1er Mai 2024

UN SIÈCLE D'HISTOIRE DU CALVADOS

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ST - MARTIN - de - la - LIEUE

Canton de Lisieux

Les habitants de la commune sont des Leucamartinois, Leucamartinoises

Mars 1847      -  Nouvelles nationales.  -  Le recensement de la population de la France fait pour 1846, donne un total de 35 400 486 individus, celui fait en 1841 avait donné un total de 34 230 178.

Ce qui donne pour les cinq ans un accroissement de 1 170 308. ( source : Journal de Honfleur)

 

Mai 1847   -  Cour d’Assises du Calvados.  -  Louise Leroy, âgée de 27 ans, née à Rumerville, est accusé d'avoir volé un lit de plume chez les époux Youf, chez lesquels elle servait comme domestique, à Saint-Loup-Hors. Ce lit de plume avait été confié par elle, comme lui appartenant, à une dame Henteaux, de Bayeux.

L'accusée a avoué son crime dans l'instruction et renouvelle ses aveux devant la cour. Déclarée coupable par le jury, mais avec des circonstances atténuantes, elle est condamnée à cinq ans d'emprisonnement.

— Pierre Marie, dit Beaulieu, âgé de 46 ans, journalier, demeurant à Lisieux, est accusé de vol. Le 2 mars dernier le sieur Grandin, cantonnier à Saint-Martin-de-la-Lieue, trouva en rentrant chez lui, sa porte ouverte à l'aide d'une fausse clé, et reconnut que deux tourtes de pain, un pot de beurre et un sac en toile avaient été volés dans sa cuisine, que l'armoire de sa chambre avait été forcée et que 45 fr. en argent environ, 20 mètres de toile blanche et bleue, 12 chemises et un pantalon en avaient disparu.

Le jour du vol, l'accusé fut aperçu venant du côté de la maison du sieur Grandin et portant un volumineux paquet. Une perquisition faite à son domicile a amené la découverte du pot de beurre, et des deux tourtes de pain que le sieur Gruchy, boulanger, a déclaré sortir de sa boulangerie.

L'accusé n'oppose que des explications contradictoires et invraisemblables. Il est condamné à 6 ans de réclusion. ( source : Journal de Honfleur)

 

Août 1847  -  Cour d'assises du Calvados.   -   Les nommés d’Haramburg et Vannier de Lisieux, se présentent le 6 juin, chez le sieur Grandin, cantonnier à St-Martin-de-la-Lieue. Ils se font servir à boire et à manger, et se retirent sans avoir conclu un achat de cidre qui leur avait servi, de prétexte pour entrer chez le sieur Grandin.

Le lendemain il va à son travail et comme il rentre à 9 heures du matin, il aperçoit d'Haramburg sortant de la maison avec un paquet sous son bras et Vannier sortant de l'étable cachant aussi un paquet sous sa blouse, ils se sauvaient. Le sieur Grrandin étant entré chez lui avec le garde-champêtre, ils trouvent la porte enfoncée avec un ferrement puis une armoire enfoncée par le même moyen. Il manquait 2 draps, 6 serviettes, 1 foulard, un gilet de soie, une veste en drap, un portefeuille contenant deux obligations, 2 litres d'eau-de-vie, 2 bouteilles de liqueur, du pain,  de la viande, des verres, 500 gr de sucre, un pot de sucre, un rasoir, et dans la cave, 4 hectolitres de cidre étaient répandus la chantepleure en cuivre du tonneau ayant été brisée.

 On se mit à la recherche des voleurs. On trouva dans un herbage, d'Haramburg, couché dans un état cornplet d'ivresse et auprès de lui la plupart des objets volés. Vannier fut trouvé à son domicile à peu près dans ce même état.

Le premier, ancien chauffeur dans les fabriques, se livre habituellement à la contrebande, l'autre, menuisier est prévenu de 2 tentatives de vol dans la même journée du 6 juin.

Le jury a reconnu leur culpabilité quant au vol commis chez, le sieur Grandin, il a ce pendant admis des circonstances atténuantes, ils ont été condamnés à 6 ans de réclusion sans exposition. (source : Journal de Honfleur)

 

Juin 1852   -  Nous lisons dans le Lexovien.   -  Jeudi, vers trois heures après midi, un violent orage, accompagné d'une pluie torrentielle, est venu s'abattre sur notre contrée ; en quelques minutes, les ruisseaux de la ville ont débordé et rendu les rues impraticables ; les rivières se sont élevées de plus d'un mètre en peu de temps, et l'on commençait à craindre pour les roues des usines.

La violence de l'orage a commencé à se faire sentir à l'Hôtellerie, puis il a suivi les vallons de Courtonne-la-Meurdrac, Mesnil-Guillaume, Glos et St-Martin-de-la-Lieue ; une véritable trombe d'eau et de grêle est tombée sur ces pays et les a dévastés ; les chemins étaient convertis en torrents, entraînant tout ce qui s'opposait à leur passage, et laissant à chaque carrefour des monceaux, de cailloux et de terre entraînés des champs de blé et de melons. A St-Martin, l'eau couvrait la route à une hauteur, d'environ un mètre ; à Beuvillers, le tonnerre est tombé sur un arbre et l'a entièrement dépouillé de ses branches et de son écorce. Enfin, le malheureux pays que ce cataclysme a parcouru, est entièrement dévasté.

Nous apprenons, ce matin, que le moulin de Cordebugle a été entièrement enlevé par les eaux. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Janvier 1855   -   le tribunal correctionnel de Lisieux.   -   Dans son audience du 16 janvier, le tribunal correctionnel de Lisieux a condamné à huit jours de prison, 50 fr. d'amende et autres peines accessoires, les nommés Lesueur, boucher à St-Clair-de-Lisieux, et Lemonnier, dit Lajoie, boucher à St-Martin-de-la-Lieue, déclarés coupables d'avoir exposé en vente, de la viande corrompue.

Le nommé Chevalier, boucher à St-Désir-de-Lisieux, a été puni d'une amende de 50 fr. pour un délit de même nature, et le nommé Moutier, poissonnier à Lisieux, paiera, de son côté, une amende de 25 fr. pour avoir mis en vente du poisson corrompu. (Source : Le journal de Honfleur)

 

Juillet 1860   -   Une arrestation.   -   Les gendarmes de Lisieux ont arrêté, samedi 23 juin en vertu d'un mandat d'arrêt, une fille nommée Victorine Doré, âgée de 18 ans, ouvrière de fabrique à Saint-Martin-de-la-Lieue, prévenue d'excitation à la débauche. ( L’Ordre et la Liberté)

 

Mai 1861   -   Par arrêté.   -    Par arrêté préfectoral du 21 mai :

  -  M. Chauvel, actuellement instituteur à Coquainvilliers, est nommé instituteur public à Saint-Martin-de-la-Lieue, en remplacement de M. Bedel, dont la démission est acceptée.

M. Leblais, actuellement instituteur à Saint-Pierre-des-Ifs, est nommé instituteur public à Coquainvilliers, en remplacement de M. Chauvel.

M. Madelaine, actuellement instituteur à Notre-Dame-de-Fresnay, est nommé instituteur public à Saint-Pierre-des-Ifs, en remplacement de M. Leblais.

M. Lerat, instituteur en disponibilité, est nommé instituteur public à Notre-Dame-de-Fresnay, en remplacement de M. Madelaine. ( L’Ordre et la Liberté )

 

Juillet 1861   -   La gendarmerie.   -    Les gendarmes de Lisieux ont arrêté, samedi 23 juin, en vertu d'un mandat d'arrêt, une fille nommée Victorine Doré, âgée de 18 ans, ouvrière de fabrique à Saint-Martin-de-la-Lieue, prévenue d'excitation à la débauche.

-   Lundi de la semaine dernière, un enfant de 15 ans, Arsène Conard, d’Hermival-les-Vaux, a été pris par la gendarmerie en flagrant délit de vol d'une somme de 75 à 80 fr., au préjudice du sieur Romain, marchand de charbon à Fervaques.

-   Les gendarmes d'Orbec ont opéré jeudi, en vertu d'un mandat d'amener, l'arrestation du nommé Thomas dit Desmares, ágé de 67 ans, né et demeurant à Saint-Martin-de-Bienfaite, prévenu d'attentat à la pudeur. ( L’Ordre et la Liberté)

 

Juillet 1861   -   M. le préfet du Calvados, accord des secours.   -    Nous avons publié, dans notre numéro du 27 juin dernier, la liste des communes auxquelles M. le ministre de l'instruction publique, sur la demande de M. le préfet du Calvados, avait accordé des secours.

Par arrêté du 11 juin, M. le préfet a bien voulu répartir dans diverses communes du département une somme de 5 959 fr. 29 с.

Voici, par arrondissement, les sommes affectées à chaque commune :

Arrondissement de Lisieux.

Lieury. - Réparations aux murs du cimetière.   100 fr.

Glos. - Réparations aux murs da cimetière.   50 fr.

Prêtreville. Couverture de l'église.   100 fr.

Saint-Pierre-de-Mailloc. - Réparation au presbytère.   50 fr.

La Houblonnière. - Réparation au presbytère.   50 fr.

Prédauge. - Réparation au presbytère.   50 fr.

Saint-Pierre-des-Ifs. - Réparation à l'église.   50 fr.

Lessard-le-Chène. -  Réparation à l'église.   50 fr.

Saint-Martin-de-la-Lieue. - Clôture du presbytère.   60 fr.

Saint-Jean-de-Livet. - Réparations à la sacristie.   50 fr.

Saint-Loup-de-Fribois. - Réparations à l'église.   50 fr.

