UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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Ste - MARGUERITE - de - VIETTE

Canton de Livarot

Les habitants de la commune sont des Viettois, Viettoises


Mai 1842  -   Cour d’Assises du Calvados.   -  Un voleur habile et qui s'était, maintes fois soustrait aux poursuites de la justice, Jacques-Guillaume Varin, âgé de 35 ans et maçon à Fervaques, vient d'acquitter une partie de ses méfaits par une condamnation en 6 années de travaux forcés.

Il comparaissait cette fois pour avoir volé aux époux Angers, dans une cave attenant à leur habitation, de Sainte-Marguerite-de-Viette, quatre chemises et un lapin. D'autres faits de ce genre jusque là restés impunis, sont venus aggraver la sévérité de la peine qui lui a été infligée. (Source  : L’indicateur de Bayeux)

 

Mai 1846   -   Cour d'Assises du Calvados.   -   Le 11 mai, la cour d'assises du Calvados a ouvert sa 2e session sous la présidence de M. Ferdinand Lemenuet.

Le sieur Lair dit Noël [Moïse Aimable), maçon, âgé de 28 ans, né à Elbeuf, en surveillance à Orbec, a comparu le premier. Le crime reproché à cet accusé était d'avoir le 9 mai dernier, disparu du domicile des époux Dupont, de Ste-Marguerite-de-Viette, au service desquels il s'était placé, emportant six cuillères à café en argent, une pièce d'or de 20 fr., une montre et divers autres bijoux.

Déjà condamné pour vol par le tribunal correctionnelle de Lisieux à 13 mois d'emprisonnement, puis par la cour d'assises de l'Eure à cinq années de réclusion, l'accusé, malgré ses aveux dès le moment même de son arrestation, n'a pu obtenir le bénéfice d'aucune circonstance atténuante, et a été condamné à 20 ans de travaux forcés avec exposition. (source Journal de Honfleur)

 

Mai 1852   -   Cours d’Assises du Calvados.   -   Audience du 13.

La session de mai a commencé le 10, et doit se terminer le 24. Plusieurs vols, des faux, des coups et blessures, une banqueroute frauduleuse, y sont déférés, ainsi que deux cas d'incendie, 2 viols, un attentat à la pudeur, 2 infanticides.

L'arrondissement de Pont l'Évêque n'y fournit que trois jurés MM. Bénard, de Beaumont ; Larguillier, de Trouville ; Mermet, de Criquebeuf. Audience du 11 mai.

C'était encore une accusation de viol attribué à un boucher de Ste-Marguerite, arrondissement de Lisieux, contre une veuve de 56 ans, acquittement.

 La seconde affaire de ce jour concernait un nommé Frédéric Bertre, dit l'Herbage, dit la Chouette, qui a été convaincu d'avoir, le 1er février, sur la route d'0rbec, à la suite d'une rixe, frappé violemment à la tempe avec un caillou, le sieur Potel qui a expiré après 22 jours de souffrance. il n'a été condamné qu'à cinq années d'emprisonnement, minimum de la peine. (Source :  Le Journal de Honfleur)

 

Juillet 1867   -   Le orage.   -   L'orage qui a éclaté le 4 juillet à porter surtout sur la commune de Sainte-Marguerite-de-Viette, où la foudre est tombée.

La foudre est entrée par la cheminée dans une maison du bourg, où se trouvaient une jeune fille de 14 ans et deux enfants, l'un âgé de 6 ans, et l'autre de 2 ans. Au moment même où le fluide électrique envahissait la maison, l'aîné des enfants était à la fenêtre de la cuisine. Il a été renversé contre une table et jeté à terre, où il est resté complètement inanimé pendant une heure. Il avait le corps entièrement noir. C'est un voisin qui, prévenu par la jeune fille, l'a relevé et lui a donné les premiers soins. Ses cheveux étaient brûlés au dessus du front.

Aujourd'hui il est hors de danger, néanmoins, la foudre, qui semble avoir passé entre le corps et les vêtements, a laissé une trace rougeâtre qui part des épaules et va jusqu'aux genoux.  

 

Mars 1873   -   Tirage au sort.   -  On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, les jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service.

 

Mars 1873   -   Prenez garde à vous !   -  Nous rappelons à nos lecteurs qu'il est interdit d'introduire dans les colis expédiés par voiture ou chemin de fer, des lettres ou circulaires assujetties à des droits de poste. Et si nous faisons cette remarque, c'est qu'en ce moment l'administration des postes fait fouiller tous les colis à leur arrivée dans les gares de chemins de fer et dans les bureaux de voitures publiques. De nombreuses contraventions ont été constatées en ces derniers jours.

 

Avril 1873   -   Arrestation d’un malfaiteur.   -  Depuis quelques jours, dans les communes de Sainte-Marguerite-de-Viette et de Castillon, de nombreux vols étaient commis avec escalade et effraction, l’un des voleurs, armé d'un revolver et d'un poignard, a été arrêté, malgré sa résistance, et amené au parquet, devant M. Delasalle, procureur de la République. Pendant son interrogatoire, cet individu, quoique enchaîné, se précipita sur M. Delasalle, lui saisit violemment les mains, et s'empara du revolver. Surpris par cette attaque imprévue, M.  le procureur de la République se débarrassa néanmoins des mains de cet homme, qui fut bientôt mis dans l'impossibilité de se servir de son arme, il a déclaré ne s’être emparé du revolver que pour se suicider. Cet homme n'a cas voulu dire son nom.

 

Janvier 1875   -   Mort par immersion.  -  Mardi, vers 7 heures 1/2 du soir, le nommé François Lesaulnier, âgé de 75 ans, ancien charpentier à Livarot, a été trouvé dans un fossé plein d'eau, à Sainte-Marguerite-de-Viette. Retiré de cette triste situation, par M. Gosselin, charron, et Nestor, boucher, qui étaient arrivés aux cris qu'il poussait, Lesaulnier donnait encore signe de vie, mais il a rendu le dernier soupir pendant qu'on le transportait dans une maison voisine.

