, un enfant âgé de 8 ans, nommé Gérial, dont les parents habitent cette commune. Il a succombé à une blessure qu’il s’était faite le 4 de ce mois, en tombant d’un arbre auquel il avait été suspendu par le nommé Fontaine, âgé de 18 ans, qui avait voulu lui appliquer une correction. Fontaine l’avait attache à cet arbre en lui passant une corde au-dessous des bras.

Un camarade de Gérial, le voyant dans cette position, voulut le débarrasser et coupa la corde, mais le malheureux enfant tomba sur un échalas qui se trouvait là et se fit ainsi la blessure dont il est mort. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Juin 1859   -  Un incendie.  -   Le 14 juin, un incendie, dont on ignore les causes, s'est déclaré dans la commune de Quetteville et a consumé la toiture d'une habitation appartenant au sieur Boissel, marchand de bois.

La perte est évaluée à 2 150 francs. Le bâtiment était assuré. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Octobre 1859   -  Aspirant pharmacien.   -   Dans la liste des aspirants au titre de pharmacien, reçus samedi dernier à l'école secondaire de Rouen, nous voyons figurer M. Halley (Amand), de Quetteville, canton de Honfleur. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Octobre 1859   -  L’été de la Saint-Michel.   -   L'été de la Saint-Michel nous est arrivé depuis quelques jours, il s'est manifesté par un temps magnifique et par une élévation de température qui nous ramène aux beaux jours du mois d'août. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Mars 1861   -   Arrêté préfectoral.   -   Par arrêtés de M. le préfet, ont été nommés :

M. Tillard (François), adjoint au maire de la commune de Longraye.

M. Heuzey (Victor), adjoint au maire de la commune d'Ouézy.

M. Deshayes (Jean-Baptiste-Ferdinand), adjoint au maire de la commune de Périers.

M. Ridel (Désir), adjoint au maire de la commune de Quetteville, en remplacement de M. Ernoult, nommé maire. ( L’Ordre et la Liberté)

 

Mai 1861   -   Un éboulement.   -   Le 12 du courant, le nommé Monchâtre, âgé de vingt ans, né et demeurant à Champagney (Sarthe), journalier, employé aux travaux du chemin de fer à Quetteville (Calvados), a été enseveli sous un éboulement de terre au moment où il poussait des wagons sous une mine.

Retiré aussitôt par ses camarades, ce jeune homme, qui avait la cuisse droite brisée, a été transport à l'hospice de Honfleur. ( L’Ordre et la Liberté)

 

Décembre 1870   -  Nominations.   -   Par arrêté en date du 2 décembre 1870, le préfet du Calvados a nommé : 1° M. Cornet, instituteur à Sainte-Marguertie-des-Loges, en remplacement de M. Bazire, auquel un congé de six mois a été accordé pour raison de santé ; 2° Mme Bazire, directrice de travaux d'aiguille dans l'école mixte de Robehomme ; 3° Mme Poirier (Modeste), en religion sœur Modeste, institutrice publique à Quetteville ; Un nouveau congé d'un an est accordé à M. Félix Letellier, ex-instituteur de Manerbe, et à M. Miray, ex-instituteur à Bonnemaison.  

 

Mai 1872   -  Le temps qu’il fait.  -  Depuis quinze jours, il pleut, il vente, il grêle, il neige, il gèle.

Dans le Calvados, gelée et inondation. Dans l'Orne, neige et gelée. Aux environs de Paris, les légumes et les fruits sont en partie détruits. Dans les pays vignobles, tout semble anéanti.

Le blé augmente sur tous les marchés, cependant, il ne faut pas trop s'effrayer de cette hausse, car les récoltes ne sont pas en détresse, et ceux-là qui prétendent que le blé va pourrir en terre sont des imbéciles ou des spéculateurs.

 

Mai 1872   -  Le temps qu’il fait.  -  La température insolite qui règne depuis quelques semaines, est cause d'une aggravation de la mortalité dans certaines contrées.

A Paris le chiffre des décès a été de plus 1000 dans la dernière semaine, total considérable en raison du nombre actuel des habitants.

 

Mai 1872   -  Fait divers.   -  La récolte du blé sera abondante cette année et le pain bon marché. Qui dit cela ? La caille, d'après le dicton ancien : « Autant de fois chante la caille, autant de pistoles vaut le sac de blé. » Or, cette année, la caille fait entendre son chant criard quatre fois consécutives : signe d'abondance et le blé à 40 fr. le sac. L'année dernière, elle le répétait six et sept fois ; présage de cherté. En effet, le blé n'a-t-il pas, en ces derniers jours, monté à plus de 60 fr.

 

Septembre 1872   -  Déraillement.  -  Un déraillement a eut lieu lundi, entre Quetteville et Honfleur, au train qui part de Lisieux à 2 h. 45 m., et arrive à Honfleur à 4 h. 40 m. du soir.  La  descente s’effectue rapidement, et il est probable qu'une des courbes de la voie et la vitesse acquise ont produit ce déraillement. Cinq wagons de marchandises, qui suivaient la locomotive, ont seuls quitté la voie, le wagon de bagages et les quatre voitures de voyageurs n'ont pas bougé, aucune blessure, aucun accident, une heure de:retard, à l'arrivée à Honfleur.

 

Novembre 1872   -  Fait divers .  -  Samedi, le train quittant Honfleur à 6 h. du matin et arrivant à 7 h. 23 à Lisieux, n'est arrivé qu'à 10 h. 30. A la sortie du tunnel de Quetteville les rails étaient enlevés et la locomotive s'est embourbée. Il n’,y a eu personne de blessé. 

Jusque trois heures, on a été obligé de transborder les trains. Lundi, dans la soirée, la voie a été enlevée. 

 

Février 1873   -   Accident de Chemin de fer.   -  Dimanche dernier, à 10 heures 1/2 du matin, un train de marchandises, allant de Lisieux à Honfleur, a déraillé à 2 kilomètres de la gare de Quetteville, par suite de la rupture de l'essieu d'un wagon chargé de grains. Cet accident a eu lieu sur un remblai haut de 16 mètres environ, de telle sorte que huit wagons ont été précipités avec leur contenu au bas du talus où ils ont été brisés. Personne n'a été blessé, le conducteur garde-frein ayant eu le temps de sauter à terre au moment de l'accident. Tout se borne donc à des dégâts matériels, mais on frémit aux conséquences qu'aurait eues ce déraillement si le train eût contenu des voyageurs.