Saint-Pair-du-Mont. - Réparations à l'église.   60 fr.

Castillon. - Réparations à l'église.   100 fr.

Saint-Julien-le-Faucon. - Réparations à l'église.   100 fr.

Saint-Michel-de-Livet. - Réparations à l'église. 100 fr. ( L’Ordre et la Liberté )

 

Juillet 1868   -   Un drame.    -   Plusieurs ouvriers ont été tués dans une usine de MM. Méry-Samson, à Saint-Martin-de-la-Lieue, prés de Lisieux. Voici les détails sur ce triste événement de points

Des charpentiers du moulin réparaient la roue hydraulique, une dizaine d'ouvriers de l'établissement même étaient occupés à gratter et à nettoyer les ailes de cette roue, dans laquelle ils se trouvaient placés les uns sur les côtés, les autres en bas.

Aucunes des précautions usitées en semblables circonstances n'avaient été négligées, le canal de décharge avait été largement ouvert, des cales en chêne enrayaient la roue d'engrenage et une barre de fer d'une longueur de 2 mètres et de la grosseur du bras avait été passée entre les rayons de cette roue

Le travail s'exécutait dans les meilleurs conditions, lorsque vers dix heures du matin une crue subite d'eau, un véritable flot, vint fondre sur la grande roue qui, après quelques craquements et quelques hésitations fit à peine un dixième d'évolution.

Les ouvriers placés en haut et sur les côtés eurent le temps de se jeter en dehors, ils en furent quittes pour quelques contusions sans gravité, mais trois d'entre eux posés tout à fait en bas, sur des ailes qui (d'horizontales devinrent tout à coup verticales) n'eurent ni le temps ni la possibilité de se sauver, ils furent pris comme dans une caisse, asphyxiés et plus ou moins broyés entre la maçonnerie du fond et le bord extérieur des ailes.

Les trois victimes sont : les sieurs Léopold Auguste Rousseau, 36 ans, né au Petit-Quevilly, marié et père de deux enfants ; Jean Christian, 32 ans, belge, marié, quatre enfants ; et Victor Célestin Chardel, célibataire, âgé de 31 ans, né à Alençon.

Les cales en chêne de la roue motrice avaient été brisées comme verre, la barre de fer, tordue et ployée, formait de sur cette roue un immense crochet.

La crue subite des eaux, seule cause de ce grand malheur, a été produite par la levée des vannes d'un établissement industriel situé en amont.

Mardi ont eu lieu les obsèques des malheureuses victimes de cet accident. Patrons, contremaîtres et ouvriers leur ont rendu les derniers devoirs. La douleur et les regrets se lisaient sur tous les visages.  

 

Novembre 1868   -   La fanfare.   -   A l'instigation de MM. Lemarchand, maire, et Chauvel, instituteur à Saint-Martin-de-la-Lieue, une fanfare vient d'être fondée dans cette  commune.

 

Juillet 1869   -   Fait divers.   -  A la fête de Saint-Martin-de-la-Lieue, se trouvait le nommé Louis Guillot, ouvrier cordonnier, né à Martigne-sur-Mayenne, qui s'était si fréquemment rafraîchi, que voulant prendre part au jeu du tourniquet, il a perdu l’équilibre et est tombé si malheureusement qu'il s'est cassé la cuisse. 

Apporté à l'hospice de Lisieux, il a reçu les soins nécessaires à sa position. 

 

Juillet 1871   -  Fait divers.   -   Une femme de soixante ans environ, la femme Romain, née Rosalie Prévost, journalière, est morte subitement samedi, à St-Martin-de-la-Lieue. Cette  femme été occupée à monter une meule de foin dans un pré de Saint-Martin, lorsque tout à coup, elle cria aux faneurs qui l'entouraient qu'elle se sentait mal à l'aise. On l'engagea à descendre, ce qu'elle fit en se laissant glisser le long de la meule, mais quand on la releva, elle avait cessé de vivre.  

 

Mars 1873   -   Tirage au sort.   -  On procède en ce moment au Tirage au sort. Malgré l’établissement du, service militaire obligatoire, ce tirage à été maintenu. Il a, du reste, une certaine importance, lesr jeunes gens qui tireront les numéros les plus élevés ne feront qu'une année de service, où même six mois, s'ils passent avec succès, au corps leurs examens. Les jeunes gens qui tireront les numéros les plus bas, 1, 2, 3, etc……, jusqu'à un chiffre que le ministre à la guerre fixera suivant le nombre de soldats dont il aura besoin chaque année, feront cinq ans de service.

 

Mars 1873   -   Prenez garde à vous !   -  Nous rappelons à nos lecteurs qu'il est interdit d'introduire dans les colis expédiés par voiture ou chemin de fer, des lettres ou circulaires assujetties à des droits de poste. Et si nous faisons cette remarque, c'est qu'en ce moment l'administration des postes fait fouiller tous les colis à leur arrivée dans les gares de chemins de fer et dans les bureaux de voitures publiques. De nombreuses contraventions ont été constatées en ces derniers jours.

 

Mars 1873   -   A qui de payer ?   -  Pendant la guerre , M. Rènier, maire de St-Martin-de-la-Lieue, recevait du sous-préfet de Lisieux l'ordre de faire habiller la garde nationale du lieu, 1.050 fr. furent dépensés. La commune ayant prétendu que M. Renier n'avait pas le droit de faire cette dépense, a voulu la lui faire payer. Naturellement, il y a eu procès, dont le dénouement a été de condamner la commune de St-Martin-de-la-Lieue, à payer les 1,050 ff., plus les frais du procès.  

 

Novembre 1873   -   Pronostics.   -  Depuis quelques jours, de nombreuses oies sauvages qui émigrent devant l'hiver passent sur notre ville, C'est dit-on, l'indice d'un froid rigoureux.

 

Décembre 1873   -   Incendie.   -  Jeudi matin, la voiture de Mme Gallot? qui fait le service de Lisieux à Livarot, le jour du marché, a failli être incendiée. Un voyageur anglais avait pris place sur le haut de la voiture et fumait un cigare. Il alluma un second cigare et jeta par mégarde près de lui le bout de cigare non éteint. En arrivant à Saint-Martin-de-la-Lieue, le feu éclata tout à coup, et ce fut grand peine qu'on retira quelques menus objets et des colis et bagages. Les dégâts, qui se sont élevés 106 fr., ont été payés, par le voyageur.

 

Avril 1876   -  Accident.  -  Un cheval mal attaché à la porte de l'auberge où son maître, boucher à Fervaques, se restaurait, a traversé au galop la commune de Saint-Martin-de-la-Lieue et a renversé un marchand de poisson ainsi que la petite voiture que celui-ci traînait derrière lui. Le propriétaire du cheval a, nom assure-t on, refusé de payer le léger dégât que sa négligence avait occasionné. Il n'y a donc pas de police dans ce pays-là ?  

 

Septembre 1879   -  Accident  -  Accident de voiture, dont il faudrait attribuer en majeure partie la cause à l'état de surdité et d'infirmité de la victime, est arrivé à Saint-Martin-de-la-Lieue, près Lisieux, le moyeu de la roue d'une voiture à légèrement touché un vieillard infirme de 81 ans, cet homme est tombé et dans sa chute s'est fracturé une  jambe. Le conducteur de la voiture, un jeune homme, a fait tous ses efforts pour prévenir cet accident et avenir le vieillard qui occupait le milieu de la chaussée. Le père du jeune homme a consenti à payer, les dépenses qu'occasionnera l'accident. 

 

Octobre 1880  -  Inondation.  -  Qu'a donc fait notre pauvre France ? Toutes les calamités semblent accumulées sur elle. Presque toute;notre région est sous l'eau, plus loin, nos  lecteurs trouveront les désastreux détails de cette crue que nous n'avions pas vue aussi forte depuis vingt ans. L'été a été déplorable. Il n'y a pas de pommes, les récoltes ont été faites dans les conditions déplorables, et si le temps continue, on se demande comment on arrivera à faire, le blé. Les pluies qui ont tombé pendant toute la semaine dernière ont considérablement grossi les cours d'eau de notre département. 

Le domestique de M. Costard, fabricant de fromages à Saint-Martin-de-la-Lieue, conduisait à Lisieux une voiture fermée sur les deux côtés. Lorsqu'il s'engagea dans le ruisseau de Cirieux, le courant était tellement fort qu'il fit virer la voiture, qui, le cheval ayant perdu pied, se trouva entraînée et ne fut arrêtée que par la passerelle établie sur le côté de l'abbaye, pour le passage des piétons. Grâce à l'énergie de deux personnes qui se trouvaient en ce moment à cet endroit, MM. Guéraux, menuisier, rue Pont-Mortain, et Constant Héroult, terrassier, et à l'aide de quelques voisins, on parvint à dégager la voiture et le cheval, qui purent rentrer en ville avec leur conducteur, si ému qu'il oublia d'adresser une parole de remerciement à ceux qui l’avaient tiré de ce mauvais pas.  

 

Décembre 1880  -  Tirage au sort.  -  Les opérations du tirage au sort des conscrits de la classe 1880 commenceront le 24 janvier.

 

Décembre 1880  -  Recensement de la population.  -  Le recensement quinquennal de la population commencera le 15 janvier prochain.