 

Février 1877   -  Tentative de meurtre.  -  Une tentative d'assassinat a été commise dans la soirée du 4 courant, au domicile d'une veuve Charles Ruelle, à Sainte-Marguerite-de-Viette, sur le nommé César Deschamps, âgé de 63 ans, menuisier, qui se trouve grièvement blessé dans le dos par un coup de feu tiré à travers un carreau de vitre. 

L'auteur soupçonné est arrêté, c'est un nommé Constant Guyot, âgé de 19 ans, domestique au même lieu. Ce dernier avait eu une rixe quelques instants avant avec le blessé et était parti en disant qu'il allait revenir pour le tuer.  

 

Janvier 1879  -  Appropriations et réparations en 1878.  -  85 locaux, appartenant à 73 communes, ont été appropriés ou réparés dans le Calvados  -  Arrondissement de Lisieux : Marolles, école de garçons ; Lisieux, école de garçons ; Saint-Jacques, école de garçons ; Mesnil-Eudes, école mixte ; Le Pré-d'Auge, école de filles ; Prêtreville, les deux écoles ; Livarot, école de filles ; Mesnil-Duraud, école de filles ; Ouville, école de filles ; Tortisambert, école mixte ; Mézidon, les deux écoles ; Mesnil-Mauger, école mixte ; Orbec, école de garçons ; Saint-Martin-de-Bienfaite, école de garçons ; Sainte-Marguerite-de-Viette, les deux écoles ; Montviette, école mixte ; Vieux-Pont, école mixte.

 

Janvier 1880  -  Outrage à un garde champêtre.  -  Le 12 décembre, à Sainte-Marguerite-de-Viette, le garde champêtre de la commune se présentait chez le sieur Frédéric Lenormand, âge de 49 ans, cultivateur et marchand de fromages, pour lui demander, en vue de l'inscription exigée par la loi, le signalement du cheval employé à son exploitation. Prétendant qu’il  avait déjà donné plusieurs fois ce signalement, que son cheval avait été réformé par les commissions de recensement, Lenormand se refusa à fournir le renseignement demandé et, sur l'insistance du garde, répondit, par des injures qui s'adressaient tout à la fois au modeste fonctionnaire et à l’administration municipale de la commune. Il a été, pour ce fait, traduit devant le tribunal de Lisieux. À l'audience, Lenormand a reconnu les faits en manifestant ses regrets de s'être laisse aller à un mouvement da colère, il a été condamné à 100 fr.  d'amende et aux frais.

 

Janvier 1880  -  L’hiver et la récolte.  -  On parle d'une reprise sérieuse du froid. Puissent les météorologistes se tromper, car cette reprise ferait grand mal aux récoltes. Les blés ont supporté assez bien le temps rigoureux que nous avons eu pendant six semaines, mais il est impossible, jusqu'à présent de prévoir ce qu'ils deviendront s'il survient encore des froids tardifs comme nous en avons depuis plusieurs années et qui sont l'obstacle, le plus sérieux à la bonne réussite de la culture. On assure que, dans beaucoup d'endroits, la plupart des provisions de tubercules et de racines conservées pour semences sont perdues, les pommes de terre sont presque partout gelées. Dans les bois, les dégâts sont immenses, les essences que l’on considère comme les plus robustes ont fortement souffert, beaucoup de vieux arbres ont leurs troncs fendus et sont parterre.

Dans les environs de Paris, où il existe un grand nombre de pépinières d'arbustes à feuilles persistantes, tout est perdu, et les malheureux pépiniéristes auront absolument rien à vendre pendant deux ans.  

 

Janvier 1882  -  Un mari brutale.  -  Dernièrement le nommé Charles Prévost, âgé de 31 ans, journalier à Sainte-Marguerite-de-viette, rentrant chez lui en état d'ivresse, roua sa femme de coups et la mit à la porte avec son enfant âgé de 8 ans. Il a été condamné à 1 mois.  

 

Juillet 1882  -  14 Juillet.  -  A Ste-Marguerite-de-Viette, des fusées tirées par quelques habitants, ont mis le feu au clocher de l'église. On s'en est rendu maître rapidement, et tout le mal a été pour le maire, qui a reçu un seau d'eau sur la tête.  

 

Avril 1890  -  Incendie.  -  Jeudi, à Ste-Marguerite-de-Viette, un incendie a détruit deux Caves, un grenier et du mobilier à la dame veuve Gallet. Pertes, 2 600 francs. 

 

Juin 1892  -  Réclamations mal reçues.  -  Dernièrement, à Sainte-Marguerite-de-Viette, une dame Moutier mourait chez le sieur Roberge, propriétaire. Elle laissait trois fils qui, lundi, se rendirent chez Roberge, pour lui réclamer certains papiers de famille que leur mère aurait laissés chez lui. Celui-ci, sans autre provocation, s'arma d'un bâton avec lanière en cuir, et en asséna un coup tellement violent sur la tête du plus jeune des trois fils Moutier, qu'il détermina une coupure de 15 centimètres de longueur partant du front pour finir à la nuque. On  remarque aussi un trou très profond causé, sans doute, par un des nœuds du bâton. Plainte a été portée contre Roberge. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1893  -  Mort accidentelle.  -  Jeudi matin, le domestique du sieur Bisson, fabricant de fromages à Ste-Marguerite-de-Viette, passait avec une voiture chargée de lait dans un chemin de Boissey, lorsque l'essieu de la voiture se brisa. Une des roues tomba sur un petit garçon de quatre ans, qui fut tué sur le coup. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1893  -  Le truc à Gilles.  -  En septembre, M. Eugène Pelhaitre, propriétaire à Sainte-Marguerite-de-Viette, ayant pleine confiance en son journalier, Jules Gilles, 42 ans, l’avait laissé à la maison avec trois autres personnes qui y travaillaient le même jour : la femme Pelletier, 29 ans, couturière ; la femme Laverge, 40 ans, journalière, et Emilienne Auguste, 16 ans, couturière à Castillon. 

On avait bien dîné et, profitant de l'absence de la bonne, on complota d'aller dans la cave chercher de la  « vieille », « Mais comment en tirer ? dirent les femmes ?» — « J'ai mon truc ! répond Gilles ». 