 

Août 1873   -   Les présages.   -   Un immense vol de corbeaux a passé sur Paris, se dirigeant vers le sud-ouest. On eût dit un nuage noir en forme de triangle, fendant l'étendue avec une vitesse de locomotive.  C'est signe de grand froid pour l'hiver, quand les vols de corbeaux passent aussi tôt. Pour les personnes superstitieuses, c'est signe de malheur.

 

Septembre 1873   -   Les pluies.   -   Nous voici revenu aux pluies. Depuis trois semaines, des ondées n'ont cessé de tomber. S'il faut en croire l'Observatoire, le mois de septembre finira comme il a commencé, celui d'octobre est annoncé comme très humide. Depuis quelques jours souffle aussi sur nos côtes un vent d'une extrême violence, la mer, exceptionnellement agitée semble  parfois remué, jusque dans ses profondeurs. 

Ces changements de temps s'expliquent facilement d'ailleurs par l'approche de l’équinoxe, c'est-à-dire de la période où, par suite du mouvement de rotation de la terre autour du soleil, les journées auront, pendant deux ou trois jours, la même duré que les nuits. Vers le 23 septembre, les jours et les nuits ont exactement douze heures, puis les jours diminuent. Dans les premiers jurs de septembre, les jours ont treize heures et demie. A la fin du mois,  ils n'auront plus que onze heures trois quarts.

 

Septembre 1873   -   Les écoles.   -   Par décision du 26 août, le ministre de l'instruction publique a accordé : 1°  A Annebocq, un secours supplémentaire de 1 800 fr., applicable à la dépense d'établissement d'une maison d'école mixte. — 2° A Vignats, un secours de 300 fr., applicable à la dépense d'appropriation d'une maison d'école. — 3° A Quetteville, un secours de 1 500 fr., applicable à la dépense de construction et d'appropriation d'une maison d'école de filles et de garçons.  

 

Décembre 1873   -   Accident.   -  Samedi dernier, vers dix heures et demie, le jeune enfant de M. Hubert, chef de gare à Quetteville, canton d’Honfleur, a eu le bras gauche écrasé par la roue d'un wagon qui manœuvrait dans la gare des marchandises. Ce pauvre enfant, âgé de 4 ans 1/2, a subi avec courage l'amputation du bras. La santé du malheureux innocent est satisfaisante. On espère une prompte guérison.

 

Mars 1874   -   Giboulées de mars.  -  Les prédictions de M. Sainte-Claire Deville se sont réalisées. Du 9 au 13, avait dit le directeur des stations météorologiques, nous aurons un grand abaissement de température, avec neige et grésil, et le 9, la neige commençait à tomber. Dans la campagne, elle a atteint une épaisseur de plusieurs centimètres, mais elle a fondu rapidement.

 

Novembre 1876  -  La neige.  -  La neige a fait son apparition dans notre ville, il en est tombé mercredi soir et jeudi dans la nuit. Hier, les toits étaient entièrement couverts, et le froid persistant l'a maintenue sur la terre. Aujourd'hui, le thermomètre est descendu à 6 degrés au-dessous de zéro.

 

Août 1880  -  Accident de voiture.  -  Vendredi, au bas de la côte Saint-Hélier, à la bifurcation de la route de Pont-l'Evêque et de la route qui conduit à la gare de Quetteville , MM. Doucet,  notaire à Beuzeville, Vialle, docteur, même localité, et Héroult, banquier à Pont-Audemer, se trouvaient dans une voiture attelée d'un cheval qui s'effraya tout à coup et s'emporta. Malgré les meilleures précautions, la voiture ne tarda pas à être culbutée et brisée. MM. Doucet et Héroult n'ont eu que des blessures légères, mais M. le docteur Vialle dut être transporté à l'hôtel Manoury. L'état du blessé est actuellement beaucoup plus satisfaisant.  

 

Février 1881  -  Parents, veillez.  -  Un affreux malheur s'est produit vendredi, vers midi, sur le territoire de Quetteville, près Honfleur, traversé par la rivière Saint-Martin, une pauvre enfant de 11 ans, la petite Émilienne Adam se trouvait avec sa sœur au bord de ce cours d'eau qui avait été considérablement grossi par la fonte des neiges, lorsque tout à  coup elle tomba à l'eau et fut  entraînée par le courant excessivement rapide. Aucun secours n'a pu malheureusement lui être porté, et ce n'est qu'une heure après que le corps inanimé de la pauvre petite a été retrouvé par le sieur Ridel, de  Quetiéville, dans la partie de la rivière traversant les herbages occupés par M. Liétout. à Saint-Martin-de-Genneville.  

 

Avril 1884  -  Incendie.    Jeudi, à Quetteville, un incendie s'est déclaré dans une bergerie attenante à une ferme exploitée par le sieur Aufry, cultivateur. Les pertes, consistent en la destruction complète de l'immeuble et en 150 moutons qu'on n'a pu faire sortir.  

 

Août 1885  -  Le crime de Quetteville.  -  On se rappelle que, le 2 août, il fut découvert à Quetteville, dans un grenier dépendant de l'habitation d'un nommé Louis-Albert Christophe, cultivateur, un cadavre qui fut reconnu pour être celui de la femme Jeanne, domiciliée à Annebault. L'enquête à laquelle s'est livré le parquet est à peu près terminée, et vendredi la gendarmerie a arrêté Christophe, sur lequel pèsent de nombreuses charges.  

 

Juin 1888  -  Écrasé par une voiture.  -  Le sieur Pinchon, conducteur de voitures au service de M. Nicolas, propriétaire de l'hôtel de la Poste, à Beuzeville, conduisait des voyageurs à la gare de Quetteville. Voyant une voiture venir en sens inverse, Pinchon voulut se ranger sur le bord de la route. Malheureusement, la roue de la voiture s'engagea sur un mètre de cailloux et, par suite du choc violent qui se produisit, le conducteur fut arraché de son siège et projeté sur la chaussée, L'autre voiture arrivait à ce moment, et, avant que le charretier ait pu arrêter ses chevaux, l'une des roues passait sur le corps de Pinchon, La mort a été instantanée. Il laisse trois jeunes enfants.  

 

Octobre 1892  -  Attaque nocturne.  -  Une nuit de la semaine dernière, le sieur Gustave Bosquer, journalier à Quetteville, fut réveillé par les aboiements de son chien. Pensant qu'un voleur rôdait autour de son poulailler, il prit son fusil et sortit. En passant près d’un pommier il reçut sur la tête un coup qui l’étendit à terre tout sanglant. 