 

Décembre 1880  -  Un sauvetage émouvant.  -  Nous avons signalé un sinistre produit par l'inondation à St-Martin-de-la-Lieue. Voici à ce sujet de nouveaux détails. A l'extrémité de  la rangée de maisons occupée par les ouvriers de l'usine de Saint-Martin, s'en trouve une bâtie en bois sur le bord de la rivière et habitée par le sieur Malfilâtre, cordonnier, sa femme et son fils. Vers minuit, l'inondation emporta cette maison avec tout ce qu'elle contenait. La dame Malfilâtre, qui n'avait pas quitté son lit, fût entraînée par le courant. MM. Laumonnier père et fils, Mellion, vétérinaire, après de courageux efforts, parvinrent à la sauver près du moulin à foulon. Le fils avait pu s'accrocher à un arbre, dans la propriété de M. Bocage. Ses, cris de détresse furent entendus par les Sieurs Alfred Quidot, buraliste, Léprestre et Bocage, qui purent, après plusieurs tentatives infructueuses et en s'attachant les uns aux autres avec des cordes, arriver jusqu'au malheureux et lui sauver la vie. Quant à Malfilâtre père, il put saisir une paillasse qui passait près de lui. Il parvint à grimper dans un  arbre, et le lendemain, après la baisse des eaux, il put regagner le bourg. Une souscription a été ouverte, en faveur de cette malheureuse famille.

 

Mars 1882  -  L’hiver au printemps.  -  Nous sommes dans le printemps depuis lundi dernier. On ne s'en douterait guère. Mardi la nuit et mercredi matin, la neige est tombée en abondance. Ce brusque changement de température peut causer bien des dégâts dans les jardins et compromettre la récolte des fruits. 

 

Mars 1882  -  Vols.  -  A Saint-Omer, près Harcourt, on a volé, dans la maison d'école, divers effets d'habillement et une somme d’argent. Le malfaiteur, qui est inconnu, a brisé un  carreau et fracturé plusieurs meubles. 

— Jeudi, entre minuit et trois heures du matin, un vol a été commis à Pont-1'Evêque, près le Calvaire de Launay, chez M. Gondo, boulanger. Les voleurs ont enlevé une somme de 80 fr. qui se trouvait dans le tiroir du comptoir, et des billets à ordre montant ensemble à 300 fr. 

— Dans l'après-midi de dimanche, on a arrêté, sur la route de la gare, à Littry, un individu qui venait de dérober un gobelet en argent chez Mme Armand Lefaivre, cafetière au bourg de la Mine. 

— A St-Rémy, des vols de lapins ont été commis, dans la nuit de mercredi dernier à jeudi, au préjudice de MM. Lenormand, pépiniériste, Noé, chef d'équipe, et Victor Fourrey, tous demeurant en la commune de St-Rémy. 

— Un vol a été commis à St-Martin-de-la-Lieue, au préjudice du sieur Pierre Guerbette. Dans une nuit on lui a enlevé cinq poules et divers objets aratoires.  

 

Octobre 1882  -  Apprentis et petits domestiques.  -  Dans notre dernier numéro, nous avons annoncé qu'un certain nombre d'enfants assistés, filles et garçons, ayant, atteint l'âge de treize ans, et sachant lire et écrire, sont à la disposition des personnes qui voudraient les prendre, comme petits domestiques ou apprentis. Il faut s'adresser à la préfecture, service des enfants assistés. Ajoutons que durant l'année dernière, aucune poursuite judiciaire n'a été dirigée contre les 443 enfants assistés, âgés de 14 à 20 ans, placés dans le Calvados. Au 18 juillet, 333 de ces enfants avaient déposé 20 040 fr. à la caisse d'épargne.

 

Octobre 1882  -  Incendies.  -  Un incendie dont la cause est inconnue a détruit jeudi soir, à Saint-Martin-de-la-Lieue, un bâtiment d'exploitation à usage d'étable et de hangar,  appartenant à Mme veuve Grout et faisant partie de la ferme exploitée par le sieur Lecesne. Depuis quelque temps aucune personne de la ferme n'avait pénétré dans ce bâtiment. La perte pour le propriétaire est de 3 500 francs, et de 1 500 pour le fermier. Une truie a été asphyxiée. 

 

Octobre 1885  -  Suicide.  -  A St-Martin-de-la-Lieue, près Lisieux, on a retiré d'une mare, située sur la ferme du sieur Duval, le corps du nommé Louis Charles Legros, mécanicien, âgé de 65 ans, la mort remontait à quelques heures. Ce suicide est attribué aux souffrances physiques que subissait depuis longtemps déjà ce malheureux ouvrier.  

 

Mars 1888  -  Une victime d’amour.  -  Jeudi, les sieurs Lageon père et fils ont trouvé dans la Touques, à Saint-Martin-de-la-Lieue, le cadavre d’une jeune fille de Saint-Germain-de-Livet, Angelina Létourneau, 22 ans, qui avait disparu le 5 février dernier. Elle devait épouser après Pâques un jeune homme de Mesnil-Germain, revenu récemment  du service. Le 5 février, il avait passé la soirée chez sa future. Vers 10 heures du soir, le père de la jeune fille et celle-ci lui firent un bout de conduite sur la route. En chemin, une  discussion s'éleva entre Lètourneau et son futur gendre. Celui-ci exigeait, malgré des conventions antérieures, une dot de 2 000 francs que le père refusait. Lètourneau, pour ne pas laisser sa fille témoin du congé qu'il allait donner au futur, la renvoya à la maison. Elle ne rentra pas et alla se jeter dans la rivière. Sa résolution était tellement arrêtée qu'elle s'était enveloppé la tête dans son tablier. Le corps, quand on l'a retrouvé, était engagé dans les racines d'un arbre. C'est le deuxième drame d'amour dont Saint-Martin-de-la-Lieue est le théâtre depuis peu. Le jeune Rosey, qui s'était tiré une balle dans la poitrine parce qu'on refusait de lui laisser voir une jeune fille qu'il aimait, n'est pas encore guéri.  

 

Mars 1888  -  Incendie d’une chemise.  -  Dans la nuit de samedi à dimanche, des cris au feu se firent entendre chez la dame Leseigneur, à St-Martin-de-la-Lieue. Les voisins accoururent et trouvèrent cette dame étendue devant le foyer, n'ayant pour tout vêtement que sa chemise qui brûlait. Ils eurent vite éteint ce commencement d'incendie. La dame l'a expliqué par un accès de somnambulisme. Mais on croit plutôt qu'il est dû aux suites d'un accès de pépie. Les dégâts se bornent à un pan de chemise brûlé.  

 

Octobre 1888  -  Enfant brûlé.  -  Mardi dernier, le jeune enfant du sieur Lebourgeois, demeurant à Saint-Martin-de-la-Lieue, échappant à la surveillance de sa grand-mère, est tombé dans une marmite remplie d'eau bouillante. Retiré aussitôt, on lui a prodigué tous les soins que le médecin a ordonnés, mais il est mort deux jours après dans d'horribles  souffrances. Il était âgé de 2 ans et demi.

 

Février 1892  -  Le tétanos.  -  La semaine dernière, nous signalions la mort d'un malheureux domestique de Maltot, décédé du tétanos déclaré à la suite d'une légère piqûre au pied. On signale encore une victime de ce terrible mal. M. Émile Blondel, demeurant à St-Martin-de-la-Lieue, s'était fait au bras une coupure à laquelle il avait à peine pris garde. Peu à peu le tétanos se déclarait et enlevait ce jeune homme en quelques heures. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1892  -  Tribunal de Lisieux.  -  Ange Bisson, et Jean Blanchet, pêche à St-Martin-de-la-Lieue, 25 fr., défaut.

— Rose Giot, 26 ans, née â Maizières, escroqueries à Saint-Pierre-sur-Dives, 1 mois de prison.

— Victor Pierre, à Ecajeul, falsification de lait, 8 jours et 50 fr.

— Jude, outrage public à la pudeur et coups au garde champêtre de Saint-Jacques de Lisieux, 6 mois.

— Victor Montanbault, coups au sieur Dominique, couvreur à Meulles, 1 mois.

— Léon Masson, filouterie d'aliments à Orbec, 15 jours.

— Alexandre Dubois, né à Puteaux, mendicité à Livarot, 15 jours. (Loi B.)  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1893  -  Les voleurs d’églises.  -  Dans la nuit de lundi à mardi de la semaine dernière, des voleurs ont pénétré dans l'église de Beuvillers en fracturant une porte. Ils ont pris trois francs environ qui se trouvaient dans une armoire de la sacristie, ils ont brisé un tronc, mais n'y ont rien trouvé. 

— On a pénétré également dans l'église de St-Martin-de-a-Lieue. Il n'y avait que des centimes dans le tronc. Ils les out pris, ainsi qu'une bouteille de vin et des chaussures. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1893  -  La fin d’une vieille affaire.  -  La semaine dernière, à Lisieux, est venue en police correctionnelle l'affaire des responsabilités dans l'éboulement à la sablière de Saint-Martin-de-la-Lieue où un homme a été tué. La catastrophe s'est produite le lundi 18 juillet. Le sieur Louis Amiot, charretier chez le sieur Franck, chargeait un banneau quand une masse de sable, se détachant de dix mètres de hauteur, s'abattit sur le malheureux ouvrier et l'engloutit. Malgré de prompts secours, on ne put dégager assez tôt Amiot qui mourut  étouffé. Le gérant de l'exploitation, le sieur Foulon, a été condamné à 200 fr. d'amende, avec application de la loi Bérenger, et la propriétaire, Mlle de Foucault, déclarée civilement responsable. Le chef de chantier a été acquitté.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1893  -  La sécheresse.  -  Dimanche, dans toutes les églises du diocèse, on a donné lecture d’une lettre de l’évêque de Bayeux, prescrivant des prière pour obtenir la Cessation de la sécheresse. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1893  -  Mandats-Poste.  - Sous peu, le paiement des mandats-poste pourra être fait à domicile par les facteurs. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1893  -  Incendies.  -  Le feu a consumé un corps de bâtiment appartenant au sieur Alphonse Roque, cordonnier à Hamars. Pertes, 4 500 fr.