Au bout de deux ou trois mois, M. Pelhaitre constata que son eau-de-vie brunissait, puis elle devint presque noire, on aurait dit de l'encre. M Pelhaitre sonda le baril et découvrit la cause de la transformation, c'était le truc à Gilles. Pour soutirer, il avait pris un tube, ce tube lui avait échappé de la main et c'est lui qui donnait cette vilaine couleur à l'eau-de-vie. Gilles et ses complices auraient ainsi soutiré pour 1 000 fr. d'eau-de-vie. Ils ont été condamnés par le tribunal de Lisieux : Gilles et la femme Pelletier, 15 jours ; femme Laverge, 8 jours, avec loi Bérenger. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1894  -  Vol d’un cheval et d’une voiture.  -  La nuit, un inconnu a pénétré dans des bâtiments faisant partie de l'exploitation de M. Jules Deille, maréchal à Ste-Marguerite-de-Viette, et s'est emparé d'un cheval et d'une voiture. Le lendemain, on a trouvé sur la route, territoire de Mittois, le cheval mort, mais pas de voiture. (source : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1894  -  Voleurs de chevaux et vaches.   -  Désiré Mellion, 26 ans, enlevait, le 27 septembre 1893, une jument à M. Gustave Langlois, cultivateur à Banneville-la-Campagne, le 19  octobre, un cheval à M. Saigneury, cultivateur à Gonneville-sur-Dives, le 7 février 1894, un génisson à M. Prosper Deshayes, fermier à St-Désir-de-Lisieux, et, le 17 mars, une vache à M. Louis Bulot, herbager à Saint-Aubin-sur-Algot. 

M. Bulot se mit à la recherche de sa bête et la trouva, à Ste-Marguerite-de-Viette, chez M. Jus, qui l'avait achetée à Mellion, qui n'est pas près de recommencer, car le tribunal l'a condamné à cinq ans de prison. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1894  -  Une bonne leçon.   -   Médéric Leboucher, âgé de 28 ans, demeurant à Sainte-Marguerite-de-Viette, s'étant pris de querelle avec Jules Broust l'a tellement frappé dans les parties à coups de pieds chaussés de sabots, que le malheureux a failli en mourir, aujourd'hui encore, c'est à peine s'il peut marcher. En voyant Broust courbé en deux, défaillant de douleur, Leboucher lui cria : « Va t'faire soigner à Saint-Pierre, t'en-as pour ton compte ». De plus, Leboucher a insulté le maire, qui est son beau-père. Cette brute a été condamnée à quinze mois de prison. En entendant cette sévère condamnation, Leboucher est tombé comme une masse sur son-banc. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1894  -  Une femme qui essaie d’innocenter son mari.   -   En regagnant Ste-Marguerite-de-Viette, la dame Désirée Hébert permit au nommé Besnier de monter dans sa voiture. Besnier en profita pour lui enlever, son porte-monnaie contenant 60 fr. Poursuivi, Besnier soutint que ce porte-monnaie était en sa possession depuis 1888. A l'audience, la femme Besnier, pour tirer son mari d'affaire, a essayé d'affirmer que ce porte-monnaie était le sien, à elle, et qu'elle l'avait donné à son mari en novembre 1893. Le mari et la femme ne s'étaient donc pas suffisamment entendus sur la date. Cela a failli coûter une condamnation pour faux témoignage à la femme Besnier. Heureusement, pour elle, qu'elle s'est à demi  rétractée, et le mari seul a attrapé 13 mois de prison. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1896  -  Mort subite.  -  La veuve Sorieul, 58 ans, de Ste-Marguerite-de-Viette, a été trouvée morte dans son lit. Elle avait succombé à une attaque d'apoplexie. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1896  -  Le Patois normand.  -  M. Guerlin de Guer fils vient de réunir en brochure, sous le titre « Introduction à l'étude des parlers de Normandie », un travail des plus intéressants. M. Guerlin de Guer termine sa courte préface en déclarant que son « plus vif désir est de travailler en Normandie pour la Normandie et pour les Normands » Cette idée est  trop belle pour ne pas être encouragée. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1897  -  Avis.  -   M. Auguste Lebourgeois, cultivateur à Boissey, a été indiqué dans un annuaire comme entrepositaire à Ste-Marguerite-de-Viette, et plus tard, dans un journal de Lisieux, comme propriétaire de la distillerie de Ste-Marguerite-de-Viette. Un grand nombre de cultivateurs de cette commune qui ont une chaudière à bouillir attachée à leur exploitation nous prient de déclarer que M. Lebourgeois n'est pas le seul cultivateur de Ste-Marguerite-de-Viette qui ait une bouillerie et non une distillerie. S'ils font cette déclaration, c'est qu'ils ne veulent pas laisser accréditer une erreur manifeste de nature à leur porter préjudice. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1897  -  Jambe et bras cassés.  -  Le sieur Désiré Charlot dit Fleury, journalier à Sainte-Marguerite-de-Viette, monté sur le toit de sa maison pour ramoner la cheminée, est tombé si malheureusement qu'il s'est cassé une jambe et un bras. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1897  -  La neige.  -  Dès samedi, il en est tombé sur notre région. Mardi, elle a été plus abondante, mais sans tenir. Dans les Alpes, il y a eu une véritable tourmente. Au col de la Traversette, où trois de nos soldat ont été récemment engloutis, la neige a atteint près de 5 mètres d'élévation. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1897  -  Née sur le trimard.  -  Vendredi, le sieur Lecesne, propriétaire à Ste-Marguerite-de-Viette, donnait obligeamment le gîte à un trimardeur, Emile Florent, à sa femme et à ses enfants. Le lendemain matin, il comptait un pensionnaire de plus : la femme Florent avait mis au monde une petite fille pendant la nuit. Le baptême se fit le dimanche. Un domestique et une servante du sieur Lecesne furent les parrain et marraine. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1897  -  Enfant tombée à l’eau.    La petite Hélène Buot, 4 ans, à Ste-Marguerite-de-Viette, s'en retournant de l'école, ne prit pas le chemin habituel pour regagner le domicile de ses parents. Elle dut traverser la Viette sur une mauvaise planche très étroite, mais la pauvre enfant fit un faux pas et tomba dans la rivière assez profonde à cet endroit. Heureusement que le jeune Antoine Hébert, 15 ans, qui travaillait non loin de là, accourut aux cris de la fillette et réussit à la retirer saine et sauve. Il était temps, une minute de plus et  elle disparaissait sous l'eau. Comme la mère de la petite fille était absente, le jeune sauveteur eut la bonne idée de la porter chez l'institutrice où les soins les plus empressés lui furent prodigués. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1898  -  Morts subites.  -  La fille Rachel Lecellier, 20 ans, servante chez le sieur Jus, marchand de fromages à Sainte-Marguerite-de-Viette, a été trouvée morte dans la laiterie. La mort serait due à l'intoxication par l'oxyde du carbone émané du poêle de la laiterie. 