Quand il put se relever son agresseur avait disparu. Bosquer a une plaie assez large à la boite crânienne et; il a perdu beaucoup de sang. On croit qu'un maraudeur, surpris par l'arrivée de Bosquer, peut seul être l'auteur de cette agression. (source, le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1893  -  Les guêpes.  -  Il y a beaucoup de guêpes cette année par suite des chaleurs. Nos campagnes et nos plages en sont couvertes. Dans le Cher, ces insectes sont si  nombreux qu'on ne peut pas cueillir les fruits. (source, le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1893  -  Fermeture des colombiers.  -  Les colombiers seront fermés, cette année, depuis le 1er juillet jusqu'au complet achèvement de la moisson des blés, qui sera annoncé par une publication du maire. Ces prescriptions ne s'appliquent pas aux pigeons voyageurs. (source, le Bonhomme Normand)

 

Août 1893  -  L’immoralité à la campagne.  -  La fille Buchard, aujourd'hui âgée de 15 ans 1/2, est en service depuis assez longtemps chez le sieur Frédéric Duval, cultivateur à Quetteville, près de Honfleur. D'après la fille Buchard, son maître aurait, au mois de décembre dernier, abusé d'elle et l'aurait violée. Depuis, les relations se seraient continuées, la fillette n'osant dénoncer son maître, de peur d'une vengeance. Elle ne se serait décidée à parler que parce qu'il l'a renvoyée. (source, le Bonhomme Normand) 

 

Octobre 1893  -  Mort accidentelle.  -  Dimanche l'après-midi, au moment du passage du train 32, partant de Honfleur à 5 heures 50 et arrivant à Pont-l'Evêque à 6 heures 17, un employé de la compagnie, Victor Costard, 28 ans, poseur, occupé sur la voie, ne s'étant pas garé à temps, a été atteint à l'épaule par la machine et projeté à vingt mètres de distance. 

Lorsqu'on l'a relevé, en s'est aperçu qu'il avait au crane une profonde blessure qui a déterminé la mort. Costard, qui habitait Quetteville, près Honfleur, était marié et père d'un enfant. Sa femme se trouvait dans le train qui a tué son mari. (source, le Bonhomme Normand) 

 

Octobre 1893  -  « Le dangereux ».  -   C'est le nom qu'on donne à un nommé Frédéric Duval, 49 ans, cultivateur à Quetteville, canton de Honfleur. Il a une petite bonne de 16 ans, Berthe Buchard, d'une intelligence très bornée, qu'il forçait à coucher avec lui. Il en était très jaloux et tapait dessus. 

Quand il s'absentait, pour s'assurer que la pauvre fille ne l'avait pas trempé, il se livrait, en public, à des « retroussi » qui lui ont valu 18 mois de prison et 16 francs d'amende. Duval avait été, il y a quelques années, le héros d'un procès en adultère assez malpropre, qui l'avait fait condamner à 2 ans de prison, 500 fr. d'amende et à 2 000fr. de restitution. (source, le Bonhomme Normand)

 

Mai 1894  -  Viols sur sa fille.  -  Bazile Ridel, 45 ans, journalier à Quetiéville, est ivrogne, méchant et sournois, il a déjà subi dix condamnations et comparaît devant les assises pour s'être rendu, pendant huit ans, coupable de viols sur sa fille Louise, aujourd'hui âgée de 17 ans. Le jury, s'est montré impitoyable et Ridel a été condamné aux travaux forcés à perpétuité. (Source :  Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1895  -  Deux pendus.  -   Dimanche, on a trouvé pendu dans un herbage, à Quétiéville, Armand Hélie, caporal au 119e. Les vêtements portent le numéro matricule 4345. On a trouvé dans ses poches deux billets de chemin de fer : l'un daté du 19 août, de Rouen pour Lisieux ; l'autre, sans date, de Falaise pour Dieppe. On a trouvé également sur le cadavre plusieurs billets à  ordre au nom de Armand Hélie, caporal au 119e, caserne Rufun, à Dieppe. 

— Près d'Isigny, on a trouvé pendu à une barrière, le cadavre d'un individu paraissant âgé de 35 à 40 ans, vêtu d'un veston brun, d'un pantalon en treillis blanc paraissant venir du 6e régiment de cuirassiers, chaussé de bottes coupés à la tige et couvert d'une chemise à la marque de M. Lebecq, de Caen. L'identité du cadavre n'a pu être établie. (source, le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1895  -  Renvois de soldats.  -   Les militaires de la classe 1891, ainsi que les hommes qui doivent passer dans la réserve, avant le 1er novembre prochain, seront envoyés en congé dans le courant de septembre. (source, le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1896  -  Vol à l'église.  -  Dans la nuit de vendredi à samedi, des malfaiteurs ont pénétré, après avoir brisé un carreau dans l'église et ont fracturé le tronc dit de Saint-Laurent. Les  voleurs ont fait main basse sur une somme de 7 à 8 francs. (source, le Bonhomme Normand)

 

Février 1896  -  Vol et faux témoignage.  -  Les filles Alphonsine Goulain, 17 ans, et Marie Dieusy, 13 ans, avaient volé des poules à Quetteville et les firent proposer par leur sœur, âgée de 7 ans, à la femme Virginie Racine, 54 ans, marchande de volailles à Martainville. Toutes les trois, malgré l'évidence, ont tout nié, mais les juges de Pont-l'Evêque ont condamné Alphonsine Goulain à six mois et la femme Racine, dont le cas se complique de faux témoignage, à trois mois. Marie Dieusy, elle, sera enfermée jusqu'à 21 ans. (source, le Bonhomme Normand)

 

Février 1896  -  La chasse au lapins.  -  La chasse au lapin qui était permise en temps prohibé vient d'être singulièrement restreinte. Elle ne sera plus permise que pour huit jours seulement aux propriétaires et fermiers, qui auront donné des preuves de l'abondance du lapin sur leurs terres  et des ravages causés par lui. (source, le Bonhomme Normand)

 

Février 1896  -  Congés des jours gras.  -  Les congés des jours gras dans les lycées et collèges ont été fixés aux lundi 17 et mardi 18 février. Les cours reprendront le mercredi  19. (source,  le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1897  -  Mérite agricole.  -  Sont nominés chevaliers : MM, Hamon, chef de culture à Dives-sur-Mer ; Paisant-Dulompré, maire de Quetteville, et Léon Viel, éleveur a Saint-Gabriel. (source, le Bonhomme Normand)

 

Avril 1897  -  Pas veinard.  -  Convaincu que sa femme et un journalier du nom de Beautier étaient au mieux ensemble, le sieur Lefèvre, cultivateur à Quetteville, s'est avisé de leur faire de justes reproches, mais ils lui ont valu une raclée qui lui a été distribuée par les deux complices. Lefèvre a porté plainte. (source, le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1897  -  Incendiaire.  -   Un incendie a consumé à Quetteville prés de Honfleur, un pressoir appartenant au sieur Manchon et la maison d'habitation du sieur Pierre Marais, 44 ans, son voisin. Ce dernier avait, prudemment, transporté son mobilier dans son ancienne maison. Tout proche de cette maison se trouve un hangar, le feu s'y est déclaré également la maison seule a pu être préservée. En présence de ces deux sinistres, on soupçonna Marais d'être l'auteur de ces deux incendies, et il fut arrêté. 