— Incendie à La Rivière-St-Sauveur, dans le séchoir et des bâtiments de l'usine de matières plastiques. Pertes, 8 060 fr.

— A Saint-Martin-de-la-Lieue, incendie dans un four à briques, exploité par le sieur Pierre Aubert. Pertes, 1 250 fr. pour le sieur Jean Samson, propriétaire.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1893  -  Chute mortelle.  -  Lundi, à St-Martin-de-la-Lieue, le sieur Pierre Lebelhomme, 67 ans, bien connu à Lisieux où il avait, comme laitier, de nombreux clients, était monté dans un poirier, à une hauteur de deux mètres environ, lorsqu'il tomba si malheureusement qu'il se brisa l'épine dorsale. Il est mort quelques instants après.  (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1894  -  Cheval emporté.  -  Samedi, à Saint-Martin-de-la-Lieue, le sieur Martin était arrêté, avec sa voiture devant la porte du sieur Lecesne, maréchal. Soudain, le cheval s'emporta, Martin fut jeté à terre sans blessures. Lecesne voulut arrêter le cheval. Il fut traîné 150 mètres et tomba sous une des roues qui lui passa sur la jambe gauche. Il n'a eu heureusement que de fortes, contusions. Lecesne a déjà deux médailles pour actes de courage. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1894  -  Le froid.   -  Il fait un froid glacial depuis quelques jours. Le temps est à la neige. A Paris, il en est tombé et le froid a déjà fait des victimes. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1894  -  Année pluvieuse.   -  Sur 340 jours l'Observatoire de Paris a compté 204 jours de pluie ; 100 jours brumeux, créant de la boue, mais sans pluie, et enfin une quarantaine de jours beaux. Les derniers jours de l'année seront plutôt pluvieux que froids. Mercredi, sur notre région, éclairs, tonnerre, vent, pluie et grêle. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1894  -  Les chiens attelés.   -  La gendarmerie de Trouville a verbalisé contre le sieur Jean Lichèron, marchand de poisson à St-Martin-de-la-Lieue, qui avait attelé un chien. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1895  -  Le froid.   -  Le froid a continué cette semaine. Il a été particulièrement intense vendredi et samedi, le thermomètre est descendu à - 20 degrés. A Caen, certaines rues, notamment celles qui donnent accès aux quartiers élevés, ont été véritablement impraticables. On ne dispose pas d'assez de personnel, pour les mesures exceptionnelles qu'il faudrait prendre. Il y a de nombreux accidents un peu partout. 

Le chauffeur Michel, de la Cie de l'Ouest, a glissé près de l'aiguillage du dépôt et a eu une jambe cassée. En gare de Dozulé, le mécanicien Thibert est tombé de sa machine, frappé d'une congestion causée par le froid. Il a été transporté à l'hôtel-Dieu de Caen. Le nommé Boulet, marchand de peaux de lapins à Vire, est tombé sur la route à Vassy et s'est cassé une jambe.

A Bayeux, une femme qui parcourt les rues avec un orgue mécanique a été frappée de congestion sur la voie publique et on l'a transportée à l'hôpital. A St-Martin-de-la-Lieue, une femme Turquetil, 69 ans, est morte de froid. A Lisieux, l'amoncellement des glaçons au pont de la rue du Moulin-à-Tau a causé un commencement d'inondation qui a cessé dès qu'on a pu lever les vannes du canal de décharge.  DERNIÈRE HEURE. — Cette nuit, à Caen, le thermomètre est descendu à - 25 degrés. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1895  -  21 ans et 30 condamnations.  -  Eugène Lucet, 54 ans, et Ernest Simon, 21 ans, sont prévenus de chasse aux collets à St-Martin-de-la-Lieue. Le garde Bruneau en a saisi 180 d'un coup. Lucet, pour ce délit, est condamné à un mois. Simon ne s'en tire pas à si bon compte. Il n'a que 21 ans et il a déjà subi trente condamnations fournissant quarante-cinq mois de prison. Outre le délit de chassé Simon est prévenu de coups envers le garde Bruneau. 

« C'est un menteur, un voleur, un fripon... C'est lui qui m'a menacé de m'assommer. Quand j'ai vu ça, je l'ai pris « aux pattes » et je l'ai f... sur le dos... Voleur ! menteur !... » Simon est condamné à 13 mois de prison et 50 fr. d'amende. Mais ce n'est pas tout. Comme on l'emmène, Simon injurie de nouveau le garde. 

Le ministère public requiert contre Simon pour injures à un témoin. L'inculpé se représente à la barre, gardé à vue, mais, d'un bond, il saute vers le garde et l'aurait certainement étranglé sans l'intervention des gendarmes. Nouvelle condamnation à un mois d'emprisonnement et à 50 fr. d'amende. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1895  -  Renvois de soldats.  -   Les militaires de la classe 1891, ainsi que les hommes qui doivent passer dans la réserve, avant le 1er novembre prochain, seront envoyés en congé dans le courant de septembre. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1895  -  Au bout de trois ans.  -   Un mari qui a attendu longtemps pour s'apercevoir qu'il l'est, c'est le sieur Ricquier. Depuis bientôt trois ans, sa femme Augustine, qui frise la quarantaine, avait pour amant un nommé Constant Paulmier. Ils roucoulaient en paix à Saint-Martin-de-la-Lieue, quand les gendarmes de Lisieux sont venus troubler leurs amours. La femme a été condamnée à trois mois de prison et son complice à un mois. C'est cher. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1895  -  Distinctions.  -  Une médaille d'argent a été décernée M. Lecesne, maréchal ferrant à St-Martin-de-la-Lieue, et une mention honorable à M. Lebreton, à Caen, pour actes de dévouement. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1896  -  Mérite agricole.  -  Ont été nommés : MM. Pierre Binet, ingénieur civil à Caen ; Henri Costard, fermier à, St-Martin-de-la-Lieue ; Larue, maire de Fontonay-le-Pesnel ; Laverge, cultivateur à St-Contest ; Ledoux, arboriculteur à Blangy-le-Château ; Ménard, maire de Croisilles ; Pilier, maire de Saint-Aubin-sur-Mer ; Ruffier, cultivateur à Ammeville. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1897  -  Accidents.  -  Arrondissement de Lisieux. — Le sieur François Roussel, 61 ans, domestique à Saint-Martin-de-la-Lieue, est tombé sous la roue de sa voiture qui lui a passé sur les jambes. Aucune fracture.

— Le cheval du sieur Préjean, à Saint-Désir, s'est emballé et s'est abattu sur les murs de l'abbaye. Aucun accident.

— A Saint-Désir de Lisieux, un chariot, chargé de 5 000 kilog. de pierre, a été heurté violemment par une carriole dont le cheval était emballé. Le sieur Domalin, à Mesnil-Simon, et la dame Hébert, à Lessard, ont eu de légères contusions. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1897  -  Mesures contre la rage.  -  Un nouvel arrêté préfectoral prescrit que, jusqu'au 1e février 1897, tous les chiens circulant sur la voie publique seront muselés  solidement ou tenus en laisse, à l'exception seulement des chiens de berger ou de bouvier et des chiens de chasse. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1897  -  Le tirage au sort.  -  L'examen des tableaux de recensement de la classe 1896 et le tirage au sort commenceront le 18 janvier 1897.    (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1897  -  Enfant asphyxié.  -  Dimanche soir, les époux Viel, gardiens de ferme, route du Sap, à St-Martin-de-la-Lieue, étaient réunis en famille à l'occasion du baptême de leur troisième enfant. Après avoir bien dîné, les invités se retirèrent vers 2 heures 1/2 du matin, et les époux Viel se couchèrent. Dans leur chambre se trouvaient leurs trois enfants, l'aîné de 7 ans, le second de 2 ans à peine, et le troisième qu'on venait de baptiser. Les époux Viel s'endormirent. Une chandelle restée allumée mit le feu aux draps du lit et le plus jeune enfant fut asphyxié par la fumée. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1897  -  L’imprudence d’une mère.  -  Les époux Piel, demeurant à St-Martin-de-la-Lieue , fêtaient le baptême d'une petite fille qui s'en venait à merveille. La fête se prolongea assez avant dans la nuit. Quand elle se coucha, la femme Piel eut l'imprudence d'accrocher un chandelier au berceau de l'enfant qu'elle prit dans ses bras. Une heure après, les époux Piel se réveillaient à demi asphyxiés. Le feu avait pris au lit. Il fut bientôt éteint. Mais quand la mère voulut reprendre sa petite fille, celle-ci ne donnait plus signe de vie, la fumée l'avait étouffée. Me Chéron, avocat, s'est étonné devoir assigner pour homicide par imprudence une malheureuse mère, alors que les organisateurs de la fête du Bazar de la Charité, autrement coupables d'imprudence, ne sont pas inquiétés. Le tribunal de Lisieux a condamné la femme Piel à 25 fr. d'amende, mais avec la loi Bérenger. (source  M. du C.)  