— Le sieur François Quesnel, 67 ans, propriétaire à Cauvicourt, près Bretteville-sur-Laize , est mort subitement. 

— Le sieur G.-L. Marion, 46 ans, matelot à bord du sloop « Saint-Joseph », de Grandcamp-les-Bains, faisant la pèche sur les côtes anglaises, est mort subitement. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1898  -  Morts subites.  -  La dame veuve Marie Doisnard, 74 ans, à Ste-Marguerite-de-Viette est morte subitement, la nuit, d'une congestion pulmonaire. 

— La veuve Adeline, demeurant à Orbec, a été, ces jours derniers, trouvée morte dans son lit. 

— Le sieur Adam, 64 ans, ouvrier tailleur à Sommervieu, a succombé, subitement, à une congestion occasionnée par le froid. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1898  -  Procédés S.G.D.G. pour engraisser la volaille.  -  Les époux Martel, demeurant à Sainte-Marguerite-de-Viette, avaient eu la douleur de perdre plusieurs de leurs poulettes. Pour en découvrir la cause, ils s'adressèrent au garde champêtre qui fit l'autopsie de la dernière défunte et lui trouva, dans la falle, une boule de pain garnie d'aiguilles. 

Le garde champêtre ne perdit pas la boule et la montra à une fille Pauline Coudray, 40 ans, domestique à tout faire chez le sieur Lecoq. La vieille fille se troubla et nia cependant avoir jeté des boules à aiguilles aux poules des époux Martel. Mais, comme elle avait été vue rôdant autour du poulailler, le tribunal de Lisieux l'a condamnée à six jours de prison et à 16 francs d'amende. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1898  -  A propos de Saints.  -   Les saints de glace, la terreur des horticulteurs, figurant au calendrier les 11, 12 et 13 mars, ne paraissent vouloir faire parler d'eux. Fin de la lune rousse, le 20 mai. (source : Le Bonhomme Normand)

 

 Juillet 1898  -  Incendies.     Le feu s'est déclaré, à Sainte-Marguerite-de-Viette, près Saint-Pierre-sur-Dives, dans un bâtiment à usage d'étable, appartenant au sieur Bertheaume, propriétaire à Moutiers-Hubert, et exploité par le sieur Couture, cultivateur. Tout l'immeuble a été la proie des flammes. Les pertes, évaluées à 3 000 fr. pour le propriétaire et à 150 fr. pour le fermier, sont assurées.

— Incendie de deux lits, d'une armoire, d'une table, d'une horloge et de linge aux époux Paul Chenel, bûcherons à Saint-Sever. Pertes : 100 francs.

— Une maison inhabitée, appartenant au sieur Bouillard, demeurant à Soignolles. près Bretteville-sur-Laize, a été brûlée. Perte 1 700 francs. Assuré. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1898  -  O amour.     Les frères Q………. en tenaient pour une jeune couturière de Ste-Marguerite-de-Viette, qui écoutait avec plaisir les deux frères. En revenant de la fête de Boissey, ils se prirent de querelle à propos de la cousette et, dans la lutte, l'un d'eux, l'aîné, eut une jambe de brisée. Le blessé est soldat. Il était en permission et allait avoir son congé. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1898  -  Tombé d’un arbre.   -   Le sieur Désiré Delafosse, 71 ans, propriétaire à Sainte-Marguerite-de-Viette, près St-Pierre-sur-Dives, s'est gravement blessé en tombant d'un pommier où il était monté, malgré son grand âge, pour en abattre les fruits.  (source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1899  -  Mérite agricole.  -   Sont nommés officiers : MM. Pérrinne, maire de Ste-Marguerite-de-Viette ; Pagny, conseiller d'arrondissement à Cartigny-l'Epinay.

— Sont nommés chevaliers MM. Amand Leneveu, dresseur de chevaux d'attelage et de selle à Caen, 31 ans de services ; Lair, instituteur à Langrune-sur-Mer ; Postel, cultivateur à Vacognes ; Quesnel, propriétaire-cultivateur à Bonneville-la-Louvet ; Sabine, propriétaire à Sannerville ; Sebire, propriétaire-pépiniériste à Ussy ; Tricault, propriétaire à Vire: Vignioboul,  directeur de la Société laitière des fermiers normands, à Morteaux-Coulibœuf ; Lemariey, cidres et eaux-de-vie à Paris, mise en valeur de terrains meubles dans le Calvados ; Martine,  maire de la commune de Gonneville-sur-Merville. (source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1899  -  Coup de corne.  -  Lundi, à Ste-Marguerite-de-Viette, la dame Bacon a reçu, d'une génisse, un coup de corne dans le ventre, son état est grave.  (source : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1899   -   Noyés accidentellement.  -  On a trouvé noyé dans une mare le sieur Alphonse Levillain, 52 ans, propriétaire à Sainte-Marguerite-de-Viette, près Livarot.

Trompé sans doute par l'obscurité, il a dû tomber accidentellement dans la mare, car, par la position qu'il occupait lorsqu'on l'a trouvé, on devine qu'il a cherché à se retenir en s'accrochant à l'herbe du talus.