Au moment de l'organisation des secours, Marais regardait tranquillement, couché sur son lit, flamber sa maison. Il est alcoolique. Dans le pays, on croit que c'est dans un accès de folie qu'il aura mis le feu, car il déclare ne rien vouloir réclamer à l'assurance qui l'a garanti. (source, le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1897  -  Assassinat.  -  Dernièrement, le sieur Lefèvre, journalier à St-André-d'Hébertot, était trouvé ensanglanté sur le territoire de la commune de Quetteville et mourait dans la nuit de dimanche à lundi. L'enquête a conclu à un assassinat, Lefèvre portant à la nuque une blessure mortelle. Les soupçons pèsent sur un rémouleur ambulant. (source, le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1898  -  Mort de froid.  -  Le sieur Louis Fontaine, 79 ans, à Quetteville, a été trouvé mort au pied de son grabat. On attribue la mort du malheureux, qui habitait seul dans une vieille masure, à une congestion occasionnée par le froid. (source, le Bonhomme Normand)

 

Février 1898  -  Chagrins domestiques.  -  Le sieur Léon Lebigre, 31 ans, gardien d'herbages à Quetteville, près Honfleur, a été trouvé pendu à une branche d'un prunier. Ce suicide est attribué à des chagrins domestiques. Ce malheureux laisse une jeune femme enceinte et quatre enfants en bas-âge. (source, le Bonhomme Normand)

 

Février 1898  -  Horrible suicide.  -  Le nommé Henri Fortol, 35 ans, garde-barrière sur le parcours de Pont-l’Evêque à Quetteville. maltraitait sa femme. Celle-ci le quitta. Lundi la nuit, Fortol s'est couché sur les rails et un train l'a littéralement guillotiné. (source, le Bonhomme Normand)

 

Mai 1898  -  A propos de Saints.  -   Les saints de glace, la terreur des horticulteurs, figurant au calendrier les 11, 12 et 13 mars, ne paraissent vouloir faire parler d'eux. Fin de la lune rousse, le  20 mai. (source, le Bonhomme Normand)

 

Juin 1898  -  Réservistes et territoriaux.    Les réservistes et territoriaux d'infanterie, convoqués pour accomplir une période d'instruction en 1898, sont invités à retirer dans la première quinzaine de juin leurs ordres d'appel qui sont déposés à la gendarmerie de leur résidence. (source, le Bonhomme Normand)

 

Juin 1898  -  Colis lugubre.    Dimanche, un employé de la gare de Quetteville, prés Honfleur, se présentait chez le sieur Bodin, ancien débitant à Quetteville, en disant qu'il apportait un petit colis oublié par sa nièce, la veille au soir, dans un wagon, colis qui lui avait été remis par un voyageur au moment du départ du train. La nièce, Marie Bernier, répondit avec aplomb, qu'elle n'avait rien oublié. L'employé insistant, l'oncle prit le paquet, une toute petite valise enveloppée dans du papier. Il l'ouvrit et trouva à l'intérieur le cadavre en décomposition d'un enfant nouveau-né, plié en deux. 

La fille Bernier voulut encore nier, mais le sieur Bodin lui fit sentir son fichu qui portait la même odeur cadavérique qui s'exhalait de la valise. Enfin, menacée d'une visite médicale, elle avoua. 

Marie Bernier était en service, au Havre, chez M. Bouviez, contrôleur des contributions indirectes. Le 22 mai, elle accouchait clandestinement d'un garçon qui respirait, quoiqu'il ne fut pas venu à terme. A l'aide du lacet de son corset, elle l'avait étranglé et avait place le corps, encore tiède, dans la petite valise, mais elle avait été obligée de plier le cadavre afin de pouvoir la fermer. 

Samedi dernier, elle avait pris le bateau pour Honfleur et c'est dans le trajet de cette gare à Quetteville qu'elle avait coulé le paquet sous une banquette, puis elle était partie précipitamment sans répondre au voyageur qui l'appelait pour lui remettre son paquet.

Marie Bernier est une fille précoce, car elle a déjà eu un enfant qui a 4 ans, et elle n'a pas 22 ans ! Elle est née à Courtils (Manche). (source, le Bonhomme  Normand)

 

Juin 1898  -  Saint-Médard.    C'était mercredi la fête de Saint-Médard, un évêque qui a inventé la fête des rosières. C'est le patron des marchands de parapluies, car on dit que « s'il pleut à la Saint-Médard, il pleut quarante jours plus tard », à moins que Saint-Barnabé, dont la fête tombe le 11 juin, ne coupe la chique à Saint-Médard en rétablissant le beau temps. Or, mercredi, de notre coté, il a plu comme du chien, et il pleut encore. (source, le Bonhomme Normand)

 

Août 1898  -  Épouse en fuite.     La dame Victorine Martin, 32 ans, épouse du sieur Auguste Hèroult, 42 ans, cultivateur à Quetteville, canton d'Honfleur, a quitté le domicile conjugal, emmenant avec elle sa petite fille de deux ans et demi. La fugitive avait pris le soin de laisser sur la table une lettre annonçant son départ, mais elle s'est bien gardée d'oublier d'emporter une somme de 1 500 francs et deux malles d'effets d'habillement. On ignore la direction prise et les motifs de ce départ, car le ménage était très uni... en apparence du moins, mais vous savez, c'est surtout en ménage qu'il ne faut jamais juger sur les apparences. (source, le Bonhomme Normand)

 

Août 1898  -  Meurtre.   -   Le sieur Lefebvre, 37 ans, journalier à Beuzeville (Eure), voulait empêcher deux Bretons ivres d'entrer dans le café de la dame Landrin, à Quetteville, près Honfleur, chez laquelle il était employé. L'un deux, brandissant une faucille, cria : « Je vais vous tuer tous comme Caillard ». Ce disant, il frappait d'un coup de faucille sur la nuque le sieur Lefebvre, qui recevait au même moment de l'autre breton un coup de couteau à deux millimètres du cœur.