 

Septembre 1897  -  Accident grave.  -  Comme le sieur Eugène Valette, 78 ans, propriétaire à St-Martin-de-la-Lieue, arrivait en voiture à Lisieux, son cheval, effrayé, lança une ruade et s'abattit. Le sieur Valette fut projeté sur le sol, on l'a relevé avec une côte enfoncée et une fracture au crâne qui font craindre pour sa vie. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1897  -  Cheval empalé.  -  M. Colmiche, huissier à Lisieux, passait, dans sa voiture, le soir, à Saint-Martin-de-la-Lieue, quand son cheval s'est tué net en s'empalant dans l'un des timons d'une voiture venant en sens inverse et conduite par le sieur Ménard, charcutier à Fervaques. Dans le choc, le cheval de ce dernier a eu le cou traversé par un brancard de la voiture de M. Colmiche. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1897  -  Mort de froid.  -  On a trouvé, à St-Martin-de-la-Lieue, dans une ruelle près l'école, le cadavre du sieur Fauvel, 65 ans, journalier. Le malheureux, pris de boisson, était tombé en revenant de chez sa belle-fille et avait succombé à une congestion déterminée par le froid qui l'a pris pendant son sommeil. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Décembre 1897  -  Les femmes témoins.  -  On vient de promulguer la loi accordant aux femmes le droit d'être témoins dans les actes de l'état civil et dans les actes instrumentaires en général. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1898  -  Employé d’octroi infidèle.  -  Les employés de l'octroi de Lisieux ont surpris, la nuit, un de leurs collègues, Georges Thomas, qu'ils avaient vu entrer, conduisant un cheval et une voiture avec une certaine vitesse, au moment où il s'apprêtait à décharger chez un charron 5 fûts d'eau-de-vie. Voiture et cheval furent mis en fourrière. Pour en connaître le propriétaire, le préposé en chef fit conduire, le matin, l'attelage à la sortie de Lisieux, sur la route de Livarot, laissant le cheval aller où il voudrait. L'animal conduisit directement le préposé chez un cultivateur de St-Martin-de-la-Lieue, qui déclara l'avoir loué à Thomas. Celui-ci a été arrêté. 

Depuis le 19 novembre dernier, cet employé était suspendu à la suite d'un vol de poisson à la gare de Lisieux, et pour lequel le tribunal correctionnel de cette ville l'a condamné lundi à deux mois de prison. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1898  -  Mal récompensé. -   Il y a quelques jours, le sieur Galienne, cultivateur à Mesnil-Germain, envoyait à Lisieux son domestique, le nommé Peschet, avec une voiture et un cheval, avec recommandation de rentrer avant la nuit. Le soir, à 9 heures, Peschet n'étant pas rentré, le maître se coucha. Le lendemain, il trouva son domestique dans son lit, de cheval et de voiture, point. « J'ai eu peur, expliqua-t-il, d'attraper un procès pour défaut de lanterne et je les ai laissés à Saint-Martin-de-la-Lieue ». Le sieur Galienne dépêcha son gardien à la recherche de l'attelage. Celui-ci trouva bien la voiture au bas de la côte de Saint-Martin-de-la-Lieue, mais le cheval était tombé dans un précipice, où il parait avoir été  poussé par violence. La pauvre bête était morte. Quelques jours auparavant, le sieur Galienne avait surpris son domestique lui volant de l’avoine, puis, touché de ses regrets, il lui avait pardonné. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Août 1898  -  Accident de voiture.   -   La voiture de M. de Villiers, demeurant à St-Martin-de-la-Lieue, a culbuté à l'angle de la rue Olivier, à Lisieux. Quatre personnes qui s'y trouvaient ont été violemment projetées sur le sol. Une fillette a eu le bras cassé. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1898  -  Chute grave.   -   Le sieur Pierre Laumonier, de St-Martin-de-la-Lieue, est tombé du haut d'une charrette chargé d'herbe. Son état est grave. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1899   -   Mort des suites d’un accident.   -   Il y a quelques jours, le sieur Jules Pierre dit Chevalier, 54 ans, journalier, opérait son déménagement de NotreDame-de-Courson à Lisieux. 

En passant à Saint-Martin-de-la-Lieue, il tomba du haut de la voiture, la tête la première, se blessant gravement. On espérait que le malheureux s'en tirerait, mais il vient de succomber, à l'hôpital, aux suites de sa blessure. (source le Bonhomme Normand)  

 

Janvier 1900   -   Haine ou vengeance.  -  La gendarmerie de Lisieux a ouvert une enquête relative à plusieurs coups de couteau portés à la jambe d'une vache, dans un herbage  appartenant au sieur Samson, à St-Martin-de-la-Lieue. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Février 1900   -   Un infanticide.      Le jeune Ramel de St-Martin-de-la-Lieue, chargeait une voiture de fumier aux Chantiers de Normandie, à Lisieux, lorsque sa fourche mit à découvert un petit sac en toile. Il ouvrit ce sac, mais, aussitôt, recula épouvanté en apercevant le cadavre d'un enfant nouveau-né. 

Le parquet, prévenu, fit pratiquer l'autopsie. L'enfant, du sexe masculin, était né à terme et avait vécu. La mort serait due à un étouffement commis à l'aide d'un objet placé sur la  poitrine ou sur la bouche du petit être. Le sac étant trop petit pour le cadavre, on a dû fortement appuyer sur la tête de l'enfant pour l'y faire entrer. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1900   -   Mérite agricole.  -   Sont nommés : Officier : M. Couillard, maire de Mandeville. 

— Chevaliers : MM. Bardel, maire de Mesnil-Mauger ; Godefroy, industriel à Orbec ; Costard, fermier à St-Martin-de-la-Lieue ; Duval, herbager à Noyers ; Folliot, maire de Chouain ; Gaillard, maire de Danvou ; Martin, ingénieur agronome à Caen ; Lemarignier, maire de Ouistreham. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Avril 1900   -   Blessures accidentelles.  -   Le sieur Henri Dujardin, 58 ans, journalier à Lisieux, qui travaillait dans un bois à St-Martin-de-la-Lieue, est tombé avec un fagot qu'il portait sur ses épaules et s'est fracturé une jambe. 

— Le sieur François Marie, charretier, demeurant à Lisieux, a eu un bras cassé au cours de son travail. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1900   -   Jambes cassées.  -   Le sieur Emmanuel Pairot, 28 ans, journalier à St-Martin-de-la-Lieue, près Lisieux, voulant éviter, sur la route de Livarot, une voiture dont le cheval se dirigeait sur lui, est tombé si malheureusement qu'il s'est fracturé une jambe. 

— Le jeune Leplat, 15 ans, journalier à Trouville, section d'Hennequeville, est tombé d'un tombereau qu'il conduisait et s'est fracturé une cuisse. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1900   -   Incendies.  -   A Géfosse-Fontenay, au lieu dit le « Casino », d'un bâtiment en planches de 18 mètres de longueur, appartenant au sieur Manier, débitant à Maisy. Des vins, eaux-de-vie et liqueurs ont été brûlés. Pertes, environ 7 000 fr. Assuré.

— A Saint-Martin-de-la-Lieue, dans une cave renfermant des bourrées et appartenant au sieur Castelain, journalier. Non assuré.

— D'une maison à usage de café, au sieur Breux, chaussée de Colombelles. Pertes, 3 000 fr. Assuré.

— Dans le grenier du sieur Lemonnier, boulanger à Honfleur. Pertes, 4 500 fr. Assuré. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Novembre 1900   -   La poste fermée le dimanche.  -  A partir du 1er novembre, les guichets des postes, télégraphes et téléphones seront fermés à midi les dimanches et jours  fériés. La remise des lettres poste restante et le paiement des mandats télégraphiques seront assurés l'après-midi par les agents des guichets télégraphiques.

— Quant aux malheureux facteurs, ils continueront à trimer toute l'après-midi, les dimanches comme les autres jours. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1901   -   Réduction de la durée du service militaire.  -   Il est sérieusement question de réduire la durée du service militaire à deux ans. Cette loi serait précédée d'une autre sur les engagements et les réengagements des sous-officiers et soldats, afin de former des cadres avec des soldats ayant cinq ans de service. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1901   -   Morts subites.  -   La dame Julie James, 72 ans, ménagère à St-Pierre-sur-Dives, reconduisait au hameau de Donville ses petits-enfants, quand, prise d'un malaise subit, elle s'affaissa sur la chaussée. On s'empressa de relever la pauvre femme, mais elle avait déjà rendu le dernier soupir.

— Le sieur Paul Petit, 40ans, instituteur à Saint-Martin-de-la-Lieue, près Lisieux, est mort subitement. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mai 1901   -   Deux  adultères.   -  Depuis trois ans, Guillaume Quentin, 58 ans, vit maritalement, à Saint-Martin-de-la-Lieue, avec Olympe Lebec, femme Joly, 35 ans. Le mari les avait laissés jusque-là vivre tranquillement, puis, il s'est ravisé et les a fait pincer en flagrant délit d’adultère. Tous les deux ont ont été condamnés par le tribunal de Lisieux, à six jours de prison avec la loi Bérenger. La femme Joly a déjà été condamnée, en 1888, à 100 fr. d'amende, pour un délit assez original : complicité d'entretien d'une concubine au domicile conjugal.

— Gustave Homey, 29 ans, journalier à Orbec. et Adolphine Endrouel, femme Campion, 30 ans, ne vivaient ensemble que depuis un an et cinq mois, ils avaient mis le temps à profit, car les gendarmes ont trouvé la femme Campion en train d'emmailloter un tout petit bébé. Tous les deux ont été aussi condamnés à six jours de prison, mais la loi Bèrenger n'a été accordée qu'à la femme.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1901   -   Est-ce un trésor.   -   Les habitants de Saint-Martin-de-la-Lieue, près Lisieux, sont en train de fouiller toutes leurs terres à la suite de la découverte d'un pot en grès, haut de 80 centimètres, trouvé sur la propriété du sieur Lecornu.

Cette trouvaille a été faite par Jules Bodet, 19 ans, domestique, dans une pièce de terre faite valoir par le sieur Olympe Marie. D'après les uns, ce vase ne contenait que de la cendre, d'après les autres, cette cendre recouvrait une certaine quantité de pièces d'or remontant à 93.