— La fille Emérentienne, âgée de 60 ans, servante depuis plus de vingt ans chez le sieur Richard, cultivateur à la Bigne, près Aunay-sur-Odon, s'est noyée accidentellement dans la mare de son maître. Cette fille ne possédait plus sa lucidité d'esprit. Ella était devenue presque infirme. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Mars 1900   -   En se faisant raser.  -  Le sieur César Noël, 72 ans, propriétaire à Sainte-Marguerite-de-Viette, se faisait raser le matin, à Livarot, lorsqu'il se sentit indisposé. Transporté chez le sieur Barthélémy, maître d'hôtel, il y est mort vers 9 heures du soir. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Août 1900   -   Mauvais fils.  -   Le nommé Georges Levallois, journalier à Sainte-Marguerite-de-Viette, près St-Pierre-sur-Dives, se trouvant un peu excité par  l'alcool, a cherché querelle à sa mère, âgée de 57 ans, et lui a soustrait 2 100 fr. Depuis, on ne l'a pas revu. Il a dit qu'il allait à l'Exposition. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1900   -   Un coup de poing qui se trompe d'adresse.  -  Georges Levallois, 29 ans, journalier à Sainte-Marguerite-de-Viette, près Livarot, est, dit-on, un assez triste sire, passablement ivrogne et brutal, même envers sa mère.

 Rentrant ivre chez lui, il voulut, selon sa mauvaise habitude, répondre par des coups de poing aux justes reproches qu’elle lui adressait.

Mais, cette fois, elle put esquiver le coup qui lui était destiné et le poing de l'ivrogne s'abattit lourdement sur la demoiselle Marie Clérembault, 21 ans, domestique, qui se trouvait près de la dame Levallois et qui a porté plainte. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1901   -   Suicide.   -   Le sieur Jules Delaunay, 31 ans, journalier à Sainte-Marguerite-de-viette. près Saini-Pierre-sur-Dives, s'est tiré un coup de revolver dans la région temporale droite. La mort de ce malheureux a été instantanée. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Juillet 1901   -   Vengeance stupide.  -  Des malfaiteurs, malheureusement restés inconnus, ont empoisonné l'eau de l'étang appartenant à M. Ledru, propriétaire de la scierie mécanique de Sainte-Marguerite-de-Viette, près Livarot. Par suite, l’étang est complètement dépeuplé. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Novembre 1901    -   Accidents.  -   La roue d'une voiture qu'il conduisait a passé sur le ventre du sieur Prévost, domestique à Sainte-Margueritte-de-Viette.

— Le sieur Marius Madelaine, 50 ans, domestique à Perrières, a eu un pied littéralement écrasé par la roue d'une voiture qu'il conduisait.

— Le sieur Auguste Salle, 46 ans, à Maizières, a eu une jambe broyée par un tonneau de cidre qu'il déchargeait. (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Novembre 1901    -   Le froid.   -   Le froid s'est déclaré beaucoup plus tôt que d'habitude. Il a gelé fort, très fort.

Dans l'Almanach du Bonhomme pour 1901, la gelée du 3 novembre était annoncée. C'est une grosse perte pour les cultivateurs qui ont tardé à rentrer leurs betteraves très tendres à la gelée. C'est un mauvais temps aussi pour les pommes qui sont encore aux arbres. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1901    -   Mort des suites d’un accident.  -   Le sieur Charles Prévost, domestique à Sainte-Marguerite-de-Viette, sur le ventre duquel avait passé une roue de la voiture qu'il conduisait, est mort. Il n'était âgé que de 33 ans. Sa veuve reste avec une fillette de 7 ans. (Source : Le Bonhomme Normand) 

 

Janvier 1903    -   Les voleurs d’églises.  -   D'audacieux malfaiteurs, les mêmes probablement qui ont opéré, dernièrement, à Épron, Soulangy et St-Pierre-de-Mailloc, ont pénétré, la nuit, après en avoir fracturé la serrure, dans la sacristie de Ste-Marguerite-de-Viette, près Livarot.

Armoires et tiroirs ont été ouverts, mais, dérangés dans leurs recherches par les aboiements d'un chien du voisinage, les cambrioleurs sont partis en emportant une bouteille de vin, comme consolation.

— Les troncs de l'église et les tiroirs, dé la sacristie d'Auquainville, près Livarot, ont été forcés, la nuit. Pour tout butin, les voleurs sacrilèges ont emporté une somme de 20 frs.

— L'église de Saint-Cyr-du-Ronceray, près Orbec, a été également visitée, la nuit, par des cambrioleurs. Ceux-ci ont été refaits, n'ayant trouvé à prendre qu'une bouteille de vin.

— Un individu, qui est soupçonné, a pénétré nuitamment dans l'église de la Houblonnière, près Lisieux, et a enlevé une certaine somme d'argent trouvée dans l'église et dans la sacristie. Les débris d'un tronc brisé ont été retrouvés dans un herbage voisin. On estime à environ 75 francs la somme disparue.  (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1903  -  Cinq Vaches brûlées . -   Le 9 février, un incendie qui a causé la plus vive émotion dans la commune de Ste-Marguerite-de-Viette a éclaté dans la nuit de dimanche à  lundi, vers 4 heures du matin, dans les dépendances d'une maison habitée par M. Frémont et sa famille. 

Cette maison, située dans le quartier de la Forge, sur la route de Livarot à St Pierre-sur-Dives, appartient à M. Albert Fromage, propriétaire, dont la maison d'habitation se trouve dans la  cour faisant face et de l'autre côté de la route. 

Dans la nuit, les époux Frémont furent réveillés par un bruit qu'ils supposèrent d'abord causé par, une violente pluie de grêle. Mais bientôt ils s'aperçurent que c'étaient les crépitements du feu qui était dans la couverture de deux étables séparées de la maison par, une buanderie et qui faisait éclater les ardoises et les tuiles. 

Se levant aussitôt, les époux Frémont donnèrent l'alarme. Tout le quartier de la Forge fut bientôt sur pied par les appels du clairon d'un voisin, M. Bonnissent.

Des pompes à incendie, appartenant à M. Ledru, propriétaire de la scierie, et M. Lebourgeois, adjoint à Boissey, furent promptement amenées et le feu fut attaqué avec vigueur.  Heureusement, quelqu'un se rappela qu'un domestique, arrivé la veille, était couché dans une chambre au-dessus de la buanderie, le garçon dormait profondément, il fut sauvé d'une mort certaine.