Les blessures de la victime sont graves, cependant, on ne craint pas pour sa vie. Un des meurtriers a été arrêté : c'est le nommé Pierre Sourflais, 40 ans, chiffonnier. Le second, son frère, François Sourflais, 44 ans, journalier, est activement recherché.  (source le Bonhomme Normand) 

 

Septembre 1898  -  Vol dans un presbytère.   -   L'autre dimanche, pendant la grand'messe, des malfaiteurs se sont introduits dans le presbytère de Quetteville, canton de Honfleur. Après avoir fracturé la serrure du cabinet de travail du curé, ils se sont emparés de 540 francs, dont 310 francs appartenant au curé, 30 francs à la fabrique et 200 francs à la confrérie de charité. (source le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1898  -  Suicides.   -   Le sieur Colmiche, 74 ans, propriétaire à Brocottes, près Cambremer, dans un accès de surexcitation causée par les souffrances qu'il endurait  depuis plusieurs semaines, s'est tiré un coup de révolter dans la tempe. La balle a pénétré dans le cerveau et a déterminé la mort. 

— On a trouvé pendule sieur Albert Lamidey, 52 ans, domestique à Quetteville, canton de Honfleur. On ignore les motifs de cet acte désespéré. 

— Un inconnu, de 40 à 45 ans, a été trouvé pendu avec ses bretelles, dans le bois de Pennedepie, près Trouville.  (source le Bonhomme Normand)

 

Février 1899  -  Un mauvais quart d’heure.   -  M. Rouval, maire de Quetteville, près Honfleur, l'a échappé belle ces jours-ci. Son ami, l'abbé Pession, curé d'une commune voisine, Conteville (Eure), lui ayant écrit de venir le voir pour affaire importante, il s'y rendit aussitôt. Dès qu'il fut entré dans la chambre du curé, celui-ci ferma la porte à clé et lui dit : « Tu vas manger, puis tu te coucheras et je te saignerai, tu me retiendras ensuite une place au paradis ! » M. Rouval, incapable de lutter contre le curé, qui est un colosse, resta plusieurs heures enfermé avec lui. essayant en vain de le raisonner. Enfin il s'écria : « Voilà les gendarmes ! Je vais les empêcher d'entrer ». — « Tu as raison », répondit le curé en ouvrant la porte. M. Rouval, comme bien on pense, détala  au plus vite. Le lendemain, le curé était dirigé sur l'asile d'aliénés du Bon-Sauveur, à Caen. (source, le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1899   -   Un mari qui veut tuer sa femme.   -  Le nommé Edmond Lebrasseur, 29 ans, cultivateur à Quetteville, près Honfleur, a tenté de tuer sa femme, II s'est servi d'un fusil et a fait feu sur la malheureuse sans l'atteindre. 

Le parquet de Pont-l'Evêque s'est rendu sur les lieux pour faire l'enquête. (source le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1899   -   Coup de couteau.   -   Albert Moulin, 11 ans 1/2, dont les parents habitent Quetteville, canton de Honfleur, rencontrant, le soir, le jeune Honoré. Latimier, 9 ans, demeurant chez son père à Genneville, près Honfleur, s'est jeté sur lui et lui a porté par vengeance un violent coup de couteau à la main. La blessure est assez grave. (source, le Bonhomme Normand)  

 

Décembre 1899   -   Récompenses honorifiques.  -   Une médaille d'honneur a été accordée au sieur Laperche, charpentier à Lisieux ; 2 octobre 1899 : a été très grièvement blessé en portant secours à un enfant assailli par un bœuf furieux, et une mention honorable a été décernée au sieur Lamy, maçon à Quétiéville ; 12 juin 1899, sauvetage d'une  personne sur le point de se noyer. (Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1899   -   Tirage au sort.  -   Les opérations du tirage au sort de la classe 1899 commenceront le 22 janvier prochain, pour être terminées le 16 février suivant. (Le Bonhomme  Normand)  

 

Mai 1900 - Tentative d'assassinat. - La demoiselle Albertine Bailleul, 20 ans, fille de l'adjoint de Quetteville, arrondissement de Pont-l'Evêque, était, à traire dans un herbage, lorsque, Léon Tilly, 24 ans, garçon de ferme, arriva sur la jeune fille, la renversa et essaya de lui couper la gorge avec son couteau. En se débattant, elle eut l'un des doigts de la main droite atteint ainsi que la gorge. Elle put, cependant, saisir le couteau et le jeter au loin.

L'assassin essaya alors d'étrangler la jeune fille dont les cris attirèrent heureusement un employé des chemins de fer. A sa vue, Tilly se sauva. Il a été arrêté le lendemain dans une grange où il s'était caché. Il était domestique depuis trois ans chez M. Bailleul. C'est un alcoolique et un sournois. On se perd en conjectures sur le motif de son attentat. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1900   -   Tentative de meurtre.  -  Léon Tihy, 21 ans, domestique à Quetteville, près Honfleur, d'un esprit très borné, se livrait à l'ivrognerie. Sa boisson favorite était l’eau-de-vie brûlée. Quand il avait bu, il ne savait ce qu'il faisait et jouait du couteau sans motif. Le 7 mai, vers midi, la demoiselle Louise Bailleur, 18 ans, était occupée à traire ses vaches dans un herbage. Tout à coup, elle entendit la barrière de l'herbage-) se refermer et, avant qu'elle ait le temps de se retourner, elle était assaillie violemment par Tihy, qui la renversait à terre. Comme elle appelait au secours, son agresseur, pour l’empêcher de crier, lui enfonçait les doigts dans la bouche et, de l'autre main, il lui portait à la gorge un coup de couteau en disant : « Ne criez pas, je vais vous tuer ».

Instinctivement, la jeune fille leva le bras pour se protéger et eut un petit doigt en partie coupé. Tihy essaya de lui reprendre le couteau, une lutte s'engagea entre eux et Tihy la renversa de nouveau à terre. Il ne prit la fuite qu'en apercevant le sieur Martin accourant aux cris de la jeune -fille, qui est aujourd'hui complètement rétablie.