Ce qu'il y a de certain, c'est que Jules Bodet a disparu dans la nuit. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Septembre 1901   -   Le trésor.   -  L'auteur de la découverte, Joseph Bodet, domestique chez le sieur Mary, s'était enfui pour échapper aux questions qu'on lui faisait sur sa trouvaille. Cet individu a été retrouvé à Lisieux, mal vêtu et paraissant sans ressources, il prétend n'avoir pas trouvé de trésor. D'autre part, le sieur Mary affirme qu'un certain nombre de pièces ont été vues en la possession de Bodet qui aurait pu les cacher, pour les utiliser plus tard.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Janvier 1903    -   Mort accidentelle.  -   Le sieur Zéphir Catelain, 26 ans, domestique à Lisieux, conduisait à la bride un jeune cheval fougueux attelé à une carriole.

En arrivant à St-Martin-de-la-Lieue, l'animal, effrayé, se cabra. Le domestique, ne pouvant plus maintenir la bête, voulut sauter sur le limon pour monter dans la voiture, mais il manqua son coup et retomba en arrière, une roue de la voiture lui passa sur le front.

Le malheureux,, qui est père d'un enfant de deux ans, est mort un quart d'heure après. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Juin 1903   -   Mort en prenant des taupes.  -   Le sieur Désiré Saussais, 65 ans, taupier, est mort subitement, en exerçant son industrie, dans le jardin d'un château situé à St-Martin-de-la-Lieue, arrondissement de Lisieux. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1903    -  Clergé.   -   M. Auvray, curé de St-Martin-de-la-Lieue, est décédé à l'âge de 82 ans. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1903  -   Coups de bâtons.   -  Le sieur Gustave Denis, 43 ans, journalier à Saint-Ouen-le-Pin, a reçu, l'autre soir, une volée de coups de bâton, il est encore à se demander pourquoi.

Il sortait du café tenu, à la Boissière, par le sieur Leveneur père. Le fils de ce dernier, Robert, 28 ans, cultivateur, entrait au même moment, saisissant un bâton, il en porta plusieurs coups à Denis qui se sauva à toutes jambes.

Battu et pas content, Denis a porté plainte à la gendarmerie de Lisieux.

— Plainte a été portée à la gendarmerie de Lisieux par le sieur Alphonse Porte, menuisier à Saint-Martin-de-la-Lieue, contre son voisin, Désiré Quelquejeu, 33 ans, charpentier. Celui-ci s'est jeté sur lui et l'a frappé brutalement à coups de bâton. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1903  -   Bouilleurs de cru.   -   Au ministère des finances, on a décidé que, pour le Calvados, les propriétaires de 35 pommiers ou 20 poiriers et au-dessous bénéficieraient de l'amendement à la loi sur les bouilleurs de cru et seraient dispensés de toutes formalités. (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Février 1904  -   Suicide avorté.   -   On a transporté, à l'hospice de Lisieux, le sieur Pierre Saint-Lô, 23 ans, facteur mixte à gare de cette ville, pour lui extraire deux balles de revolver, qu'il est allé, on ne sait pourquoi, se tirer dans la joue, dans un herbage de St-Martin-de-la-Lieue.

Ce jeune homme, né à la Haye-du-Puits (Manche), a contracté une mauvaise fièvre aux colonies. Il avait déjà essayé de s'empoisonner en buvant du laudanum.  (Source : Le Bonhomme Normand)  

 

Août 1904  -   Une vélophobe    -   Certains conducteurs de voiture ont voué une haine terrible aux cyclistes, sans trop savoir pourquoi. Ainsi la dame Lecornu, fermière à Saint-Martin-de-la-Lieue, près Lisieux, avait déjà été l'objet d'une plainte pour avoir allongé un coup de fouet à un jeune homme qui passait à bicyclette. 

L'autre jour, sur la place Fournet, à Lisieux, elle poussa sa voiture de manière à serrer contre le trottoir un autre cycliste, le sieur Beuzebosc, mécanicien, qui tomba, passa sous la roue, fut blessé et eut sa bicyclette endommagée. Où s'arrêteront les exploits de cette fermière vélophobe ? (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juin 1912  -  Vol à l'église  -  Un vol a été commis lundi dernier à l'église Saint-Martin-de-la-Lieue. Le malfaiteur, qui a opéré sans difficulté, la porte étant restée ouverte, a emporté  un groupe en bois, curieux morceau de sculpture datant de Henri II, représentant Saint-Martin à cheval coupant son manteau pour le partager avec un mendiant. C'est ce dernier qui a  été détaché assez facilement du groupe est enlevé.  Le jeune Dodomant, neveu de la  servante du presbytère, a vu, le jour du vol, un homme portant deux paquets traverser le  cimetière et se diriger vers saint-germain de livet. Des recherches faites chez les brocanteurs lexovien non encore donner aucun résultat. Une enquête est ouverte.  

 

Septembre 1912  -  Noyade  -  Les deux enfants, de M . Bernard, contremaître de l’usine Longeon, hameau de St Hippolyte, à Saint-Martin-de-la-Lieue, jouaient hier dans la cour de  l’usine, quand le plus  jeune, Olivier, âgé de deux ans, tomba dans la rivière la « Touques » qui longe l’usine. Son frère courut chercher son père ; mais il était trop tard : l’enfant avait  disparu.

 

Janvier 1916  -  Mortel accident de bicyclette.  -  Raymond Pignard, 20 ans, soldat à Lisieux, était venu passer quelques heures dans sa famille, à Saint-Germain-de-Montgommery, puis était allé  voir sa fiancée, qui demeure au Billot. Il repartit de cette localité, à bicyclette, le lendemain, avant le jour. Dans la côte de St-Martin-de-la-Lieue, sa machine, qui était sans frein, s'emballa, et le malheureux  garçon fit une chute terrible. Des passants le trouvèrent peu après gisant inanimé sur la route. On le transporta dans une maison où, malgré les meilleurs soins, il succomba le  lendemain matin.

 

Septembre 1916  -  Baptême du lait.  -  Neuf fraudeuses de lait étaient citées à comparaître à l'une des dernières audiences du tribunal de Lisieux. C'étaient Eugénie Goubin, veuve Mahérault, 52  ans, de Saint-Martin-de-Mailloc ; Azéline Chéradame, femme Perrier, 47 ans, de Notre-Dame-de-Courson ; Marie Dubosq, femme Dérouault, 43 ans ; Eugénie Huin, 49 ans, toutes  deux de Courtonne-la-Meuidrac ; Clémentine Poplu, femme Lechieu, de Saint-Denis-de-Mailloc ; Marie Tatbelier, femme Bonhomme, 38 ans, de Saint-Martin-de-Bienfaite ; Eugénie  Poirier, femme Martel 36 ans, de Saint-Martin-de-Mailloc ; Maria Paris, femme Héribel, 53 ans, de Saint-Martin-de-la-Lieue ; Charlotte Marie, femme Servy, 49 ans, de La Cressonnière. Elles étaient toutes accusées d'avoir écrémé le lait qu'elles livraient à la fromagerie Lanquetot. Quelques-unes l'avaient, en outre, baptisé. Les huit premières ont été condamnées chacune à 60 fr. d'amende et à des dommages intérêts variant de 23 à 100 fr. De plus, l'affichage a été ordonné. La femme Servy a été relaxée. Puisque l'écrémage du  lait est interdit, ce qui est juste, ne serait-il pas tout aussi juste d'interdire l'écrémage des fromages ou tout au moins d'obliger les fabricants à  indiquer la proportion de crème que contiennent leurs produits ?

 

Novembre 1916  -  Un dangereux déserteur.  -  Ces jours derniers, M. Palais, propriétaire à Saint-Martin-de-la-Lieue, avait à dîner chez lui deux militaires du 119e. Comme il revenait de conduire ses hôtes, qui regagnaient Lisieux, il vit, le long du mur de son écurie, une bicyclette. A l'intérieur du bâtiment, se trouvait un autre militaire qui lui déclara que, poursuivi par les gendarmes, il s'était réfugié là. M. Palais rappela les soldats, qui n'étaient pas encore très loin, et les pria de reconduire cet homme à son dépôt. L'individu se laissa emmener, mais, soudain, sortant un revolver de sa poche, il tira sur  les deux soldats qui, heureusement, ne furent pas atteints, puis, les tenant toujours en joue, il parvint à gagner la route et disparut. Son képi et sa bicyclette ont été remis à la gendarmerie. L'identité de cet  individu est maintenant établie, c'est un nomme Georges Canglolli, soldat au 119e, récemment condamné, pour vols, par le tribunal de Lisieux, à deux ans de prison. Conduit à Rouen, où il devait comparaître devant le Conseil de guerre, Canglolli s'était évadé de l'hôpital où il avait réussi à se faire admettre. Depuis son évasion, de nombreux vols avaient été commis dans la  région de Lisieux, et, presque toujours, le signalement du voleur répondait à ce lui de Canglolli. C'est ainsi qu'on le croit l'auteur du vol de 2 10O francs, commis ces jours-ci, à Heurtevent et que nous relatons d'autre part. On recherche cet audacieux malfaiteur. Avis aux cultivateurs qui seraient tentés de l'employer.  

 

Décembre 1916  -  Macabre repêchage.   -  A St-Martln-de-la-Lieue, près Lisieux, on a retiré de la rivière, derrière l'usine Samson, le cadavre de M. Hippolyte Thomas, 60 ans journalier au Mesnil-Eudes. On croit à un suicide.