On essaya de sauver les bestiaux qui étaient dans les étables, mais sur neuf vaches, quatre seulement ont échappé à la mort, cinq ont été brûlées.

Ce sinistre est certainement dû à la malveillance. On a vu un individu s'enfuir à un moment donné, et, pendant l'incendie, un voleur, qu'on suppose être le même personnage, a tenté de pénétrer dans la maison d'habitation de M. Fromage, dont tout le personnel était occupé à combattre le feu chez ses locataires. Cet individu voulait profiter de l'absence des propriétaires de la maison, en feu, pour s’introduire chez eux et y fouiller tout à son aise.

L'enquête, menée très activement par la gendarmerie de Livarot, ne tardera pas à nous renseigner à ce sujet.

Les dégâts sont estimés à 3 500 fr., et malheureusement le propriétaire n'est pas assuré.

 

Février 1903   -   Attentats à la pudeur.  -  La gendarmerie de Livarot a arrêté le nommé Paul Prévost, 17 ans, domestique à Ste-Marguerite-de-Viette, qui aurait commis un attentat à la pudeur sur une fillette de 7 ans.

— Une enquête est ouverte contre un individu de Merville, qui aurait commis un attentat à la pudeur sur la personne de Juliette Burel, âgée de 12 ans, domiciliée à Dives. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1903   -   Enfant brûlé.  -   A Ste-Marguerite-de-Viette, Auguste et Alice Bonissent. 6 et 5 ans, jouaient près d'un fourneau dans la cuisine de leurs parents. La fillette ayant eu la malencontreuse idée de toucher à une casserole remplie d'eau bouillante, elle la renversa d'une façon si malheureuse que son frère eut la figure et les bras grièvement brûlés. ( Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1903    -   Gentil neveu.  -   Ernest Quéron, 17 ans, journalier à Sainte-Marguerite-de-Viette, arrondissement de Lisieux, n'aimait pas un de ses oncles, nommé Houdiard. Ce dernier était souffrant depuis longtemps, et, chaque fois que son neveu le rencontrait, il lui disait : « Tu n'es donc pas co mort que j'te fiche la première pelletée de terre sur la g... ».

Dernièrement, l'oncle Houdiard décédait et son neveu, tenant parole, alla couvrir son corps de terre. Mais il ne s'en tint pas là, sautant dans la fosse, il se mit à piétiner le cercueil.

Poursuivi pour profanation de sépulture, ce gentil neveu a été condamné à deux mois de prison, mais avec la loi Bérenger. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1904  -   Lâchetés.    -   Le sieur Henri Ruel, 41 ans, porteur de dépêches à Ste-Marguerite-de-Viette, près St-Pierre-sur-Dives, a été battu et blessé par un nommé Jules Lebrun, garçon boulanger au Mesnil-Durant. Ce dernier a abusé lâchement de sa force pour frapper, à propos de rien du tout, le pauvre Ruel, qui est estropié et n 'a pu se défendre. 

— Louis Coupigny, vendeur, de journaux , à Caen, a été assailli, rue Caponière, par un nommé Bazire, gardien du Bon-Sauveur, qui l'a renversé et frappé violemment sans provocation. Des passants ont délivré le pauvre Coupigny qui est manchot et ne pouvait guère résister à son agresseur. Bazire était fou d'alcool. 

Sa victime a demandé le remboursement du prix de ses vêtements mis en lambeaux. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1907  -  Suicide.  La gendarmerie de Livarot a été appelée dimanche matin à constater le suicide du nommé Ludovic Perrine, âgé de 74 ans, cultivateur à Ste-Marguerite-de-Viette.

Le cadavre reposait sur le parquet de la chambre, couché sur le dos, les jambes allongées, le pied droit déchaussé, le pied gauche chaussé d'un sabot, les bras ramenés le long du corps et le fusil placé à côté de lui, côté droit. Perrine portait à la région antérieure du cou et en arrière, au niveau des vertèbres cervicales, un trou d'un diamètre de 15

millimètres. Les effets du suicidé étaient brûlés, le coup ayant été tiré a bout portant.

Des renseignements recueillis auprès des autorités communales, il résulte que Perrine ne jouissait plus de toutes ses facultés mentales. Quelques jours avant le suicide, il avait déclaré  au maire de Ste-Marguerite qu'étant las de l'existence, il mettrait fin a ses jours.

Le docteur Corchon, de Saint-Julien-le-Faucon, a procédé aux constatations d'usage. (source le Moniteur du Calvados)

 

Avril 1914  -  Téléphone. -  Le préfet du Calvados a l'honneur d'informer le public que la mise en service du téléphone à : la Boissière, Merville, Glos, Boissey, Sainte-Marguerite-de-Viette, Epinay-sur-Odon, Benneville-sur-Ajon, Livry, Cormolain, Mesles, a été fixée au 1er mai 1914.

 

Avril 1917  -  Une enquête.  -  Il y a quelque temps une demoiselle Maria Houel, journalière chez M. Bellier, fermier à Sainte-Marguerite-de-Viette, canton de Saint-Pierre-sur-Dives,  était tombée à l'eau en lavant du linge. On l'avait retirée presque aussitôt, puis déposée sur un tas de fougères, dans la bouillerie. Elle y avait passé la nuit. Le lendemain, on l'avait  déposée, toujours dans le même état, sur son lit. La nuit suivante, elle mourait. Une enquête sur cette mort a été ordonnée. 

 

Avril 1917  -  Si le blé manquait !  -  Il y a seulement une soixantaine d'années, on ne comptait pas exclusivement sur le blé pour faire le pain. Les céréales de printemps, orge, sarrasin, maïs, faisaient le fonds de la nourriture de nos paysans, suivant les régions. Chez nous, on mangeait du pain d'orge qui était frais et excellent, et on mêlait la farine de seigle à celle du froment. La galette et la bouillie de sarrasin étaient aussi consommées en quantité, aussi bien en Normandie, qu'en Bretagne. Ailleurs on mangeai des « gaudes » de maïs, s’il est trop  tard pour refaire les blés manqués, on peut encore, en avril, semer d'autres céréales, et même des pommes de terre tardives. Ce serait trop bête de souffrir de la faim, l'hiver prochain,   sur la terre la plus fertile du monde.