Tihy, sur la plaidoirie de Me   Gaillard, n'a été condamné qu'à 6 ans de prison. Il comparaîtra aussi devant la police correctionnelle pour violences et menaces de mort. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1901   -   Un mauvais moyen d’apaiser les querelles.   -   L'autre soir, on se querellait fort chez Louis Faine, 32 ans, fermier à Quetteville, prés Honfleur. Le motif, c'est  que l'enfant des époux Faine, qui sont en instance de divorce, a été confié à la garde de la femme Thomas, 38 ans. Cette dernière venait chercher du lait pour son nourrisson, et,  Faine étant absent, sa femme voulait reprendre l'enfant. 

Une discussion assez vive, à laquelle prenait part la bonne de la maison, Françoise Fercoq, 18 ans, s'engagea entre elles. Un voisin, Armand Potin, 41 ans, ennuyé d'entendre tout ce tapage,  accourut, et pour rétablir le calme, se mit à cogner avec vigueur sur tout le monde sans exception.

La querelle cessa, mais les personnes battues ont porté plainte. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1901   -   Écrasé par un train.  -  On a trouvé sur la voie du chemin de fer, entre Honfleur et Quetteville, le cadavre, affreusement mutilé, du sieur Edmond Lebrasseur, 32 ans, journalier dans cette dernière localité. Le malheureux, en suivant, le soir, la voie pour regagner plus rapidement son domicile, aura été surpris et écrasé par un train. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Octobre 1901   -   Menaces de mort.  -   Arthur Montier, 26 ans, berger, étant ivre, avait menacé d' « écarteler » le sieur Pierre Lefebvre, ouvrier charpentier, qui travaillait chez le sieur Famette, 68 ans, propriétaire à Quetteville, près Honfleur. Ce dernier, qui a porté plainte contre Montier, avait dû, pour le faire décamper, lui administrer une volée de coups de poing.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1901   -   Les voleurs de vaches.   -   On a volé une vache de 300 francs au sieur Armand Rouval, cultivateur à Quetteville, près Honfleur. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Octobre 1901   -   Tamponné par un train.   Le sieur Leroux, résidant à Paris, ayant imprudemment traversé la voie, à la gare de Quetteville, près Honfleur, au moment où un train arrivait, a été tamponné par la locomotive et grièvement blessé. Il a été transporté dans sa famille, à Celly (Manche).  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1903   -   Une femme qui tente de tuer son amant.  -  Émile Lemarigny, 34 ans, journalier à Quetteville, près Honfleur, rentrant chez lui, trouva les sœurs Hélène et Louise Andrieu, journalières, en compagnie de Pauline Bannié, veuve Lancelin, 28 ans, avec laquelle il vit maritalement. Toutes trois étaient en train de boire du café. Lemarigny  congédia les filles Andrieu, et, trouvant qu'elles ne s'en allaient pas assez vite, il les reconduisit jusqu'à la barrière qui clôt sa propriété. Il revenait sur ses pas, lorsque, soudain, la femme Bannié tira sur lui un coup de fusil, qui, heureusement, ne l'atteignit pas.

Cependant, plusieurs grains de plomb s'étaient logés dans son gilet et plusieurs autres avaient troué sa casquette. La femme Lancelin a été arrêtée. (Source : Le Bonhomme  Normand)

 

Août 1903  -  Incendies.   -   D'un hangar attenant à la maison d'habitation du sieur Lebarbanchon, horticulteur à St-Jacques de Lisieux. Pertes assurées, 2 000 fr.

— A Vire, d'une maison appartenant à la dame veuve Poulain et habitée par le sieur Pierre Le Gouvello, représentant de commerce, et la demoiselle Elise Bidois, sans profession. Pertes pour la propriétaire, 17 800 fr. : pour le sieur Le Gouvello, 6 000 fr. ; pour la demoiselle Bidois, 5 000 fr. Tous trois assurés.

— D'un bâtiment à usage de cave et d'étable appartenant et exploité pas le sieur Eugène Grente, journalier à Quetteville. Un porc de lait a été brûlé. Pertes,  1 000 fr. Assuré pour 800 fr. seulement.

— De 6 000 bottes de foin dans un bâtiment à usage de grange appartenant au sieur Alphonse Margueritte, cultivateur à Lingèvres. Assuré. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1904  -   Mauvaise chute.    -   La dame Monnier, 38 ans, demeurant à la Rivière-St-Sauveur, près d'Honfleur, descendait de wagon à la station de Quetteville lorsqu'elle manqua le marche-pied et tomba si malheureusement qu'elle se cassa la jambe gauche au[1]dessus de la cheville. 

Les os traversaient le bas. Le chef de gare de Quetteville fit donner des soins à la blessée que le premier train remporta immédiatement chez elle. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1916  -  Le temps qu’il fait.  -  Inutile de parler de la chaleur, tout le monde la sent. Nous sommes dans la canicule, cela ne veut pas dire qu'il doit faire un temps de chien, mais tout bonnement que le soleil traverse en ce moment la constellation du Grand Chien dont Sirius (Invisible en ce moment, bien entendu) est l'étoile la plus brillante du ciel. Si la récolte des foins se  fait admirablement, les herbages et prairies commencent à souffrir de la sécheresse, car il n'a pas plu depuis près d'un mois. 

 

Août 1916  -  Un coup raté.  -  Un prisonnier boche s'était évadé de Quetteville, près Honfleur, avait fait cinquante kilomètres à pied et s'était réfugié à bord du navire norvégien  « Jerv », en  déchargement dans le port de Caen. Les officiers du navire le découvrirent. Le Boche se montra beau joueur et reconnut s'être évadé pour essayer de passer en Angleterre où pourtant il n'aurait  pas été plus en sûreté. On l'a interné au Château.  

 

Mai 1919  -  Le temps qu’il fait.   -  Une effroyable tempête a soufflé ses jours derniers, lacérant les premières feuilles et arrachant les premières fleures.

Malgré l'arrivée des hirondelles, le printemps ne peut se décider à faire son entrée. La végétation s'en trouve très retardée. Pourtant jamais une année d'abondance n'eût été aussi  nécessaire. Fort heureusement, jusqu'ici, rien n'est sérieusement compromis et il est toujours permis d'espérer. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1919  -  Le temps qu’il fait.   -  Il ne faut jamais se plaindre que la mariée soit trop belle, dit-on, mais on peut parfois — comme en ce printemps — regretter que le temps demeure implacablement magnifique. La sécheresse devient inquiétante ; les céréales commence à en souffrir sérieusement.