 

Juin 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  II a plue le jour de la Saint-Médard et bruiné seulement le jour de la Saint-Barnabé. Cela autorise à la fois nos craintes et nos espérances les orages ne semblent pas avoir trop fait couler les fleurs des pommiers, il y a toujours belle apparence. Au moins, si la on nous mesure le manger, que nous ayons de quoi boire ! 

 

Juin 1917  -  Pour la mobilisation civile.  -  Tout homme de 16 à 60 ans, non présent sous les drapeaux, est tenu de faire sa déclaration à la mairie de la commune où il se trouvera  dans la nuit  du 7 au 8 Juillet.

 

Juillet 1917  -  Le temps qu’il fait.  -  Après quelques jours d'un froid bien anormal en cette saison, la température s'est élevée à nouveau. Cette hausse subite a causé des orages  violents et de grands abats-d’eau. Un peu partout des bestiaux ont été foudroyés dans les champs. Les rivières sont en pleine crue, on se croirait à l'automne, et la fenaison va  devenir difficile si ces désordres atmosphériques continuent. Hier soir, une éclipse totale de lune avait lieu. Elle s'est passée derrière les nuages.

 

Juillet 1917  -  Les orages.  -  L'été qui vient de commencer ne semble pas devoir tenir les promesses d'une belle saison que le printemps nous avait permis d'espérer. Depuis  quelques semaines, en effet, les orages se multiplient avec une fréquence malheureuse et tentent de compromettre nos récoltes dont nous avons tant besoin. Celle du foin,  notamment, qui s’annonçait si belle, est presque anéanti par endroits. Au début de la semaine dernière, un fort orage a dévasté une partie de l'arrondissement de Lisieux, de  nombreuses communes ont été très éprouvées à Notre-Dame-de-Courson, notamment, l'eau a atteint, en certains endroits, deux mètres de hauteur. La plupart des foins ont été  emportés et ceux, restant à couper sont envasés et considérés comme perdus. Un boulanger de cette commune, M. Lecomte, qui faisait, à ce moment, une tournée en voiture, à Moutiers-Hubert, fut jeté, avec son attelage, par la violence du courant, dans un fossé. Il ne s'en serait pas tiré sans l'intervention de M. Bertheaume conseiller municipal. Il fut  recueilli, ainsi que ses deux fillettes de 11 et 8 ans, qui l’accompagnaient, par Mme Lemeunier, qui passa la nuit à réconforter les deux pauvres gosses mortes de peur. A Fervaques,  à  Saint-Martin-de-la-Lieue, à Saint-Germain-de-Livet, les dégâts sont aussi importants. Rien qu'entre Prêtreville et Saint-Martin-de-la-Lieue, on évalue à 25 000 fr. la perte des  foins. Dans le pays on compare cet orage à celui de 1875, qui causa la mort de plusieurs personnes et dévasta les vallées de Courtonne et d Orbec, ainsi que les bas quartiers de la villes de Lisieux. Un orage, d'une aussi grande violence, a éclaté samedi soir sur nos côtes. Luc, Langrune, Saint-Aubin, Bernières et Courseulles ont été particulièrement éprouvés. On ne signale aucun accident de personnes.

 

Février 1920  -  Pour faire son trousseau.  -   On a volé dans la cour de l'usine de blanchisserie, à St-Martin-de-la-Lieue, prés Lisieux, une pièce de toile mesurant 120 mètres et valant 1 000 fr. 

Les voleurs, qu'on recherche, ont fait preuve, là, d'une rare audace, car, enfin, on n'enlève pas un colis d'un tel volume aussi facilement qu'un hareng à l'étalage d'un épicier. (Source  : Le Bonhomme Normand)  

 

Septembre 1920   -   Pour monter un trousseau.  -   L'herbage attenant à l'usine Reignard, à St-Martin-de-la-Lieue. canton de Lisieux contient toujours de belles pièces de toile à sécher et à blanchir. Les apercevant de la route, la dame Blanchet pénétra dans l'herbage, et sans plus de façon roula une pièce de 60 mètres qu'elle porta chez elle. Elle fut aperçue et dénoncée au directeur de l’usine, qui arriva à temps pour empêcher deux autres pièces de prendre le même chemin. Prise sur le fait, la dame Blanchet reconnut le vol. La toile a été restituée à l'usine et la la femme Blanchet a été écrouée. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Octobre 1920   -   La dernière collation.   -  Une mendiante, d'environ 30 à 35 ans, cheminait sur la route de St-Martin-de-la-Lieue, allant vers Lisieux. Elle fut rejointe par un individu qui fit route avec elle et lui offrit la collation dans un café de la route d'Orival, à Lisieux. 

A la fin du repas, la femme se donna un coup de couteau dans la région du cœur. EIle s'affaissa aussitôt et succomba à une hémorragie interne.

La seule pièce d'identité trouvée sur la malheureuse est un certificat de sortie de la maison d’arrêt de Bernay, au nom de Émilie Rèfieux à la date du 24 Septembre. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1921  -   Auto contre bicyclette.   -   Le facteur de Saint-Martin-de-la-Lieue, canton de Lisieux, M. Gaston Brière, 27 ans, était sur la route à bicyclette. Au moment où l'auto de M. Crevelle, agriculteur à Vimoutiers (Orne), allait le dépasser, il obliqua un peu à gauche et, la roue de sa bicyclette butta sur le garde-boue de l'auto.

Le cycliste tomba dans le parc-brise se faisant, une fracture au crane. Conduit à l'hôpital de Lisieux, le malheureux est mort quelques heures après. (Source  : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1923   -  Un escroc.   -  Un aventurier, Joseph Pltraye, se disant attaché d'ambassade, a réussi à escroquer des sommes importantes dans la région de Lisieux. Se présentant au presbytère de St-Martin-de-la-Lieue, l'aventurier expliqua au curé qu'il avait perdu son portefeuille et qu'en attendant ses appointements de la fin de février, il se trouvait gêné. Se laissant toucher le prêtre remit une certaine somme d'argent à Pitraye, qui, se confondant on remerciements, sortit du presbytère.

Le lendemain l'escroc se rendit, à St-Jacques, où par le même procédé, il fît d'autres victimes. Ensuite, il disparut de la circulation.

On recherche ce chevalier d’industrie à qui on attribue également une série de cambriolages commis dans la région. La famille de Pitraye, qui est très honorable, habile Orbec. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Mars 1923   -  Un satyre.   -   Une enfant de 11 ans, Raymonde Vandon, à St-Martin-de-la-Lieue, canton de Lisieux, se rendait à l'école, lorsqu'elle fut accostée par un individu qui la prenant dans ses bras, l'emporta dans un herbage voisin. Après[1]l'avoir brutalisée, il aurait tenté sur elle des actes odieux. Une enquête ouverte aussitôt a permis de découvrir l'auteur de cet attentat.

C'est un nommé René Leroux, 24 ans, journalier à Saint-Jacques-de-Lisieux, déjà condamné pour attentat aux mœurs. Leroux nie énergiquement, mais l'enfant l'a formellement reconnu. Il a été arrêté. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Juillet 1923   -   Les exploits d’un satyre.   -   André Leroux, 24 ans, journalier à St-Jacques-de-Lisieux, qui comparaît devant le jury. Il est accusé de viol sur la jeune Raymonde Vandon, 10 ans, à St-Martin-de-la-Lieue. L'entant qui se rendait à l'école avait été rejointe par Leroux qui, sous la menace d'un couteau, l'avait entraînée dans un champ et odieusement souillée. Arrêté deux jours après le satyre a protesté de son innocence et, a essayé de fournir un alibi, qu'on a reconnu inexact. Leroux a déjà subi trois condamnations dont deux pour violences à peu près semblables.

La Cour le condamne à 20 ans de travaux forcés.  —  Défenseur : Me  Langlois. (Source : Le Bonhomme Normand)

 

Janvier 1925  -  Mérite agricole.   -   Sont promus au grade d'officiers : MM. Bodel, vétérinaire à Dozulé ; Charpentier, cultivateur à Courtonne-la-Ville ; Couespel, cultivateur à Lisieux ; François, cultivateur à Bernières-sur-Mer. 

Sont promus au grade de chevaliers : MM. André, cultivateur à Douvres ; Aumont, cultivateur à Saint-Marlin-de-la-Lieue ; Buquet, cultivateur à Manneville ; Lefranc, propriétaire à Tilly-Ie-Vicomte ; Faucon, cultivateur à Saint-Georges-d'Aunay ; Janvières, agriculteur à Torteval ; Lefort, jardinier à Trouville ; Mathan, cultivateur à Jurques. (source : L’Indicateur de Bayeux)

 

Janvier 1926  -  Vol d’un Christ dans l’église.  -   M. l'abbé Boudier, curé de St-Martin-de-la-Lieue, s'étant rendu à sa sacristie, eut la surprise de constater que le désordre régnait dans l'appartement et qu'un Christ d'une valeur approximative de 500 francs avait été dérobé.

M. l'abbé Boudier, après avoir effectué des recherches, se rappela que dans l'après-midi il avait vu un prêtre et un jeune homme sortir de l'église. M. l'abbé Boudier leur avait même demandé s'ils venaient visiter l'édifice, ceux-ci avaient répondu affirmativement.

M. le Curé eut alors la pensée qu'il s'était trouvé en présence d'un faux prêtre et a fait par de ses soupçons à la gendarmerie.

Ces deux personnes, venues de 1a direction de Lisieux, dans une voiture automobile peinte en jaune canari, sont activement recherchées. 