 

Septembre 1918  -   Pêcheur peu pacifiste.  -  Auguste Bouet, qui péchait dans l'étang de Mme Edet, a roué de coups un vieillard infirme, Apollinaire Rodin, 68 ans, matelassier, qui l'avait interpellé au passage, et lui a fait de nombreuses contusions.

 

Octobre 1920   -   Au voleur !   -   La gendarmerie de Livarot recherche le jeune François Catherine, 18 ans, employé chez M. Lepetit, à Sainte-Marguerite-de-Viette, canton de Saint-Pierre-sur-Dives, parti furtivement emportant les souliers d'un camarade.

— Un vol du même genre a été. commis par un nommé Poulain, 14 ans, domestique chez M. Le cuyer, cultivateur à Vouilly, canton d'Isigny. Il s'est sauvé en emportant également une paire de souliers à son camarade Fontaine. On l'a arrêté le jour même. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1921  -   Une terrible nuit.   -   Arrivée à Ste-Marguerite-de-Viette, canton de St-Pierre-sur-Dives, pour assister à la vente du mobilier de son père, qui s'est suicidé récemment, la veuve Levannier, journalière à Sentilly (Orne) demanda l'hospitalité aux époux Feirier. Elle ne voulait pas, disait-elle, passer la nuit seule.

Comme elle se couchait, elle aperçut de la lumière dans la maison de son père. Elle se mit à crier au voleur et prévint M. Feirier, qui lâcha son chien. Quand ils pénétrèrent dans la maison, ils y trouvèrent deux grands sacs et une musette remplis de linge. Surpris, les voleurs avaient abandonné leur larcin, n'emportant que cinq ou six couverts(Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1923  -  Une vipère dans la poche d’un chasseur.  -  Samedi dernier, M. Lanos, propriétaire et fabricant de fromages à Ste-Marguerite-de-Viette, chassait chez des amis. Le soir, les chasseurs se trouvaient réunis à un endroit désigné pour rentrer au logis, et devisaient un moment, assis sur un remblai. De retour, et après le repas, on alla se coucher et prendre un repos bien gagné.
Le lendemain matin, à la première heure, M. Lanos sauta du lit et se prépara pour, de nouveau, aller tirer le gibier. Après avoir passé son veston, il mit la main dans une poche, mais presque aussitôt sentant une piqûre au doigt, il la retira et dit à sa femme : «  Tu as certainement laissé une aiguille dans ma poche ».
Mais au même moment, à leur grande surprise, une superbe vipère sautait de la poche du veston de M. Lanos et s'enfuyait. La main de M Lanos enfla bientôt et un docteur fut appelé pour lui donner des soins.  

 

Mai 1924  -  Incendie. -   Dans la nuit de samedi à. dimanche un violent incendie a détruit complètement à Sainte-Marguerite-de-Viette, un restaurant-épicerie Prudhomme. L'alarme a été donnée par un pensionnaire du restaurant qui, en rentrant, aperçu les premières flammes et a averti les pompiers de Livarot. Les dégâts sont évalués à environ 100.000 francs.

 

Juillet 1924  -  Accident de route.  -  M. Armand Lecommandeur, soldat au 1er groupe d'ouvriers aéronautiques à St-Cyr, actuellement en permission dont les parents sont domiciliés  à Ste-Foy-de-Montgommery, revenait de Castillon à bicyclette et descendait à une vive allure la côte de la Forge à Ste-Marguerite-de-Viette. Malheureusement les freins de son vélo ne fonctionnaient pas et bientôt il ne fut plus maître de sa direction. Il alla se heurter violemment sur le parapet du pont en face la scierie de M. Lebourgeois, M. Leraitre, venant de Castillon, le trouva quelques instants après évanoui. Relevé par M. Leraitre, il reçut des soins et fut transporté au domicile de ses parents.

 

Juillet  1928  -  Une auto carbonisée.  -  Vendredi matin, vers 5 heures, M. Bonnissent, propriétaire à Sainte-Marguerite-de-Viette, sortait de chez lui en auto, pour aller se rendre compte du travail exécuté la veille par des journaliers dans un de ses herbages.
Il avait à peine parcouru 2 kilomètres, quand, en montant la côte, en bordure de la propriété Desjardins, il s'aperçut que son moteur ne tirait presque plus. M. Bonnissent arrêta son auto, descendit et souleva le capot. Quelle ne fut pas sa surprise de constater des flammes qui s'en dégageaient.
Aidé de personnes de bonne volonté, qu'il était allé chercher, M. Bonnissent combattit l'incendie et réussit surtout a éviter l'éclatement du réservoir arrière, La voiture est hors de service.  Le préjudice est estime à 30.000 fr. il y a assurance.

 

 Octobre 1929  -  L'heure d'hiver.  -  Conformément à la loi du 24 mai 1923, c'est dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 octobre que l'heure d'été fera place à l'heure d'hiver, c'est à  dire que les pendules devront être retardées de 60 minutes.

 

Novembre 1929  -  Le téléphone dans le Calvados.  -  Grâce au crédit de trois millions alloué comme crédit est avancé par le Conseil général du Calvados, le réseau téléphonique  calvadosien s'étend avec une heureuse régularité. Ces temps derniers, 10 communes ont été pourvues de cabines téléphoniques. Cela à porté à 348 ou à 45 % le nombre des communes calvadosiennes pourvues du téléphone.

Parmi celles -ci, nous relevons la commune de Courson, vingt autres communes vont être prochainement pourvues. Pour l'ensemble du Calvados, nombre d'abonnés, qui était de 3408 en 1927, est passé à 5904 en 1928 et à 6463 en 1929.

 

 Avril 1937  -  Un triste sire.  -  Les gendarmes de Livarot ont arrêté, pour tentative de viol sur la personne d'une jeune servante de ferme, Suzanne A…….., 18 ans, le nommé Jules Cucquemelle, 26 ans, ouvrier agricole Ste-Marguerite-de-Viette. 