II y a aussi des chenilles en quantité et on dit qu'en certains endroits les premières pommes n'ont pas noué. Saint-Médard, cette année, n'a rien voulu savoir et il a remisé son arrosoir. Il était vexé, sans doute, de voir sa tête tomber le jour de la Pentecôte et passer inaperçue.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin  1919  -  Un gaillard pas commode.   -  U n jeune pêcheur de Honfleur, Georges Patin

17 ans, ayant été surpris en contravention, en gare de Quetteville, avait tenté de s'enfuir. Rejoint par le chef de train et un voyageur, il injuria et menaça ces deux personnes. On dut maîtriser Patin, devenu furieux, et l'enfermer dans un fourgon, où on le garda à vue jusqu'à son arrivée à Honfleur, où il fut remis aux gendarmes. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1920  -  Le tunnel inondé   -   Pendant la nuit, un éboulement s'est produit à l'entrée du tunnel de Quetteville, du côté de Saint-André-d'Hébertot. L'eau s'écoulant vers Hébertot ayant envahi le tunnel, la circulation des trains a dû être suspendue et Honfleur s'est trouvé bloqué. La circulation est rétablie. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1920   -   La fin des maux.   -   A Quetteville, canton de Honfleur, une dame Lecarpentier s'est pendue dans son grenier. La désespérée avait tenté plusieurs fois déjà de se suicider. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1921  -  Une porte de sortie.   -   La femme Hopsort, domestique chez Mme de Quetteville, propriétaire à Quetteville, canton d'Honfleur, a été trouvée, par sa maîtresse, baignant dans son sang au pied de son lit.

Elle avait, à l'aide d'un couteau, essayé de suicider en se coupant les veines des deux poignets. On se demande dans la contrée si cette tentative de suicide n'aurait pas quelque rapport avec une plainte pour vol, que cette femme avait portée contre la nommé Quéro, également domestique de Mme de Quetteville. 

On se souvient que Quéro, qui avait été arrêté et écroué à Pont-l’Évêque, a été presque immédiatement remis en liberté provisoire. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1921  -  Les désespérés.   -   M. Adrien Lebigre, 30 ans, journalier à Quetteville, canton d'Honfleur, s'est pendu dans l'herbage de son beau-père. M. Paul Lemire, propriétaire dans la commune. Lebigre avait déjà, à plusieurs reprises, manifesté l'intention de se suicider. 

— Fernand Gohier, 35 ans, journalier, rue du Vaugneux à Caen, conduit au violon pour ivresse, tenta de se suicider en se pendant avec sa chemise. Il en fut empêché par les agents qui le gardèrent à vue jusqu'à l'arrivée de sa concubine, avec laquelle il est reparti dès que son état d'ivresse fut dissipé.  

— M. Heuzé, 71 ans, propriétaire à Juvigny, canton de TilIy-sur-Seulles, s'est suicidé d'un coup de fusil dans la tête. L'enquête démontre que c'est à la suite d'une scène de ménage que M. Heuzé s'est donné la mort. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1922  -   Un désespéré.   -   Un employé du chemin de fer a découvert, sur la ligne de Quetteville à Honfleur, le cadavre de André Venezès, 60 ans, journalier à Fiquefleur-Equainville (Eure). Il avait eu le crâne écrasé par un train de marchandises. Quelques instant auparavant, il avait déclaré au maire de la commune qu'il avait l’intention d'en finir avec la vie. Il a mis son funeste projet à exécution. On ignore les causes de son suicide. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1922   -   Les satyres.   -   Georges Caillot, 20 ans, domestique à Quetteville, canton de Honfleur, a été arrêté pour excitation de mineures à la débauche et violences sur une fillette de 13 ans.

— Une plainte a été déposée par un père de famille de Littry, canton de BalIeroy, contre un cultivateur de la région, qu'il accuse d'avoir violé sa fillette, de 14 ans. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1923   -  Amitié touchante.   -   Louis Martin dit Billard, 45 ans, journalier à Quetteville, qui rentrait ivre de Honfleur, a roué de coups son amie, la femme Croisemarie. Après l'avoir tirée par les cheveux et jetée à terre, il l'a frappée à coups de pied. La malheureuse femme a également reçu de cette brute un coup de couteau au bras. Elle a été admise à l'hôpital de Honfleur. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1923   -   Entre père et fils.   -   Au cours d'une discussion dans un herbage où ils travaillaient ensemble, Léon Lecourt, 20 ans, journalier à Quetteville, canton d'Honfleur, a frappé brutalement son père, M. Georges Lecourt. Le soir, il a recommencé, le menaçant cette fois de son couteau. Le père a porté plainte. (Source : Le Bonhomme Normand)


Septembre 1928  -  Un horrible accident.  - Le nommé Louis Toutaine, 55 ans, propriétaire à Quetteville, a glissé et est tombé sur les rails au moment passait, entre le pont Saint-Martin et la borne kilométrique 222, le train arrivant à Honfleur à 8 heures 52.
Ce convoi, marchant à une moyenne de 60 kilomètres, il fut impossible au mécanicien de bloquer ses freins et la victime eut la tête complètement sectionnée par les roues de la rame de wagons. Une enquête est ouverte par la gendarmerie.

 

Juillet 1931   -  On découvre dans un herbage un cadavre de femme.  -   Dans un herbage du hameau de La Gohaigne, on a découvert un cadavre de femme, étrangère à la région, dans un état de décomposition complet.
Le docteur Jouin-Delamarc, de Beuzeville, qui l'a examiné, n'a pu se prononcer ni sur la date, ni sur les causes de la mort. L'autopsie a été ordonnée.  

 

Janvier 1939   -   Un ménage est dépouillé de ses économies.   -  Deux vieillards, âgés chacun de 74 ans, les époux Fricault, avaient institué, dans un caveau existant dans la  cave de leur  habitation, une cachette destinée à recevoir leurs économies.

Une somme de 7 900 francs, composée de billets de 500 et de 100 francs, et de pièces de 20 et 10 francs, avait été ainsi accumulée par les économes vieillards. Or, dans la nuit du 23 au 24  courant, l'argent a disparu.

Bien que les victimes du vol affirment avoir gardé pour elles seules le secret de leur cachette, il semble bien que le cambrioleur connaissait parfaitement la maison.

En effet, le voleur s'est introduit dans la cave en coupant, à l’aide d'une cisaille, le grillage obstruant le soupirail. Il prit ensuite la clé du caveau qui était accrochée dans la cave et s'empara du précieux butin.