 

Juillet  1928  -  Un gros incendie.  -  Un incendie s’est déclaré cette nuit chez M. Létorey, charron à St-Martin-de-la-Lieu. M. Desprez, lieutenant a fait fonctionner la sirène du  magasin central et la compagnie ainsi alertée est partie combattre le feu.
Après de valeureux efforts, le sinistre a pu être circonscrit, dimanche matin, dès les premières heures du jour. Les dégâts sont évalués à environ 100.000 francs.

 

Août 1936  -  Les médailles d’or de la famille française.  -  « Officiel ». - La médaille de la famille française à été décernée aux mères de famille dont les noms suivent : 

Médailles d'or : Mmes Bode, à Condé-sur-Noireau, 10 enfants ; Frémin, à Beaumont-en-Auge, 10 enfants ; Guilard à Saint-Hymer, 13 enfants ; Jeanne, à Placy, 10 enfants ; Loit, à  Lisieux, 11 enfants ; Millet, à Saint-Philbert-des-Champs, 11 enfants ; Seillery, à Dives-sur-Mer, 10 enfants ; Urbain, à Sainte-Marie-Laumont, 10 enfants ; Varin, à Saint-Martin-de-la-Lieue, 10 enfants. 

Suivent huit médailles d'argent et vingt-six médailles de bronze. (Source : Le Moniteur du Calvados)

 

Janvier 1938  -  Las de souffrir.  -  M. Lesieur Georges. 64 ans, agriculteur à St-Martin-de-la-Lieue, s'est pendu, dans un bâtiment de sa ferme. 

D'après l'enquête, M. Lesieur, qui avait été victime récemment d'un accident d'automobile, souffrait atrocement dans la colonne vertébrale.  Il faut voir là la cause de son suicide. (Source : Le Moniteur du Calvados)  

 

 Novembre 1938   -  Une septuagénaire se noie accidentellement dans un lavoir.   -   Mme Robert, demeurant à St-Martin-de-la-Lieue, se rendait vers 15 heures, au domicile de  Mme veuve Héribel, 70 ans, cultivatrice audit lieu, pour s'occuper des bestiaux. Elle eut la surprise, en arrivant à la ferme, de n'y trouver personne, bien que la porte fut ouverte. Elle effectua des recherches et découvrit bientôt, flottant dans le lavoir de la ferme, le cadavre de la cultivatrice. 

Les gendarmes de la brigade de Lisieux, prévenus, se rendirent sur les lieux. Il ressort de leur enquête que Mme Héribel dut tomber accidentellement à l'eau alors qu'elle lavait du linge. (Source  : Le Moniteur du Calvados)

 

Février 1940  -  Un cycliste fait une chute grave.  -   Venant de la direction de Livarot, vers Lisieux, Mlle Leduc, demeurant chez ses parents, à St-Germain-de-Livet, a fait une chute grave dans la côte de la Redouet, à Saint-Martin-de-la-Lieue.

Secourue aussitôt, elle fut transportée dans le coma à la clinique de la Providence à Lisieux. Elle s'est fait une sérieuse blessure à la tête et son état est assez grave. La gendarmerie enquête.

 

Juin 1943   -   Les feux de genêts,   -   Ces temps derniers, il a été constaté par les Autorités Allemandes que la population civile omet, lorsqu'elle brûle des genêts épineux,  d'éteindre le feu quand survient la nuit. Il en résulte un grave danger pour la sécurité de la population. Il est rappelé que les feux de genêts et de landes ne peuvent être allumés  qu'au cours de la matinée et que, conformément au paragraphe 44 de l'ordonnance du Militaerbefehlschaber in Frankreich pour la protection des forces d'occupation du 18 décembre 1942,  l'allumage de feu en plein air durant l'obscurité est passible de sanctions. 

 

Août 1943   -   Fait divers.   -    En vacances chez un ami à St-Martin-de-la-Lieue, M. René Huchet, 39 ans, employé au sanatorium Roux à St-Sébastien, près d'Évreux, était allé prendre un bain dans la Touques, près de l'usine de St-Hippolyte. Il n'avait pas encore tout à fait traversé la rivière quand, quoique bon nageur, il coula à pic. Retiré par les témoins, il ne put être ranimé. Appelé, un médecin ne put que conclure à une mort par congestion.  

 

Octobre 1943    -   Fait divers.   -   En descendant un matin de sa chambre, M. Henri Villeret, 72 ans, débitant à St-Martin-de-la-Lieue, était assailli dans sa cuisine par un inconnu qui le frappa violemment, par huit fois, à, la tète et sur le corps. Le vieillard lutta courageusement contre son agresseur et réussit à le mettre en fuite. Aux cris de la victime, on accourut.  M. Villeret, très grièvement blessé a la tête (enfoncement du crâne), ainsi qu'aux mains et au front, fut porté dans une clinique de Lisieux pour y être opéré. Son état demeure grave.

Il devait être établi que l'agresseur (dont on a le signalement) s'était caché dans le garage, puis avait fui en escaladant un clapier. Le vol serait le mobile de cette sauvage agression. En fait, le misérable n'a pu emporter que du pain et des biscottes.  

 

Janvier 1945  -  Une grange détruite par le feu.  -  La grange de M. Vauvarin, cultivateur, à St-Martin-de-la-Lieue, qui contenait 3 000 bottes de foin, a été la proie des flammes. Préjudice, 100 000 francs.  

 

Juin 1945   -   Avis.   -    Les requis de Saint-Martin-de-la-Lieue qui ont creusé des trous sur les routes et effectué la garde des câbles sont priés de se faire connaître à la mairie ou chez M. Lebaud, avant le 30 juin, dernier délai. (Source : Lexovien libre)

 

Septembre 1946  -  In Memoriam.  -  Grâce à la générosité des habitants, un calvaire a été édifié, à Saint-Martin-de-la-Lieue, à la mémoire des victimes du bombardement du 14  août 44.

La cérémonie fut présidée par Mgr. Falaize, assisté de M. le chanoine Brault, qui prononça une émouvante allocution. Parmi le clergé, on notait la présence de MM. Les curés de Saint-Germain-de-Livet, de Prêtreville, Mesnil-Durand et Saint-Pierre-des-Ifs. Une foule nombreuse entête de laquelle on remarquait M. Lefebvre, maire, entouré des membres du  Conseil municipal, et les anciens combattants des deux guerres, s’associa à cette manifestation du souvenir. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Mars 1947  -  Au feu !     Un habitant de Saint-Martin-de-la-Lieue remarquait dans l’après-midi des flammes s’échappant d’un hangar abritant la réserve de braise de la boulangerie Cantrel. 

Les pompiers de Lisieux, aussitôt alertés, parvinrent, après deux heures d’efforts, à préserver le fournil et les maisons voisines. Le hangar a été détruit. (Source : Le BonhommeLibre)

 

Avril 1947  -  Pas de jus !    A la suite d’une démarche effectuée par M. Lefebvre, maire de Saint-Martin-de-la-Lieue, relative à l’électrification des écarts de la commune, une lettre de l’ingénieur en chef du Génie Rural l’a informé que l’actuelle modicité des subventions de l’État et la pénurie des matériaux ne permet pas d’envisager prochainement la réalisation du projet établi en 1938. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Septembre 1947  -    Un ouvrier agricole tué par la foudre.    Au cours d’un orage, la foudre est tombée sur un arbre d’un plan voisin de la ferme de M. Vauvarin, cultivateur à Saint-Martin-de-la-Lieue. 

Un ouvrier agricole, M. Adolph Lesceq, 60 ans, qui était occupé à ramasser des pommes, a été tué sur le coup par le fluide électrique. (Source : Le Bonhomme Libre)

 

Octobre 1948   -   Les risques du métier.   -   Une dame Kulig Barbe, demeurant à Clichy (Seine) trafiquante notoire, a été prise en filature pas les gendarmes de Lisieux qui la suivirent route du Sap, en direction de Saint-Martin-de-la-Lieue où ils la virent entrer dans les fermes de Mmes Peribois, Laucelin et de M. Uleyn.

Nantie le 26 kilos de beurre, la voyageuse regagnait Lisieux lorsque la maréchaussée complaisante se chargea de ses paquets et la conduisit au Procureur de la République qui a ordonné son incarcération. (Source  : Le Bonhomme Libre)  

 

Avril 1949   -   Le retour des cendres d'un héros.   -   La population de Saint-Martin-de-la-Lieue a rendu un dernier hommage à l'un des enfants du pays, André Letorey, tombé au champ d'honneur à l'âge de 34 ans.

Mobilisé le 3 septembre 1939, André Letorey, fait prisonnier en 1940, s'évada deux fois puis entra dans la Résistance. Lors du débarquement il s'engagea à Rennes, dans les rangs de l'armée Leclerc. Il devait être mortellement blessé le 6 mars 1945.

De la mairie communale où le corps avait été déposé, un cortège aux premiers rangs duquel on remarquait le conseil municipal et les représentants de la localité et des communes voisines, gagna le cimetière.

Précédant la bière on remarquait une délégation de La Libre Pensée Rennaise avec sa bannière et son président, M. Droinneau. Près de la tombe du disparu des allocutions furent prononcées par MM. Maurice Aumont, président des A.C. ; Droinneau et Vauvarin, maire de Saint-Martin-de-la-Lieue. (Source  : Le Bonhomme Libre)

 

Juillet 1949   -   Une triste affaire.  -   Lucie Pasquet, divorcée Guyon, 25 ans, gardienne d'herbages à Saint-Martin-de-la-Lieue, et Marie-Louise Trolong, épouse Fleury, 44 ans, ménagère dans la même commune, se sont rendues coupables de manœuvre abortives. Elles ont été arrêtées. (Source  : Le Bonhomme Libre)

149  SAINT-MARTIN-DE-LA-LIEUE  (Calvados).   -   ND

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