Cucquemelle, qui a passé des aveux, a été écroue à la prison du Lisieux.  (source le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1938   -   Conséquences malheureuses d’une mésintelligence.   -   Ayant à effectuer un transport de porcs pour le compte de M. Robert Esnault, charcutier à Sainte-Marguerite-de-Viette, M. Lebreton, épicier, pénétra dans la cour de ce dernier avec son camion. Il y rencontra un maçon, M. Cauchard qui y travaillait, et avec lequel il vit en mauvaise intelligence. Une discussion s'éleva, M. Cauchard voulant interdire à M. Lebreton l'accès de son chantier.

Voulant mettre lui-même son ordre à exécution, M. Cauchard saisit M. Lebreton par les épaules et lui donna une violente poussée et le projeta à terre.

A peine relevé, M. Lebreton était à nouveau bousculé et faisait une seconde chute. Par malheur elle devait avoir des conséquences assez graves. En effet, le malheureux commerçant se brisa la jambe droite. Relevé aussitôt et transporté à son domicile, il fut examiné par le docteur Corchon, de Saint-Julien-le-Faucon, qui le fit admettre à la clinique de la Providence à Lisieux.

M. Cauchard a reconnu les faits et en a exprimé des regrets sincères. (source le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1938   -   L’alcool qui tue.   -  M. Ferdinand Callu, 64 ans, demeurant à 100 mètres de la sortie ouest du bourg a été trouve pendu dans sa cave.

Il y a deux ans, Callu avait manifesté l'intention de se donner la mort et un jour sa femme était arrivée à temps pour l'empêcher de se pendre dans sa cave, au même endroit où il a été  retrouvé. Il se livrait à la boisson. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1938   -   La retraite des vieux travailleurs.   -  La Commission de Prévoyance Sociale s'est réunie et a étudié les conditions dans lesquelles pourrait, être instituée la retraite des Vieux Travailleurs. Elle a décidé de proposer que cette retraite soit fixée à 1 800 francs par an à partir de 65 ans. (source le Moniteur du Calvados)  

 

Août 1938   -   Suites mortelles d’accident.   -  Nous avons relaté, en son temps le grave accident qui s'est produit le 25 juin dernier, route de Paris, sur le territoire de la commune de Firfol.

Au cours d'une collision, Mme Mandot, 56 ans, propriétaire, demeurant à Sainte-Marguerite-de-Viette, et Mme Mollard, 62 ans, avaient été très grièvement blessées. Transportées à la clinique de la Providence, rue du Bouteiller, elles avaient reçu les soins que nécessitait leur état. Par malheur, si Mme Mollard se rétablissait rapidement, il n'en était pas de même, loin s'en faut, pour Mme Mandot, dont l'état s'est empiré au point qu'elle vient de décéder des suites de ses blessures. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Août 1938   -   Un père de cinq enfants se tire un coup de fusil dans la tête.   -    Depuis qu'il est revenu de son service militaire qu'il fit aux colonies, M. Félix Cerisier, âgé actuellement de 37 ans, ouvrier agricole, demeurant à Ste-Marguerite-de-Viette, né à St-Gilles-du-Marais (Orne), est malade. C'est ainsi qu'à de très nombreuses reprises, sur tout lorsqu'il a bu, il a manifesté l'intention de se suicider. Toutefois jusqu'à maintenant, sa femme avait réussi à l'empêcher de mettre son projet à exécution. 

Cependant hier jeudi, profitant de l'absence de sa femme, qui est employée comme gardienne d'herbage, il s'est rendu dans la cour de sa maison et assis sous un pommier, s'est tiré un coup de fusil dans la tête. Il a eu la mâchoire fracassée. Transporté à l'hôpital, il a reçu les soins nécessaires. 

Toutefois, son état semble désespéré. M. Cerisier est marié et père de cinq enfants. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Juin 1940   -   L'heure allemande.  -   On sait que l'Allemagne est à l'Est de la France et que, par conséquent, le soleil  s'y lève plus tôt. La différence est assez grande pour faire un écart d'une heure entre Paris et Berlin. Aussi nous a-t-on invités à avancer nos montres et nos horloges dans la nuit de lundi à mardi. Nous étions déjà pourtant à l'heure d'été ! Qu'importe, en cette belle saison que nous lever une heure plus tôt !

 

Novembre 1940   -    Noyade accidentelle.   -   Le corps de Mme Veuve Marescot-Guillet, 62 ans, ménagère à Sainte-Marguerite-de-Viette, a été découvert dans un lavoir près d'un petit chemin de traverse. On suppose qu'en rentrant chez elle, à la nuit tombante, Mme Marescot, dont la vue était faible, sera aller se jeter accidentellement dans le lavoir.

 

Mai 1948   -   Le voleur n'était pas loin.   -   Enquêtant sur de nombreux vols de fromages commis au préjudice de Madame J..... de Sainte-Marguerite-de-Viette, les gendarmes ont établi que l'auteur des méfaits n'était autre que le fils de la victime, René, 17 ans, opérant de concert avec un camarade, Robert Depierrepont, ouvrier agricole au Mesnil-Oury, qui écoulait les fromages dérobés sur les marchés de Saint-Pierre-sur-Dives, Livarot et Lisieux, à des prix variant entre 100 et 150 fr. la pièce. Depuis la Libération, les deux jeunes gens avaient volé un millier de fromages. Le délit de vol n'existant pas d'enfants à parents, Depierrepont sera seul poursuivi sous l'incubation de recel, mais R. J..... répondra avec lui de trafic de denrées contingentées.  (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Octobre 1948   -   Mgr Picard à Sainte-Marguerite-de-Viette.   -   Mercredi 13 octobre, Mgr Picaud, évêque de Bayeux et de Lisieux, présidera les cérémonies organisées à l'occasion des noces d'or sacerdotales du dévoué curé de Sainte-Marie-de-Viette, M. L'abbé Le Marquis.

A ces cérémonies assisteront MM. Maurin, sous-préfet, Denoly et Lescène, conseillers généraux, de nombreux maires du canton et le conseil municipal de la commune. (Source  : Le Bonhomme Libre)

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