La gendarmerie de Honfleur recherche activement l'auteur du vol.  (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Novembre 1945  -  Le Conseil général.   -  Le Conseil général du Calvados a tenu sa première session. Dans son discours d’ouverture, le président , M. Boivin-Champeaux, rappelant la tragique situation du Calvados dévasté ; 200 000 sinistrés sur une population de 400 000 âmes, 750 villages touchés, dont 450 totalement ou partiellement anéantis, 5 villes détruites sur six, un innombrable patrimoine d’architecture et d’art à jamais disparu, au total un dixième des construction de la France entière. (source : Le Bonhomme Libre)

 

Janvier 1948  -   Une nouvelle agression dans la région de Honfleur .   -   Il était environ 23 h. l'autre nuit, lorsque Mme veuve poupon, 69 ans, cultivatrices à Quetteville, fut réveillé par des coups frappés à sa porte. Apeuré elle hésitait à ouvrir, mais les coups se firent plus pressant, « qui est là ? » dit elle. « Ouvrez, police ! » Mme Poupon se leva pour ouvrir. A ce moment elle se trouva en présence de trois individus qui, revolver au point pénétrèrent dans sa pièce après avoir fermé la porte à clé. « Nous venons chercher l’allemand que vous avez cacher, ou est il ? dit l’un d’eux » ; « Il n’y a pas d’allemand ici », répliqua-t-elle. Mais déjà les trois hommes visitaient des lieux fouillant partout, comme s'il s’agissait d’une véritable perquisition jusqu’à ce qu'ils aient découvert une somme de 26 000 francs cachés entre le sommier et le matelas.  « cet argent vous sera restituée si, vraiment, il n’y a pas d’allemand chez vous », dit celui qui paraissait être le chef, nous l’emportons.

Après quoi les individus disparurent non sans avoir recommandé à la fermière de verrouiller la porte. Naturellement, les 26 000 francs ne revinrent pas et Mme Poupon s'en fut à la gendarmerie raconter sa mésaventure.

Ce serait la troisième fois depuis juillet dernier qu’elle est victime de pareils faits et déjà, une certaine somme lui avait été soustraite en même temps que des draps.

Elle a pu donner quelques indications qui permettent aux enquêteurs de faire un rapprochement avec une affaire analogue survenu à Barneville-la-Bertrand, il y a deux semaines et dont la victime fut M. André Barbet, cultivateur audit lieu. Ce dernier avait en effet été assailli par trois individus armés et comme il cherchait à se défendre, l'un d'eux l'avait blessé à la cuisse d'un coup de revolver.  D'autre part un cycliste qui revenait de Trouville est arrivé à Villerville, M. Quéruel, éleveur à Pennedepie, avait lui aussi, était assailli quelques jours plus tard sur la route et roué de coups.

L’arrestation d’un nommé Pierre Rioux, 49 ans originaire de lambézénec (Finistère), surpris en flagrant délit de vol d'un colis à la gare de Mézidon, va-t-elle permettre de mettre la main sur les bandits qui assaillirent Mme poupon ? Rioux a tout au moins déjà avoué s’être emparé chez celle-ci en août dernier d'une somme de 20 000 francs. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Août 1948   -   Autour des vols de bestiaux.   -  Une nouvelle inculpation pèse sur Pierre Le Gall, de Quetteville, récemment arrêté pour vol de bestiaux au préjudice de M. Campion, maire Saint-Benoît-d’Herbertot. On le soupçonne en effet d'être également l'auteur du vol d'une vache appartenant à M. Alexandre Potier, d'Ablon, disparue d’un herbage de Quetteville dans la nuit du 22 au 23 juin dernier. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Octobre 1948   -   Dans les choux.   -   Deux employés de la SNCF, à Mézidon, Émile Nerée, 26 ans, et Francis Rouvrais, 22 ans, ont été mis en état d'arrestation pour vol de légumes durant la nuit, dans un champ appartenant à M. Paul Hervieu, cultivateur à Quetteville. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Décembre 1948   -  Un mari brutal.   -  Mme Halby Augustine, 59 ans, demeurant à Quetteville, au lieu-dit « Le Vieux Bourdon » à porté plainte contre son mari Halby Auguste, 50 ans, qui la maltraite depuis plusieurs mois, surtout lorsqu'il est ivre.

Ce dernier a été particulièrement brutal le 12 décembre dernier et Mme Halby joint à sa plainte à certificat médical. Interrogé par les gendarmes, Halby a exprimé des regrets et donné comme excuse qu'ayant été grièvement blessé, il endure encore des souffrances qui le rendent parfois « nerveux ». (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Janvier 1949   -   Le Calvados à l'honneur.   -   Enfin ! Enfin ! Après Caen, Falaise, Lisieux, Vire, Saint-Aubin-sur-Mer, un nombre imposant de localités de notre département viennent de se voir discerner la Croix de Guerre que leur ont mérité leur martyre au cours des combats pour la libération.

Voici l'éloquent tableau d'honneur que nous sommes heureux de publier en espérant que ceux de nos villages encore oublié vienne bientôt ajouter leurs noms au livre d'or de l'héroïsme.

Les lettres placées entre les parenthèses indique lors de la citation : R : régiment ; D : division.

Arrondissement de Lisieux.               

Canton de Honfleur : Honfleur (R) ; Cricquebœuf (R) ; Quetteville (R). (Source  : Le Bonhomme Libre) 

 

Avril 1949   -   Un incendie au Haras de Quetteville.  -   Un incendie s'est déclaré vers 2 h. du matin dans des écuries du haras du Mesnil-Cordelier, propriété de M. Céran-Maillard.

Les chevaux purent être sauvés en attendant l'arrivée des pompiers de Beuzeville et de Pont-l'Évêque qui se sont rendus maîtres du sinistre après une heure d'efforts.

Une auto évaluer à 500 000 francs a été la proie des flammes. Les dégâts causés au bâtiment s’élèvent à 400 000 francs. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Octobre 1949   -   Un coup de fusille malheureux.   -    En permission à Quetteville, M. André Quesney, 27 ans, garde républicain, se promenait dans un jardin lorsque trois coups de feu furent tirés à proximité. Des plombs l'atteignirent lui tuméfiant l'œil gauche et lui cassant deux dents.

Les maladroits n'étaient autres que trois jeunes gens qui répondirent à ses observations par des injures. M. Quesney a porté plainte. ( Le Bonhomme Libre )

Quetteville (Calvados) -  Monument

Commentaires et informations : Facebook @